John Garcia – John Garcia (Napalm)

Publié par le 12 août 2014 dans Chroniques | 0 commentaire

johngarciasolocd2014John Garcia n’égalera plus jamais les albums de ses débuts avec Kyuss. John Garcia fait toujours peu ou prou la même chose. John Garcia n’a pas une voix d’une sidérante beauté. Toutes ces assertions sont sévères mais pas complètement infondées. Certes. Mais ce qui est vrai aussi c’est que tout ce que sort John Garcia (de Kyuss à Vista Chino en passant par Slo Burn, Unida ou Hermano) est synonyme de qualité.

Il y a des constantes dans tous ses groupes. Et on les retrouve ici, avec bonheur. Une science du riff imparable – certains paraissent si évidents qu’on a le sentiment de déjà les connaître (« Rolling Stoned », « Flower ») -, une voix qui éructe… La sienne, si identifiable et représentative du son stoner.

La liste des invités n’est pas vilaine, avec notamment l’habitué des road trips dans le désert Nick Oliveri (Kyuss, QOTSA, Mondo Generator…) et, plus surprenant, la star Robbie Krieger (ancien gratteux des Doors).

A l’image de la pochette, derrière la menace d’un étrange bestiau,  une grande et belle route se présente à nous. Et nous sommes prêts à avaler les kilomètres la sono à fond à écouter John nous conter fleurette. Le tout sous un soleil de plomb qui tape fort sur le système à l’image du riff lent, lourd et sursaturé de « Confusion ».

Parfois, le père Garcia nous la fait à l’envers en se faisant friser la moustache et en se déhanchant sensuellement sur le riff très groovy de « The Blvd » (à l’instar du morceau « Adara », grande réussite de l’album de Vista Chino). Ou quand le rockeur du désert joue les tombeurs comme son ex-meilleur pote rouquin qu’il ne peut plus voir en peinture (Josh Homme pour ceux qui ont du mal à suivre).

Très homogène, l’album est peut-être un poil trop répétitif pour captiver totalement sur sa durée. Pris séparément, chaque titre est bon, excellent pour certains (même quand ils versent dans le hard rock à gros sabots genre « My Mind » ou « Saddleback », l’efficacité est toujours de mise) mais les bouffées d’air frais que sont « The Blvd » ou « Her Bullets’ Energy » (pendant féminin du plus musclé « His Bullets’ Energy ») ne sont pas de trop dans cet océan de fuzz. Sur ce dernier titre, épuré au possible, on retrouve un Krieger inspiré avec soli et slides bien sentis démontrant que le poids des années n’a guère eu d’emprise sur lui.

Gageons qu’il en sera de même pour John Garcia qui continue d’étoffer une discographie décidément pas loin d’être irréprochable.

 

JL

 

 

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