Interview – Wonderflu

Publié par le 26 décembre 2013 dans Interviews, Toutes les interviews | 0 commentaire

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Avant leur dernier concert de l’année à la cantine de Belleville, les gars de Wonderflu (notre révélation 2013) ont accepté de taper la causette autour de sept pintes et une limonade (on ne dira pas qui l’a commandée).

Rencontre avec Greg (chanteur-guitariste), Javier (guitariste), Grégoire (bassiste) et Marco (batteur). Dans la joie et la bonne humeur.

 

 

Vous vous êtes formés en 2007. Vous vous connaissiez avant ? Racontez-nous comment ça s’est fait.

Greg : Nous on se connaissait avant avec Grégoire, on jouait dans un groupe qui s’appelait Sluggish et après ça a splitté. Ensuite on s’est rencontrés et on a tout de suite eu le coup de foudre avec Javier. Et il m’a demandé en mariage très vite. Après on a fondé un début de quelque chose avec Javier et très vite on a fait un truc à 3 parce qu’on aime bien les trucs à trois.

 

C’était pas encore Wonderflu ?

Grégoire : C’est arrivé très vite Wonderflu .

Javier : On n’avait pas de batteur mais on était déjà Wonderflu.

Greg : Si c’était moi le batteur !

Javier : c’est bien ce que je disais on n’avait pas de batteur !

Greg : Après on a trouvé un batteur (qui n’était pas Marco) et on a changé cette année, il y a quasiment un an. On venait d’enregistrer No End In Sight donc très vite il a fallu le défendre avec Marco.

 

En six ans, vous n’avez sorti que deux EP. Vous êtes des grosses feignasses non ?

Grégoire : C’est vrai qu’on est des grosses feignasses en fait (Rires). Mais grosso modo on a fait un EP par an.

Javier : C’étaient plutôt des démos qui servaient juste à démarcher des patrons de bar, avec pas beaucoup de succès d’ailleurs (rires). A ce moment-là on s’est dit faudrait qu’on sorte un truc et qu’on dise que c’est un EP pour que les gens nous prennent un peu au sérieux. En tout on a quand même fait 5 EP, on les assume on les a mis sur  notre bandcamp.

Grégoire : donc on n’est pas des grosses feignasses !

 

À quand le premier album ?

Greg : pas pour 2014 en tout cas.

Grégoire : Mais il y aura un EP pour janvier 2014. Et un autre en mars.

Marco : oui les deux EP seront liés.

Greg : en gros on a 9 titres en boîte et on se dit si on les sort d’un coup ils seront moins entendus que si on sort deux fois 4 titres. Et il y a en plus une vraie cohérence à chaque EP.

 

En termes de concerts, vous arrivez à tourner suffisamment à votre goût ?

Javier : on trouve ça un peu laborieux pour le moment.

Grégoire : on ne tourne quasiment que sur Paris et on aimerait bien faire d’autres dates.

Javier : Comme on a d’autres trucs à droite, à gauche, on prend pas assez le temps de démarcher. Et pour démarcher en province faut être persévérant. Faut se prendre 2, 3 vents et revenir à la charge, recommencer… Et on n’a pas pris ce temps-là.

 

Vous avez des bons retours ?

Greg : ça dépend certains nous disent qu’on est moins bon que sur les enregistrements. (Rires) Alors que c’est l’inverse…

Grégoire : ça dépend s’ils sont enregistrés… Des fois on les réécoute et c’est vrai que c’est de la merde. (Rires)

 

On a bien tripé sur votre dernier clip « Flames ». Et on a été assez surpris de voir que, contrairement à pas mal d’autres groupes, vous mettiez à ce point en avant vos influences, que vous les assumiez totalement…

Greg : ben ouais on adore ça. On en est très fiers.

Javier : Faut quand même leur donner un peu de crédit. Nous on n’a pas pour ambition de proposer un truc incroyablement nouveau. C’est ptet le cas d’autres groupes qui souhaitent créer quelque chose qui a jamais existé.

Greg : ça nous a nourri. Y a des périodes où j’écoute un groupe pendant six mois, quasiment que ça. Donc forcément ça te marque. Bon on n’est pas non plus sur 3 ou 4 groupes tout le temps mais c’est vrai que ça marque et ça influe beaucoup.

 

Vous êtes des grands fans de rock indé. Vous écoutez d’autres trucs aussi ?

Grégoire : de la musique traditionnelle chilienne aussi. (Rires)

Marco : moi j’écoute un peu de tout. Du jazz, du classique, du rock…

Javier : OK t’es viré ! (Rires) Moi j’écoute beaucoup de country, blues, des musiques de films…

 

Pour en revenir au rock indé, il y a quelques nouveaux groupes qui vous branchent vraiment ou vous restez sur les vieux classiques qu’on cite tout le temps ?

Greg : non y a des trucs bien. Social Square, Polarbird (2 groupes de leur label Influenza Records ndlr)…

Javier : un projet solo aussi, un mec qui s’appelle PFAU (projet de Greg ndlr) qui fait des bons trucs.

 

Ça c’est l’instant promo !

Greg : non mais honnêtement c’est des groupes que j’écoute. Après y a d’autres groupes franciliens, parisiens. On est fans de La Famille Grendy aussi depuis pas mal de temps.

Javier : Vous les avez vus passer comme nous. Y en n’a pas tant que ça des nouveaux groupes, une poignée. Vous les connaissez comme nous : Yuck, Cloud Nothings, Screaming Female…

Greg : j’aime bien Grails, Troy Van Balthazar aussi, le mec de Chokebore, Yuck, Pissed Jeans…

Javier : ouais mais y en n’a pas beaucoup qui sortent.

 

Oui à part ceux d’Influenza Records, que dalle. Ça se passe comment dans ce label, vous vous fréquentez tous entre groupes, vous êtes tous potes ? On a l’impression que c’est une grande famille…

Greg : on essaie de créer une famille dont tu serais le papa Grégoire. (Rires)

Grégoire : Ouais on essaie de créer une famille, de fédérer un projet, un mouvement parisien.

Greg : Ça démarre juste, ça date de mars.

Grégoire : Mais on a sorti 4, 5 EP en peu de temps. On n’est pas des feignants ! (Rires)

Greg : On a vu qu’il y avait des mouvements à Paris qui fédéraient vachement bien et s’entraidaient beaucoup. Le punk, le hardcore, hard rock, etc. Et puis dans l’indie c’est un peu chacun pour sa gueule. Mais aussi parce que c’est un terme fourre-tout. Indie ça veut dire tout et n’importe quoi. Tu peux avoir des gros claviers dégueulasses et dire c’est indie, comme tu peux être plutôt à tendance grunge et te considérer indie. C’est aussi pour ça que c’est dur à fédérer. Donc on s’est dit que ce serait bien. Et en plus avec Facebook, la newsletter, etc., on parle beaucoup de nous et avec un label ça permet aussi de mettre en avant d’autres groupes qu’on aime bien et essayer de montrer qu’il y a une cohérence, des groupes qui se ressemblent, une scène qui existe…

 

Vous avez l’air contents dans votre label mais si demain Sub Pop se pointe avec un gros chèque, vous les snobez ?

Grégoire : on les envoie chier Sub Pop ! Ils arrivent pas à la cheville d’Influenza. (Rires)

Javier : on a proposé de les racheter. C’est en cours de négociation, ils ont pas encore répondu à notre mail mais ça va pas tarder. Matador et Domino ne nous ont pas encore répondus. Mais si un jour ils nous proposent un truc, on leur dit « ouais, ouais allongez les thunes, pressez les disques et mettez le logo Influenza Records à côté de Sub Pop. » C’est un beau rêve.

 

C’est le dessinateur Halfbob qui s’occupe de l’aspect visuel de Wonderflu. On sent que ça occupe vraiment une part importante pour le groupe…

Greg : Oui on lui doit énormément.

Javier : Sur notre blog on avait ajouté son site aux liens qu’on recommande aux gens et on soupçonne que ça lui a envoyé une notification. Et il nous a envoyé un mail pour nous dire qu’il aimait bien ce qu’on faisait. Donc on a des contacts comme ça par mail car il est à St-Etienne donc on le voit pas très souvent. Mais quand il monte à Paris on essaie de le voir. Si on peut s’attacher autant au visuel c’est parce qu’on laisse d’autres gens s’en occuper, si on le faisait nous-mêmes ce serait pourri.

Greg : Comme pour nos clips, on les a faits faire par une boîte de production, Broken Prod et ils se sont vraiment investis. Ils aiment bien notre musique, nous on aime bien leur démarche. C’est un vrai échange. C’est pareil pour Halfbob, c’est vraiment partagé. C’est pour ça aussi qu’on aime bien le mettre en avant, on aime vraiment ses dessins et il a le même background musical que nous.

 

C’est votre dernière date ce soir. Vous la sentez comment ? Des surprises au programme ?

Greg : ce sera un set énervé. Y aura un nouveau titre qui sera sur un des deux EP.

Grégoire : plusieurs !

Greg : Ah oui plusieurs nouveaux titres en fait. Ce sera un set énervé et court.

 

 

Il le fut. Enervé et trop court. Et les nouveaux titres dévoilés prévoient une belle année 2014 pour Wonderflu avec ses deux EP à paraître. On suivra ça de près.

 

Entretien réalisé par JL & JR (merci à Ryad et Mimie pour les tofs).

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