Interview – Woods

Publié par le 2 août 2016 dans Interviews, Notre Sélection, Toutes les interviews | 0 commentaire

Cela fait désormais quelques temps que Woods s’est emparé du titre de fournisseur officiel de petites douceurs à savourer l’été. Le dernier album, City Sun Eater In The River Of Light, ne déroge pas à la règle.

Le mois dernier, Woods tenait à nous prouver qu’il n’a rien perdu de son penchant pour le psychédélisme, partageant avec Psychic Ills, Night Beats et Jacco Gardner la superbe affiche du Paris Psych Fest. L’occasion pour nous, après nous être extirpés des pogos provoqués par le concert – encore une fois enflammé – des Night Beats, d’échanger longuement avec Jarvis Taveniere, guitariste de Woods. Lequel s’est inquiété de trop partir dans de longs blabla. Mais nous on aime bien le blabla.

 

« Refaire un album comme With Light And With Love, ça aurait simplement été ennuyeux, on se serait senti trop restreints et je ne pouvais pas imaginer un futur pour le groupe. »

une woods

 

Je trouve qu’il y a beaucoup d’influences reggae sur votre dernier album. D’où ça vient, vous en avez écoutez beaucoup durant la période où vous enregistriez ?

Pas plus que d’habitude. On voulait simplement prendre du plaisir en jouant, ça a toujours été notre mission chez Woods. Ne pas s’arrêter à quelque chose en particulier, essayer ce qu’on veut. Il n’y a jamais de discussion sur quel genre de chansons on veut essayer de faire, avec une décision ferme à la clé. Chaque idée qu’on a, que ce soit du reggae ou un truc un peu jazzy… On voulait simplement s’amuser, se montrer créatifs. Mais ça fait partie de nos influences. On a aussi beaucoup joué notre album précédent, With Light And With Love, pendant deux ans d’affilée. On voulait sortir de ce type de morceaux, on se disait « wow je ne veux pas jouer de morceaux similaires le reste de ma vie ou le reste de la carrière du groupe ». Donc on a surtout cherché à se démarquer de ça.

 

Et en l’occurrence je trouve que ce genre de musique colle très bien avec la voix de Jeremy Earle.

Oui moi aussi !

 

Mais ce n’était pas calculé pour autant, c’est simplement ce qui est arrivé.

Non. On voulait simplement élargir notre champ des possibles. On ne se limite pas à des éléments folk, beaucoup de groupes n’explorent pas suffisamment les différents styles de musique. On voulait simplement déployer nos ailes. C’est aussi simple que ça. Et personnellement j’ai été un peu influencé par d’autres groupes que j’ai vu qui étaient un peu dans la même catégorie que Woods. Je n’ai pas vraiment écouté ou joué d’autres genres de musique, mais ça aurait simplement été ennuyeux, on se serait senti trop restreint et je ne pouvais pas imaginer un futur pour le groupe. On ressentait vraiment fortement ce besoin. La raison pour laquelle ce groupe continue, c’est parce que la musique nous réjouit et si on ne peut pas faire de musique qui nous plait ou incorporer de nouveaux éléments de genres différents, le groupe n’aurait alors pas de raison d’exister. Il y a tellement d’albums supers dans chaque genre et c’est très triste en tant que musicien de se limiter…

 

Oui et vous ne réfléchissez jamais vraiment…

Non je déteste ce genre d’attitude, ce n’est pas notre cas, c’est tellement amusant d’entendre des grands disques et d’en tirer quelque chose pour sa propre musique. Il faut suivre son inspiration pour prendre du plaisir, c’est pour ça qu’on retrouve ces influences sur ce disque.

 

Sur vos derniers albums, il y a toujours un morceau avec un long jam. Je pense aux deux morceaux-titres sur les deux précédents et « Sun City Creeps » sur celui-là. C’est le type de morceaux que vous adorez jouer sur scène ? C’est quelque chose que vous avez en tête lors des enregistrements ?

Non c’est toujours simplement une belle surprise. Quand quelque chose prend vie sur scène. On ne pense pas vraiment à ce que ça donnera quand on enregistre. J’écoute ce qui sort des enceintes, un peu comme quelqu’un qui peint ou dessine. Enfin, j’en sais rien, je n’ai pas d’autres talents artistiques que la musique (rires). Mais on écoute ce qui sort des enceintes et là on réalise ce dont il y a besoin, ce qui peut manquer, ce qui serait cool. Dans un premier temps je n’attends pas spécialement une évolution, ce que ça pourra donner sur scène. Je cherche juste à réaliser un bon enregistrement pour ceux qui écouteront le disque.

 

J’ai lu que vous considériez Woods comme un mélange de clarté et d’obscurité. Pourtant quand j’écoute votre musique j’entends surtout la clarté, la luminosité, l’aspect positif. Où est-ce que vous cachez votre côté obscur de la force ?

(Rires) Je pense que c’est surtout dans les textes. C’est plus sombre que ce que la musique peut laisser supposer. Ce que j’apprécie d’ailleurs, c’est quelque chose qui existe dans la musique depuis très longtemps, et je suis heureux de perpétuer cette tradition (rires). Il y a un peu de tension aussi, certains de nos albums ont des morceaux folk et pop mais aussi un jam de 10 minutes qui va construire des tensions, apporter différentes ambiances. Pour moi c’est par là que se trouve notre face la plus obscure.

 

Cette ambivalence est assez évidente sur vos pochettes d’albums, plus subtile dans votre musique.

Oui c’est vrai.

 

C’est donc surtout dans les textes.

Oui je pense que c’est dans les textes. Car on adore la musique pop, les trucs accrocheurs. Même quand c’est dû à la rythmique ou à l’aspect répétitif…

 

« C’était une véritable foire d’empoigne à New York. Jeremy [Earle] s’est simplement dit « je m’en branle de tout ça, je vais enregistrer de la musique dans ma chambre, travailler dur et le sortir par moi-même ou sur le label d’un ami. Il n’y aura pas forcément de concerts ou quoique ce soit »

Woods

 

Au départ Woods c’était simplement Jeremy [Earle, chanteur, guitariste] seul dans sa chambre avec un son très lo-fi. Tu es surpris par l’évolution du groupe ou depuis le départ c’était voué à partir dans cette direction ?

C’est peut-être une réponse bateau mais c’est vraiment un truc qui a évolué au jour le jour.

 

Toi tu étais là dès le départ ?

Je ne jouais pas encore avec Woods mais on habitait ensemble. On a joué dans d’autres groupes ensemble. Je pense qu’au départ, et même quand j’ai rejoint le groupe, quelques années plus tard, ça venait d’une scène musicale new yorkaise très compétitive où on n’avait pas forcément notre place et Jeremy m’a inspiré en ignorant complètement ça. A un moment c’était une véritable foire d’empoigne [a rat race], c’est toujours le cas d’ailleurs à New York. Lui s’est simplement dit « je m’en branle de tout ça, je vais enregistrer de la musique dans ma chambre, travailler dur et le sortir par moi-même ou sur le label d’un ami. Il n’y aura pas forcément de concerts ou quoique ce soit ». Ça m’a beaucoup inspiré. On n’était pas un groupe qui cherchait à marcher pendant des années, il était simplement reclus dans sa chambre, et a fait de la musique qui a trouvé un écho chez des gens, chez moi. Il n’y a jamais eu d’objectif précis. L’idée c’était « on fait simplement notre truc ». Je ne peux pas parler pour Jeremy mais sur ses premiers albums je trouve qu’il y a un sentiment de claustrophobie, comme s’il cherchait à fuir cette ville si agitée. Il n’y a jamais eu d’objectifs, c’était juste du plaisir, et c’est devenu un peu plus gros, et meilleur. Peut-être simplement différent, plutôt que meilleur. C’est une belle surprise.

 

Il y a clairement eu un changement notable à partir de Bend Beyond.

Oui, je crois que c’était le premier…

 

Plus produit…

Oui, au moment de l’enregistrement de Bend Beyond, on était un peu soulés par le procédé habituel, une seule prise, ne pas envisager de morceaux déstructurés, fragmentés, c’était couplet/refrain… J’adore ces albums mais on ne pouvait pas continuer à faire ça. Et par chance, il se trouve que depuis on est devenus un meilleur groupe de scène et ça semblait logique de se dire « allons dans de vrais studios et demandons à quelqu’un de nous enregistrer » parce qu’on est devenus plutôt bons. Avant on ne l’était pas (rires). Et c’était beaucoup plus amusant.

 

Il y a un mec qui tourne en France en ce moment, un certain Neil Young. Il a été important pour vous ?

On l’a vu hier soir, c’était la première fois que je le voyais. A Madrid. Il était incroyable ! Oui il est important pour nous. Sa musique évidemment mais aussi son attitude en tournée. Il joue avec des jeunes mecs et fait des versions de 30 minutes de ses morceaux, et c’est juste dingue ! Il est tellement dans son truc. Il est la force motrice de ce groupe, tous les autres membres ont la moitié de son âge. A Madrid, il a joué une version de 30 minutes de « Down By The River » !

 

Il s’amuse, tout simplement !

Oui j’allais dire il n’en a pas forcément besoin. Mais cette volonté est très inspirante. Musicalement aussi on aime beaucoup ce qu’il fait. Mais il y a tellement de groupes qui sont important pour nous. Personnellement Fugazi ou Sonic Youth, des groupes comme ça, t’écoutes leur album dans le van, Neil Young aussi, il y en a tellement, ça te donne la motivation de faire un super concert. C’est donc effectivement une de nos plus grosses influences. Cette énergie !

 

Oui et cet amour de jouer de la musique, à 70 ans…

Oui, l’amour de jouer de la musique. Ça fait quelques temps que je joue de la musique maintenant, on verra si ça diminue. Si on se perd dans des questionnements sur nos objectifs. Quand tu vois quelqu’un sur scène jouer de l’excellente musique et s’amuser, tout le reste n’est que du bruit. Du bruit pas nécessaire. Car ça, ça a un impact sur les gens. Donc je vais déjà essayer d’en faire autant. (rires)

 

Tu me parlais de Fugazi, un mec comme Ian MacKaye… Quand vous avez créé votre propre label, c’était quoi le but premier que vous aviez en tête ? Je pense à Ian MacKaye parce qu’il en a fait de même. L’idée c’était de fonder une grande famille Woodsist ?

Oui à 100%. Jeremy s’occupe du label. Il a beaucoup d’influences mais je sais que Fugazi en est une, et comme je disais Sonic Youth aussi. Notamment parce qu’ils ont su se faire accompagner de jeunes groupes en tournée, de nouveaux groupes*. C’était cool de faire ça. On est un vieux groupe aussi maintenant. Ils n’essayaient pas de trouver la dernière nouveauté à la mode pour qu’ils ouvrent pour eux. On trouve ça cool, on veut avoir un fonctionnement similaire. C’est une famille, il y a beaucoup de groupes sur le label qui enregistrent, on cherche à créer notre communauté. J’adore cette idée. Et le fait de la nourrir est très important. Il faut rester actif, nourrir cela constamment, emmener d’autres groupes en tournée, enregistrer avec quelqu’un… Et je pense que Jeremy y trouve le même plaisir. Rassembler ces groupes qu’on adore, ces groupes peuvent se retrouver ensuite sur des labels différents, jouer dans des pays différents…

 

Oui comme Kevin Morby ou White Fence, ils vont jouer au Woodsist Festival. 

Oui c’est ça. Je n’ai pas parlé aux White Fence depuis un an mais on va se retrouver là, on est de vieux amis. C’est ce qui peut se produire en musique, on a créé ces liens très forts, bizarres (rires), vraiment uniques. Et le label qui permet de nourrir ces relations est primordial.

 

Vous avez créé un gros truc maintenant, il n’y a pas que le groupe, il y a le label derrière, le festival… Ça peut vous permettre d’influencer d’autres groupes, les aider à prendre de l’ampleur…

Oui c’est toujours une bonne chose de voir les autres fonctionner et d’en tirer quelque chose. On aide les autres autant que possible, même si c’est simplement en étant leurs amis quand ils démarrent (rires). C’est ce que je ressens. Je ne nous considère pas plus gros que nous le sommes. Je ne me fais pas d’illusions là-dessus mais j’aime simplement faire partie du truc.

 

Oui c’est déjà très bien ! Et désormais quel est votre regard sur la carrière solo de Kevin Morby qui marche vraiment bien ?

Oui il est très bon, son nouvel album est excellent. Tous ses albums sont assez géniaux. Je suis vraiment fier de lui. C’est un de mes meilleurs amis, il a fait partie de Woods durant 5 ans. C’est dur de quitter ce groupe.

 

« L’autre soir je suis allé à un débat gratuit avec les auteurs d’un livre sur les Replacements. Ensuite j’ai pris le métro et j’ai vu Sharon Jones & The Dap-Kings jouer au Prospect Park. Des nuits comme celle-ci tu te dis « je vis au meilleur endroit du monde ! ». »

Woods 3

 

Vous venez de la Grosse Pomme et pourtant votre « esprit musical », si je puis dire, semble provenir davantage de la Californie et le Woodsist Festival se déroule à Big Sur. Vous avez déjà songé à quitter New York ?

Oui, carrément. Tout le temps ! Mais je crois que si les gens ont cette impression c’est parce qu’on est de New York et les new yorkais fantasment toujours sur la Californie, les éléments du groupe qui vont dans ce sens au départ ont fait penser que c’était pour s’évader de la folie de New York, « oh LA, Big Sur, regarde moi ces vidéos avec des groupes qui jouent, ces photos… »

 

Vous êtes d’ailleurs complètement tombés amoureux de Big Sur quand vous y êtes allés la première fois, non ?

Oui, et je ne m’en suis toujours pas remis. C’est toujours marrant la façon dont on utilise la Californie, que ce soit pour l’imagerie et l’influence musicale. On a grandi dans les quartier de New York et on se dit toujours « la Californie » (visage émerveillé). Et même si j’y suis allé plein de fois  je me dis toujours, moi qui vient de mon petit appartement à New York, quand je vais enfin emménager à Los Angeles, je me poserai dans mes jardins et lirai toute la journée. Non tu parles, je ne suis pas comme ça je suis un New Yorkais anxieux. Quand j’y vais je suis toujours aussi speed, mais c’est chouette de s’imaginer ça (sourire).

 

Tu n’es pas prêt à quitter Brooklyn, en fait. [Mode je raconte ma vie] Moi j’y vais cet été pour la première fois !

Ah cool ! Non, je suis prêt à partir n’importe où ! Ce serait excitant, mais ouais je pourrais aller en Californie ! Tu vas passer de supers moments à Brooklyn, c’est sûr ! J’ai passé tant de moments à me balader, rentrer chez moi et me dire toutes les semaines « comme c’est génial New York ! ». C’est vrai ! L’autre soir je suis allé à un débat gratuit dans une petite librairie new yorkaise, à Manhattan avec les auteurs qui ont écrit un livre sur les Replacements. Ensuite j’ai pris le métro et j’ai vu Sharon Jones & The Dap-Kings jouer au Prospect Park [A Brooklyn, ndlr]. Des nuits comme celle-ci tu te dis « je vis au meilleur endroit du monde ! ». Je suis sûr que ce genre d’évènements arrivent à d’autres endroits mais moi je me suis dit « je suis chez moi, je peux prendre le métro et voir ces trucs géniaux gratuitement ». Y en a beaucoup qui ne sont pas gratuits, hein (rires).

Tu ne vas pas l’écrire ça ? C’est juste moi qui blablate.

 

[Je ne comprends pas] De quoi ?

C’est juste moi qui blablate depuis tout à l’heure ou tu vas quand même pouvoir en tirer de bons passages ?

 

Non, j’ai de quoi…

Tu vas prendre les bons passages, ok cool.

 

Non, il n’y a que des bons passages (rires) ! La dernière fois que…

[Il m’interrompt] Parfois je rentre en mode blabla et je vois l’intervieweur…

 

Il faut du blabla des artistes, c’est le plus intéressant ! On en a besoin !

C’est vrai, il faut du blabla.

 

On essaye d’éviter que les artistes nous répondent toujours la même chose.

Je ne sais pas faire ça. Mais parfois tu tournes autour de la réponse avant de finir par tomber dessus « oh c’est ça que j’essaye de dire depuis 5 minutes » (rires).

 

C’est pas comme quand tu fais une heure poussive d’interview et tu te dis « ok ça c’est chiant, on pourra l’enlever… ». Là, c’est relativement court et cool (rires) !  La dernière fois que vous êtes venus en France, on vous a vus jouer avec mon père à Paris et on a parlé après le concert. Vous étiez alors très excités d’aller jouer à Bordeaux pour goûter du vin ! Alors c’était comment ? (rires)

(Rires) Je ne sais plus, je crois qu’on n’en a pas bu tant que ça.

 

Dommage.

Je sais. Mais on n’était pas vraiment dans le centre. Et boire du vin avant un concert ça peut être un piège…

 

Oui. Comme de boire des bières avant une interview…

Pas bieeeen (rires).

 

Et oui, l’interview était toujours décalée donc c’était « bon, une autre bière ».

(Rires) [Il revient à la question initiale] Ouais j’étais surtout impatient à l’idée d’avoir un bon repas. C’est ce qui est très cool en tournée de goûter la cuisine locale.

 

Et vous tournez beaucoup plus qu’avant, non ? J’ai lu qu’à vos débuts vous préfériez éviter de faire trop de dates pour garder du temps pour composer. Ça a bien changé non ?

Oui ça a changé. Tourner c’est devenu très plaisant. Plus tu en fais, meilleur tu deviens. Et tu prends donc plus de plaisir. A nos débuts je ne sais vraiment pas quelle était ma présence sur scène, on essayait surtout de rester soudés (rires). Et après quelques années, et des changements de membres, je pense parler au nom de tous : tu te calmes, tu regardes autour de toi et tu peux vraiment te concentrer sur le moment. Si quelqu’un change un passage au dernier moment, tu réagis en fonction, tu ne te dis pas (l’air flippé) « oh putain ils ont déconné ». Et ça c’est super plaisant, c’est pas comme si tu t’en foutais mais tu ne t’inquiètes pas, c’est un sentiment très agréable.

 

Grâce à toutes les années derrière vous ?

Oui cette expérience à jouer ensemble. Et on est tout simplement devenus meilleurs. On a le meilleur batteur maintenant. J’ai été le batteur à un moment. C’est fou ! C’était l’enfer.

 

C’est crevant !

Oui et je ne suis tout simplement pas un bon batteur. Ça fait partie des débuts de Woods, Jeremy n’avait encore jamais écrit de morceaux, il n’avait même jamais joué de guitare dans un groupe avant. Je ne savais pas s’il maitrisait bien, je ne savais pas jouer de batterie. Jeremy est un super guitariste maintenant, mais je ne me suis jamais amélioré à la batterie. Et maintenant on a un super batteur de 22 ans. Il est incroyable !

 

Donc maintenant vous êtes prêts pour les 10 prochaines années (rires) !  

Oui, au moins les prochaines années avant que ça explose ! Ça devrait aller pour quelques années. C’est vraiment super de pouvoir jouer avec de bons musiciens, de pouvoir regarder autour de moi et si je ne gère pas trop ce soir, me dire « c’est bon, les mecs assurent ! ». Du coup je me calme et je joue mieux.

 

Woods 2

 

Entretien réalisé par JL, photos Alain Dutertre. Merci à Clarisse Vallée.

 

*Il suffit de regarder le documentaire 1991, The Year Punk Broke où ils étaient accompagnés en tournée d’un jeune groupe du nom de Nirvana.

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