Muse @ Olympia (Paris), 02/10/12

Publié par le 13 octobre 2012 dans Live reports | 0 commentaire

C’est en relevant mes mails un matin que je suis tombée sur cette newsletter qui avait pour objet « Muse à l’Olympia ». Intriguée, j’ouvre le mail et à ma grande surprise ce n’est pas une blague, Muse sera bien à l’Olympia en exclusivité pour la sortie de leur nouvel album The 2nd Law. Pour une fois que ce n’est pas dans un grand stade, ça m’intéresse ! Le concert aura lieu le 2 octobre… seulement 5 jours après la mise en vente des places. J’ai intérêt à être au taquet.

Pourquoi aller voir Muse me direz-vous ? Il est vrai que depuis leur album Absolution, le groupe de rock progressif est devenu mondialement connu et semble vouloir atteindre les sommets de la prétention en ne tournant que dans les plus grands stades pour nous en mettre plein la vue avec des mises en scène aux structures démesurées. Une salle comme l’Olympia promet une soirée plus intimiste. Ainsi, dans une telle configuration, impossible de se cacher derrière des artifices et des paillettes, seule la musique compte.

Le seul hic c’est qu’on n’est plus en 2002, époque de la consécration. Dix ans plus tard, Muse a bien évolué se transformant en véritable machine de guerre au détriment d’une créativité laissée aux oubliettes. Depuis l’album Resistance, et certains diront même depuis Black Holes And Revelations, les trois anglais semblent obsédés par le succès, nous mattraquant sans relâche de tubes aux refrains entêtants, surfant sur les tendances actuelles avec des morceaux aux styles R&B ou encore dubstep. Beurk !

Le dernier album est d’après les critiques, le summum du mauvais goût… ça promet ! Heureusement Muse ne se résume pas à ça et je me rassure en me disant que s’ils piochent dans les trois premiers albums, le concert peut nous réserver de grands moments.
Le jour de la mise en vente des places sur le site de l’Olympia est un véritable marathon. 9h45 tout mon entourage est réquisitionné pour tenter d’obtenir le précieux sésame. La coordination est parfaite entre nous mais nous sommes tous figés devant une page d’attente qui s’annonce éternelle…  Prévisible. 11h15 J’AI MA PLACE ! Du moins je croyais. Au moment de valider le paiement, message d’erreur. Aïe !  Finalement, heureux dénouement (vous vous en doutiez sinon je n’écrirais pas cette chronique), après 3h de F5 acharnés, de fausses joies et d’énervements succincts j’ai enfin cette satanée place. Défi relevé avec brio, alors que le reste de mon équipe a échoué lamentablement.

Le jour J me voilà toute confiante et c’est 1h30 de queue qui m’attend devant la salle. Pas de problème, j’étais venue avec 2h d’avance. Premier constat positif, je m’attendais à être entourée d’ados euphoriques mais non, les personnes présentes sont plutôt des trentenaires, peut être des fans de longue date qui finalement sont restés fidèles.

En ouverture c’est le son de Telstar, groupe dont était membre George Bellamy le père du chanteur, qui résonne dans la salle mythique. L’excitation et l’impatience du public est palpable. 20h30 le groupe arrive. Pas d’élément clinquant sur scène (même Matthew n’a pas sorti une de ses tenues brillantes dont il raffole). Que se passe t il ? Serait-ce une remise en question ?

« Supremacy », extrait du dernier album, ouvre le bal. L’album est sorti la veille mais le public connaît déjà le titre par coeur. L’ambiance est bien au rendez-vous et dès le deuxième titre c’est l’explosion avec « Hysteria », le public jubile. Génial. Tiens Matthew se permet un ptit riff d’Hendrix en intro de « Panic Station », le titre funk du dernier album. Pas si mal celle la. On enchaine avec « Resistance », morceau paru sur le très critiqué album du même nom, qui m’envoute totalement dès les premières notes. Changement de registre avec le riff lourd de « Supermassive Black hole » qui claque bien en live. Vraiment.

Le concert passe très vite, les nouveaux titres se succèdent, la foule connait déjà tout le nouveau répertoire.
Le moment d’euphorie tant attendu arrive sur « Time is running out « , tout le monde hurle les paroles à tue-tête, je me retrouve propulsée vers le devant de la scène tant l’énergie des fans suréxcités est forte. À la suite de ce grand classique, c’est à ma grande surprise que le bassiste Chris Wolstenholme prend le micro pour interpréter « Save me », morceau calme du dernier album. J’y crois pas, Sieur Bellamy se cache même derrière la batterie de  Dom Howard pour jouer le morceau à la guitare. Surprenant de sa part, lui d’habitude si prompt à se mettre en avant.

Montée en puissance avec quatre titres bien speed (les tubes « Uprising », « Bliss » et « Knights of Cydonia ») qui mettent le feu à l’Olympia. Ô surprise, « Follow Me » (le nouveau morceau tendance electro/dubstep), ne fait pas tâche au milieu. La première partie du set prend fin. Ce fut court mais intense.

C’est l’heure du rappel et les premiers accords de « Stockholm Syndrome » embrase de nouveau la foule. Les fans sont loin d’être rassasiés, tout le monde en redemande, j’entends un mec qui gueule « NEW BORRRN » du coup je m’égosille à mon tour « PLUUUUG IN BABY!!!! » mais non voilà « Starlight ». THE tube. Forcément reprise en coeur par toute la salle avec ce refrain contagieux très pop. Et très efficace il faut bien le dire. J’aurais préféré un bon vieux titre mais bon, le public a l’air ravi.

Pour finir, c’est le moment de sentence en ce qui me concerne, ils ont osé choisir l’hymne des JO, l’horrible « Survival »pour conclure. Alors là oui ça me laisse bouche bée, finir sur ça… Cet hymne qui retentit comme un chant de guerre dans mes oreilles vient de faire retomber complètement l’ambiance. Tout le monde regarde sans rien dire. Sont-ils aussi perplexe que moi envers ce titre ? Peut être qu’ils sont tout simplement hypnotisés par ce drôle de son d’opéra au lyrisme surjoué et au son de guitare pompé sur Queen. Dommage c’était le dernier. 1h20 de concert. 17 titres. Quand on a 6 albums et qu’on s’appelle Muse c’est cruellement court.

Line up : Matthew Bellamy (chant, guitare, piano), Christopher Wolstenholme (basse, chœur), Dominic Howard (batterie, percussions)

Setlist
Telstar (The Tornados song), Supremacy, Interlude, Hysteria, Panic Station, Resistance, Supermassive Black Hole, Animals, Time Is Running Out, Save Me, Madness, Uprising, Follow Me, Bliss, Knights of Cydonia.

Rappel : Stockholm Syndrome, Starlight, Survival.

 

ET

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