5 chansons, 5 disques par The Madcaps

5 chansons, 5 disques par The Madcaps

Auteurs cette année d’un nouvel album aventureux, où son garage pop 60s se voit mâtiné de cuivres et d’ambiances soul so New Orleans, les Madcaps demeurent une des valeurs sûres de Howlin Banana. Thomas Dahyot, guitariste-chanteur du groupe, est également une valeur sûre en interview, pas du genre à te laisser dans la panade après une question pourrie mais plutôt à se montrer des plus affables et précis quand il s’agit d’évoquer sa musique et celle des autres, qui le fait vibrer. On l’avait constaté l’an dernier, on l’a de nouveau vérifié avec cette interview 5 chansons, 5 disques où il était accompagné de Léo Leroux, batteur fraichement débarqué  dans l’aventure.     1 – Cool Threads (The Madcaps EP – 2014) The Madcaps by The Madcaps C’est un des tous premiers morceaux que vous ayez composés ?  Thomas Dahyot (guitariste-chanteur) : oui, carrément. C’est un des trois premiers que j’ai composés pour les mecs qui n’étaient pas encore les Madcaps, j’avais fait des démos et je leur avais balancé ce morceau-là. Avec « Impossible Love » et « Emily Vandelay ». C’est ce que j’avais montré au départ et qui les avait botté a priori. Aujourd’hui c’est un morceau qu’on ne joue plus du tout. Il est même probable que des gens qui font partie de ce groupe ne le connaissent même pas (rires). Léo Leroux (batteur) : pour te dire, moi il me l’a même pas fait écouter. Thomas : ben t’as le disque, t’es un grand garçon ! Léo : oui bien sûr je l’ai écouté a posteriori mais quand je suis rentré dans les Madcaps c’est pas ça qu’il m’a fait écouter.   Tu parlais d’ « Emily Vandelay », celui-là s’est retrouvé en revanche sur le premier album. Thomas : Exactement. C’était une chanson pas trop Madcaps dans ce qu’était l’idée de départ, c’est à dire de faire du rock’n roll de type garage, un peu nerveux, un peu véloce. Donc j’avais proposé trois morceaux qui étaient trois versions un peu différentes de la pop music et…   Genre « choisissez votre direction ! » (rires) Thomas : Non mais c’était pour montrer le genre de trucs que je faisais. C’était pas trop réfléchi, ça sortait comme ça, un morceau rapide, un lent, un triste. Celui-ci était donc un morceau avec presque un bout de Pink Floyd dedans, une progression comme on peut trouver sur le premier album de Pink Floyd « Astronomy Domine » (il chante le passage en question).   Tu étais dans une tentative de reproduction de Pink Floyd c’était déjà ambitieux ! (Léo se marre) Thomas : Non, absolument pas ! Je me suis juste dit « ah c’est cool, ça me fait penser à ça. » C’est pas la même chose ! Mais...

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Interview – The Coathangers

Interview – The Coathangers

The Coathangers, trio féminin garage-punk, vient de sortir Parasite, nouvel EP des plus chaotiques chez Suicide Squeeze Records – un pur label de Seattle, sans compromis, sur lequel on trouve aussi Audacity. Pour défendre cette nouvelle sortie, elles étaient de retour en France pour quelques dates dont une à TINALS où nous étions. L’occasion de constater qu’elles sont toujours aussi douées pour la scène et de vérifier si elles ont toujours des choses à dire après plus de 10 ans de carrière. L’interview se déroule pendant le ravitaillement nourriture et alcool du groupe, qui a donc souhaité rester en backstage… ce qui ne fut pas du goût de tout le monde. Interview express. // ENGLISH VERSION BELOW “On n’a pas à craindre la réaction des gens, ça ne plaira pas à tout le monde de toute façon donc on n’en a rien à foutre, on fait ce qu’on a à faire »   Première question, parce que je suis curieuse à ce propos, j’ai lu que votre groupe s’est formé comme une blague. Comment ça a fini par se produire ?  Julia Kugel (guitare/chant) : Bon ce n’était pas vraiment une blague non plus, mais ce n’était pas très sérieux… On avait l’habitude de prendre des cuites ensemble. Meredith Franco (basse/chant) : et simplement de trainer ensemble. Julia : on allait aux Margarita mondays (tradition consistant à s’enfiler des litres de margaritas pour oublier qu’on est le lundi, pire jour de la semaine, ndr), et on rentrait chez moi, Stephanie avait une batterie, et on a commencé à jouer de la musique. On s’amusait, on se soulait la gueule, et on s’est retrouvé à jouer des concerts. La première fois qu’on a joué les gens nous disaient « vous devriez faire d’autres concerts » et on leur disait « non, non, non merci !« . Meredith : oui, on répétait chez Julia. Julia : et puis Mark (de Suicide Squeeze Records) nous a fait « vous voulez sortir un disque ?« , puis quelqu’un d’autre « vous voulez sortir un autre disque ? » et je me suis dit… Et merde déjà le deuxième album !   Ça s’est fait tout à fait naturellement, tout s’est passé comme sur des roulettes. Meredith : oui et on n’aurait jamais pensé que ça puisse durer. Stephanie Luke (batterie/chant) : « on n’y arrivera jamais ! » (rires)   C’est peut-être ça la clé. Stephanie : oui parfois, peut-être. Ne pas se prendre trop au sérieux.   Et qui écrit les paroles ? Vous faites ça ensemble ? Julia : ça dépend des chansons, de l’humeur et du moment… Quelqu’un a une idée et on se met à travailler dessus ensemble.   Un travail d’équipe, donc. A propos de vos paroles justement elles sont...

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Les Oh Sees virent le Thee et annoncent un disque

Les Oh Sees virent le Thee et annoncent un disque

  John Dwyer est un hyperactif on le sait, et un brin instable de surcroit. Il a ainsi décidé que son prochain album ne serait plus estampillé Thee Oh Sees mais simplement Oh Sees. Révolution ! Le nouvel album en question, le 19e déjà, sera intitulé Orc, et est prévu pour le 25 août, moins d’un an après l’excellent A Weird Exits, et quelques mois seulement après le plus dispensable An Odd Entrances. Pour patienter, un premier extrait typiquement Thee Oh Sees…...

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The Norvins @ Angora Bar (Paris), 06/05/17

The Norvins @ Angora Bar (Paris), 06/05/17

Je suis toujours surpris par la modestie des Norvins. Je n’ai rien à redire sur le lieu du concert de ce soir, l’Angora Bar, je ne connaissais pas, c’est à 100 mètres de la place de la Bastille et les gens de l’Angora sont au top‎ mais tout de même. Tout de même. Nous avons là un des groupes-clés de Soundflat avec leur garage 60’s ultra-efficace. Un groupe qui enchaîne les LP tout en jouant très peu en live (en tout cas, à Paris, me dit le batteur avec qui j’échange deux mots). Je les suis depuis longtemps, les Norvins font partie de ceux qui considèrent que les mélodies et les « hey » bien placés font tout ou presque. J’ai tendance à être du même avis. Alors ce soir, ça enchaîne les morceaux rapides, mid-tempo, rapides mal-à-la-nuque, groovy, etc. Mention spéciale aux tracks du tout nouvel LP passés à la moulinette, notamment « Love Healer » (en 4ème position, c’est lui qui a lancé le concert) et  » Sleepin on the Highway » (on sent le vécu). Petite frustration déjà oubliée, « Carpet Seller Blues » pas jouée mais vraiment, je chipote. Public de potes. Qui leur passent leur manque de « meublage » entre les morceaux. Bon enfant. Pas mal de passants s’arrêtent devant la vitrine embuée de l’Angora Bar, touristes ou autres, qui se disent que le rock’n roll n’est peut-etre pas juste un truc encyclopédique mais un truc qui vous fera toujours bouger sans vous soucier du lendemain (2e tour, aarrrgh). Longue vie aux Norvins. Longue vie au Farfisa et consorts. Longue vie à la simplicité....

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Le nouveau King Gizzard & The Lizard Wizard annoncé pour juin. Premier extrait en écoute

Le nouveau King Gizzard & The Lizard Wizard annoncé pour juin. Premier extrait en écoute

  Les King Gizzard & The Lizard Wizard avaient promis 5 albums pour 2017 et ce n’était certainement pas des paroles en l’air. Après l’excellent orientalisant Flying Microtonal Banana du début d’année, le numéro deux vient d’être annoncé : Murder Of The New Universe est en effet prévu pour le 23 juin. L’album sera composé de 21 titres divisés en trois parties. Voici la dernière « Han-Tyumi & The Murder Of The New Universe » (ci-dessous). Attention ces australiens sont toujours dingos, et maintenant ils font peur…...

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