Man Is Not A Bird – Survived the Great Flood (Splendid)

Publié par le 24 avril 2015 dans Chroniques | 0 commentaire

MINABMan Is Not A Bird. Derrière ce nom énigmatique se cache un des groupes à suivre de la scène post-rock parisienne actuelle. Formé en 2012, le quatuor vient de sortir son premier album, Survived the Great Flood.

Habitués des petites salles de la capitale, les parisiens ont déjà démontré leur talent et leur énergie sur scène suite à la sortie de leur EP Restlessness. Qu’en est-il donc de ce Survived the Great Flood ?

Ce qui nous surprend d’emblée c’est la durée des 11 morceaux composant cet album aux influences post-rock, math-rock et flirtant aisément avec le shoegaze. Aucun ne dépasse les 5 minutes et pour cause, le groupe regorge d’énergie et cela se ressent sur la plupart des titres qui parfois se ruent un peu trop à toute berzingue. La fougue de la jeunesse… L’ensemble des compositions restent malgré tout très mélodiques avec de belles, mais souvent trop courtes, envolées de guitares qui auraient presque pu nous faire hérisser le poil.

Rythmique brusque et saccadée en ouverture (« Troglodyte »), alors que les six-cordes alternent assauts puissants et évasions bienvenues. L’intro très speed de « Running Endlessly » peut déconcerter les habituels amateurs de post-rock aimant les mélodies posées et aériennes mais la voix de la chanteuse Alexandra Morte est là pour nous guider vers des horizons plus planants et finira par être suivie par le duo de guitares pour une montée en puissance des plus agréables. Instant de grâce de courte durée car des titres comme « Survived the Great Flood », « Troy » et « Symphonie » ne vous laisseront pas le temps de souffler.

En deuxième partie de cet l’album, le groupe dévoile des compositions harmonieuses beaucoup plus captivantes. On imagine alors que les musiciens de Man Is Not A Bird ont pas mal écouté Slowdive et My Bloody Valentine à l’écoute de la délicate « D.I.P » qui arrive à nous transporter tant par sa mélodie que par son chant lointain dans une atmosphère éthérée qui laisse enfin place à la rêverie. Le groupe finit même par prendre tout son envol (et nous avec) sur les deux magnifiques derniers titres « Change of Scenery » et « Paradisea Apoda ».

Survived the Great Flood est un album explosif, incontrôlable mélangeant peut-être un peu trop différents genres musicaux. La recette de Man Is Not A Bird est à double tranchant : si les réfractaires au post-rock peuvent ici trouver un antidote aux morceaux « trop longs, trop chiants », les amateurs du genre risqueront eux, de se retrouver légèrement frustrés de ne pas savourer de longues ambiances qui s’installent durablement. Mais il est tout aussi probable que chacun y trouve son compte et n’attendent qu’une chose pour l’avenir : la concrétisation de ces premières promesses.

 

ET

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :