Mudhoney dévoile « Hey Neanderfuck »

Mudhoney dévoile « Hey Neanderfuck »

  Le 11 juin dernier, Mudhoney, qui travaille actuellement sur un nouvel album, dévoilait en concert trois nouveaux morceaux « Hey Neanderfuck », « Nerve Attack » et « Paranoid Core ». Le premier d’entre eux qui répond donc au doux nom de « Hey Neanderfuck » sortira prochainement sur la compilation Bash 17 chez Amphetamine Records, aux côtés notamment des Melvins et de Lydia Lunch Retrovirus. Voilà ce que ça donne (du pur Mudhoney dans le texte, classique et efficace)...

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Chris Cornell, just like suicide…

Chris Cornell, just like suicide…

  Il y a deux ans, j’écrivais un long papier sur la discographie de Soundgarden, groupe ô combien essentiel à mes yeux. Je ne vais donc pas reparler ici de morceaux incroyables comme « Jesus Christ Pose », de titres déchirants comme « Fell On Black Days » ou de duo légendaire comme « Hunger Strike », j’ai simplement l’envie et le besoin de rendre hommage à Chris Cornell pour tout ce qu’il représente à mes yeux.    Donc voilà ça semble vrai. Tout ce qu’il y a de plus vrai. Chris Cornell est mort. On l’écrit pour en prendre un peu plus conscience. Pour nommer l’indicible. Chris Cornell est mort. Il se serait même suicidé. Lui, le Chris Cornell qui a vécu comme un traumatisme la mort par overdose d’Andy Wood (Mother Love Bone), son colocataire, avant de lui rendre un hommage majestueux sur Temple of the Dog, lui qui s’est forcément pris de plein fouet le suicide de Kurt Cobain et la déchéance de Layne Staley, à huit ans d’intervalle. Lui qui, aux côtés d’Eddie Vedder, incarnait brillamment les voix du « big four » du grunge. Celles qui restaient. Il est parti. Sans qu’on ne voit rien venir. Et ça fait mal. Bien sûr c’est toujours con de pleurer quelqu’un qu’on n’a pas connu. C’était peut-être « juste » un immense chanteur. Une voix incroyable. Juste l’un de ceux qui m’a transmis un amour profond pour le rock. Le rock à guitares, le rock qui fait du bruit. Le rock de Seattle. Le « grunge », comme ils disent. C’est déjà beaucoup. Soundgarden aura donc été un de mes premiers émois musicaux, avec Nirvana, Pearl Jam, Alice In Chains. J’étais trop jeune pour les vivre « en direct ». Mais j’avais un grand frère, qui m’a transmis le tout en léger différé. Je me souviens de parties de backgammon dans sa chambre en écoutant « le big 4 », je me souviens de la compil Soundgarden que je m’étais faite sur K7 et je me souviens d’ailleurs très bien qu’au moment de passer un à un tous les titres de Superunknown, je me disais que ça devenait compliqué de choisir, et que ça faisait quand même bien chier de pas mettre « Spoonman » dessus. Je me souviens que mon frère enregistrait les clips de M6 qui passait à des heures indues, à l’époque où il y avait encore de la bonne musique à la télé (à des heures indues, certes) et qu’on trippait sur le clip de « Black Hole Sun » avec cette glace qui fond au ralenti. Je me souviens très bien de la sortie du dernier album Down On The Upside, je n’avais que 11 ans, mais j’avais déjà bien chopé le virus. Un disque en-dessous des deux monuments précédents mais excellent...

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Retour d’Afghan Whigs le 5 mai. Single en écoute

Retour d’Afghan Whigs le 5 mai. Single en écoute

  Annoncé comme « un album sinistre » par Greg Dulli, In Spades, le prochain Afghan Whigs (qui succèdera au remarquable Do To The Beast) sera disponible le 5 mai prochain via Sub Pop et PIAS. « J’aime l’idée que l’album est recouvert d’un voile. Ce n’est pas un album concept en soi, mais quand j’ai commencé à l’assembler, j’ai vu une cohérence se dégager et je l’ai suivie. Pour moi, il s’agit principalement de la mémoire – en particulier de la rapidité avec laquelle la vie et la mémoire se confondent » ajoute le chanteur-guitariste à propos de ce nouveau disque. Un premier extrait « Demon In Profile » a déjà son clip, et ça s’annonce pas mal… JL  ...

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Pearl Jam – No Code

Pearl Jam – No Code

(Attention je vais vous raconter ma vie. Si vous voulez fuir, il est encore temps…) J’aime beaucoup ma famille. Et dans la famille Pearl Jam c’est sacré. Le premier concert que j’ai vu, à l’âge de 11 ans ? Pearl Jam. En 96 au zénith avec mon père, ma mère, mes frères et mes soeurs. Et c’était le bonheur. Bon, pas exactement. Plutôt mon père, mon frère, ma tante et mon cousin. Mais c’était le bonheur, pour sûr. Et cette tournée-là, c’était la tournée de No Code. Et à l’époque, on était dégoûtés parce qu’on l’aimait pas. Enfin, pour être tout à fait honnête, on m’a dit qu’il était nul et je les ai crus. No Code c’était presque devenu le sujet à ne pas aborder à table. Si quelqu’un avait le malheur de prononcer le nom de ce disque, c’était suivi d’un silence gêné. Bref je ne l’aimais pas, personne ne l’aimait c’était un peu le vilain petit canard. Pour moi c’était acté, j’étais passé à autre chose (à Yield pour être exact, et c’était de nouveau le bonheur). Et puis un jour, genre 15 ans plus tard, alors que pour la 425e fois on avait une discussion enflammée sur la discographie de Pearl Jam, je lâche un définitif « de toutes façons, à part No Code (gniark gniark), ils sont tous mortels les premiers albums ». Et là, on me sort un « ba il est trop bien aussi No Code… » Whaaaaaat !!! Mon monde s’écroule alors, ce disque que j’ai totalement snobé parce qu’on m’avait fortement invité à le faire, avait été réhabilité dans le plus grand secret… Dès lors, je me suis attelé à rattraper le temps perdu. Et depuis c’est le bonheur. Il faut dire qu’il n’y a pas que ma famille qui a mis du temps à assimiler/accepter/apprécier No Code. D’abord, parce qu’il a eu le malheur de succéder à un Vitalogy d’anthologie salué par tous, ou presque (exception faite des anti Pearl Jam primaires rejetant tout en bloc avec des arguments massues genre « j’aime pas Vedder, il a les cheveux trop longs »). Passer après un tel monument n’est évidemment pas chose aisée, et le contexte est également très particulier. La tournée qui suit Vitalogy est largement tronquée, en raison de la guerre menée contre l’ogre Ticketmaster. Une guerre un peu vouée à l’échec, assez éreintante, et qui aura vu le groupe dans son acharnement anti-commercial (aucune interview donnée, aucun clip sorti) s’éloigner d’une partie de ses fans, un rien frustrés par la radicalité de la démarche. No Code déboule alors, et rompt assez radicalement avec ses prédécesseurs. On ne va pas se mentir, malgré l’immense talent que je leur reconnais, les Pearl Jammeux n’ont jamais...

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Les 3 premiers albums de Tad réédités

Les 3 premiers albums de Tad réédités

Le 4 novembre prochain, les trois premiers albums de Tad, God’s Balls (1989), Salt Lick (1990) et 8-Way Santa (1991) seront réédités chez Sub Pop et remis au goût du jour par la remasterisation de Jack Endino qui s’était lui-même chargé des mixes initiaux. Figure emblématique des débuts de la scène de Seattle que d’aucuns ont ensuite réduits sous l’appellation grunge, Tad (du nom de son imposant leader Tad Doyle) faisait partie d’une frange un peu plus dure qu’un Mudhoney par exemple avec des sons lourds plus proches du metal que du post-Stooges. A noter que ces sorties sont prévues à la fois sur vinyles et CD. Les CD seront agrémentées de titres bonus, totalement inédits ou sortis initialement sur 45 tours....

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