5 ans d’Exit Musik – Birth Of Joy, Wonderflu, The Blind Suns le 10 novembre au Petit Bain !

5 ans d’Exit Musik – Birth Of Joy, Wonderflu, The Blind Suns le 10 novembre au Petit Bain !

  Putain 5 ans ! 5 ans qu’on s’est lancé dans cette drôle d’aventure, juste pour le fun et sans la moindre idée de comment ça pourrait évoluer. Aujourd’hui on peut le dire : ça valait le coup. On s’amuse toujours autant à parler musique avec passion, entre mauvaise foi assumée et cris d’amour déraisonnés. Et si ça se trouve, on sera encore là dans 10 ans… En attendant, pour fêter cette première étape importante, on a pensé se faire une petite sauterie dans une de nos salles parisiennes préférées, avec la fine fleur de l’indie rock français et des bataves qui, parait-il, se débrouillent pas trop mal sur scène…   Vendredi 10 novembre au Petit Bain… Exit Musik fête ses 5 ans !   Birth Of Joy (NL)   En 2005, les Birth of Joy ont gobé une pilule datée approximativement de la fin des 60s-début 70s et ne sont jamais vraiment redescendus. Héritiers des Doors pour le côté blues psychédélique (et pour la formation guitare/orgue/batterie), ils cultivent également le goût pour les éruptions sauvages plutôt familières du garage et du punk. Un an après l’acclamé Get Well, les Birth Of Joy nous font l’honneur d’une date unique à Paris en 2017, et on n’est pas peu fier de les avoir. Gare au mal de mer, la péniche du Petit Bain va sérieusement tanguer !   Wonderflu (FR) Leur venue s’imposait comme une évidence. Voilà un groupe qu’on a découvert peu de temps après les débuts d’Exit Musik, qui nous a accordé l’une de nos premières interviews, et qu’on n’a jamais perdu de vue depuis. On a bien fait puisqu’après avoir empilé les EP, ils viennent de sortir cette année un copieux premier album de 30 titres, se payant même le luxe d’y inviter Troy Von Balthazar. TvB qui se sent comme un poisson dans l’eau aux côtés d’un groupe perpétuant avec talent la tradition des grandes formations indie rock. Comme au temps béni des années 90.   The Blind Suns (FR) Adoubés par Clive Martin (The Cure, Nick Cave, Queen…) qui a produit leur dernier EP, programmés au SXSW d’Austin, qualifiés par Jim Rose (du Jim Rose Circus) de « Jesus & Mary Chain avec un vagin », la dream pop éthérée aux accents shoegaze des angevins ne laisse personne insensible. Un sens de la mélodie raffinée, un amour pour la saturation et, plus surprenant, une légèreté très surf music (qui, pour le coup, évoque plutôt Allah-Las), voilà de quoi nous apporter à coup sûr le soleil en plein mois de novembre.     Billetterie : Weezevent / Digitick Evènement Facebook Teaser vidéo (by Alain Dutertre) : Venez, ça va être le pied bordel !...

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PJ Harvey @ Zénith (Paris), 21/10/16

PJ Harvey @ Zénith (Paris), 21/10/16

Pour ceux qui n’auraient pas suivi l’évolution récente de la carrière de PJ Harvey, un rappel des faits s’impose : depuis White Chalk (2007), la dame a amorcé un virage assez prononcé dans sa musique. La rage des débuts s’était déjà peu à peu atténuée, ces trois derniers albums sont clairement dans un registre nouveau. Depuis 2007 donc, pas loin de 10 ans tout de même (donc on n’a plus vraiment d’excuse pour tomber des nues aujourd’hui…), Polly Jean fait dans le maniéré, le chiadé, elle est en représentation. De quoi en rebuter plus d’un mais finalement ça lui va plutôt bien. Et si on se penche deux secondes sur sa carrière, on se rend compte que cette facette de sa personnalité artistique était déjà là, simplement distillée à (toutes) petites doses, là où elle a aujourd’hui pris le pas sur le reste. Alors plutôt que chouiner dans son coin, à réclamer de la sueur et du sang, il faut accepter de la voir dans un cadre strict, entourée de pléthore de musiciens (ô combien talentueux, on y reviendra), face à un public attentif à la moindre note. Il faut accepter car cette dame est tout de même impressionnante. Quand elle débarque de façon très cérémoniale entourée de ses tambours qui battent en rythme (« Chain Of Keys »), on se tait, on observe attentivement et on se laisse happer par sa grâce. La reine est là. La magie opère très vite, que l’on apprécie modérément (comme moi) ou de façon démesurée son Hope Six Demolition Project, il faut se rendre à l’évidence : ses morceaux prennent une ampleur considérable sur scène. Autour de Polly, le plateau est de choix : James Johnston (Gallon Drunk), John Parrish (ex-comparse de Nick Cave, producteur et acolyte de toujours de madame), Terry Edwards (Madness), Mick Harvey (autre ex-Bad Seed)… mais c’est elle que tout le monde dévore du regard, c’est d’elle que chacun boit les paroles. Dans sa longue robe noire échancrée, elle est d’une élégance rare. PJ hypnotise l’auditoire. Et sa voix nous transporte. « The Ministry Of Defence » et son riff d’ouverture redoutable rappelle qu’il s’agit bien d’un concert de rock même si le tout prend assez vite des allures de fanfare. Les mots de PJ résonnent comme des slogans, elle est en campagne et son armée de communicants confère à son discours un impact certain. « The Community Of Hope », si entraînant et communicatif, nous conforte dans ce sentiment qu’on vit un grand moment. Le tryptique Let England Shake (« Let England Shake »/ « The Words That Maketh Murder »/ « The Glorious Land ») vient enfoncer le clou et confirmer que cet album-là était un sommet dans son genre. Un sommet qu’il sera bien difficile d’égaler. « Oh America,...

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Thee Oh Sees @ La Cigale (Paris), 14/09/16

Thee Oh Sees @ La Cigale (Paris), 14/09/16

Les Oh Sees sont devenus hype, c’est un fait. Ceux qui les suivent depuis le début doivent éprouver une pointe de fierté (ou d’amertume, c’est selon) à les voir truster l’affiche d’une salle de la dimension de La Cigale. 950 personnes quand même. Pour un concert de garage qui sue à grosses gouttes ça commence à faire. Ça doit bien faire marrer John Dwyer aussi. Remarquez on ne peut pas dire qu’il se soit ménagé pour en arriver là. 11 albums en 8 ans, il n’y a guère que son pote Ty Segall (l’autre éminent représentant du « renouveau de la scène californienne » comme on peut le lire partout dans les magazines rock importants) pour rivaliser. Ce même Segall qui avait lui aussi rempli la Cigale il y a 2 ans. Et d’ailleurs en y songeant à nouveau, on avait un peu vécu le même type de soirée. En clair, dans les deux cas : on a perdu 14 litres de sueur, reçu à peu près autant de litres de bières sur la tronche, on a sacrément rigolé et à la fin on s’est dit « putain, ça c’est ce que j’appelle un bon gros concert de ROCK« . On a cru apercevoir ce bon vieux Philippe Manoeuvre juste derrière nous avant le concert mais ce n’était qu’un vulgaire sosie : Philman en a vu d’autres mais maintenant il prend soin de ses vestes en cuir. Non mais. Ça c’est pour l’anecdote (qui sert à rien, certes). Thee Oh Sees donc. Deux batteurs désormais et c’est pas vraiment pour la déco car les bougres font un boucan de tous les diables et accaparent presqu’autant notre attention que ce bon vieux John Dwyer au style inimitable (pour ceux qui voient pas le tableau, guitare remontée juste en dessous du cou, micro quasiment gobé et gesticulations incessantes). Energie féroce et puissance dévastatrice, ces gars-là sout sauf des petites frappes. Ouverture rêvée avec « The Dream ». Pour le jeu de mot on repassera mais pour nous mettre dans le bain il n’y avait pas mieux. Le feu en quelques secondes. « The Dream », ça devrait être ça obligatoirement : ouverture ou clôture de concert. Le ton est donc donné d’entrée et on ne va jamais redescendre de cette douce euphorie qui s’est emparée de nous. Un concert des Oh Sees c’est toujours pareil : ça hurle, ça joue vite, fort et bien. Dans le public, d’énormes pogos s’enchaînent et la scène est envahie constamment. Au grand dam d’une sécurité qui fait ce qu’elle peut mais a bien du mal à contenir un tel enthousiasme. Sans grande surprise, les morceaux du dernier album sont ceux qui envoient le bois (« Plastic Plant », « Ticklish Warrior »), on pourrait déplorer cet « oubli » d’escapades...

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L’Espace B va fermer ses portes

L’Espace B va fermer ses portes

C’est une bien triste nouvelle que l’on vient d’apprendre. L’Espace B, excellente petite salle parisienne, qui depuis 4 ans propose une remarquable et exigeante programmation, va cesser de faire le bonheur des amoureux de la musique… et des curieux. Ce sont eux qui avaient fait venir FIDLAR pour la première fois en France, c’est chez eux que Howlin Banana, Influenza Records ou Teenage Menopause avaient leurs ronds de serviette. D’ici à la date fatidique, le 22 décembre prochain, nombreuses seront les occasions de dire au revoir et merci à l’espace B . Pas moins de 21 concerts, sans doute de belles découvertes et des supers soirées en perspective, à des prix très abordables. Vous savez ce qu’il vous reste à faire....

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Low @ Divan du monde (Paris), 03/11/15

Low @ Divan du monde (Paris), 03/11/15

Je n’avais pas prévu d’écrire à propos de ce concert. Mais là je ne tiens plus, il faut que j’en parle. Alors me voilà parti pour vous conter une douce et belle nuit automnale. Soirée de gala au divan du monde avec Low, auteur d’un des albums de l’année et qui mène une carrière des plus admirables. C’est le songwriter australien Mike Noga qui a l’honneur d’ouvrir le bal accompagné d’un second guitariste qui prête main forte aux choeurs régulièrement. Visiblement ravis d’être là, ils nous font passer un agréable moment, avec des chansons allant « du triste au suicidaire » (c’est eux qui le disent !) avant une fin de set plus enlevée. Et puis, Low. Quelques secondes de « Gentle » suffisent à planter le décor, à nous happer dans l’univers Lowien. Le divan du monde, cosy mais plein comme un oeuf, leur va comme un gant. Le son est gargantuesque. La basse fait vibrer les murs, les chants emplissent l’espace. Puissance et clarté, frissons à tous les étages. Le concert débute comme le dernier album : « Gentle » et « No Comprende ». Autant dire, parfaitement. La voix de Mimi Parker est d’une pureté incroyable, les compos prennent encore plus sens sur scène, les versions entendues surclassant dans leur grande majorité celles sur disque. Ce n’est pas peu dire, vu les bijoux interprétés ici. Peu bavard, Alan Sparhawk se contente simplement de caresser ses cordes et de nous emporter avec sa voix d’une intensité poignante venant percer l’obscurité. Et quand les deux chants résonnent de concert… on s’accroche aux rambardes ! Oui car on est installé aux balcons, bénéficiant ainsi d’un surplomb idéal pour savourer ces moments d’osmose absolue. Le dernier album est largement représenté et une « Monkey » dévastatrice vient nous rappeler entre temps que quand Low décide de s’énerver, il ne le fait pas pour rien. « Landslide » aussi fait trembler le décor après les nombreux instants de grâce (« Lies », « Holy Ghost », « DJ »). Et de s’achever sur les longs et sublimes choeurs évanescents de Mimi. Quoi de mieux pour partir avant le rappel ? Si le public ne s’était pas montré un poil timoré (ou extatique ?), il aurait sans doute entonné à son tour les « ouhouhouhou » qui vont bien jusqu’au retour du groupe. Certains s’y sont risqués, les autres ont sans doute craint de paraître ridicules en passant après Mimi. Il est vrai qu’il y a de quoi être intimidé. Comme si ce n’était pas suffisant, Low nous offre au rappel l’inattendu « Words », ce chef-d’oeuvre du premier album qu’on n’osait même pas espérer. Qu’est-ce qu’on a bien fait pour mériter tant ? Mike Noga et son acolyte ont eux aussi dû se sentir privilégiés, c’est déjà la classe d’ouvrir pour Low mais venir jouer avec...

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