Nouvel album pour Suicidal Tendencies. “Clap Like Ozzy” en écoute

Nouvel album pour Suicidal Tendencies. “Clap Like Ozzy” en écoute

Le 11ème album des Suicidal Tendencies, World Gone Mad, est prévu pour le 30 septembre. Trois ans après 13, quelques changements sont à notre au sein du line-up du groupe : Dave Pogan a remplacé Nico Santora à la batterie et derrière les fûts on retrouve Dave Lombardo, ancien membre de Slayer. Un premier morceau, “Clap Like Ozzy” a été dévoilé. Dans le plus pur style Suicidal, il fait évidemment référence à Ozzy Osbourne qui, pour rappel, avait posé sa voix sur le morceau “Therapy” des Infectious Grooves, excellent side project de Mike Muir, en 1991. La tracklist de l’album : 1/ Clap Like Ozzy 2/ The New Degeneration 3/ Living for Life 4/ Get Your Fight On! 5/ World Gone Mad 6/ Happy Never After 7/ One Finger Salute 8/ Damage Control 9/ The Struggle Is Real 10/ Still Dying to Live 11/ This World...

Lire la suite

Rage Against The Machine prêt à reprendre le pouvoir ?

Rage Against The Machine prêt à reprendre le pouvoir ?

Rappelez-vous, ils étaient le groupe le plus cool du monde durant votre jeunesse. Et bien ils pourraient bien le redevenir ! Un énigmatique compte à rebours a été lancé jusqu’au 31 mai à 16h sur le site Prophets Of Rage (actuellement surchargé donc inaccessible). Un site qui semble lié directement à Rage Against The Machine. Un compte à rebours accompagné du hashtag #TakeThePowerBack, titre emblématique du premier album de la légende fusion. “Prophets Of Rage” est lui le titre d’un morceau de Public Enemy. Une éventuelle collaboration (qui s’est déjà produite sur scène il y a fort longtemps) parait donc assez plausible. D’autant plus que Chuck D, le leader du mythique groupe de rap US a posté sur son twitter deux vidéos de Rage Against The Machine, dont ce live de “Bulls On Parade” Rage Against The Machine – Bulls On Parade – Live At Finsbury Park, Lond… https://t.co/JB3o9KaupZ via @YouTube — Chuck D (@MrChuckD) 17 mai 2016 Sur la page Facebook de Prophets Of Rage, une vidéo du morceau de Public Enemy a été postée ainsi que “How I Could Just Kill A Man” de Cypress Hill, avec RATM. De quoi alimenter bien des fantasmes d’ici à ce fameux 31 mai… La menace Trump pourrait en tout cas constituer une justification toute trouvée au retour de Rage, connu pour son militantisme et resté inactif depuis l'(excellentissime) album de reprises Renegades en 2000....

Lire la suite

Rage Against The Machine – Evil Empire (Epic)

Rage Against The Machine – Evil Empire (Epic)

Evil Empire fête ses 20 ans, voilà de quoi prendre un bon coup de vieux. Sur les chemins de l’école vos casques de walkman virent leur durée de vie écourtée, par la violence et la rage insufflée par les 11 titres qui le composent et forcément l’envie constante de monter le son, jusqu’à s’en exploser les tympans. Et comme on n’a pas tous les jours 20 ans, ceci est l’occasion rêvée de revenir sur cette bombe. Si les années ont passé et que les rides commencent à faire leur apparition, certaines choses restent intactes, c’est le cas du deuxième opus de Rage Against the Machine. Evil Empire est malheureusement resté dans l’ombre de son aîné, album éponyme sorti 4 ans plus tôt, qui avait posé les bases et le style du groupe et qui frôlait à tout point de vue l’excellence. Lourde et difficile tâche donc pour un groupe de s’atteler à l’écriture et à la composition d’un successeur en évitant les nombreux pièges qui pourraient mettre en péril le travail accompli jusqu’alors. Après quelques rumeurs liées aux tensions au sein du quatuor, du split éventuel et une attente se faisant de plus en plus longue, Evil Empire a fini par voir le jour début avril 1996. Propulsé en haut des charts par les singles “Bulls on Parade”,  et “People of the Sun”, les craintes sur ce retour se sont vite dissipées. L’Empire du Mal, surnom donné par Ronald Reagan à l’URSS pendant la Guerre Froide, semble de toute évidence désigner ici les Etats-Unis d’Amérique.  La pochette de l’album, met en avant un jeune américain vêtu d’une cape, un super héros modèle, venant faire régner l’ordre dicté par ses dirigeants, dans cette empire du mal. RATM a toujours su marquer les esprits dans le choix de ses jaquettes, celle-ci ne déroge pas à la règle. Le frontman Zack de la Rocha n’a rien perdu de son talent de songwriter, d’ailleurs s’il y a bien un point où Evil Empire devance son prédécesseur c’est bien sur celui-là. Ses textes se veulent toujours aussi engagés et dénonciateurs d’une société où règnent inégalités, injustices, racisme pour ne citer que cela, mais Zack y apporte sa propre vision des faits, une évolution dans l’écriture se fait sentir. Elève des révolutionnaires qui l’ont influencé, Zack est devenu un véritable porte parole, et RATM un réel contre courant politique. Le premier single “Bulls on Parade” est une critique contre les fabricants d’armes qui favorisent et encouragent les guerres, au détriment des populations “Weapons, not food, not homes, not shoes, not need, just feed the war cannibal animal“. Autre sujet souvent evoqué par Zack, le colonialisme et le racisme, le massacre des Aztèques par les espagnols dans “People of the Sun”, ou encore les camps de concentration dans...

Lire la suite

Zarboth – There’s No Devils at All, it’s Just the System (NATO)

Zarboth – There’s No Devils at All, it’s Just the System (NATO)

Zarboth, un curieux nom pour une curieuse invention. À sa tête, Etienne Gaillochet, chanteur-batteur de We Insist! et Phil Reptil, guitariste de La Théorie Du Reptile. There’s No Devils at All, it’s Just the System clame un petit chat mécontent sur la pochette de ce troisième album. Et il faut s’accrocher et se tenir prêt avant de le coller dans ses oreilles. On trouve beaucoup de choses dans ce disque. Influences jazz, noise, math rock… Rap aussi avec la venue de l’irlandais Macdara Smith qui se montre à la hauteur de la “folie” instrumentale présentée ici (“Come Give Me The Things (I Need For My Journey)” où le rap cadencé côtoie la poésie habitée, avec allusion au Remain In Light des Talking Heads en option). “Fetch This Kelp” ou “Downfall” flirtent quand à elles dangereusement, mais plutôt habilement, avec la fusion. Sur “Popeye” on croirait assister à la rencontre improbable entre Primus, We Insist! (ça c’est moins surprenant) et… Emir Kusturica quand des cuivres décomplexées se pointent en fin de morceau. Voilà donc un disque foutrement barré, complexe mais qui évite soigneusement de virer à la prise de tête. En cela, le talent d’Etienne Gaillochet pour nous coller des refrains dans la trogne fait encore mouche ici, et fait un bien fou, pour faciliter l’accès à ces puzzles de 7000 pièces (“Black Water”, “Popeye”…). On n’adhère pas forcément à tout (“Oatmeal”, un peu Mike Pattonesque mais sans lui) mais difficile de reprocher à ces deux gaillards de sombrer dans la facilité. Je ne garantis pas que je l’écouterai trois fois par semaine (je tiens tout de même à ma santé mentale et mon équilibre personnel) mais il est évident qu’un petit rappel de temps en temps ne fera pas de mal. Quand le revival est sur toutes les langues et envahit les platines, Zarboth se fait plaisir, fait fi des modes éphémères et navigue au gré de ses envies, multiples, un peu dingues aussi (qui a dit trop ?). C’est parfois foutraque, c’est très dense, ça questionne, ça surprend. En tout cas ça ne laisse pas de marbre. JL Zarboth sera au Petit Bain (Paris) le 16 décembre pour sa Release Party. There’s No Devils at All, it’s Just the System by...

Lire la suite

Suicidal Tendencies – 13 (Suicidal Records)

Suicidal Tendencies – 13 (Suicidal Records)

13 années d’absence dans les bacs, l’annonce officielle d’un nouvel opus pour le mois d’avril 2013 sans cesse repoussé et qui voit enfin le jour avec 13 nouveaux tracks réunis dans un album logiquement nommé 13. Seul membre d’origine, le leader charismatique Mike Muir, sait bien s’entourer. À l’écoute de 13, vous constaterez rapidement que les zicos ne sont pas des rigolos. On avait déjà remarqué l’impressionnant Eric Moore à la batterie lors des derniers concerts du gang dans la capitale, et si on pouvait s’inquiéter de l’absence de Mike Clark à la gratte, il n’en est rien, la fougue est toujours là et l’esprit aussi. Le lead guitariste Dean Pleasants sévit depuis 1997 au sein du combo, pour les nouveaux venus on salue l’arrivée de Nico Santora à la guitare, et Tim Williams à la basse. Le gang de Venice (Californie), adepte du skate et de la musique punk, bousille avec plaisir nos tympans depuis 3 décennies et ce 13 ne déroge pas à la règle. Ça commence très fort avec « Shake it Out », quelques secondes d’intro avant que le refrain ne vienne nous gifler, il faudra attendre le quatrième titre « God Only Knows Who I Am » pour se détendre un peu les méninges et apprécier cette somptueuse ligne de basse, mise en avant pour l’occasion. « Who’s Afraid ? » s’impose comme la référence ultime de cet album offrant un condensé d’énergie et de virtuosité, ça prend aux tripes. Tim nous régale avec son jeu de basse très funky façon Infectious Grooves avec « Till my Last Breath ». « Life (Can’t Live With it, Can’t Live Whitout it) », est bondé de solos de guitares sur un tempo ralenti. L’un des titres majeurs de ce disque. Dans le moins bon (et oui il y en a), signalons « Cyco Style » dont le riff devient vite gonflant. « Living The Fight » aurait pu être un classique du Hard Rock des années 80, mais en 2013 c’est limite kitsch. En guise de conclusion « This World », ne vous provoquera pas de spasme ; comme quoi les ST ne font pas que taper fort, la preuve à mi-morceau, avec un passage de guitare sèche qui enjolive ce dernier effort. Si 13 ne nous surprend pas, il nous conforte dans l’idée que Suicidal n’est pas mort, et dispose d’une recette intemporelle et unique en son genre. Malgré des changements réguliers de line-up, son leader Mike Muir sait recharger les batteries et prendre sous son aile d’excellent musiciens. On aurait pu s’attendre à mieux forcément depuis tant de temps, mais on se doutait bien que cet album aurait du mal à tenir la comparaison avec les sommets atteints sur The Art Of Rebellion ou Lights… Camera… Revolution !. Ne faisons pas la fine bouche. Il y a quand même du...

Lire la suite