Nine Inch Nails @ Zénith (Paris), 29/05/14

Publié par le 5 juin 2014 dans Live reports | 0 commentaire

photo ok ban 21)

Il y a 5 ans c’est les larmes aux yeux qu’on assistait au « dernier concert de Nine Inch Nails » en France, aux arènes de Nîmes. La tournée s’appelait Wave Goodbye Tour. C’était cuit de chez cuit.

Et puis finalement le père Trent s’est vite emmerdé de ses projets gentillets avec sa douce et l’an dernier il annonçait un nouvel album et une tournée (ponctuée d’un passage à Rock en Seine). Malgré un album bof bof, il nous a une fois de plus prouvé que sur scène NIN ça fracasse tout. Mais c’était en festival avec tous les désagréments que ça peut engendrer (set raccourci, public qui n’y connaît rien, effets de lumière atténués…).

Jeudi dernier (le 29 mai donc), NIN renouait avec une salle parisienne, le Zénith. Une salle à sa mesure qu’il avait transformé en boîte de nuit géante en 2009 avec un son stratosphérique. Notre présence était donc obligatoire.

On a même une amie qui venait de Limoges pour l’occasion, c’est pour dire. Pour fêter l’événement comme il se doit, petit apéro de circonstance.

Le risque du petit apéro c’est qu’il peut vite se transformer en grand apéro… Et après on appelle des taxis pour le fun, ils arrivent avec 23 euros au compteur, on leur dit d’aller se faire voir chez Uber, on fait des selfies dans l’ascenseur, et au final on prend la caisse bien éméchés et ÇA Ç’EST MAL.

C’est d’autant plus mal que quand on arrive, on a loupé Cold Cave (bon ça on s’en remettra) et les 3 premiers morceaux du set… Remarquez arriver en fanfare sur « March Of The Pigs », et se frayer un chemin vers les premiers rangs c’est assez jouissif, vous devriez essayer !

photo ok32

Forcément on est direct dans le bain, la salle est pleine à craquer évidemment, le son est irréprochable, le public est bouillant, nous encore plus.

Très vite on note qu’une large part de la setlist est consacrée aux morceaux de The Downward Spiral (LE chef-d’œuvre de NIN), personne ne s’en plaindra. Une setlist assez best of sans grande surprise mais un petit (que dis-je un énoooorme) « Reptile » qui fait bien plaisir.

Et l’avantage de NIN c’est que même les morceaux qu’on trouve moyens sur disque, deviennent géniaux sur scène (« Survivalism »). Et ceux qui ont pris un petit coup de vieux (« Sanctified ») sont de nouveau éclatants. Trent est là et bien là, bodybuildé comme jamais, mais toujours aussi charismatique et intense. Pas un mot pour le public hein, pour quoi faire ?

photo ok4(1)Sur « Closer », la chaleur humaine passe de 30 à 54° et on se demande si on doit hurler « i wanna fuck you like an animal » ou passer à la pratique. So hot ! Les effets de lumière, bien que réussis, sont relativement sobres par rapport à ce à quoi on a été habitués mais cela ne gâche en rien le plaisir.

Généralement, dans tout concert de NIN qui se respecte, on a droit à un bon quart d’heure de « passage planant » avec des morceaux de The Fragile (album monumental faut-il le rappeler). Et ben là que dalle ! Enfin si en l’occurrence, ils sont remplacés par ceux du dernier (« Disappointed », « Find My Way », « The Warning »). On ne va pas se mentir, on n’a pas gagné au change.

Le batteur si talentueux Ilan Rubin se retrouve souvent à la basse, symbole d’un NIN aux penchants électro prononcés. « The Great Destroyer » laisse d’ailleurs une large place aux machines avec près de 4 minutes d’intense déflagration sonore. Au rayon des (petites) surprises, ajoutons également « Eraser », absolument parfaite. photo ok5(1)

Le set se conclut sur les valeurs sûres et brutales (« Wish », « Head Like A Hole ») avant le rappel émotion. La magnifique « The Day The World Went Away » cède la place au classique de chez classique « Hurt », entonnée par tout le Zénith. Toujours étonnant et touchant de voir Mr Trent Reznor aussi habité alors qu’il interprète ce morceau pour la 6 000ème fois. Espérons qu’il ne s’en lasse jamais…

Même en livrant un show classique, sans surprise, NIN impressionne. Encore et toujours. Heureusement que ce n’est pas leur dernier concert…

 

JL

 

Line-Up : Trent Reznor (chant, guitare, claviers) – Robin Finck (guitare, claviers) – Josh Eustis (basse, claviers) – Ilan Rubin (batterie, basse) – Alessandro Cortini (claviers)

Setlist : Me, I’m Not – Copy of A – The Beginning of the End – March of the Pigs – Piggy – Reptile – Survivalism – Gave Up – Sanctified – Closer – Disappointed – Find My Way – The Warning – The Great Destroyer – Eraser – Wish – The Hand That Feeds – Head Like a Hole.
Rappel : The Day the World Went Away – Hurt.

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