Tacocat – Lost Time (Hardly Art/PIAS)

Publié par le 5 juillet 2016 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

tacocatIl y a des disques qui mettent de bonne humeur, et Lost Time de Tacocat est indiscutablement de ceux-là.

Loin des idées reçues sur le rock indé ou la musique de Seattle, dont le quatuor est originaire, nos damoiselles (dont un damoiseau qui officie à la guitare) ont oublié que la désabusion, le rock dépressif et la hargne était de rigueur pour évoquer le Nord Ouest américain du début des années 90. Au lieu de ça, elles préfèrent visiblement jouer du punk bubblegum poppy réminiscents des Breeders au top de leur forme.

Bon, le parallèle avec le groupe de Kim Deal doit être fréquent et éculé, mais difficile de ne pas le faire quand on est face à un groupe de rock mixte à voix féminine aussi sympathique, frais, qui a un son 90s tout en évoquant les grands moments de la pop 60s (« You Can’t Fire Me, I Quit » ou le final « Leisure Bees ») et surtout qui pond autant de mélodies accrocheuses et de tubes en puissance dont même les titres sont légers et drôles (« Plan A/Plan B », « I Love Seattle », « I Hate The Weekend », « Horse Grrrls », « The Internet »).

Lost Time est déjà le troisième album de Tacocat, et à son écoute on se demande si ce fameux temps perdu n’est pas celui qu’on a passé avant de connaitre le groupe. Des musiciens aussi à l’aise avec l’écriture pop, qui proposent une musique vitaminée avec humour et nonchalance, et qui le font aussi bien, ça ne court pas les rues. En fait, c’est exactement ce qu’on nous promettait de Courtney Barnett, sauf que le disque ne bascule pas au bout de quelques titres dans une pop rock fm mollassonne (si vous avez cliqué sur le lien, vous constaterez qu’on n’est pas tous d’accord à ce sujet, ndrc), et même quand l’ambiance se calme, ça donne quand même « Talk », un très bon moment.

Ceci dit, je ne suis pas là pour vous révéler l’imposture Barnett mais bel et bien pour vanter les mérites de Tacocat, dont le Lost Time a tout pour devenir votre disque de l’été. Enfin, ne présumons de rien. Je prendrais moins de risque en affirmant que c’est déjà le mien ! (même s’il est sorti en avril, on ne va pas chipoter…)

BCG

 

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