This Is Not A Love Song frappe (encore) très fort !

This Is Not A Love Song frappe (encore) très fort !

Amateurs d’indie rock, il y a de fortes chances que vous passiez votre second week-end de juin dans le sud de la France. Comme d’habitude le festival nimois This Is Not A Love Song Festival nous a concocté une magnifique programmation. Après une première annonce prometteuse (Grandaddy, Teenage Fanclub, Turbonegro, Pond, Thee Oh Sees, Moderat…), le line-up vient aujourd’hui d’être enrichie d’une nouvelle salve de noms tout aussi alléchants parmi lesquels Primal Scream (!), The Black Angels, Echo & The Bunnymen (!!), The Growlers ou encore Johnny Mafia… Ça commence à faire du (beau) monde ! Retrouvez le programme complet (en attendant les derniers noms) ici. This Is Not A Love Song se déroulera du 9 au 11 juin prochain, les pass 3 jours sont en vente au prix de 80 euros....

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La Route du Rock annonce des premiers noms réjouissants !

La Route du Rock annonce des premiers noms réjouissants !

Festival référence du rock indé depuis des années, La Route du Rock vient d’annoncer 5 premiers noms pour son édition 2017. Et le moins qu’on puisse dire c’est que ça donne envie… Deux concerts font d’ores et déjà figure d’évènement : le retour des Jesus And Mary Chain qui sortiront cette année leur premier album depuis 18 ans, Interpol qui jouera en intégralité son premier (et meilleur) disque Turn On The Bright Lights, Ty Segall qui vient de sortir un (énième) excellent album. Last but not least, Angel Olsen, valeur montante de l’indie rock américain et les Black Lips, qui n’ont pas leur pareil pour foutre un bon boxon sur scène. Bref ça commence fort et on attend impatiemment la suite ! 250 Pass 3 Jours ont été immédiatement mis en vente au tarif préférentiel de 65€ au lieu de 85€ (mais il semblerait qu’ils soient déjà partis…). La route du rock se déroulera du 17 au 20 août prochain à St Malo....

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Nos Primavera Sound (Porto), du 09 au 11/06/16

Nos Primavera Sound (Porto), du 09 au 11/06/16

J’ai rarement vu de ma vie d’auditeur actif une programmation de festival aussi alléchante que celle du Primavera de cette année. Jugez sur pièce : PJ Harvey, Brian Wilson (performing Pet Sounds), Drive Like Jehu, Deerhunter, Shellac, Car Seat Headrest, Unsane et surtout Dinosaur Jr et Mudhoney. Certes, les vrais auditeurs soucieux de leur indie credibility diront toujours que cette programmation ne vaut pas celle de la Ferme Electrique, mais vu que ces deux derniers artistes sont deux de mes groupes préférés, difficile de ne pas être séduit. Quand JL m’a proposé de l’accompagner à l’édition de Porto, amputée de la moitié de ses têtes d’affiche et surtout de la moitié de son prix (hormis Radiohead, même si je n’aime pas trop leur musique depuis leur virage électro, et les Black Lips, rien qui ne manque vraiment de toute façon) en m’hébergeant gracieusement dans la résidence secondaire qu’il se paye sur le dos de ses chroniqueurs bénévoles grâce aux bénéfices d’Exitmusik.fr, je me suis dit que l’occasion était trop belle pour passer à côté. C’est dans un cadre parfait, le Parque Da Cidade étant un superbe parc juste en face de la mer, malgré un manque d’indication assez déroutant puisque, arrivés par la mauvaise entrée, nous avons dû faire le tour complet de l’immense terrain pour enfin trouver le moindre signe de la présence du festival, que l’édition portugaise du Primavera se déroule. Heureusement, une fois à l’intérieur, toutes les craintes que nous pouvions avoir sur l’organisation se sont envolées : on échange son billet contre un bracelet et une carte à code barre nécessaire pour entrer et sortir, l’ensemble des stands de nourriture et de merch sont répartis à l’entrée, les scènes sont bien disposées et raisonnablement éloignées les unes des autres, les stands de boisson et les toilettes sont partout : on ne mourra ni de soif, ni de rétention urinaire. Les prix sont assez bas comparés à un festival français, le repas oscillant entre 4 et 8 euros avec un grand choix de stands et surtout une qualité de produits remarquables pour un festival (des restaurateurs locaux ayant été sollicités) et pour ce qui intéresse la majorité d’entre vous, j’en suis certain, la pinte est à 3,50€. Pour notre porte-feuille français, c’est le paradis, mais quand on considère que le salaire moyen au Portugal est de 450€, on comprend que l’idée de bon marché est fort discutable et que non seulement le Primavera n’échappe pas à la règle du « tu es en festival, tu raques« , mais qu’en plus il est démesurément cher pour un public portugais moyen. Proportionnellement au salaire moyen français, c’est comme si le pass 3 jours coûtait 300€ ! Mais comme ces considérations...

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This Is Not A Love Song (Nîmes), du 03 au 05/06/16

This Is Not A Love Song (Nîmes), du 03 au 05/06/16

Il fallait la mériter cette édition 2016 du This Is Not A Love Song. Compte tenu des grèves de la SNCF, la descente en TGV en terres nimoises était rendue pour le moins mouvementée et incertaine. Mais la qualité de la programmation n’a pas eu raison de notre motivation et c’est donc dans le train de 6h gare de lyon que nous parvenons à monter, entassés comme il se doit dans le wagon bar mais heureux d’avoir accomplie la mission la plus difficile du week-end. La seconde partie se résumant à délirer entre potes, boire des canons et assister à d’excellents concerts. Rien d’insurmontable donc.     Vendredi 3 juin Mon festival commence avec Dilly Dally (après avoir pu discuter avec le groupe, interview à lire en ces pages prochainement), groupe de jeunes sauvageons et sauvageonnes canadiens alliant rugosité et fort potentiel mélodique. L’énergie est bien là mais le son des guitares est bien faiblard et les mélodies en prennent un coup. Un bon moment donc, mais en deçà des espérances. Ty Segall et ses Muggers ont déjà débuté leur set lorsque je les rejoins sur la grande scène. Malgré une sacrée dream team (King Tuff, Mikal Cronin..), ce concert de Ty manque sérieusement de piquant comparée aux fessées administrées lors de ses précédentes prestations. Voilà qui ne va pas nous réconcilier avec son dernier album, d’autant que les « vieux » classiques « Thank God For The Sinners » ou « Feel » nous rappellent qu’il n’y a pas si longtemps c’était le feu ce genre de concert. Ty a délaissé sa gratte pour s’adonner à des bidouillages électroniques et s’égosille tellement que ses cordes vocales ne suivent plus en fin de show, King Tuff l’épaulera sur les aigus de « Feel » et moi je file voir un bout de Car Seat Headrest dans le club Paloma. Le club est bondé, la nouvelle coqueluche indie au look de premier de la classe achève son set par « Connect The Dots » ponctué d’un tribute de « Gloria » (de Patti Smith ou Them, selon vos préférences). Audacieux le bougre ! Il me fait même regretter d’avoir opté pour la solution de facilité en lui préférant Ty Segall… Un pote m’informe que le concert de The Mystery Lights vaut son pesant de pédales fuzz, j’y accoure donc (me félicitant au passage de la distance très réduite entre les différentes scènes). Un peu juste pour juger, je constate tout de même que ces jeunes chevelus ont pour eux une belle énergie et de chouettes compos. Impression à vérifier avec la sortie prochaine de leur premier album. Nous approchons des 21h30 et il est temps de se prendre sa première grosse claque du festival. Comme à tout concert de post-rock, il...

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Villette Sonique (Paris), 27/05/16

Villette Sonique (Paris), 27/05/16

Vendredi dernier, nous étions présents pour le coup d’envoi de Villette Sonique avec une superbe affiche dans la Grande Halle de La Villette : Sauna Youth ouvrait le bal, suivi de White Fence, Frustration et enfin Sleaford Mods. Une affiche assez éclectique qui prenait le risque de ne pas contenter totalement amateurs de rock psyché réfractaires au post punk, et inversement. On aurait bien vu un échange White Fence/Protomartyr pour que ces derniers se retrouvent dans une affiche à dominance post punk et permettent ainsi à White Fence d’évoluer le même soir que leur pote et voisin Ty Segall… Mais on imagine que les programmateurs de Villette Sonique (un peu plus expérimentés que nous en la matière) se sont posés les mêmes questions avant de se heurter à des problèmes de calendrier… Bref, nous on s’en fout, on aime tout. On se retrouve vers 20h30 peu de temps avant l’arrivée de White Fence, et après avoir bien loupé Sauna Youth (ne comptez pas sur nous pour changer nos mauvaises habitudes…). Tim Presley et sa bande investissent une grande halle quelque peu clairsemée, sous de timides acclamations. Le père Tim revêt un pull rouge majestueux, sans doute tricoté par sa grand-mère qu’il ne quittera pas de la soirée. Il faut dire qu’il ne frôle pas le coup de chaud tant la prestation livrée par son groupe demeure assez pépère et pas spécialement inoubliable. On les a connu plus généreux. Ça s’emballe gentiment sur quelques fins de morceaux où les racines garage du groupe s’expriment un peu plus, le public semble apprécier mais demeure relativement sage. Il faut dire que la setlist fait la part belle à des morceaux… que personne ne connaît (issu du prochain album ?). Ajoutez à cela certains titres assez décousus (sans réel refrain ou structure bien établie), et vous comprendrez qu’il n’est pas évident de rentrer dans ce concert. Charles Moothart, toujours dans les bons coups (gratteux en chef de Fuzz, accompagnateur fidèle de Ty Segall et Mikal Cronin) est ici derrière les fûts et viendra juste choper la gratte du frère de Tim Presley le temps d’une ballade country toute « Cash-ienne ». Sur l’un des morceaux, qu’on sera donc bien incapable d’identifier, on retrouve une inhabituelle touche new yorkaise venant supplanter les traditionnels relents californiens qui caractérisent le son de White Fence. Une agréable surprise. Seul représentant de l’excellent For The Recently Found Innocent, « Sandra (When The Earth Dies) » viendra renouer avec la pop psychée et clôturer un set assez court, et pas spécialement dingue. Frustration va se charger d’électriser bien comme il faut cette soirée. Mise en scène travaillée pour une entrée remarquée (sous les « experience, discomfort, frustration ») pour une introduction flirtant avec l’électro industrielle (qui a dit...

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