Exclu : découvrez le nouveau clip de C’mon Tigre

Exclu : découvrez le nouveau clip de C’mon Tigre

© Maurizio Anzeri Nous avions beaucoup aimé leur premier album aventureux et inspiré qui mixait avec bonheur world music, funk, jazz, blues, et plus si affinités. Les italiens de C’mon Tigre reviendront le 15 février avec leur nouvel album, Racines, à paraitre chez BDC. En attendant, nous vous proposons de découvrir en exclusivité leur nouveau clip aussi étrange que fascinant “Behold The...

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Night Beats – Myth Of A man

Night Beats – Myth Of A man

(Heavenly, 18 janvier 2019) Depuis l’excellent Who Sold My Generation sorti il y a 3 ans déjà, le quatrième album des Nights Beats était attendu de pied ferme. Le voilà enfin entre nos mains fébriles et dès la première écoute, le constat est clair : l’énergie et le psychédélisme d’antan ont été supplantés par un son plus assagi et bluesy. Pour cela, Danny Lee Blackwell, le leader du groupe, a quitté son Texas natal, pour poser santiags et valises à Nashville en confiant la production à Dan Auerbach, l’une des moitiés des Black Keys. Il s’est également entouré de musiciens de session qui ont travaillé avec des légendes comme Aretha Franklin et Elvis. A l’écoute de Myth Of A Man, difficile de ne pas faire le parallèle avec le dernier Arctic Monkeys, son côté rétro, son chant très en avant, parfois proche du crooner (« Too Young To Pray »). La première écoute de l’album est déroutante et laisse un peu perplexe. Myth Of A Man nous semble d’abord quelconque mais finit, au gré des écoutes, par dévoiler ses qualités et devenir plaisant, pour peu qu’on accepte le changement de cap opéré par le groupe. Un sentiment de spleen plane sur ce disque marqué par la période destructrice que le groupe a traversé durant le processus de composition. A travers ses différents personnages, Blackwell nous dessine le mythe d’un homme, probablement son double, en quête de rédemption. La démarche est louable et donne lieu à un album non dénué de charme, à défaut d’être incontournable. Reste à voir ce qu’il donnera sur scène le 14 février prochain à Petit Bain (Paris). Alain Dutertre LIRE LA CHRONIQUE DE WHO SOLD MY GENERATION LIRE L’INTERVIEW DE NIGHT...

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Dirty Deep – Tillandsia

Dirty Deep – Tillandsia

(Deaf Rock, 30 novembre 2018) Nous avions déjà pu constater le talent de Dirty Deep lors du festival de Binic quand il était venu défendre Back To The Roots, son premier album, il y a une dizaine d’années. A l’époque, le groupe n’était incarné que par Victor Sbrovazzo qui œuvrait en mode one man band. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et la tête pensante du groupe est désormais entourée d’un batteur et d’un bassiste, à l’heure de livrer son 4ème album sous le label strasbourgeois Deaf Rock Records. Dès la première écoute, ce blues du delta sent bon le bayou. Rien de révolutionnaire, certes, mais à la différence de Greta Van Fleet qui frôle la parodie de Led Zeppelin, le trio alsacien s’approprie cette musique et nous la fait partager avec inspiration et énergie, à la façon d’un Raconteurs français. Dès le premier morceau “Road Dawgs” on se lève, non pas pour se taper un yaourt, mais pour taper des mains avec eux sur ce gospel et chanter à leur côté avec notre plus belle chemise à carreaux sur les épaules. Les morceaux blues rock s’enchainent à merveille avec des riffs qui restent en tête (“Sunday Church”, “Shake It!”, “Hanging On A Oak Tree”, “Wild Animal”) et des ballades efficaces (“You’ve Got To Learn”, “By The River” et la très country “Last Call To Heaven”). Un retour aux sources qui s’achève par la bonus track bien nommée “Whiskey Song”. Entouré de sir Jim Jones en personne à la production, Dirty Deep nous livre un blues poisseux et ténébreux qui nous replonge avec bonheur dans les plus belles heures du blues du Delta. On aurait tort de s’en priver. Alain...

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Kurt Vile – Bottle It In

Kurt Vile – Bottle It In

Si quelqu’un avait des doutes quant à l’inspiration de Kurt Vile, celui-ci vient de les dissiper d’un coup d’un seul. Après une parenthèse (guère transcendante) avec Courtney Barnett, avec qui il partage un goût pour la décontraction à toute épreuve, le voilà qui dégaine un album long de près d’1h20 ! On va essayer de faire plus concis que lui… Après l’inaugural “Loading Zones” (qui évoque le “Pretty Pimpin” de l’album précédent, en moins efficace tout de même), Kurt se lâche et nous dévoile une à une toutes ses facettes. L’une de nos préférées : l’admirateur de Neil Young, quand il s’embarque dans de longues virées instrumentales dans les grands espaces. On retrouve là le Kurt Vile de Wakin On A Pretty Daze et il est séduisant (à l’image de “Bassackwards”, l’un des 3 morceaux de 10 minutes – 10, oui ! -, d’une quiétude absolue dont on se délecte sans modération). On est moins convaincu par ses tentatives inattendues comme le country/pop “One Trick Ponies” totalement insouciant avec ses chœurs enflammés ou par ce “Rollin With The Flow” frisant la mièvrerie. Et le “Check Baby” qui suit (8 minutes au compteur), assez quelconque, ne nous excite guère plus. Après tout, y a pas de mal à se faire plaisir mais ces trois morceaux à la suite brisent un peu l’élan. D’autant qu’en dehors de ça, on ne jettera rien aux orties et surtout pas ces très touchantes ballades mélancoliques (“Mutinies” avec Kim Gordon à la gratte, “Cold Was The Wind” et le bruit de la pluie contre la fenêtre et surtout la raffinée “Bottle It In” soulignée par de délicates notes de harpes) qui changent du branleur séducteur qu’on connait bien… mais qui fait toujours mouche (“Hysteria” où Kurt nous cause d’hystérie sans jamais se départir de son ton aussi relax qu’un panda émergeant de sa sieste ou quand il ressort son bon vieux banjo sur “Come Again”). Kurt Vile conclut par une “Skinny Mimi”, dédiée à sa chère et tendre (« you might want to roll her up in a ball and eat her in a sandwich but it’s mine, man »), calant même un solo bluesy pour la faire fondre, et nous avec. Voici donc un album très personnel et très varié, résumant parfaitement la carrière du bonhomme (sept albums solos, ça commence à faire). Trop long diront certains mais il faut croire que le slacker est bosseur et en nous proposant 1h de grande qualité sur 1h20 de disque, on aura du mal à lui en vouloir. Jonathan Lopez...

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Birth Of Joy, c’est fini

Birth Of Joy, c’est fini

  This is the end. C’est avec beaucoup de tristesse que nous apprenons que les hollandais de Birth Of Joy se séparent après 13 ans de carrière et cinq albums dont le dernier, Hyper Focus, sorti en début d’année. Ce groupe mêlant blues et hard psychédélique marqué par les années 70 avait une valeur sentimentale à nos yeux puisqu’ils avaient joué l’an dernier à Petit Bain (Paris) à l’occasion de nos 5 ans et avait réalisé (comme toujours) une performance éclatante. Ils se produiront une dernière fois chez eux, au Paradiso d’Amsterdam le 3 janvier 2019. Merci pour votre musique, votre énergie et, sans doute, à très bientôt dans de nouveaux projets ! Jonathan...

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