Interview – Birth Of Joy

Publié par le 22 octobre 2017 dans Non classé | 0 commentaire

Le 10 novembre prochain, pour célébrer nos 5 ans d’existence, nous aurons l’immense honneur d’accueillir Birth Of Joy, ainsi que Wonderflu et The Blind Suns, pour une soirée qui s’annonce d’ores et déjà inoubliable à Petit Bain (Paris).

Birth Of Joy, actuellement en tournée en Europe de l’Est, vient tout juste de terminer l’enregistrement de son nouvel album. L’occasion d’échanger à ce propos avec le batteur Bob Hogenelst dans un riche entretien téléphonique. Elle s’annonce bien cette soirée…

 

« On va essayer de revenir plus dans l’esprit de Prisoner avec des morceaux plus courts, un peu plus d’énergie et de puissance. »

© Caroline Vuagniaux

Alors ça y est le nouvel album est enregistré.
Oui il est enregistré, le mix est terminé. Il est en train d’être masterisé. Ça devrait être fini la semaine prochaine, il va partir au pressing pour être mis sur CD et vinyle.

La sortie est prévue pour quand ?
En février 2018.

J’ai vu que sur Facebook vous aviez demandé de l’aide à vos fans pour trouver le titre du disque. Ça y est vous l’avez ?
Oui c’était il y a deux mois environ. On n’avait aucune idée à l’époque. Maintenant on a quelques idées mais on n’est pas complètement sûrs.

OK, vous avez besoin d’encore un peu de temps.
Oui, d’ici une semaine ou deux, ça devrait être bon.

Qu’est-ce qu’on peut attendre de ce nouveau disque ? Vous allez tenter d’évoluer à nouveau par rapport à Get Well ?
Get Well était un peu plus expérimental et avait des chansons plus longues, assez différent de Prisoner. Je pense qu’avec ce nouveau disque on va essayer de revenir plus dans l’esprit de Prisoner avec des morceaux plus courts, un peu plus d’énergie et de puissance. Il y a un morceau plus long que le reste mais on essaye d’avoir la même énergie en studio qu’en live, on essaie de retranscrire ça sur ce disque avec des morceaux plus courts et plus d’énergie.

Donc ça devrait sonner parfaitement en concert !
Oui ça devrait ! On ne les a pas encore joués sur scène donc à vérifier.

Mais les albums précédents étaient déjà enregistrés live non ?
Oui, les bases de morceaux on les a jouées ensemble live. On a ensuite fait quelques arrangements et overdubs mais la plupart de l’enregistrement a été fait live, comme auparavant.

Et vous êtes retournés dans cette église comme pour les précédents ou vous êtes revenus en studio pour une formule plus classique ?
Non, pas dans l’église cette fois. Prisoner et Get Well étaient tous les deux enregistrés dans cette vieille église du nord de la Hollande. Pour celui-ci on a cherché un nouveau studio parce qu’on avait besoin d’un nouvel environnement. Pour Get Well on était retournés dans l’église et rien n’avait changé c’était exactement la même chose que trois ans auparavant. Les mêmes instruments, la même salle de mixage… On voulait de nouvelles inspirations pour ce disque donc on voulait un nouvel endroit et un nouvel environnement. On a trouvé ça dans une petite ville hollandaise, et c’était un super endroit, un excellent studio avec de très bons équipements, des micros très coûteux, plein de détails techniques que je ne connais pas mais celui qui nous a enregistrés était très content parce qu’il avait tout ce dont il avait besoin sous la main.

Le premier single est prévu pour bientôt ?
On tourne demain (l’interview a été réalisée il y a deux semaines, ndr) le clip pour le premier single. Ce sera pour fin novembre-début décembre.

Donc on a de bonnes chances de l’entendre le 10 novembre au Petit Bain ?
Oui on va le jouer ! La semaine prochaine on part en tournée en Europe de l’Est. Ce sera de bonnes répétitions pour nous. On va essayer beaucoup de nouveaux morceaux. On les a bien répétés en studio mais en live c’est toujours différent. Donc à Paris on devrait être fin prêts et on jouera beaucoup de nouveaux morceaux.

Là vous vous apprêtez à faire votre première vraie tournée en Europe de l’Est. Vous êtes assez populaires là-bas ? Vous avez une idée de la dimension des salles où vous allez jouer ?
Je pense que ce sera des salles plutôt modestes, vu qu’on n’y est jamais allés. Mais je ne sais pas du tout à quoi m’attendre. Ça devrait être très fun mais je ne sais pas si beaucoup de gens nous connaissent là-bas.

Parce que vous commencez à avoir une solide réputation en Europe, notamment en France. C’est pareil aux Pays-Bas ou vous êtes de vraies superstars à la maison ?
(Rires) Non quand même pas des superstars ! On a une fanbase assez solide, et c’est le cas aussi dans d’autres pays. Mais je crois que tu deviens vraiment connu quand tu passes à la radio. En Allemagne, en Angleterre… Et nos morceaux ne passent pas beaucoup à la radio… Parfois la nuit, mais pas en journée quand la plupart des gens écoutent. On ne joue pas le genre de musique qui passe à la radio…

Parce que les radios craignent !
Oui c’est clair ! (rires) Je n’écoute jamais la radio, ils ne passent que de la musique de merde !
On a une bonne fanbase, principalement des gens comme nous qui n’écoutent pas la radio, la musique généraliste, plutôt la scène underground. La Hollande est un petit pays. En un mois et demi, on peut jouer dans tous les coins du pays, toutes les villes. Les gens n’ont pas vraiment besoin de voyager très loin pour aller à un concert. Quand on joue au centre des Pays-Bas, les concerts sont généralement complets. 500-600 personnes, dans le Nord ça peut être beaucoup plus. Mais on reste dans la scène underground, pas mainstream.

« On a eu un bassiste… pendant les 15 première minutes de notre carrière (rires) ! »

Il y a d’autres groupes hollandais dont vous vous sentez proches ? En France on ne connait pas énormément de groupes hollandais, il y a Jacco Gardner par exemple qui commence à être un peu connu, lui aussi dans un style psyché mais plus pop. Vous le connaissez bien ? Il y a beaucoup de groupes que vous côtoyez régulièrement ?
C’est marrant que tu parles de Jacco Gardner parce qu’il y a 5 ou 6 ans il nous a enregistrés. Et à cette époque je crois qu’il ne jouait pas encore de musique. Il étudiait pour devenir ingénieur du son et il fallait qu’il enregistre un groupe, ils étaient trois et nous ont demandé s’ils pouvaient nous enregistrer. Après il s’est mis à faire de la musique et je sais qu’il est assez connu en France parce qu’on a souvent vu son nom passer. On n’est plus vraiment en contact, j’imagine qu’il est très occupé à tourner et faire de la musique. Mais il y a beaucoup de groupes cool chez nous : Jungle By Night par exemple qui a beaucoup joué en France. Il y en a beaucoup, je cherche…

Il y a un vieux groupe que j’aimais beaucoup mais je ne suis pas sûr qu’ils tournent encore : Urban Dance Squad.
Oui j’adore aussi ! Et leur guitariste m’a donné des leçons de guitare ! Et à l’époque où on allait jouer pour la première fois en France avec Birth Of Joy, il m’a demandé où on allait jouer et c’était marrant parce qu’ils avaient déjà fait exactement les mêmes salles que nous. On a fait la même tournée qu’eux 20 ans après ! (rires)

A l’époque des débuts de Birth Of Joy, vous avez déjà songé à engager un bassiste ou l’idée était déjà arrêtée de former un power trio sans bassiste comme un certain groupe méconnu des 60s ?
Quand on a commencé on n’avait pas vraiment de plan en tête. On s’est rencontrés très jeune à l’école de musique et lors d’un de nos premiers cours il fallait qu’on forme un groupe. On était genre 30 personnes, et il fallait former des groupes et aller dans un studio. On s’est retrouvés tous les 3, et il y avait un autre gars qui jouait de la basse. Donc on a eu un bassiste… pendant les 15 première minutes de notre carrière (rires) !

(Rires) Une courte carrière pour lui !
Oui, très courte ! Il nous a dit qu’il voulait essayer avec d’autre groupes donc il est sorti du studio, il était allé jouer avec d’autres et une heure plus tard il est revenu nous voir ‘ouais les autres gars étaient pas super cool, je vais rester avec vous !’. Et pendant l’heure où il est parti, notre claviériste avait déjà compris comment jouer de la basse aux claviers donc on a dit au bassiste ‘désolé on n’a pas besoin de toi, notre clavier joue déjà de la basse’. Donc après ça on n’a jamais ressenti le besoin d’embaucher un bassiste.

Et pour toi, en tant que batteur, ce n’est pas plus compliqué de ne pas avoir une section rythmique classique avec un « vrai bassiste » ?
Non, ça me va. Gertjan (Gutman) n’est pas un bassiste mais son jeu est très rythmique et il forme une vraie section rythmique avec moi. Et il apporte aussi beaucoup de mélodies et des solos. Il fait les trois à la fois. Je joue dans d’autres groupes avec des bassistes, c’est très bien aussi mais c’est complètement différent. Mais j’aime beaucoup former une section rythmique avec lui, même si elle est un peu particulière !

Et vous revenez donc à Paris pour notre 5e anniversaire. On est très contents de vous avoir pour cette date importante pour nous ! Vous avez souvent joué en France, votre album live a même été enregistré à Rennes. Vous avez une relation particulière avec le pays et le public français ?
Oui. On a joué aux Transmusicales de Rennes en 2012, et c’était la première fois qu’on jouait à l’étranger. Et c’était à un super horaire, à 2h30 du matin et il y avait 3000 personnes surexcitées ! On n’avait jamais vécu un truc pareil. On s’est dit ‘ouah les français sont complètement dingues !’. Après ça on a fait beaucoup de concerts en France, on n’avait même pas besoin de démarcher. Plein de bookers français nous contactaient. C’était vraiment particulier pour nous, comme un rêve devenu réalité. C’est ce qu’on avait toujours voulu faire et maintenant on le fait ! Tout ça grâce au public français. En Hollande, des gens de la radio et du milieu de la musique ont entendu parler de ce concert… C’est comme si ça avait démarré en France puis ça s’est développé dans le reste de l’Europe. C’était donc une étape très importante pour nous.

C’est sympa à entendre ! On est contents de vous avoir offert ça ! J’ai vu quelques concerts en Hollande et j’ai trouvé effectivement que le public néerlandais était très clame.
Oui ici c’est très calme. Il faut un élément déclencheur pour briser le silence. Quand on met beaucoup d’énergie sur scène, ça aide le public à se lâcher, d’autres ont besoin de boire 10 bières (rires). C’est vrai les hollandais ont les deux pieds bien ancrés au sol c’est un peu difficile de les pousser à se lâcher. Mais on y arrive ! Les jeunes notamment deviennent fous plus facilement. Ça s’améliore ! Mais ce n’est pas comme dans d’autres pays.

Vous avez écouté les groupes qui vont jouer avant vous au Petit Bain ? Wonderflu et The Blind Suns ?
Non. Les deux derniers mois on était concentrés sur le nouvel album et dans cette tournée en Europe de l’Est qui démarre. Mais quand on aura fini cette tournée on va écouter ça.

Il me semble que certains d’entre vous sont des fans de Queens Of The Stone Age, vous avez écouté le dernier album ? Qu’est-ce que vous en pensez ?
Nous sommes tous les trois fans du groupe. Je n’aime pas le dernier album, leur évolution va dans une direction qui ne me plait pas. Je ne sais même plus si je l’ai écouté en entier mais rien que les titres entendus à la radio, ce n’est pas le genre de musique que j’apprécie. Et j’avais déjà ce sentiment sur le précédent, Like Clockwork. J’aime beaucoup les deux premiers et Songs For The Deaf, ce sont les meilleurs qu’ils aient faits. Era Vulgaris était assez cool aussi mais depuis ça ne fait que baisser. Je crois que Songs For The Deaf était le meilleur et depuis ils n’ont jamais fait aussi bien.

On est assez d’accord ! Une dernière chose à ajouter ou à dire au public français qui vous attend de pied ferme ?
Keep on rocking ! (rires) Et continuez de venir à nos concerts ! Ça va être une grande fête en novembre ! Ecoutez notre prochain album et dites-nous ce que vous en pensez, on est toujours ravis d’entendre les retours des fans.

 

Entretien réalisé par JL, merci à Perrine Chevalon de A Gauche De La Lune d’avoir organisé cet entretien.

Birth Of Joy sera en concert pour nos 5 ans le 10 novembre à Petit Bain (Paris) avec Wonderflu et The Blind Suns.

Toutes les infos ici et les billets par là.

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