Isis – Live VII 02.25.10

Publié par le 8 août 2017 dans Chroniques, Notre Sélection, Toutes les chroniques | 0 commentaire

(Ipecac Recordings, 2017)

Ne vous réjouissez pas trop vite, il ne s’agit pas là d’une reformation du groupe Isis, mais d’un live sorti cette année sur le label de Mike Patton, Ipecac Recordings, enregistré lors de leur tournée d’adieu en 2010. Isis n’est plus, mais comme chacun sait les déesses ne meurent jamais. Le groupe a en un peu plus de dix années d’activisme laissé une empreinte indélébile dans l’histoire de la musique et particulièrement dans le post metal. Souvent comparés à leurs ainés Neurosis et Godflesh, Isis a su bâtir sa propre identité, et jouit aujourd’hui d’une réputation sans faille dans un milieu où les nouveaux arrivants peinent à se frayer une place notable. Ce n’est donc pas sans une certaine nostalgie qu’on parle de ce groupe qui a fait le choix d’arrêter d’en découdre. Qu’on se le dise un split n’est jamais plaisant, mais parfois nécessaire, un choix qui aura peut-être permis d’éviter l’album de trop.

Ce live n’en est pas moins exaltant, d’une part par sa qualité d’enregistrement et de mixage, de l’autre pour la tracklist qui propose un condensé du meilleur de leur discographie, et pour finir de l’incroyable performance d’Aaron Turner et de ses comparses.

L’album Wavering Radiant est mis à l’honneur en toute logique puisqu’il s’agit de leur dernier effort enregistré en studio. 5 de ses 7 titres y sont joués. Du haut de ses 10 Minutes, « Threshold of Transformation » nous propulse dans l’univers complexe de la musique d’Isis, le fracas alterne avec des phases bien plus mélodieuses et apaisantes. Les hurlements/aboiements d’Aaron sous des montagnes de guitares compressent vos méninges, le génie du groupe s’y déploie a 100%, le temps s’arrête sur un final majestueux qui repose enfin nos neurones médusés.

Aaron chante bien, très bien même, on regrette même qu’il ne ménage pas ses cordes vocales plus souvent. D’ailleurs au milieu de toute cette frénésie, un court instant vers la fin de « Wills Dissolve », sa voix m’a curieusement fait penser à celle de Chris Cornell, apparence trompeuse que je vous laisse le soin de découvrir et de juger par vous-même.

La pièce maîtresse de ce live VII, est sans conteste, une version à rallonge de « Celestial », l’occasion pour le groupe de sortir de sa zone de confort et d’offrir au public un rappel hors norme de pas moins d’un quart d’heure.

Je propose de laisser le soin à Mike Patton de conclure : « Isis (the band) are back with LIVE VII. A great reminder of one of my favorite all time bands on top of their game. This is a REAL live record. They were one of those bands that really delivered live and expanded what they accomplished in the studio. » J’aurais pas dit mieux.

JR

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