Interpol – El Pintor (Matador)

Publié par le 17 septembre 2014 dans Chroniques | 0 commentaire

Interpol-El-Pintor-1Quatre ans après un album éponyme controversé, Interpol revient avec El Pintor. Un anagramme tiens donc…

Devait-on y voir là un signe de stabilité, une absence de remise en question ? Comme son prédécesseur, El Pintor est composé de 10 morceaux. Ça nous fait déjà deux points communs, pas très rassurant tout ça…

Leur premier album Turn on the Bright Lights, véritable coup d’éclat, n’avait finalement jamais trouvé de successeur à sa hauteur. Et depuis Antics (inférieur mais très bon) sorti en 2004, le groupe est complètement parti en cacahuètes. Il était donc grand temps temps de remettre les pendules à l’heure pour le trio new-yorkais.

« All The Rage Back Home », premier morceau  de ce nouvel album dévoilé cet été, était déjà rassurant, et on peut aujourd’hui le dire ouvertement : Interpol a bel et bien renoué avec sa créativité et nous propose un très bon cinquième album. El Pintor arrive à point nommé et nous met un bon coup de pinceau sur ces derniers albums fades qui manquaient cruellement d’éclat. Franchement ça fait plaisir car on n’attendait plus grand-chose venant de Paul Banks et de sa bande.

Cette fois, l’enchaînement des titres est impeccable, sans réelle fausse note, là où ses prédecesseurs pêchaient par leur trop grande inconstance.

Certes plusieurs titres se ressemblent et les points forts des premiers albums sont toujours les mêmes : un univers sombre, le chant bien particulier de Paul Banks, presque hanté par moments (« Breaker 1 »), bien calé sur des riffs virevoltants et marquants (« My Desire », « Same Town, New Story »). Mais on retrouve à nouveau ce souffle, cette force, cette unité bref tout ce qui semblait fuir Interpol dernièrement. Un vrai miracle.
Curieusement le départ du bassiste Carlos Dengler semble avoir resserré les liens entre les trois membres restants.

Se retrouver à trois était donc la formule magique qu’il fallait prononcer pour qu’Interpol nous revienne enfin avec un album agréable et terriblement addictif.

Comme dirait Monsieur Banks, fuck the ancient ways !

ET

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