RIP Chuck Mosley

RIP Chuck Mosley

  Vendredi soir alors qu’on venait de fêter nos 5 ans en grande pompe avec les formidables prestations des Blind Suns, de Wonderflu et de Birth Of Joy (merci, merci, merci !), l’euphorie retombait quelque peu en apprenant la triste nouvelle. Chuck Mosley est mort. Chuck Mosley qui fut le premier chanteur de Faith No More avant le génial Mike Patton, avait enregistré les premiers tubes du groupe comme « We Care A Lot », sur le disque du même nom. Excessif et tourmenté, Chuck est parti rejoindre le paradis des rockeurs à l’âge de 57 ans à cause de « la maladie des addictions« . Dans les années 90, il avait également tourné brièvement avec la légendaire formation hardcore Bad Brains. Chuck Mosley était toujours très actif récemment, il avait joué l’an passé deux concerts avec ses anciens comparses de Faith No More pour célébrer la réédition du 2e album, Introduce Yourself . Son groupe Primitive Race venait par ailleurs de sortir son 2e disque, Soul Pretender, il y a quelques semaines… JL...

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We Insist! – Wax And Wane

We Insist! – Wax And Wane

Chez We Insist! le changement c’est tout le temps. Après avoir essuyé plusieurs mutations de line-up, la plus significative étant le passage de 5 à 3 membres sur le (remarquable) prédécesseur, cette fois-ci We Insist! s’est trouvé un nouveau bassiste, Julien Divisia, qui n’est autre que… l’ancien guitariste. Une chose est sûre, quelles que soient les formations qui s’y attellent, We Insist! n’est pas une affaire de branleurs. Ça a bossé dur encore  sur ce disque. Deux ans pour être exact. Et ça s’entend. Comme les membres du groupe ont dû prendre leur mal en patience pour aboutir à un résultat à leur convenance, il n’y a pas de raison que l’auditeur lui en profite immédiatement. Et ouais les gars, il va falloir s’accrocher. Moins immédiat que son prédécesseur, moins pourvu en riffs d’acier, Wax And Wane fait toujours preuve d’une grande richesse. Des idées en pagaille, des structures changeantes, complexes, des breaks soudains briseurs d’articulation et même des instruments plus inattendus qui s’invitent à la fête (synthés, mellotron, mandoline…). Mais une fois qu’on a souligné l’aspect technique et la construction remarquable des morceaux (et ainsi fait fuir à tort les pleutres qu’un rien effraie), ne perdons pas de vue ce qui nous attire tous, nous les mélomanes de tous bords : les mélodies. Des mélodies qui ne s’offrent pas au tout-venant mais viennent à point à qui sait attendre. Car Etienne Gaillochet (batterie-chant) connait son affaire. Alors maintenant que vous avez le mode d’emploi, une fois apprivoisés, bon courage pour vous dépêtrer de « Digital Fingers Glory », de la galvanisante « Crack The Code » et son pont Toolien, de la foutraque et sautillante « All Modulors » façon post punk qui s’ignore, de « Liquid Rat Race » et son final hystérique, de « No Cockaigne For Young Men » qui vient taper côté fusion… Bon courage, on vous dit. Et bon courage pour catégoriser tout ça, ceux qui ont essayé s’y sont déjà cassé les dents. Après cet étalage de chansons aussi étranges qu’intrigantes et attachantes, « Jaws » détonne avec son apparente simplicité où prédominent une gratte sèche et la voix d’Etienne Gaillochet. Histoire de nous montrer qu’ils savent aussi faire plus simple, et qu’il auraient très bien pu en faire de même sur tout le disque. Mais c’eût été moins excitant. On dit que les disques qui nous séduisent très (trop) vite tiennent moins la longueur que ceux plus longs à assimiler. Il y a tout à parier que Wax And Wane n’aura de cesse de dévoiler de nouveaux atouts au fil des nombreuses écoutes qui se profilent dans les prochains mois. JL We Insist! sera en concert vendredi 29 septembre au Petit Bain (Paris) avec Baron...

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Prophets Of Rage – Prophets Of Rage

Prophets Of Rage – Prophets Of Rage

Il fallait bien passer à l’acte, celui de l’épreuve cruciale et non sans danger de la conception d’un album. Car oui Prophets of Rage a fait ses preuves. Sur scène, la mayonnaise à pris très vite, on sent l’envie et le plaisir communicatif des membres à jouer ensemble, qui plus est pour la bonne cause, toujours le bras tendu. En studio et sur disque c’est une autre histoire. L’EP sorti en 2016 n’a eu pour seul effet que de nous renvoyer 20 ans en arrière, avec l’unique envie de nous replonger dans la discographie de leurs formations d’origines. Les quelques morceaux balancés au compte-goutte avant la sortie officielle de ce premier opus se sont eux avérés prometteurs, mention spéciale à « Unfuck The World », « Radical Eyes » et « Living On The 110″, particulièrement émérites. Mais rien n’est joué car la véritable épreuve repose sur le fait de tenir la distance sur un album complet et au premier abord, les membres de Prophets s’en sont sur ce coup-là plutôt biens sortis. Mais voilà si l’on creuse un peu, on se rend vite compte que les ex-membres de Rage Against The Machine ne sortent jamais des sentiers battus. Aucune prise de risque, ils martèlent la même formule sans relâche. Les riffs et solos de Morello sonnent souvent comme du déjà entendu, on reste sur notre faim et c’est bien dommage. Fort heureusement, Tim commerford et Brad Wilk redonnent du peps à l’ensemble en déployant une bonne dose de groove comme sur » Take Me Higher », taillée sur mesure pour Chuck D. Globalement trop propre et poli, on reprochera un manque de hargne et de brutalité, sûrement dans un souci de plaire au plus grand nombre plutôt que dans une difficulté à se renouveler. Musicalement on assiste à une révolution en demi teinte que Chuck D et B-Real peinent à tirer vers le haut. S’ils assurent toujours dans leur rôle de Mc’s, nos messagers n’ont pas la fougue ni l’énergie d’un Zack De La Rocha prêchant la bonne parole. On frôle même la catastrophe pour ne pas dire le ridicule sur « Legalize Me » où la voix trafiquée de B-Real qui ne méritait vraiment pas ça, risque d’en faire pâlir plus d’un. On le sait l’épreuve est délicate, et il est vrai qu’en un an les membres de Prophets n’ont pas chômé… Le meilleur de cet album avait déjà été dévoilé, ce qui est fort dommage, le reste n’offrant pas de réelles surprises. Une bonne marge de progression est à prévoir/espérer pour la suite, pour le moment attendons de voir comment le groupe va défendre cet album en live. Parce que c’est peut-être bien là où il est le plus fort. JR   LIRE LA CHRONIQUE DU PREMIER...

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Body Count – Bloodlust

Body Count – Bloodlust

Voilà un disque qui a le mérite de traumatiser les esprits et de régaler les amateurs de sensations fortes. Âmes sensibles s’abstenir. Je scinderai en deux parties la fougue dévastatrice que Body Count nous jette à la gueule. D’une part, la brutalité extrême qui ressort de certains titres, notamment lorsque les pontes du métal viennent leur prêter main forte. Car oui il y a du beau monde sur ce Bloodlust. Commençons par « Walk With Me… » où Randy Blythe de Lamb of God apporte une sacrée dose d’adrénaline. Vous sentez des palpitations cardiaques, rassurez-vous c’est normal ! Rien de tel également qu’une bonne reprise, certes très conventionnelle mais toujours aussi efficace de Slayer (« Raining Blood »), on le verra plus comme un hommage, à un groupe qui compte énormément pour Ice T. D’autres invités de taille sont là, ni pour blaguer ni juste pour faire figuration. Max Cavalera que l’on ne présente plus, scande le refrain de « All Love Is Lost » puisé au fond de ses entrailles. Pas d’amour là-dedans. La violence est de mise, et Body Count nous le fait savoir dès « Civil War », premier titre de cet album qui voit le leader de Megadeth pondre un solo comme il sait les faire. Qu’on aime ou pas, on valide cette entrée en matière. Voilà pour la partie la plus dark et trash. Une autre facette plus commune à Body Count car elle définit beaucoup mieux le style du groupe depuis ses débuts, une fusion rap/métal au groove imparable qui n’apaise pas pour autant nos tympans. Oui Body Count s’en sort très bien sans guest et tant mieux, à commencer par l’excellent et accrocheur single « No Lives Matter ». La police en prend pour son grade sur  » Black Hoodie », petit clin d’œil à un grand nom du rap cette fois-ci, KRS-One, qui s’est vu subtiliser avec brio son légendaire refrain « Woop-woop! That’s the sound of da police!« . Un titre encore une fois méchamment puissant et addictif. Autre bombe « This Is Why We ride », Ill Will y martèle ses fûts au rythme des balles, Ice-T a déclaré la guerre, on assiste à un véritable carnage dans les rues de L.A. Ice-T et sa bande n’ont pas perdu l’énergie des débuts, et prouvent que l’alliance du rock et du rap que l’on pensait totalement enfouie sous terre depuis au moins 15 ans, a finalement encore de beaux jours devant elle. Dans la même veine, Prophets Of Rage, réunissant des membres de Cypress Hill, Rage Against The Machine et Public Enemy, commence à faire bon usage de leurs forces respectives, certes dans une mouvance moins hardcore que Body Count, mais aux discours toujours aussi engagés. En tout cas une chose est sûre Body Count...

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Dans le bac d’occaz #13 : Gang Of Four, Faith No More, Mogwai

Dans le bac d’occaz #13 : Gang Of Four, Faith No More, Mogwai

Chaque mois BCG plonge pour vous dans le bac d’occaz en écoutant des albums indispensables selon un journaliste musical, un oncle cool ou encore un ami mélomane. 30 ans (de 1977 à 2006), 30 disques. Chaque mois 3 albums de cette liste, écoutés au moins une fois par semaine. Les albums sont regroupés par le dernier nombre de leur année de sortie (1986-1996-2006, 1977-1987-1997, 1978-1988-1998, et ainsi de suite).*   Dans le bac d’occaz #13 : les années en 9       1979 : Gang Of Four – Entertainment! J’ai été invité, un peu forcé à squatter pour être tout à fait exact, à la table d’un chef culte, talentueux et inventif. Il nous a servi un plat extrêmement original et même assez copieux, ce qui me fait toujours peur dans ce type de cuisine qui se la pète un peu, à base d’épinards, d’aubergines, de choux de Bruxelles, d’endives cuites et de foie de veau. C’était super bien maitrisé, dressé au poil, et les convives se sont régalés. Le problème, c’est que je n’aime ni les épinards, ni les aubergines, encore moins les choux de Bruxelles et les endives cuites et je conchie carrément le foie de veau. Du coup, tout en reconnaissant le talent de notre hôte, je me suis emmerdé sec et j’ai eu du mal à finir. En écoutant ce disque de Gang Of Four, c’est exactement l’impression que j’ai eu. Je suis bien obligé de reconnaitre que la musique proposée par le groupe, un mélange de post-punk, noise, hip hop, funk, reggae est original et parfaitement maitrisé, avec néanmoins un côté rough propre aux bons groupes indé… mais ça reste un mélange de styles qui, au mieux m’indiffèrent, au pire me donnent des diarrhées. Au final, pour toute ses qualités, et sa longueur tout à fait raisonnable, Entertainment! est pour moi parfaitement indigeste. D’ailleurs, je suis incapable de choisir un titre plutôt qu’un autre, c’est JL qui s’en chargera !     1989 : Faith No More – The Real Thing J’aurais pu copier-coller exactement le même paragraphe que pour Gang Of Four en changeant à peine quelques termes, mais je ne vais pas sombrer dans la facilité. Parlons donc spécifiquement de ce disque. Déjà, je vais faire mon mea culpa : vu la réputation de Patton, j’avais d’emblée rangé Faith No More sans les écouter dans la catégorie des groupes intellectuallo-bizarroïdes chiants trop occupés à faire des performances artistiques pour prendre le temps d’écrire un bon morceau. Force est de reconnaitre que The Real Thing n’est pas chiant (quoi que « Woodpecker From Mars »…) et encore moins intellectuel (quoi que « Edge Of The World »…). Non, s’il y a un adjectif qui collerait parfaitement à ce disque, c’est déroutant....

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