Près de 1000 Peel Sessions archivées et écoutables en ligne

Près de 1000 Peel Sessions archivées et écoutables en ligne

Durant près de 40 ans (de 1967 à sa mort en 2004), John Peel, animateur mythique de la BBC, a invité un nombre considérable d’artistes à se produire dans ses studios pendant une quinzaine de minutes. Vous connaissez sans doute certaines de ses sessions sorties ensuite sur albums (notamment sur son label Strange Fruit Records) mais pour beaucoup d’entre elles, il fallait aller chiner dans les recoins du web pour y jeter une oreille. Et bien, figurez-vous qu’un bienfaiteur du nom de Dave Strickson a réalisé un travail de fourmi et vient de mettre en ligne sur son blog près de 1000 Peel Sessions soigneusement rangées par ordre alphabétique. Quelques noms pour saliver : Nirvana, David Bowie, The Cure, Joy Division, Sonic Youth, Pavement, Nick Drake, The Jesus & Mary Chain, Buzzcocks, The Damned, Can, Babes In Toyland, T-Rex, Dinosaur Jr, Gang Of Four, PJ Harvey, Jawbox, Killing Joke… Vous n’êtes donc pas obligés de vous ruer dehors tout de suite, restez tranquilles et faites-vous donc plaisir avec tous ces live à portée de clic. On vous en met quelques-unes ci-dessous mais il ne tient qu’à vous d’aller faire vos courses directement chez le...

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PLAYLIST – David Bowie, l’anti best of

PLAYLIST – David Bowie, l’anti best of

Quatre ans déjà que le roi David nous a quittés et plus aucun nouveau son à se mettre dans les oreilles (simplement quelques nouvelles versions à l’intérêt variable qui ressurgissent comme par magie). Pas de livraison majeure d’inédits fantastiques en dehors d’un concert historique à Glastonbury en 2000. Retour gagnant du monstre Bowie dans un festival qu’il n’avait plus fréquenté depuis des décennies. Ce concert fut l’interprétation d’un best of, en mode festival. J’ai envie ce soir de m’envoyer du Bowie plein la tête, mais pas les titres les plus connus, sortir des sentiers battus (pour les non-initiés s’entend). Fermez les yeux, mettez un casque, c’est parti pour une virée magique. Laissez-vous guider, je vous emmène à la découverte de titres plus confidentiels et néanmoins géniaux. Aucun classement, aucune chronologie ni cohérence juste des chansons que j’adore… Let’s Dance! UN. “Time” tiré de Aladdin Sane, géniale balade, piano bastringue et Bowie en mode pute de cabaret, sommet de son époque Glam, composition fabuleuse, et les Spiders from Mars au sommet de leur art. DEUX. “Black Tie White Noise” tiré de l’album éponyme paru en 1993. Funk, Soul, chant sirupeux, dragueur, Bowie adorait la musique Black et savait s’y mettre aussi. Un régal. TROIS. “Jump They Say” tiré du même album. Drum’n Bass, cuivres, envie de se bouger le popotin, Bowie aborde ici un sujet très personnel et traumatisant : la schizophrénie de son frère qui mourra tragiquement (suicide). Tout est dit dans le titre. QUATRE (voire CINQ ET SIX) “Sweet Thing, Candidate et Sweet Thing Reprise”. Enchainement monstrueux de trois titres démentiels. Compos de folie. Bowie qui se lâche. Chant, cuivres, chœurs, claviers…. Derniers délires des Spiders sur l’album Diamong Dogs. Encore une fois un sommet. Et ces titres précédaient « Rebel Rebel » sur l’album. A l’époque c’est le roi du monde ! CINQ. “Telling Lies” Tiré de l’album Earthling, livraison monumentale des années 90 et retour au sommet (un de plus). Sublime morceau. Bowie chante comme si sa vie en dépendait. C’est juste bouleversant.SIX. “I’m Afraid Of Americans” tiré du même album. Il le disait en 1995. On continue de le penser. Ce titre est énorme. Influence Nine Inch Nails (pas étonnant avec Reznor à la prod… et c’est même lui qui pourchasse Bowie dans les rues de New York dans le clip !) SEPT. “Cactus” tiré de l’album Heathen (que j’adore). Reprise de Pixies. Bowie se l’approprie bien sûr mais comme souvent chez lui c’est un hommage. HUIT. “I Have Been Waiting For You” Autre reprise tirée du même album. Cette fois Bowie reprend un titre magnifique du Loner et le magnifie. On pensait leurs univers éloignés (mais pas antinomiques), pas tant que ça.NEUF. “Joe The...

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David Bowie – Aladdin Sane

David Bowie – Aladdin Sane

Vous voulez une histoire triste ? Et bien voilà, Aladdin Sane n’est pas reconnu à sa juste valeur. Même s’il arbore la pochette la plus iconique de la carrière de Bowie, il se retrouve en plein milieu des tops 10 qui ont été réalisés sur la carrière de l’artiste depuis sa mort, il ne figure pas dans les listes des 172 albums que vous devez écouter dans votre vie sous peine de vous payer la honte, il est même considéré par beaucoup comme moins bon que Hunky Dory et Low. Low, putain! Et tout ça, c’est parce qu’Aladdin Sane est l’album Panic Room* par excellence. Vous imaginez, passer après Ziggy Stardust ? Difficile de faire aussi bien ! Pourtant, le disque commence presque où le précédent s’était arrêté, avec un “Watch That Man” au rythme rock’n roll endiablé qui n’est pas sans évoquer “Suffragette City”, avec un mixage un peu plus brut et un saxo en rab, et nous offre de fabuleuses perles pailletées (la reprise de “Let’s Spend The Night Together”, qui tient la dragée haute à l’originale, ou “Cracked Actor” et son harmonica diabolique, un des meilleurs morceaux de Bowie). Peut-être, alors, le manque de reconnaissance serait-il dû au fait qu’Aladdin Sane serait un Ziggy Stardust bis ? Là non plus, ce n’est pas le cas. Le morceau titre est une petite bizarrerie pop incluant un solo de piano free jazz, “Panic In Detroit” est en quelque sorte la version rock d’une samba en jungle beat (ça parait très arty à vomir sur le papier, mais c’est irrésistiblement dansant dans les faits), “Drive-In Saturday” reprend des éléments du doo-wop pour un résultat qui donne envie de reprendre en choeur “Doo-doo-wah” à chaque couplet, “The Prettiest Star” s’inspire d’une danse grecque traditionnelle en y ajoutant une touche glam, bref David Bowie est inspiré, inventif, et le résultat souvent à la hauteur ; seule cette dernière offre surtout un moment pour aller pisser, mais le moment parfait pour aller pisser ! Ce ne sont donc pas les morceaux, la plupart sont à tomber avec des mélodies de haut niveau. Écoutez donc la poignante “Time” pour vous en convaincre ! Alors est-ce le concept ? L’artiste étant reconnu pour son univers, un disque qui se contenterait de reprendre la thématique et l’univers de ses années glam serait alors moins intéressant que d’autres ? Là encore, je ne pense pas. Car si Aladdin Sane est dans l’inconscient collectif rattaché à Ziggy pour son côté glam (et sûrement le visuel de sa pochette), il ne s’agit pas ici d’une variation sur le thème du rock’n roll et de la rock star, mais d’un portrait de l’Amérique par un musicien qu’elle repousse autant...

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David Bowie – Ziggy Stardust

David Bowie – Ziggy Stardust

Que dire sur ce disque qui n’ait pas déjà été dit ? Absolument rien, je pense. Alors on va faire simple. Soit vous connaissez déjà le disque par cœur et vous collectionnez avidement les avis sur celui-ci, dans ce cas vous pouvez limite passer votre chemin et en profiter pour l’écouter une fois de plus. Soit vous ne connaissez pas le disque, et je ne peux que vous conseiller d’aller l’écouter, vous pouvez donc passer aussi votre chemin. Si vous continuez à lire mon article malgré ça, vous n’avez que ça à faire alors profitons-en pour lister 5 points pour lesquels The Rise And Fall Of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars, qui fête ses 45 ans, est le meilleur disque de Bowie, et pas juste pour faire bien dans les classements Rock And Folk : – Déjà, c’est le premier album où Bowie s’est trouvé musicalement. Les 3 premiers étaient chacun très différents, on sentait le tâtonnement sur Hunky Dory notamment avec des titres comme “Queen Bitch”, mais là c’est enfin parti sans temps morts et super cohérent musicalement. Bowie fait partie de ces artistes dont les premiers albums représentent une véritable évolution musicale et pas le summum de leur carrière, et cette évolution arrive à son point d’orgue sur cette période. – Parce que ce n’est pas un album solo, mais des Spiders From Mars et qu’il représente le point où le groupe a trouvé son alchimie. Vu que Mick Ronson apportera à Bowie ses plus grands plans de guitare, ce n’est pas peu dire. – C’est un concept album qui est bon dans son ensemble sans jamais être chiant, et c’est assez rare pour être souligné. – Sous sa démarche artistique, c’est surtout un recueil de morceaux surpuissants, avec une face b quasi-parfaite, une intro (“Five Years”) et un final (“Rock’n Roll Suicide”) magnifiques et des temps faibles (“Soul Love”, “It Ain’t Easy” et “Star”) qui pourraient être des temps forts sur tellement d’autres albums. – Il contient “Moonage Daydream”, peut-être le meilleur morceau de Bowie. Voilà. L’année prochaine, je vous fais à peu près le même article sur Aladdin Sane. BCG LIRE LA CHRONIQUE DE STATION TO STATION LIRE LA CHRONIQUE DE LOW LIRE LA CHRONIQUE DE THE NEXT DAY LIRE LA CHRONIQUE DE BLACKSTAR LIRE LA CHRONIQUE DE L’EXPO “DAVID BOWIE...

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