Kaviar Special – Vortex

Publié par le 8 février 2018 dans Chroniques, Notre Sélection, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Avertissement de la rédaction :

“Aucune plainte pour dépendance ne sera acceptée après la lecture de cet article, nous vous avons prévenus avant que vous ne vous lanciez dans l’écoute de cet album.”

(Howlin Banana, 2018)

Après un second opus sobrement intitulé #2 sorti en 2016, les rennais ont sorti fin janvier dernier leur troisième LP, toujours sous l’excellent label français Howlin’ Babana Records affublé d’une magnifique pochette signée Valentin Pinel. Ici pas de chichi, un seul et unique maître mot : E.F.F.I.C.A.C.I.T.É.

Les tubes Garage-Psyché-Surf s’enchainent sans vous laisser de répit pendant 40 minutes de pur plaisir auditif non dissimulé.

De l’énergique “Run Away” qui ouvre l’album à “Scattered (All Around)” en passant par la bluesy “Back To School”, les rageuses “The Draugr” et “Busted” ou la planante “Roadhouse”, pas même le temps de lever votre gras du canapé pour prendre une binouze bien méritée dans le frigo.

Vous serez emportés dans cette tempête sonique avec quelques sonorités qui vous rappelleront leurs inspirations (Thee Oh Sees, Ty Segall, Black Lips…) mais disséminées plus subtilement que sur leur précédent opus. Les influences ont été digérées et le groupe affirme plus fermement son identité sur ce disque.

Tout est bon dans le Kaviar, les riffs sont accrocheurs et la rythmique prendra possession de votre corps quitte à vous retrouver seul au milieu de votre salon à faire du headbanging et du air guitar tel un ado boutonneux sous le regard ahuri de la voisine d’en face.

On a hâte de vivre ces morceaux en live et de se déchainer joyeusement dans la fosse pour la release party au Point Ephémère (Paris) le 16 février prochain. Avec Vortex, Kaviar Special prend son envol et confirme qu’il est en train de devenir le groupe garage-psyché français de référence.

Ce troisième album est la première grosse claque de l’année et c’est avec un certain plaisir masochiste que l’on tend l’autre joue.

Alain Dutertre

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