Pixies – EP2

Publié par le 8 janvier 2014 dans Chroniques | 0 commentaire

Pixies-EP2Si une sortie des Pixies ne provoque plus chez nous le même émoi que par le passé, s’il faut tourner la page de l’heure de gloire du groupe, dire adieu à Kim Deal (et aussi à Kim Shattuck qui n’aura pas fait long feu), il faut reconnaître qu’on est toujours curieux de voir ce que Franck Black a encore dans le bide quand il est entouré de ses acolytes préférés Santiago (guitare) et Lovering (batterie).

Et puis merde, un Sebadoh l’an dernier -plutôt très bon-, un Pixies la même semaine qu’un Stephen Malkmus (chanteur de Pavement pour ceux qui suivent pas), ça donne lieu à un drôle de revival indie 90’s en 2013-2014 alors ne boudons pas notre plaisir.
Pixies avait annoncé la couleur l’an dernier : 4 EP allaient sortir au fil des mois. Le premier, sans être totalement convaincant, évitait largement le marasme avec 2 très bons titres sur 4 (« Indie Cindy », « What Goes Boom »), précédés du single « Bagboy » pas dégueu. Et là en fin de semaine dernière, surprise, ce fut au tour de l’EP2 de pointer le bout de son nez.
Un EP2 qui démarre fort avec « Blue Eyed Hexe », titre bien énervé avec  un riff saignant de Santiago, un cowbell pour bouger la tête et un final tout en bruit avec Franck Black qui hurle comme à ses plus belles heures en mode timbré qui pète son cable. Du bon, voire du très bon Pixies.
« Magdalena » adoucit le ton avec son côté rêveur candide (le chant de Black, les choeurs sur le refrain). Un registre que le groupe maîtrise parfaitement. Du classique Pixies, efficace comme il faut.
Deux titres de très bonne tenue mais malheureusement il y en a 4… Car, à mon grand regret, « Greens and Blues » et « Snakes » ne tiennent absolument pas la comparaison. Sur le premier, Santiago a beau envoyer du slide, le morceau est beaucoup trop évident, pour ne pas dire gnangnan.
« Snakes » avait du potentiel mais se voit plombé par un refrain balourd. Dommage. On n’était pas loin de s’enflammer et finalement force est de reconnaitre que le constat est le même que sur l’EP précédent. Quand après 4 albums quasi parfaits, on sort 2 EP de 4 titres inégaux c’est qu’on n’est plus tout à fait le même groupe. Mais ça on le savait déjà.

 

JL

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :