Sebadoh – Defend Yourself (Joyful Noise/Domino)

Publié par le 23 septembre 2013 dans Chroniques | 0 commentaire

 

 

 

 

 

 

 

 

Tracklist :

1/ I Will
2/ Love You Here
3/ Beat
4/ Defend Yr Self
5/ Oxygen
6/ Once
7/ Inquiries
8/ Calves Of Champions
9/ Final Days
10/ Can’t Depend
11/ Let It Out
12/ Listen
13/ Separate

 

La reformation de Dinosaur Jr avait donné le ton. Oui il est possible de faire un break d’une décennie, reprendre comme si de rien n’était là où on s’est arrêté et poursuivre une impeccable discographie. Lou Barlow (bassiste chez Dino) nous fait donc le même coup avec Sebadoh, de retour parmi les morts après un hiatus de 14 ans (un retour amorcé par l’EP Secret sorti en juin).

On n’est plus dans les 90’s ? Qu’importe on fait comme si. De l’indie rock pur jus, sans fioritures, moins lo-fi qu’avant certes mais bien plus que la moyenne.
L’excellent premier single « I Will » nous avait indiqué qu’il n’y avait pas de raison de s’en faire. On était même heureux comme des gosses à l’idée d’entendre de nouveau ses fameuses ritournelles qui nous remuent les tripes. Et on avait raison. Il y a de quoi se faire plaisir sur ce disque qui alterne douceur avec un Barlow qui trimballe sa nonchalance caractéristique (« Love You Here » avec son joli solo final, la délicate « Let It Out ») et coups de sang (« Beat » porté par un riff redoutable, l’énergique « Oxygen » qui renvoie directos dans les cordes les plus dubitatifs). On retrouve également quelques saillies punk (« Separate », « Inquiries ») chères au groupe et labellisées Loewenstein (du nom du talentueux bassiste qui parfois s’empare d’une gratte et vient secouer le cocotier). Quel que soit le mode de transmission, le message est toujours bien reçu et apprécié comme il se doit.

Du haut de ses 47 berges, Lou a toujours le chic pour composer de la bonne mélodie simple et efficace qui se bonifie avec le temps (« State Of Mine » qui lorgne vers la country, la captivante instrumentale « Once »). Malgré de rares moments de faiblesse (« Can’t Depend », « Defend Yr Self »), ce dixième album reste de très bonne facture et ne décrédibilise en rien un groupe qui était parvenu à se hisser tout en haut des références indie.

Rien n’est surfait, ça sent l’honnêteté et la simplicité. Le trio a su conserver sa particularité qui faisait sa force. Sebadoh c’est comme une femme au charme naturel, sans fard ni maquillage à l’heure où pullulent les bombasses tape à l’œil refaites de partout et vulgos au possible. Un charme discret qui met du temps à faire son oeuvre mais  qui, une fois assimilé, n’aura de cesse de vous séduire. Le genre de femme à qui on a envie de jurer fidélité.

 

JL

 

Écoutez « Beat »

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