RIP Adam Schlesinger (Fountains of Wayne)

Publié par le 2 avril 2020 dans News | 0 commentaire

À part les spectacles où m’ont trainé mes parents quand j’étais gamin, j’avais 15 ans lorsque j’ai vu mon premier VRAI concert. Mon grand frère avait accepté de m’emmener voir CAKE dont nous étions ultra-fans à l’époque (et que nous aimons toujours très fort aujourd’hui). Pour un petit gars de banlieue rurale périurbaine avec une éducation musicale à base de chanteurs hippies et de Chéri FM, c’était la folie furieuse.

En première partie, il y avait un groupe complètement inconnu pour moi (même si sans le savoir un de leurs tubes était déjà entré dans ma tête de façon subliminale) qui nous a joué un pop rock qui m’avait vraiment marqué, au point qu’on avait voulu acheter leur disque pendant la pause. C’est là qu’on a appris que le groupe s’appelait Fountains of Wayne et défendait son nouvel album Utopia Parkway (mais ils ne vendaient pas de disques au merch ce soir-là).

Quelques mois après, mon grand frère a acheté l’album et je l’ai saigné pendant au moins deux ans. À l’époque, si vous me demandiez mon groupe préféré, j’aurais sans doute répondu Korn ou un truc du genre, mais en fait j’ai beaucoup plus écouté Utopia Parkway ou le premier Fountains of Wayne que je n’ai écouté aucun album de Korn… ça faisait moins badass, malheureusement. (Utopia Parkway a fait un flop, au passage, et je crois que le groupe n’est quasiment jamais revenu jouer en France).

Je me suis détaché de Fountains of Wayne avec l’âge, j’ai moins accroché à leurs albums suivants et j’ai même parfois un peu renié ceux que j’avais poncé au point qu’ils ne passaient même plus dans ma chaine hi-fi ; et que j’ai quand même rachetés, preuve que je ne les reniais pas tant que ça.
Aujourd’hui, j’apprends le décès d’Adam Schlesinger, le bassiste et compositeur du groupe, à 52 ans à peine à cause de ce putain de virus, et j’ai presque l’impression que c’est un bout de mon adolescence qui s’en va. Merde.
Du coup, je vais réécouter Utopia Parkway et peut-être enfin m’avouer, après des années à me croire mature, que j’adore ce disque comme l’ado que j’étais.

RIP

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