Concours : 2 places à gagner pour E à l’espace B (Paris)

Concours : 2 places à gagner pour E à l’espace B (Paris)

Il y a peu, on vous parlait du concert captivant livré par Thalia Zedek à l’Olympic Café. Et bien, figurez-vous que la dame (ex-chanteuse des merveilleux Come, Uzi et Live Skull) est de retour dès la semaine prochaine dans la capitale. L’heureux évènement, encore organisé par les décidément très inspirés GTOK GTKO, se déroulera à l’Espace B cette fois, le 18 juin prochain. Aux côtés de la prêtresse blues/noisy, deux autres pontes de la musique bruyante, Jason Sanford (Neptune) et Gavin McCarthy (Karate) qui forment avec elle le trio E dont le rock puissant et mélodique devrait hérisser sans peine les poils des spectateurs. Pour vous en convaincre, jetez donc une oreille à “Pennies” (tout en bas), l’un des titres issu de leur remarquable Negative Space qui vient de débouler dans les bacs (on vous en reparle vite). Et pour vérifier l’efficacité du trio sur scène, vous pouvez prendre vos places ici ou tenter de la gagner en nous envoyant votre nom et prénom par mail à l’adresse contact.exitmusik@gmail.com avec pour objet “concours E”. Bonne chance ! L’évènement Facebook...

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Damon & Naomi + Thalia Zedek + Rach Three @ Olympic Café (Paris), 21/02/18

Damon & Naomi + Thalia Zedek + Rach Three @ Olympic Café (Paris), 21/02/18

Le charme discret de la mélancolie Il est des jours comme ça où les astres s’alignent et où Orphée semble bien disposé. Celui au cours duquel Thalia Zedek et Damon & Naomi ont décidé de tourner ensemble est de ceux-là, tant chacun incarne à sa manière un bout de l’histoire du rock indépendant américain. Les adeptes de saturations mélancoliques et de belles mélodies se sont agglutinés le 21 février dernier, rue Léon à Paris, à l’Olympic Café, pour assister fébrilement à cette communion rock inespérée ! En guise de mise en bouche, GTOK? GTKO!, dealeurs de concerts pour le plus grand bien de nos oreilles, ont programmé Rach Three qui, seul en scène accompagné de sa guitare, nous offre un set intimiste, dépouillé et à fleur de peau. L’ambiant folk du français joue sur la corde sensible. Il convoque une certaine idée de la chanson française, poétique et minimaliste et fait preuve d’une appétence pour la noirceur et le mysticisme du néo folk anglo-saxon. L’exercice est racé, élégant, troublé malgré tout par quelques hésitations, mais qui ne demande qu’à se déployer avec plus d’ampleur. Bottines noires qui foulent la scène, style vestimentaire décontracté, guitare Hagstrom avec autocollant FCK NZS apparent, la reine de la saturation Thalia Zedek fait son entrée, et avec elle tout un pan du rock nineties se retrouve convié à la fête. Uzi, Live Skull, Come, Thalia traîne ses guêtres dans le rock depuis presque 40 ans et n’a jamais cessé d’apporter sa pierre à l’édifice, en témoignent ses récentes sorties discographiques, ainsi que le projet de supergroupe A Band Called E, monté avec des membres de Neptune et Karate. Avec l’habileté d’une équilibriste, Thalia alterne ce soir entre douce mélancolie et distorsion maîtrisée. Elle joue en solo plusieurs morceaux issus de son dernier album en date, Eve, dont les beaux “You Will Wake” et “By The Hand”, et le plus épique “Afloat” qui clôt le set. Une constante demeure, sa voix est unique, à la fois puissante, profonde et éraillée. Son chant traîne un spleen et une rage contenue, il sollicite à lui tout seul un vaste champ émotionnel. La guitare est tour à tour rêche et délicate, baignée par un son bluesy aux accents noise acérés. Rengaines dépressives, complaintes rock brutales, Thalia Zedek démontre une fois de plus – s’il fallait en douter – toute l’étendue de son talent. En prime, plusieurs nouveaux morceaux sont au programme, dont deux petites merveilles : “War Not Won” et “Fighting Season”.   Damon Krukowski et Naomi Yang, un duo discret qui n’a pas usurpé le culte qui l’entoure depuis la parution de More Sad Hits, en 1992. Anciens de Galaxie 500, icône de la dream pop au...

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Birth Of Joy – Hyper Focus

Birth Of Joy – Hyper Focus

Avec ses prestations scéniques fiévreuses (on sait de quoi on parle) et quelques solides albums au compteur, Birth Of Joy jouit depuis quelques années maintenant d’un statut particulier en France (comme ils nous l’expliquaient l’an dernier). Et le 5e album des néerlandais, Hyper Focus, ressemble fort à une nouvelle occasion de franchir un palier. Enregistré live (comme toujours) Hyper Focus a le mérite d’être hyper costaud. Intro batterie/clavier qui groove à mort, refrain scandé façon “Grow” (un de leurs tubes imparables), break hystérique, solos endiablés. Il y a tout, et même plus dès l’entame “Join The Game”. On ne va pas se mentir, à l’image de ce morceau, Hyper Focus a les défauts de ses qualités. C’est efficace en diable, ça pétarade tous azimuts. Une machine de guerre bien huilée. Trop huilée parfois. On aimerait que le groupe s’autorise quelques sorties de route (maîtrisées, cela va de soi) et surprenne davantage. Ils le font par moments, et avec réussite (“Forenoon” qui calme le jeu avant de partir dans des envolées Floydiennes quand Kevin Stunnenberg se la joue Gilmour, l’excellente “Witches Hammer” à la Mike Patton où heavy rime avec zarbi et grain de folie). Mais ces escapades ne suffisent pas à nous sortir d’une certaine monotonie (l’album dure 51 minutes, ça joue aussi). Les quelques interludes instrumentales (“i”, “ii”, “iii”) se révèlent assez anecdotiques, et certains morceaux prennent aisément le pas sur d’autres (“Riff Raff” qui riffe sec, “Let It Slide” qui avec son groove contagieux envoie valser nos considérations de journaliste aigri). Le synthé manzarekien est par ailleurs omniprésent. Et sur la très bluesy “Poor Duffy”, le fantôme de Morrison plane à ses côtés. Ce n’est ni la première ni la dernière fois que Birth Of Joy nous fait le coup. Mais il le fait toujours très bien. Bref, rien de bien nouveau pour Birth Of Joy qui maitrise toujours son affaire. Les fans du groupe vont se régaler. Les amateurs, s’ils passent outre le manque d’effet de surprise, y trouveront leur compte. Ceux qui n’étaient guère convaincus ne le seront pas davantage. Jonathan Lopez   LIRE LE REPORT PHOTOS 5 ANS EXITMUSIK : BIRTH OF JOY + WONDERFLU + THE BLIND...

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Damon & Naomi + Thalia Zedek à l’Olympic Café le 21 février !

Damon & Naomi + Thalia Zedek à l’Olympic Café le 21 février !

  Réservez votre 21 février ! Vous n’en avez peut-être pas entendu parler, c’est pourtant une sacrée affiche que proposera l’asso GTOK GTKO à l’Olympic Café (Paris). Le talentueux Rach Three ouvrira le bal avec sa folk dark et habitée. Suivra Thalia Zedek. Connue notamment pour être la frontwoman de ce merveilleux groupe qu’était Come, elle a également œuvré au sein des non moins recommandables Live Skull et Uzi et évolue actuellement en solo dans un registre blues empreint de classe. Last but not least, Damon & Naomi clôtureront cette soirée et nous rappelleront au doux souvenir de Galaxie 500, groupe phare de slowcore aux envolées mélancoliques inoubliables. Tout ceci se déroulera donc le même soir à l’Olympic Café, pour la modique somme de 8,50€. On voudrait pas vous forcer la main mais ça ressemble quand même à une soirée immanquable… Jonathan Lopez L’event FB La billetterie Regardez donc tout ce beau monde qui reprend Leonard Cohen   LIRE LA CHRONIQUE DE COME – ELEVEN...

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Interview – Mark Lanegan

Interview – Mark Lanegan

On est forcément un peu impressionné quand on s’apprête à rencontrer le grand Mark Lanegan. Grand par sa stature, grand par son talent, immense par sa carrière et sa voix rauque inimitable. Alors quand, quelques heures avant un énième concert magique au Café de la danse, on se rend dans sa loge de 3m2, qu’on lui demande si on peut fermer la porte et qu’il nous répond “si tu veux mourir de suffocation, à toi de voir“, on se dit qu’on va soit se faire bouffer tout cru par le grand méchant Mark soit se retrouver face à un bonhomme posé, capable de bienveillance et de traits d’esprit. Et c’est à la deuxième facette que nous avons eu droit. Interview.   “(Mes influences électro/new wave) C’est plus marrant à chanter, c’est le genre de musique que j’aime écouter. Je suis content d’avoir survécu pour pouvoir faire des disques que j’aime !” Gargoyle semble être une évolution logique de ce que tu avais entamé sur Blues Funeral puis poursuivi sur Phantom Radio. Tu sembles de plus en plus dans ton élément avec ces atmosphères électro/new wave … A quel moment tu t’es dit que tu souhaitais évoluer de cette façon-là, et pourquoi ? C’est le genre de musique que j’écoutais depuis les années 80. Quand j’ai commencé à faire des albums, j’ai fait le genre de disques que j’étais capable de faire. Maintenant je peux faire des choses plus sophistiquées musicalement et je veux faire des albums qui correspondent à ce que j’ai envie d’écouter. J’apprécie mes premiers albums mais j’ai fait beaucoup de disques calmes, encore une fois parce que c’est ce dont j’étais capable, je m’éclate à faire les disques que je fais aujourd’hui. C’est plus marrant à chanter, c’est le genre de musique que j’aime écouter. Je suis content d’avoir survécu pour pouvoir faire des disques que j’aime ! Et ce changement de direction est due aussi aux personnes avec qui tu travailles ? Comme Rob Marshall sur ce disque, qui a visiblement eu une influence prépondérante. Oui, il a écrit la musique de plus de la moitié du disque. Rob m’avait donné de la musique à faire pour son disque (le projet Humanist, ndr), six mois avant ça. Je ne savais même pas qui c’était – c’est son management qui m’a transmis ce qu’il faisait – j’ai vraiment aimé, c’était tout à fait mon genre. Donc je m’y suis mis très vite et lui ai renvoyé 3 chansons. Puis il m’a envoyé un mail en me disant que si j’avais besoin de morceaux pour mon propre groupe, il serait ravi de le faire. J’étais en train de finir ce qui allait devenir Gargoyle. Il me restait...

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