Interview – The Richmond Sluts

Publié par le 15 octobre 2017 dans Interviews, Non classé, Toutes les interviews | 0 commentaire

© Diego

Manu démarre: « Ok guys, my friend Marlon is gonna… »
« …fuck us !! », m’interrompt un Sluts. Gros rire gras backstage. S’ensuit une discussion inédite sur les penis de scorpions qui se trouveraient à la base de leur dard, etc. Bonne intro !

Comment va la tournée jusqu’à présent ?
(John Tyree, batteur, passe une tête et les autres lui disent de rappliquer pour l’interview. John semble dans un état second, ca promet… Back to the questions.) Excellent ! Ça se passe très bien. On revient d’Italie où on était pour la première fois. On a fait beaucoup de petits clubs avec toujours une très bonne interaction . Et après on débarque en France et là, c’est l’explosion ! »

Pourquoi en France ?
Je ne sais pas ! A toi de me le dire ! Peut-être avec notre premier LP dans les meilleurs albums selon Rock and Folk.

Mais vous vous attendiez à cette popularité en Europe?
Non pas du tout. On ne fait rien de nouveau en fait mais la seule différence est qu’en 2001, personne ne faisait ce qu’on faisait. Mais tout le monde s’en foutait. Nous, on répétait 3 fois par semaine. Et… on n’a fait qu’un album (rires).
(Shea précise qu’il est batteur à la base mais qu’il s’est mis au chant et à la gratte après qu’on lui ait montré 2 accords de Chuck Berry, accords qu’ il joue tout le long du mythique premier album. Chris le vanne en expliquant que Shea est maintenant un incroyable guitariste. Ambiance bon enfant…)

Que pouvez-vous dire du nouvel album ?
Quand on est rentrés d’Europe il y a 3 ans, on a réalisé qu’on avait des fans et qu’on pourrait faire un nouveau LP (NDLR : 12 ans après le premier). On avait quelques chansons mais ça a mis du temps, avec des membres du groupe à L.A. et d’autres à San Francisco… En plus, ce n’est pas comme si on avait un label qui nous poussait.
(Shea explique qu’il a monté son label pour l’occasion, que Mauvaise Foi Records allait aider et donc que les choses se sont mises en place.)

© Diego

Ce n’est pas trop difficile en concert de placer les nouveaux morceaux alors que tout le monde attend ceux de 2001 ?
Les Sluts confirment que c’est un vrai sujet mais qu’avec 2 albums (et même 3 en comptant Big Midnight, version des Sluts avec juste Shea et Chris, ils peuvent maintenant jongler avec la setlist et jouer plus longtemps.
Une conversation sur Big Midnight plus loin, ils expliquent que leur premier batteur résume la discographie des Sluts ainsi : « Le premier album était du sexe, le second de l’héroïne et le troisième, un bon gros joint ». (rires)

On pourrait dire aussi que le premier est plus New York Dolls, le second plutôt Stones. Quid du troisième ?
Tout sauf du stoner (rires). Peut-être qu’il est encore plus stonesien avec en plus, une tonalité garage qui vient du clavier de Justin. Un peu plus rockabilly aussi.

On échange un peu sur l’excellent morceau « Sweet Something » qui n’était sorti qu’en 45T et qui est repris sur la réédition du premier album. Ils expliquent qu’ils ont un sens du marketing et du business très développé, pour rire bien sûr !..
Une bagnole klaxonne dans la rue… « Oups, ma mère est arrivée !! » lance Chris. Et un nouveau tour de déconne. Nous, on est aux anges, ces mecs sont des crèmes…

Quelle est la suite ?
Sans doute un nouveau LP avant la fin de 2017 (NDLR : aux dernières nouvelles, ce sera plutôt pour 2018, faute de temps) ! Il sera sans doute un peu plus garage, 13th Floor Elevators, un peu plus psyché. Et aussi une petite injection de Buzzcocks au niveau de la mélodie. Maintenant qu’on a 4 personnes dans le groupe qui peuvent chanter, ca change les choses. Avant,il n’y avait que Chris et moi (Shea).

Petit échange pour les vrais fans sur le « Drive me wild,take 602 », private joke sur l’intro de ce morceau de bravoure du premier album (audible a l’écoute) dont ils auraient fait 602 prises à cause du niveau de guitare de Shea. Concernant la manière de jouer aujourd’hui les vieux morceaux comme « Drive Me Wild », Shea explique qu’il chante différemment parce que ses « balls » pendent plus qu’avant et qu’il chante donc plus bas.
Ils concluent en disant être heureux d’avoir fait avec nous la pire interview de l’histoire du rock and roll ! On le prend comme un compliment ! Les Sluts vont bien, on attend leur retour avec impatience !!!

Entretien réalisé par Manu et M.A, photos de Diego.

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