King Gizzard & The Lizard Wizard – Polygondwanaland

Publié par le 30 novembre 2017 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

(Flightless, 2017)

Plus qu’un mois avant de boucler l’année et l’invraisemblable défi des australiens azimutés (sortir 5 albums en 365 jours) est en passe d’être réussi. Et le plus fou dans tout ça, c’est qu’à l’exception d’un Sketches Of Brunswick East moins exaltant, le résultat est toujours à la hauteur.

Ce Polygondwanaland s’accompagne en outre d’un coup marketing brillant : il est offert à tous et chacun en fait ce qu’il veut, y compris le presser lui-même en vinyle si ça lui chante. Décidément les King Gizzard & The Lizard Wizard ont le chic pour faire parler d’eux… Ces gens sont fous c’est évident. Bigrement talentueux aussi, cela va de soi.

Alors qu’on est encore en train d’explorer toutes les pièces de l’imposant « Crumbling Castle » (laissez-nous encore deux semaines svp), on constate que ce nouveau disque est tout sauf torché à la va vite et bénéficie au contraire (comme d’hab’) de structures très complexes et perchées (« Deserted Dunes Welcome Weary Feet », la colossale « The Fourth Colour ») qui nous renvoient aux plus grands allumés et ambitieux des 60s (King Crimson, Pink Floyd, Hawkwind…), le tout saupoudré de bourrinage apocalyptique façon Murder Of The Universe et/ou de coolitude absolue (« Polygondwanaland ») façon Quarters! voire Paper Maché Dream Balloon (vous savez quand vous aviez l’impression qu’une bande de lutins a liquidé votre réserve de hash et qu’ils sont en plein trip sous vos yeux. A moins que ce soit l’inverse).

Le choix de la facilité ne l’emporte jamais sur celui de la complexité, à l’image de la stupéfiante « Loyalty » qui pourrait se contenter de son intro SF et de sa basse douceureuse mais décide d’inclure d’innombrables birufcations et de finir dans la furie et la bonne humeur.

Et si parfois la sérénité le dispute à l’hystérie (« Inner Cell », « Tetrachromancy », « Searching… »), ce disque s’adresse avant tout à ceux que les labyrinthes sonores n’effraient pas et qui apprécient quand la musique se fait excentrique.

Bref les King Gizzard ne se sont pas encore complètement réinventés, ils ont simplement de nouveau pioché dans les 92 styles qu’ils maîtrisent et affectionnent.

Allez encore un mois à savourer ce disque avant Noël, d’ici là le dernier né de la folle fratrie des 5 rejetons 2017 aura sans doute pointé le bout de son nez. Et encore enfoncé le clou.

JL

 

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