Un documentaire sur les Sonics bientôt à l’affiche

Un documentaire sur les Sonics bientôt à l’affiche

Après avoir dépassé la barre mythique des 50 ans de carrière, il était temps que les Sonics aient droit à leur doc ! Ce sera le cas tout prochainement avec BOOM! A film about The Sonics, réalisé par Jordan Albertsen, qui reviendra sur l’histoire des légendaires pionniers du garage. On y retrouvera des témoignages des 5 membres historiques du groupe et de nombreux autres artistes, notamment de Seattle, comme Kurt Bloch (guitariste des Fastbacks, producteur des Thugs, Chokebore…), Mike McCready (Pearl Jam), Mark Arm (Mudhoney), Nancy Wilson (Heart), Jack Endino (Skin Yard et ingé-son responsable pour beaucoup du “son grunge”)… Le film sera diffusé pour la première fois le 30 septembre prochain à l’occasion du festival Raindance de Londres puis le 11 octobre au Tacoma Film Festival. Reste à espérer une diffusion prochaine dans nos contrées… En attendant voici la bande-annonce : Jonathan...

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Oh Sees – Smote Reverser

Oh Sees – Smote Reverser

Il suffit de s’attarder quelques secondes sur le magnifique artwork de Smote Reverser pour comprendre que ça va remuer, et pour s’imaginer qu’on va se faire canarder non stop. Vos oreilles sont prévenues : l’heure est à l’extermination, façon blockbuster hollywoodien. TUTUTUT on ne s’emballe pas, ce n’est pas aussi simple. Cette repoussante bestiole nous dégueule bien quelques riffs maousses dans le plus pur style Oh Sees quand il est décidé à nous coller une dérouillée (la furax “Overthrown” et, dans une moindre mesure, “Abysmal Urn”). Mais le père Dwyer, revenu de sa paisible parenthèse OCS, se complait, comme depuis quelques temps maintenant, dans un rock progressif cosmico-motoriko-barjot des plus aventureux. Peut-être même le plus aventureux à ce jour. Dwyer et ses potes ont le goût des sons répétitifs et entêtants, des basses qui tournoient pendant des plombes (“Flies Bump Against The Glass”, miam), et parviennent ici à nous retourner le cerveau en 11 leçons. Dès l’entame (“Sentient Oona”), ça groove à mort. Les délires opiacés sont de la partie (la réjouissante “C” et ses wou wou wou), tout comme les longues divagations bluesy psychédéliques (les langoureuses “Last Peace” et “Moon Bog” aux longs solos étirés). Thomas Dolas – acolyte synthétique de Dwyer au sein d’OCS – est ici convié et ses synthés occupent une place de choix, qu’ils soient Doors-ien sur l’énergisante “Enrique El Cobrador”, jazzy sur “Nail House Needle Boys”, ou complètement distordus sur l’étrange et mélancolique “Beat Quest”. Puisqu’il faut bien pinailler un peu, on regrettera quelques égarements au sein d’un album globalement trop long (1 heure au compteur, la palme pour “Anthemic Aggressor” et ses 12 minutes de jazz fusion qu’on aurait bien réduite de moitié). Mais on aura du mal à en vouloir à un artiste aussi généreux qui en est à son 21e album sous les entités OCS/Thee Oh Sees/Oh Sees et semble avoir encore de l’inspiration à revendre. Nous on achète. Jonathan Lopez  LIRE LA CHRONIQUE DE ORC LIRE LA CHRONIQUE DE OCS – MEMORY OF A CUT OFF...

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Nouvelle collaboration entre Ty Segall et White Fence

Nouvelle collaboration entre Ty Segall et White Fence

On ne va pas se mentir, à force on n’y croyait plus trop. 6 ans après l’excellent Hair, trois ans après que Tim Presley nous annonce sa sortie prochaine, le nouvel album issu de la collaboration entre Ty Segall et White Fence verra bien le jour le 20 juillet prochain chez Drag City et Modulor. Il s’appellera Joy, comportera 15 titres et voici le premier extrait “Good Boy” Joy by Ty Segall & White Fence Ci dessous la pochette et la tracklist :                     01 Beginning 02 Please Don’t Leave This Town 03 Room Connector 04 Body Behavior 05 Good Boy 06 Hey Joel, Where You Going With That? 07 Rock Flute 08 A Nod 09 Grin Without Smile 10 Other Way 11 Prettiest Dog 12 Do You Hair 13 She Is Gold 14 Tommy’s Place 15 My Friend   LIRE LA CHRONIQUE DE FREEDOM’S GOBLIN DE TY SEGALL LIRE L’INTERVIEW DE WHITE...

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5 chansons, 5 disques par J.C. Satàn

5 chansons, 5 disques par J.C. Satàn

Changement de bassiste ou pas, certaines choses sont immuables. J.C. Satàn t’en met toujours plein la tronche sur scène. Et les nouveaux morceaux du fraichement sorti Centaur Desire, font le poids avec les hymnes (le mot est lâché) précédents. Avant cette nouvelle démonstration de force à La Clef (St-Germain) où ils partageaient l’affiche avec Jessica93, on a parlé autour d’une bouteille de Jack de 5 chansons de J.C. Satàn puis de 5 albums de leur choix. Et on a disgressé. Beaucoup. C’est bien parfois de disgresser. 1 – Loin De Moi (Satan EP, 2010) C’est le seul écrit en français. Parce que c’est hyper chaud d’écrire en Français ? Arthur (guitare, chant) : parce qu’elle était italienne et ne parlait pas encore aussi bien le français que maintenant. C’était vachement plus charmant je trouve, son texte est vachement plus touchant dit comme elle le dit que n’importe quel français qui l’aurait écrit comme un français. Paula (chanteuse) : c’est trop gentil. C’est toujours plus compliqué de trouver de la musicalité dans le français. C’est pas un obstacle qui s’est présenté par la suite ? Arthur : j’aime pas comment les français utilisent la langue dans la musique, sauf dans certains styles où ça marche. Je trouve qu’un étranger est beaucoup plus touchant. Paula : c’était vraiment un des premiers morceaux qu’on a faits, peut-être le 2 ou 3e. On savait même pas que c’était un groupe, on faisait juste des choses pour rigoler. Et je parlais encore plus mal le français parce que j’habitais pas encore en France. Vous étiez que tous les deux à la base ? Paula : quand on a fait les tout premiers morceaux, oui. Le but n’était pas de faire un groupe, c’était juste pour s’amuser entre potes. Lui avait déjà de la musique enregistrée, il savait pas quoi faire avec. Il m’a demandé de chanter dessus. (A Arthur) Même pour toi c’était difficile de chanter en français. Arthur : oui, tu te rappelles ! C’était hyper dur. Moi quand je chantais ses textes, j’avais envie de faire les mêmes fautes de français pour se détacher. Le français c’est une langue qui se regarde écrire, parler, qui s’écoute beaucoup parler. Il y a une vraie poétique dans l’écriture du français. Romain (batterie) : en anglais, tu chantes beaucoup plus du nez et en français c’est beaucoup plus dans les basses. Du coup en termes de fréquence, c’est pas du tout facile à mixer. Dorian (claviers) : ça ressort moins. Arthur : le français a souvent été mieux utilisé par les belges. Ça se déclame, y a une écriture dans la métrique, la façon de placer les mots. Il y a des accents en anglais...

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Volage – Sittin’ Sideways

Volage – Sittin’ Sideways

Lorsque j’ai appris que Volage sortait un second album je me suis dis “ça peut être sympa, ils vont nous refaire le coup du Ty Segall à la française.” Le 1er single “Permanent Feeling” m’a vite confirmé cette impression de déjà vu comme aiment le dire nos amis d’Outre-Manche. C’est du garage maîtrisé qui pourrait être sur Manipulator de ce cher Ty. Puis, sort leur second single “Never Heal” et là ils font exploser mes préjugés sur ce nouvel album et me donnent plein d’espoir. Ce single est une merveille pop avec des arrangements piano cordes rappelant le meilleur de la pop anglaise des 60’s. Une fois ma curiosité attisée et à la demande de notre rédac’ chef de lui pondre un article, je décide de me jeter dans l’écoute de cet album. Récit. “Permanent Feeling”, dont nous avons déjà parlé, ouvre la première face dans la continuité de Heart Healing (premier album sorti il y a 4 ans tout de même). Puis vient “Sittin’ Sideways” qui donne à la fois son nom à l’album et annonce également sa touche pop empreinte de nostalgie. “Spleen” et “Whispers” reviennent sur des sentiers plus balisés et énergiques. Le premier, avec la participation de Nathan Roche du Villejuif Underground, martèle sa rythmique efficace digne d’un bon vieux Black Rebel Motorcycle Club. Le second, segallien à souhait (on n’oublie pas si facilement ses premiers amours), se distingue tout de même par son refrain soigné quand la fuzz s’efface au profit de la mélodie. La seconde partie de l’album confirme cette touche pop plus affirmée dans le garage de Volage. L’enjouée “Fever” se révèle parfaite pour un dimanche matin rempli d’insouciance, quand la folk “Handkerchief Waver” nous entraine au coin du feu. “Sally’s Code”, plus complexe qu’elle n’en a l’air, pourrait s’apparenter à une fusion entre un morceau des Doors et un refrain des Beach Boys. Osé, et réussi. “Never Heal”, quant à elle, clôt magnifiquement l’album. Un vrai tube pop qui donne le sourire telle la photo toutes dents dehors (signée Martin Parr) qui illustre l’album. Volage a grandi, Volage a mûri en s’éloignant de cette image de « faiseur » de garage-psyché (registre très encombré) pour trouver une identité garage-pop plus affirmée, et beaucoup plus prometteuse, dont on pouvait déjà percevoir les prémices sur Heart Healing, avec “Wait” ou “Love Is All”. La production est soignée avec de nombreux arrangements de cordes et piano. Les 4 gars de Touraine sont dans le vent et ont choisi une direction artistique qui leur va à merveille. Un bonheur. Alain Dutertre   LIRE LA CHRONIQUE DE VOLAGE – HEART...

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