La programmation du This Is Not A Love Song est connue, et elle est excellente !

La programmation du This Is Not A Love Song est connue, et elle est excellente !

On a l’habitude, tous les ans, le This Is Not A Love Song (TINALS pour les intimes) nous réserve une programmation aux petits soins avec bon nombre d’artistes indie rock incontournables. Cette année, l’équipe s’était jurée de revenir aux bases, de ne pas courir après une coûteuse tête d’affiche, de fonctionner aux coups de cœur. L’affiche ne manque pas de valeurs sûres pour autant avec les présences ds géniaux Built To Spill, des bruyants et mythiques (et habitués) Shellac, de l’icône indie Stephen Malkmus (ex-leader de Pavement pour ceux qui n’auraient pas suivi), des envoûtants et passionnants Low. A leurs côtés, quelques pointures comme Kurt Vile, Courtney Barnett ou Shame et quelques-uns qui promettent de mettre un beau bordel : nos chouchous belges It It Anita, les gentiment timbrés Fat White Family, les (post) punkeux Fontaines DC, les noiseux de Poutre, les punk nippones Shonen Knife qui rendaient dingues Kurt Cobain ou encore The Messthetics qui rassemblent ni plus ni moins que Brendan Canty et Joe Lally (anciens batteur et bassiste de Fugazi). Excusez du peu ! Bref, il y aura de quoi s’amuser du côté de Nîmes du 30 mai au 1er juin prochains. La programmation complète est ici, la billetterie par là. Jonathan Lopez LIRE NOTRE REPORT DE L’EDITION 2015 LIRE NOTRE REPORT DE L’EDITION 2016 LIRE NOTRE REPORT DE L’EDITION...

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Le Check-In Party rameute la fine fleur de l’indie rock en Creuse !

Le Check-In Party rameute la fine fleur de l’indie rock en Creuse !

Alors que les parisiens attendent fébrilement (et avec une grande inquiétude) la suite du line up de Rock En Seine (malgré l’annonce rassurante de la venue de The Cure), que les sudistes ont This Is Not A Love Song et les bretons La Route du Rock, les creusois ont de quoi se réjouir d’un nouvel arrivant très ambitieux dans le monde très concurrentiel des festivals. Le Check In Party, c’est son petit nom, fera escale à Guéret du 22 au 24 août prochain et pour sa première édition, il a frappé un très grand coup. Quelques gros noms comme la légendaire Patti Smith ou les très en vogue Foals (qu’on aime moins qu’avant mais là n’est pas le débat) et beaucoup, beaucoup d’excellents groupes parmi ce qu’il se fait de mieux dans la scène indie rock actuelle (retenez votre souffle) : Deerhunter, Oh Sees, Lysistrata, It It Anita, La Colonie De Vacances (4 groupes noisy qui jouent simultanément, toujours une expérience unique !), The Psychotic Monks, The Inspector Clouzo, Bodega, Crack Cloud… Même si cela frise déjà l’indécence, d’autres noms devraient suivre. La billetterie ouvre demain vendredi 1er février à 12h. Tous en Creuse ! Jonathan...

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La JIMI, 12e édition : demandez le programme !

La JIMI, 12e édition : demandez le programme !

Les 13 et 14 octobre prochains, se tiendra la 12e édition de la JIMI, rendez-vous incontournable dédié à la musique indépendante, à Ivry-Sur-Seine. Un évènement où on retrouvera, comme chaque année un salon pro, dont l’accès est gratuit, avec une centaine d’exposants (labels indés, agences de booking, fanzines, disquaires…), des conférences/débats autour des problématiques rencontrées par les acteurs indés et bien sûr des concerts, et non des moindres ! Citons notamment les toujours immanquables Zenzile, pionnier et référence absolue du dub à la française, Weeding Dub, Aquaserje, les excellents Villejuif Underground ou encore Le Réveil Des Tropiques et leur musique inclassable naviguant entre krautrock et noise. Le programme complet est ici, l’évènement Facebook là. Rendez-vous est pris, see you there ! Jonathan...

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Mad Cool (Madrid, Espagne), du 12 au 14/07/18

Mad Cool (Madrid, Espagne), du 12 au 14/07/18

Au départ, on croyait qu’on allait assister au meilleur festival du monde, à la fin du premier jour on s’est dit que c’était en fait le pire festoche de la terre. Et au bout de trois jours, on s’est dit qu’on avait quand même passé un putain de bon moment dans ce festival de connards. Que s’est-il passé entre temps ? On vous explique. Tout a commencé par Pearl Jam. Evidemment. Fin 2017, les dates de tournée européennes tombent. La France est sur le carreau, comme d’hab. On cherche des solutions de remplacement. Parmi les festivals où ils jouent, le Mad Cool. Inconnu au bataillon. Mais le line-up est dingue, on n’a pas vu un truc pareil depuis Woodstock 69 (ou Primavera 2016, pour remonter un peu moins loin…) ! On sort la carte de crédit, le banquier fait la gueule, on l’emmerde. S’il veut se morfondre à son guichet tout l’été c’est son problème, nous on a décidé de profiter de la vie. Jeudi 12 juillet Après avoir compté les mois, puis les jours nous rapprochant de la date fatidique, nous y sommes. Sortie de métro, et là une queue comme on n’en a jamais vue (je vous préviens, je ne ferai aucun jeu de mot vaseux, vous valez mieux que ça). On marche pendant 15-20 minutes pour prendre place au bout de ladite queue et on poireaute. Sous 35°, sinon c’est pas drôle. La raison de ce calvaire ? Le festival n’est pas encore ouvert, alors que les premiers groupes jouent dans moins d’une heure… Une heure plus tard (adieu le concert de Slaves…), on pense arriver au festival et non, il faut encore marcher un bon quart d’heure… puis refaire la queue. Une heure de plus en plein cagnard, tout ça pour récupérer un bracelet qu’on a eu la malchance de ne jamais recevoir alors qu’on avait payé des frais d’envoi… En termes d’amateurisme, ça frôle le génie. On finit par rentrer dans ce maudit festival, un brin énervés. Besoin d’une grosse bière. Qui dit grosse bière dit nouvelle queue interminable. Si on a loupé l’intégralité de Slaves, il nous reste une bonne moitié de Eels à voir. Enfin, à écouter d’une oreille pendant qu’on fait la queue. On déboule sur « That Look You Give That Guy », le morceau qui plait même aux midinettes. Il nous plait aussi, c’est toujours joli à entendre. La voix de E a ce grain particulier très plaisant qui le fait passer aisément de rock gentiment burné (« Prizefighter », « Souljacker, Part 1 », « I Like Birds » péchu en diable) aux ballades mélancoliques (« My Beloved Monster », « Fresh Blood »). Grand ouf de soulagement, E ne pioche qu’avec parcimonie dans son dernier disque (« You Are The...

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Villette Sonique (Paris), 25 & 26/05/18

Villette Sonique (Paris), 25 & 26/05/18

25 mai 2018 Faites des gosses qu’ils disaient ! Et ouais, mais des gosses c’est toute une organisation. Ça vous fait cavaler partout à la sortie du taf et ça vous fait louper le début d’une soirée Villette Sonique. Résultat des courses : pas de James Holden et moins de Mogwai que prévu. Me voilà trempé quand j’arrive à la Grande Halle de la Villette (oui parce que quand il fait un peu trop chaud à Paris, on se prend un orage pour compenser c’est la règle). Le temps de prendre une bière, de me faufiler dans les premiers rangs et de voir la fin de “Rano Pano”. Dommage, j’aime bien “Rano Pano”. Le son est propre, c’est joli mais la setlist fait la part belle aux morceaux atmosphériques (“I’m Jim Morrison, I’m Dead”, “New Path To Helicon, Pt 1”, “Ithica 27o9”). Donc on regarde, on apprécie et on applaudit poliment. Mais on n’est pas transcendé non plus. On l’a dit, le son est propre mais il manque un peu d’amplitude et on retrouve ce sentiment frustrant déjà vécu dans cette (trop grande) salle : une certaine froideur, une distance entre le public et le groupe. Un public qui ne semble pas complètement concerné, qui plus est : certains papotent et ne prêtent que peu d’attention au concert, sans doute venus pour voir Jon Hopkins (on avait quelques doutes sur la cohérence de l’affiche, ils sont confirmés). Malgré ces désagréments, le groupe réalise une bonne prestation et la fin de concert va prendre une toute autre tournure. Après quelques frissons sur les arpèges délicieux de “Every Country’s Sun” qui clôturait de façon épique l’album du même nom, l’excellent “Remurdered” – bien plus remuant que sur disque (et bénéficiant contrairement aux autres titres d’un lightshow très poussé) – chauffera le dancefloor comme il faut avant Jon Hopkins. De quoi réconcilier les amateurs des ambiances cinématographiques propres aux écossais et les fans d’électro venus remuer leur popotin. Ces derniers vont toutefois vite déchanter avec un coup de grâce inattendu dont les trois mots font toujours vibrer les amateurs de post rock : “MOGWAI FEAR SATAN”. Lors de la longue plage contemplative à mi morceau, beaucoup tapent la discute tranquille, sans se douter de la déflagration à venir. Je ricane en silence. L’explosion est soudaine et sonne comme un énorme “VOS GUEUUULES” que je mourrai d’envie de leur envoyer dans les gencives. Mogwai le fait mieux que moi. Les réserves évoquées précédemment sont balayées, “Mogwai Fear Satan” est plus fort que tout. Dans la continuité, “Old Poisons” maintient les décibels à haut niveau avec une puissance et une explosivité qui auront parfois manqué dans la première partie du show. De quoi alimenter...

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