Interview et live report – Two Gallants

Publié par le 14 mars 2015 dans Interviews, Live reports, Toutes les interviews | 0 commentaire

10 ans après leur premier concert en France, nous avons pu rencontrer Two Gallants à Paris à l’occasion de la tournée pour leur nouvel album, We Are Undone. Nous en avons profité pour revenir sur l’ensemble de leur carrière, et pour des raisons techniques, c’est Adam Stephens, chanteur et guitariste du groupe, qui s’est prêté au jeu des questions/réponses.

 

Tout d’abord, comment se passe la tournée ?

Très bien. Les concerts ont tous été bons, je veux dire, le public était bon. Nos concerts sont toujours imprévisibles, de notre côté du moins, car chaque soir il y a un truc différent, qui se passe mal, ou mieux…

 

Des problèmes techniques ?

Ouais. On fait beaucoup de bruit sur deux instruments seulement, donc si quelque chose se passe mal d’un côté ou de l’autre, ça a plus d’impact qu’avec un groupe plus grand.

 

On peut revenir un peu sur  l’histoire du groupe, si ça vous va ?

Bien sûr. Ça enregistre ?

 

J’espère.

Tu devrais peut-être vérifier.

 

Oui, c’est bon. Je ne sais pas si le son sera super, mais je devrais pouvoir entendre. Qu’est-ce qui vous a poussé à jouer ensemble, au départ ? J’ai lu que vous étiez amis d’enfance…

Oui, on a plus ou moins grandi ensemble. On est amis depuis qu’on a cinq ans, mais nos parents se connaissaient déjà. On s’est retrouvé à l’école ensemble à cinq ans, et on habitait à quelques pâtés de maison l’un de l’autre.

 

 Alors vous avez commencé la musique ensemble ?

En fait on a tous les deux eu le même développement, pour ce qui est d’écouter de la musique puis d’en jouer. Quand on était gosses, on écoutait surtout du hair metal des années 80 et ce genre de trucs, et puis on est passé à autre chose. Donc on est passé par les mêmes phases, on a commencé la guitare au même âge, vers 12 ans. Et on a commencé à jouer ensemble.

 

C’était donc naturel d’avoir un groupe ensemble et d’en faire quelque chose de plus sérieux ?

Ca ne s’est pas vraiment passé comme ça. On a fait des choses chacun de notre côté pendant un moment, ensuite je suis parti à New York pour mes études et Tyson a déménagé à Portland pour un semestre. Et puis on est tous les deux revenus chez nous parce que l’école ne nous plaisait pas du tout. Donc on s’est retrouvé à deux à San Francisco alors que tous nos amis étaient partis, à l’université ou ailleurs, et on a commencé à rejouer ensemble ce genre de musique. Tyson connaissait pas mal de monde dans la scène punk donc on a pu faire des concerts, des house shows* et ce genre de trucs. On ne s’est jamais dit « on va monter un groupe », c’est venu tout seul. Désolé, ma réponse est un peu longue.

 

Non, c’est parfait. Vous avez sorti The Throes en 2004. C’était un gros projet pour vous à l’époque ?

C’était un gros truc à ce moment-là parce qu’on n’avait jamais fait ça. (s’interrompt) Quelqu’un devait m’amener du jus, je crois. Mais ça va. Tu veux quelque chose à boire ? (à son roadie) George, tu peux me passer une cigarette ? Ca te dérange si je fume ?

 

Non, tant qu’on ne me recrache pas directement la fumée à la gueule.

Okay.

 

Il y a la chanson « Nothing To You », qui me semblait être une chanson d’amour gay (dans laquelle on retrouve le vers « I’m gay as a quire boy for you »). Est-ce que ça vient de San Francisco, qui est connu pour son ouverture, ou c’est moi qui suis à côté de la plaque ?

Non, je ne pense pas que la chanson soit spécifiquement homosexuelle ou hétérosexuelle. Cependant, le fait de pouvoir chanter ce vers dans la chanson sans que ça nous dérange montre bien notre opinion sur le sujet. Mais le vers est plutôt humoristique et, à mon sens, c’est plus drôle si la chanson est écrite pour une fille ou dans une situation hétérosexuelle, où le fait d’être gay aura plutôt un sens péjoratif. C’est quelque chose qu’on peut ressentir l’un pour l’autre.

 

Vous ne jouez plus beaucoup de ces chansons en concert. Vous êtes passé à autre chose, ou c’est pour des questions de promotions ?

Non, on a beaucoup de chansons, maintenant, et c’est dur de toutes les insérer dans un set ou de toutes les répéter. Nous n’avons jamais eu autant de chansons dans notre répertoire, des chansons que nous pouvons bien jouer. Du coup, nous pouvons plus facilement faire une rotation dans les chansons que nous jouons sur cette tournée. Mais on en joue une ou deux de cet album.

 

En 2006, ça a été What The Toll Tells. Qu’est-ce qui a change à ce moment-là ?

En fait, pas grand-chose. Je pense qu’on a commencé à se faire un peu remarquer, et on a beaucoup tourné. On tournait déjà avant notre premier album, donc ça a été comme une longue tournée permanente. Tout ce qu’on faisait, c’était en lien avec le groupe. On était aussi beaucoup plus libres là-dessus. Ça représentait des tonnes de travail puisqu’on organisait nos propres concerts, on faisait tout nous même. Donc c’était des tonnes de boulot, mais on était aussi plus libres sur beaucoup d’aspects.

 

Je vous avais vu en 2005 en première partie des Decemberists. C’était votre premier concert en France ?

Oui, c’est ça. C’était à Montmartre, non ?

 

Oui, dans une salle qui s’appelle La Boule Noire.

Ça existe encore ?

 

Oui mais vous faites trop d’entrées pour y jouer, maintenant ! (rires) Sur What The Toll Tells, il y a le titre « Waves of Grain » qui me semble assez politique. C’est surprenant par rapport à vos autres morceaux.

C’était effectivement différent de notre premier album. Je ne sais pas. Je ne dirais pas que c’est politique. Je ne sais pas quel  genre de chanson c’est. J’essaie d’éviter d’avoir un grand message important. J’essaie de ne pas faire trop de déclarations, c’est comme ça que j’écris, et ça finit plus ou moins comme une simple perspective, ou un point de vue. Je pointe quelques trucs, et je lie certaines choses entre elles, c’est tout. Cette chanson, elle avait beaucoup de rapport avec l’actualité de l’époque. Les USA venaient d’envahir l’Irak, c’était un désastre au Moyen-Orient, on s’engageait dans ces énormes guerres, la terreur, la peur, aux Etats-Unis étaient au plus haut à ce moment-là. Ça a effectivement beaucoup influencé cette chanson.

 

Comparé à, par exemple, « Las Cruces Jail » qui parle de Billy The Kid, on a deux sujets très différents, et « Waves Of Grain » paraît beaucoup plus… politique, en effet.

Je comprends, mais le mot me gêne. « Politique » implique qu’on parle d’une personne ou d’un parti politique en particulier, c’est pour ça que je suis réticent à utiliser ce terme.

 

À peine un an après, en 2007, vous avez sorti un EP et un album. Y avait-il une raison à cette grande productivité ?

Non, on avait juste beaucoup de morceaux. En fait, dès le début on en avait beaucoup. Il y en a plein qui n’ont jamais été enregistrés. Je ne pense pas qu’on était particulièrement plus productif à cette période qu’avant. En fait, là, j’avais beaucoup de titres acoustiques plus doux, donc on voulait faire un EP dans ce style.

 

C’est pour ça que l’EP et l’album sont tous les deux plus calmes que les autres ?

C’est possible. Je ne sais pas. L’album est-il beaucoup plus calme ? Je pensais qu’il l’était moins, mais je ne sais pas.

« L’album sonne différemment des autres. C’est sûrement parce que chacun de notre côté, on avait nos projets qui étaient beaucoup plus calmes, plus doux, et on ressentait l’urgence d’extérioriser de la musique plus violente. »
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C’est l’impression qu’il donnait. Mon morceau préféré du disque « Fly Low Carrion Crow » est très calme.

Je ne l’ai pas réécouté depuis un moment. J’avais oublié cette chanson.

 

Ensuite, vous vous êtes séparés pendant 5 ans. C’était juste une pause ou vous pensiez que c’était définitif ?

On n’avait rien décidé de particulier. On ne s’est pas donné de délai, ou quoi que ce soit. On avait juste besoin de temps pour nous. C’était plutôt intense, beaucoup de voyage et de boulot. On avait vraiment besoin de ça. Se reposer, et faire autre chose.

 

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous remettre ensemble ?

Je pense que ça nous manquait de jouer ensemble. Ça n’a jamais été une cause de séparation. On avait des désaccords, comme tous les groupes, sur la musique ou personnellement, mais musicalement, c’est toujours ensemble qu’on se sent le mieux. Donc après avoir joué avec d’autres gens, avoir fait d’autres trucs, ce qu’on pouvait faire ensemble a commencé à nous manquer.

 

The Bloom And The Blight est sorti en 2012. C’était différent de travailler ensemble après cinq ans? 

C’était très différent. On n’en était pas du tout au même point non plus. Pour moi, ça se voit sur l’album. Il sonne différemment des autres. C’est sûrement parce que chacun de notre côté, on avait nos projets qui étaient beaucoup plus calmes, plus doux, et on ressentait l’urgence d’extérioriser de la musique plus violente. J’imagine que l’album est plus violent.

 

Je trouve qu’il se rapproche beaucoup de ce que vous faites sur scène, plus que les autres. C’était l’intention ?

Pas spécialement. On a toujours enregistré le plus proche possible des conditions live. C’est le résultat qui doit donner cette impression.

 

Il semble qu’il y ait une tradition de chansons d’amours de stalkers** dans la musique indé. Peut-on inclure « My Love Won’t Wait » dans cette catégorie ?

J’imagine. Globalement. C’est quand même basé sur de vrais évènements, mais pas le côté stalker. Plutôt dans les petits détails.

 

We Are Undone vient de sortir. Il sonne un peu comme le précédent. Qu’est-ce qui change et qu’est-ce qui se ressemble, selon vous ?

Il y a toujours des chansons heavy, comme le précédent. Je pense qu’avant The Bloom And The Blight,  on n’avait pas un seul accord de puissance dans nos chansons. Je n’en jouais pas. Sur The Bloom And The Blight, il y avait beaucoup de morceaux avec des accords heavy, et sur celui-ci, pas autant, mais il y a quelques chansons comme ça. Il y en a aussi qui sont basées sur du fingerpicking, comme on le faisait avant.

 

Il y a du piano, des percussions bizarres…C’est votre manière d’expérimenter  ou c’est venu comme ça?

Oui, c’est plutôt ça. On n’essayait pas consciemment de faire quelque chose de nouveau, on a fait ce qui servait la chanson. Il n’y a aucun moment où je me suis dit un truc du genre « oh, il faut qu’on essaie ça pour faire quelque chose de différent de nos autres morceaux ! », tu fais ce qui est approprié au morceau. Les chansons où je joue du piano sont allées dans cette direction tout à fait naturellement.

« Je ne pense pas que nous soyons Punk au niveau du son, pas du tout. (…) Quand les gens pensent au Punk Rock, ils pensent à des tempos rapides, avec de la trompette derrière. Il y a des trucs très bien dans ce genre, mais ce n’est pas du tout ce qu’on joue. »
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Au début, la presse française vous associait beaucoup à des groupes comme The White Stripes ou The Black Keys, sûrement parce que vous étiez des duos guitare/batterie. Vous vous sentez proches de ces groupes ?

En dehors de ça, pas particulièrement. En fait, je crois que les Black Keys ne sont même plus deux dans leur groupe, donc si on doit les citer là-dedans, on se réfère à leurs premiers albums. Les trois groupes sont influencés par de la musique traditionnelle, mais dans un genre assez différent. The Black Keys sont plus dans un style Chicago blues, un blues un peu bourrin. The White Stripes jouent un blues plus Old-Timey, plus à l’ancienne, mais avec un côté rock garage agressif, ce que nous faisons aussi d’une certaine manière mais ils sont beaucoup plus (il hésite). En fait, si tu veux découper le blues par zones géographiques, les Black Keys font du Chicago, les White Stripes font plus du Delta, et moi, j’ai toujours considéré que je jouais dans un style qui se rapproche du Piedmont, qui correspond aux Carolines du nord et du sud, un style avec beaucoup plus de fingerpicking.

 

Donc exactement à l’opposé de là où vous venez géographiquement ?

J’imagine, oui. (rires)

 

Votre musique a été décrite comme du Pulk (mélange de Punk et Folk). Pensez-vous que c’est approprié ?

Le problème, c’est que les deux termes séparés me dérangent. Pour moi, le terme Folk ne s’applique plus vraiment aujourd’hui. La musique Folk est de la musique jouée par le peuple (folk, en anglais ndlr). Et elle vient de quelque chose de très organique, naturel et local.

 

 

Donc si je joue de la guitare dans ma chambre devant mes amis, c’est de la Folk ?

Oui, mais ça dépend aussi beaucoup de la culture et des traditions locales, et ça n’existe plus vraiment aujourd’hui. Il y a de moins en moins de cultures isolées, où ce genre de choses peut vraiment se développer sur ces bases. Je pense qu’il n’y a plus de musique Folk de nos jours. J’appelle cette musique du New-Timey, c’est de la musique Old-Timey mais avec une approche et dans un contexte moderne, donc ça ne peut plus vraiment être du Old-Timey. Quant au Punk, je ne sais pas. Je ne pense pas que nous soyons Punk au niveau du son, pas du tout. C’est vrai qu’on a évolué plus ou moins dans une scène Punk à San Francisco, plus avec l’attitude que le son. On a ça en nous, d’une certaine manière. Mais quand les gens pensent au Punk Rock, ils pensent à des tempos rapides, avec de la trompette derrière. Il y a des trucs très bien dans ce genre, mais ce n’est pas du tout ce qu’on joue.

 

Vous, il n’y a pas de trompette.

(rires) Pas partout.

 

« Je n’aurais aucun problème à dire que nous avons plus de San Francisco en nous que n’importe lequel des groupes que l’on présente comme « la scène de San Francisco ». »

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En tant que San Franciscains, que pensez-vous de ce qu’on appelle actuellement la scène de San Francisco ?

On a croisé ces groupes, mais pour être honnête, avec les tournées on est de moins en moins impliqués dans la scène de San Francisco. Quand on a commencé, il y avait une scène locale très forte, et ces groupes ne sont vraiment arrivés qu’une fois que la scène dont nous faisions partie était morte. La plupart des groupes avec qui nous jouions pendant les house shows ou ce genre de trucs ne se produisaient plus trop, donc ils font partie d’une scène différente.

 

Donc on ne peut plus vraiment dire que vous êtes de la scène de San Francisco ?

On est tous les deux nés et on a grandi à San Francisco, ce qui n’est pas forcément le cas de ces gars-là. Donc ça dépend vraiment de ce que tu entends par « scène ». Si on parle de l’aspect local, malheureusement, le fait de partir en tournée te pousse loin de ça. Mais je n’aurais également aucun problème à dire que nous avons plus de San Francisco en nous que n’importe lequel de ces groupes.

 

À ce sujet, le fait de venir de San Francisco a-t-il un impact fort quand on est musicien ?

Oui, complètement. Mais la ville a complètement changé. La ville est très imprégnée en nous car nous avons commencé à une époque où la scène locale était très forte et active à San Francisco. La scène underground était encore importante et vivante, alors qu’elle n’existe quasiment plus maintenant. Ce n’est plus du tout ce que c’était. Il n’y a quasiment plus d’endroits pour ça, on ne peut plus faire de house show, jouer dans la rue ou dans des entrepôts. Il y a beaucoup moins d’opportunités. C’est tragique, mais c’est assez vrai.

 

D’ici, on ne voit pas les choses comme ça. On s’imagine une ville où il y a beaucoup de groupes et de musique.

C’est peut-être toujours une ville intéressante de ce point de vue, mais c’est sans comparaison avec ce que c’était il y a quelques années. Un bon indicateur de ça, c’est le manque de house shows. C’était très important pour nous quand on a commencé. On en a fait tellement dans la Bay Area. Il n’y en a plus, maintenant. Ils ne sont plus autorisés, les flics viennent pour arrêter les concerts. Nous, on n’aurait pas pu se lancer sans ces concerts.

 

Entretien réalisé par BCG

 

* concerts d’initiative privée, souvent gratuits, organisés dans des maisons avec plusieurs groupes.

** on pourrait traduire par « harceleur » mais il n’y a pas de terme français équivalent. Un stalker est un type obsédé par une personne qui la suit partout et l’observe en permanence.
Live report : Two Gallants @ La maroquinerie (Paris), 05/03/15

Pour ce qui est du concert, la production ayant eu la fausse bonne idée d’inclure Two Gallants à la programmation du festival des Nuits de l’Alligator, le groupe s’est retrouvé avec un créneau tardif et qui laissait peu de place à l’improvisation : 22h-23h15, après 2 premières parties.

Préférant prendre le temps de manger et boire plutôt que d’être impérativement là pour deux groupes  inconnus au bataillon, dont un nommé Duck Duck Grey Duck snobé pour cause de nom pourri, nous ne sommes arrivés à la salle qu’un peu avant le début du set de Two Gallants. Début un peu lent, entre « Reflections Of The Marionnette », une reprise et une version mollassonne de « Steady Rollin’ » qui a tièdement enthousiasmé le public.

Heureusement, les choses sérieuses ont démarré avec « My Love Won’t Wait » et l’ambiance n’est pas retombée même quand Tyson Vogel nous a demandé avec humour de fermer nos gueules pour le passage calme « Prodigal Son ». Le groupe a plusieurs fois souligné le calme dans la salle, plutôt étonné que déçu, mais bon, nous sommes à Paris, il n’y a pas de quoi être surpris. Il n’empêche que le public a su se faire entendre et exprimer sa joie d’écouter certains titres.

Quant aux musiciens, ils ont montré comme à leur habitude une bonne maitrise de leurs instruments et de leur morceaux, sachant quand ralentir, accélérer, changer de rythme ou de style de jeu, en n’oubliant pas qu’ils présentent avant tout des chansons ; l’aspect technique ne prend donc jamais le pas sur la musique. On sent l’alchimie entre les deux compères jusque dans les voix, qui s’accordent parfaitement.

Les morceaux de The Bloom And The Blight s’imposent comme des moments forts alors qu’ils n’ont « que » trois ans, ce qui confirme que l’album est une véritable réussite. Mention spéciale pour l’enchainement « Cradle Pyre »/ « Halcyon Days » qui a su mobiliser le public avant le rappel. Contrairement à leurs tournées précédentes, en revanche, la setlist n’a pas été surchargée de titres du dernier album. Si « My Man Go » peine à convaincre, l’interprétation de « Some Trouble », impressionnante, vient renforcer l’idée qu’il s’agit d’un des tous meilleurs morceaux du disque. Avec « Murder The Season », qui n’a malheureusement pas été jouée ce soir.

C’est d’ailleurs le seul reproche que je pourrais faire à ce concert. Une setlist un peu courte (2 titres de moins que sur le reste de la tournée), finie sur « Broken Eyes » qui est un joli morceau, mais qui manque d’impact quand on sait qu’ils auraient pu terminer sur un de leurs morceaux fleuves, « Murder The Season » pour de la nouveauté, mais aussi « The Throes » ou l’excellente « Waves Of Grain ». Ce qu’ils font d’habitude. Du coup, on ne peut s’empêcher d’être frustré, même si le groupe lui-même n’y est pour rien.

Au final, un concert tout à fait honnête, un groupe qui nous rappelle pourquoi c’est avant tout sur scène qu’il faut l’écouter, mais malheureusement des programmateurs qui ont cru bon de faire payer une place autant pour Two Gallants que pour Duck Duck Grey Duck. Groupe écouté entre temps et qui propose un blues moderne sympathique, au demeurant, mais qui ne justifiait pas de raccourcir le set de la tête d’affiche. Dommage.

 

BCG

 

Setlist : Reflections of the Marionette – Easy Rider Blues (Blind Lemon Jefferson) – Steady Rollin’ –  My Love Won’t Wait – Fools Like Us – Despite What You’ve Been Told – We Are Undone – The Prodigal Son – Las Cruces Jail – My Man Go – Some Trouble – Cradle Pyre – Halcyon Days

Rappel : Fail Hard to Regain – Broken Eyes

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