Seldom Colin – The Romantic Egotist (Last Exit)

Publié par le 9 mars 2016 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Seldom-Colin-COVERTous les ans c’est la même rengaine. L’hiver est long, les journées courtes et la lueur des prochaines vacances bien lointaine. On est en plein dans la période de l’année où le spleen guette et s’incruste aisément dans nos pensées. Un regard par la fenêtre suffit à nous faire deviner le froid qui nous saisira à peine passé le pas de la porte.

Pas grand chose à quoi se raccrocher, une bonne douche le matin, une tasse de thé/café bien chaude avant de se mettre en route, un bon film blotti sous la couette en rentrant. C’est à peu près tout. Et accessoirement un bon disque peut aussi se révéler bien réconfortant. Surtout quand on ne l’a pas du tout vu venir.

C’est le cas de ce Romantic Egotist signé Seldom Colin. Seldom Colin, qui comme son nom ne l’indique pas, est français. Seldom Colin dont on ne savait rien, et qui vient de balancer mine de rien un premier album très maîtrisé.

A défaut de pouvoir le classer dans un genre prédéfini, on qualifiera le bonhomme de tisseur d’ambiances. Pratique, et plutôt juste comme définition plutôt que de citer pêle mêle diverses influences qu’on retrouve ça et là (jazz, electro, trip hop… et merde on les a cité quand même). Seldom Colin aime le travail bien fait et a concocté une palanquée d’instrus de premier choix pour ses nombreux invités, lesquels se sont empressés de venir pousser la chansonnette. Et on les comprend.

En résulte un album assez varié, aérien, à la beauté constante et aux coups de grâce fréquents (la merveilleuse « Silhouette » qui bénéficie de la présence magnétique de Marion Mayer, la très rétro « Step Away » avec Edurne Arizu ou encore le titre éponyme où sévit brillamment Sandy Lavallart). Et quand il se la joue solo, Seldom enchante toujours, que ce soit quand il se regarde dans « Le Miroir », appuyé par un sample nippon ou sur la cotonneuse « Twice Upon A Time » dont la basse fait vrombir les murs. L’album est un peu court mais a l’avantage de ne pas s’éparpiller ni céder à la tentation du remplissage.

La prochaine fois, si Seldom Colin veut bien nous offrir une double ration du même calibre, on ne s’en plaindra pas. Et l’hiver nous paraitra moins long.

JL

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