Les derniers titres de David Bowie exhumés dans un nouvel EP

Les derniers titres de David Bowie exhumés dans un nouvel EP

  Alors que le superbe Blackstar ne s’est jamais éloigné très loin de nos platines depuis sa sortie l’an dernier, un nouvel EP No Plan, vient  compléter l’oeuvre, le jour où David Bowie aurait fêté ses 70 ans. Ces titres avaient été initialement enregistrés pour la comédie musicale Lazarus. On y retrouve le morceau-titre (déjà présent sur Blackstar) et 3 inédits, dans la lignée de l’album, dont « No Plan » assorti du clip réalisé par Tom Hingston (à visionner ci-dessous). A noter par ailleurs que vendredi prochain, Arte diffusera le documentaire inédit David Bowie, les cinq dernières années pour marquer le premier anniversaire de sa disparition. Il sera suivi de la diffusion d’un concert à Dublin en 2003, issu du Reality Tour....

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Dans le bac d’occaz #3 : David Bowie, Half Japanese, Neutral Milk Hotel

Dans le bac d’occaz #3 : David Bowie, Half Japanese, Neutral Milk Hotel

Chaque mois BCG plonge pour vous dans le bac d’occaz en écoutant des albums indispensables selon un journaliste musical, un oncle cool ou encore un ami mélomane. 30 ans (de 1977 à 2006), 30 disques. Chaque mois 3 albums de cette liste, écoutés au moins une fois par semaine. Les albums sont regroupés par le dernier nombre de leur année de sortie (1986-1996-2006, 1977-1987-1997, 1978-1988-1998, et ainsi de suite).   Dans le bac d’occaz #3 : les années en 8         1978 : David Bowie – La Trilogie Berlinoise* (Low–Heroes–Lodger) 2016, décès de Bowie oblige, c’était l’occasion rêvée de se replonger dans ce monument dans la carrière de l’artiste qui m’a toujours laissé froid. Si l’occasion était trop belle, elle s’est cependant avérée parfaitement inutile. Je reconnais que Bowie innove ici plus qu’il ne l’a sans doute jamais fait auparavant et qu’il ne le fera jamais après, car même s’il s’inspire toujours d’artistes d’avant-garde (en l’occurrence Kraftwerk et les précurseurs de la musique électronique), il se retrouve pour la première fois de sa carrière d’artiste à anticiper d’environ 5 ans ce que sera la musique populaire. Le problème, c’est que 5 ans plus tard, la musique populaire, c’est la musique des années 80 : sons électroniques cheap, funk, incursion de world music, et beaucoup, beaucoup de ridicule plus ou moins involontaire. Low et Heroes sont construits exactement de la même façon ; une face pop plus accessible et une face instrumentale plus expérimentale. Les premières révèlent les faiblesses d’écriture pop de Bowie comparé au début des années 70, tant tout ce qui se trouve sur ces deux faces (une pour Low, une pour Heroes) est soit anecdotique, soit mal réalisé (« Heroes », par exemple, c’est une mélodie très chouette mais pour un morceau trois fois trop long !) et fait pâle figure comparé aux tubes passés. Celui qui me dit que « Sound And Vision » vaut un « Life On Mars? » ou un « Space Oddity », sans même parler de « Ziggy Stardust », « Moonage Daydream » ou « Cracked Actor » remporte la palme de la mauvaise foi. Les autres faces, sûrement plus intéressantes dans leur démarche d’expérimentation, sont néanmoins sans intérêt si vous n’êtes pas amateur de sons électroniques primitifs, et n’ont pas franchement bien vieilli comparé à ce que la musique électronique a pu produire par la suite. Lodger, quant à lui, revient à du 100% pop, mais se vautre lamentablement. Le niveau n’est pas remonté du tout, et on tombe même parfois dans les affres de la pop 80s la plus craignos (« Yassaaaassiiiiin! »). Quand je pense qu’il y a des gens qui préfèrent ça à la période glam… sans commentaire. Je préfère pour ma part, s’il faut se replonger dans cette...

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Voix de Garage présente Choix de Garage #1 (Février 2016)

Voix de Garage présente Choix de Garage #1 (Février 2016)

Vous connaissez Voix de Garage ? C’est l’émission de nos potes qui officient sur la radio en ligne trensmissions.org Chaque mercredi, de 20h30 à 21h30, ils vous pètent les tympans avec du garage, punk, glam, indie rock de très bon aloi, sélectionnés par leurs soins. Deux des leurs, Guy (BCG) et Marlon (M.A), écrivent régulièrement sur nos pages. On a décidé depuis peu de pousser un peu plus loin la collaboration. On s’est dit qu’en joignant nos forces, on aiderait un peu plus lecteurs et auditeurs à faire le tri et s’y retrouver au sein de l’océan de merdouille musicale qui nous entoure, et au fil du temps, bientôt sans doute, nous parviendrons à nous imposer comme des références et à conquérir le monde. Si, si, vous verrez. En attendant, premier rendez-vous que vous retrouverez désormais chaque mois, une sélection commentée des meilleurs morceaux diffusés dans les émissions de février. Enjoy !   Diégo : « Quicksand » / Dinosaur Jr / The Wagon / 1991 / US, Massachussetts, Amherst / Warner Entendu dans Voix de Garage #51 Bowie nous a quitté, alors comme pas mal d’ex-teenage-fanboys j’ai chanté chanté chanté, mal mal mal, mes morceaux préférés de celui qui m’a tant fasciné. L’un de ceux que j’ai chanté le plus mal, c’est « Quicksand », sur Hunky Dory en 1971. Cette version c’est J Mascis de Dinosaur Jr. qui la chante et c’est vachement vachement vachement mieux. « I’ll Come Again » / The Brood / Single / 1992 / US / Estrus Records Entendu dans Voix de Garage Punk Pirate Radio #4 « I’ll Come Again » c’est les Legends en 1967 qui l’écrivent. Elle est reprise par The Brood en 1992 et ses choeurs sont toujours aussi bons. C’est du gros classique sixties qu’on a découvert sur feu Radio Momento. Attention, vous ne pourrez pas vous empêchez de fredonner ce refrain ! (Pas de lien internet, vous êtes donc obligés d’écouter l’émission)   Guy : « Rebels Rule » / Iron Virgin / Rebels Rule Single / 1974 / UK, Edinburgh, Scottland / Deram Entendu dans Voix de Garage Punk Pirate Radio #4 Certes, le terme glam a été une des nombreuses victimes musicales des horribles années 80 lorsque il a été récupéré par tout un tas de groupes de hard fm aux coupes de cheveux improbables et est aujourd’hui teinté de références calamiteuses, mais au départ, le glam, c’est ça. Des coupes de cheveux improbables, d’accord, et couplées à des tenues chatoyantes et scintillantes qui laissent souvent voir beaucoup trop de poils sur le torse pour être de bon goût, ça vient quasi-unanimement d’outre-manche (les seuls américains à avoir fait du glam réussi à l’époque, ce doit être Alice Cooper, mais on en reparlera une autre fois),...

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David Bowie – Station To Station (RCA)

David Bowie – Station To Station (RCA)

Fin 75, quand David Bowie débute l’enregistrement de Station To Station, son 8e album studio, il n’est pas au mieux psychologiquement, loin s’en faut. Bowie et son esprit bouillonnant, sa folie créatrice a remisé tour à tour ses costumes de Major Tom, Ziggy Stardust, Halloween Jack et s’apprête à camper un nouveau personnage. Cette forme de schizophrénie domptée jusqu’alors par sa folie créatrice est cette fois-ci difficilement maîtrisée en raison des montagnes de coke qu’il s’enfile. Bowie a été très marqué par la schizophrénie de son demi-frère Terry (qui se suicidera en 1983) et a vu, une de ses idoles Syd Barrett, subir le même type de descente eux enfers… Il craint donc de sombrer à son tour. En proie à de sévères hallucinations (du genre cadavres qui tombent devant sa fenêtre et sorcières voleuses de sperme, du costaud..) et une paranoïa excessive, Bowie est en train de se perdre à Los Angeles. Son alimentation est alors réduite à portion congrue : des poivrons et du lait… Son biographe David Buckley le décrit dans un état de « terreur psychique ». Il déclarera plus tard avoir failli laisser sa vie dans la cité des anges et y avoir vécu les jours les plus sombres de sa vie. Il considérait d’ailleurs après coup Los Angeles comme une « putain de ville qu’on devrait rayer de la surface du globe ». L’enregistrement de Station To Station demeure bien mystérieux puisque Bowie lui-même déclarera ensuite n’en avoir quasiment aucun souvenir. Ses narines s’en souviennent en tout cas. Néanmoins, ce Bowie au fond du trou est inspiré comme rarement. Et s’apprête à décloisonner de nouvelles portes où il s’engouffrera par la suite avec délice. La période glam (sa meilleure pour beaucoup et on peut difficilement leur donner tort) n’est qu’un lointain souvenir. Station To Station se trouve à la croisée des chemins, entre le « funk blanc » amorcé par Diamond Dogs et Young Americans, et la trilogie berlinoise à venir, qui continuera de façonner la légende du bonhomme. Un bonhomme qu’il faut désormais appeler le « thin white duke ». Finie l’excentricité des délires glam, place à la rigueur. Blanc comme un linge, cheveux gomina plaqués en arrière, stricte comme un officier SS. Station To Station n’est que paradoxe. Aussi accessible qu’impénétrable, aussi jouissif que complexe. Seulement six titres mais des tonnes d’idées, de tentatives, de variété. Le single « Golden Years » est pourtant trompeur. Dans la continuité de Young Americans, il fait bouger les miches et donne ainsi un calmant à RCA, son label qui le tanne pour un single. Efficacité redoutable et pare-feu idéal. Bien vu. Le titre le plus fascinant de l’album est le premier, le morceau-titre, un monument qu’on pourrait presque scinder en trois. Au loin, le...

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« Mon David Bowie à moi » par la rédaction

« Mon David Bowie à moi » par la rédaction

Comme il ne meurt pas tous les deux jours des musiciens de la trempe et de l’importance de David Bowie (encore heureux), et comme sa gigantesque carrière a marqué chacun de nous à des degrés divers, et que nous avons chacun des souvenirs liés à ses albums, ses chansons, ses costumes, ses clips, chacun nos préférences dans sa discographie… Nous avons décidé de vous raconter notre Bowie à nous.     *****************   Je me sens si petit pour parler du grand David Bowie. Qui suis-je pour faire couler mon encre en sa mémoire ? Tant de gens l’ont fait et continueront à le faire… Certains l’ont fréquenté de près, d’autres ont découvert la musique grâce a lui… Ce n’est pas mon cas. Je ne suis qu’un modeste mélomane, qui a vibré maintes fois à l’écoute de ses disques et éprouve donc la simple envie de remercier ce grand artiste pour ce qu’il m’a offert. Bowie était grand, oui indubitablement. Bowie a côtoyé les plus illustres musiciens de ce siècle, a touché à tous les genres, a influencé le monde entier. Bowie a traversé les époques, les courants, les générations. Il a tout fait, tout vu, tout vécu. Mais ça vous l’avez lu et relu et donc à force vous vous en cognez pas mal, pas vrai ? Bercé par les albums de Bowie durant toute mon enfance (merci padre), j’ai d’abord écouté d’une oreille distraite, sans doute en jouant aux camions, puis aux jeux vidéos, puis en fumant des spliffs, sans en retenir plus que ça. A part sans doute inconsciemment. Ado, j’étais plutôt groupes des 90s, la scène de Seattle (merci frangin) puis les trucs de métalleux pour kids, la rebelle attitude (plutôt « fuck you i won’t do what you tell me » que « Rebel Rebel »). Et puis au fur et à mesure, le hip hop, l’électro, le reggae, le dub… Des découvertes fondamentales, merveilleuses, quelques merdes aussi qui n’ont pas résisté au poids des années. Mais les 60s, 70s, toutes ces musiques de vieux, je connaissais vaguement, je respectais « pour la forme », conscients de leur importance, mais je n’écoutais pas encore vraiment. Et puis, un jour forcément, comme pour les Doors, Led Zep, Pink Floyd, j’ai voulu creuser le truc. M’attaquer à la bête. J’ai commencé par un best of forcément, je suis humain. J’aurais dû demander conseil au padre pour le coup. Mais vous savez ce que c’est quand on est ado, la communication avec les parents c’est pas toujours notre fort. On se rattrape avec l’âge. A l’écoute du best of, ça ne m’a pas échappé que le monsieur avait quand même écrit pas mal de tubes. Et qu’un certain nombre d’entre eux étaient carrément...

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