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Mark Lanegan Band – Gargoyle

Publié par le 30 avril 2017 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Mark Lanegan Band – Gargoyle

La force d’un grand cuisinier, c’est de pouvoir vous faire aimer des aliments que vous détestez. Alors certes, je n’ai aucune idée des compétences culinaires de Mark Lanegan, mais sur le principe, il nous prouve que c’est un grand cuisinier. Et pourtant, ce n’était pas gagné ! Rappelez-vous, ces dernières années, il nous avait quand même proposé un second album de reprises assez plat, où il prenait plaisir à revisiter des classiques de variété américaine, et le disque le plus mitigé de sa carrière, le très moyen Phantom Radio. Pour un artiste dont la carrière de plus de 20 ans était un quasi sans faute, enchainer deux albums au mieux passables, ça sentait le sapin. Quand les communiqués de presse annonçaient une poursuite sans compromis du virage électronique entrepris depuis Blues Funeral, j’avoue que j’étais prêt à baisser les bras. C’était oublier que si Lanegan a connu une carrière aussi longue et fructueuse en termes de créativité et de coopération, ce n’est pas que grâce à sa voix rocailleuse. Et que quand elle a des compositions à sa hauteur, cette fameuse voix rocailleuse atteint facilement la grâce. Me voilà donc face à Gargoyle, disque que contrairement à d’habitude, je prends assez facilement comme un tout, une balade dans des contrées qui ne me sont certes pas familières (vous saurez que la musique électronique, a fortiori d’influence 80s, m’est plutôt antipathique), mais que le charisme et la maitrise du guide me rend particulièrement immersive. Alors, si rien ne se détache aussi fortement que les tubes de Blues Funeral, encore que « Emperor » est sidérant par son atmosphère presque joyeuse, et que des titres comme « Sister » ou « Goodbye To Beauty » sont magnifiques, on plonge facilement dans cet album pour peu qu’on apprécie Lanegan, et on a une forte envie de se le réécouter. Pas facile de convertir des personnes aussi têtues et réfractaires que moi avec un virage musical qui a tout pour leur déplaire, et rien que pour ça Gargoyle mérite largement d’être écouté. Chapeau bas !...

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Polarbird – Burst

Publié par le 26 avril 2017 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Polarbird – Burst

Mesdames et messieurs, Polarbird ! Polarbird c’est une bande de potes bercés au son des 90s qui se sont dit un jour « pourquoi pas nous ?« . C’est vrai ça, pourquoi pas eux ? Donc ils l’ont fait, ils ont chopé une mascotte (le beau pingouin de la pochette bien coolos signée Halfbob), enregistré des premiers morceaux à l’arrache, donné quelques concerts chaotiques et, peu de temps après, rejoint d’autres potes au sein d’Influenza Records avec qui ils partagent cet amour de l’Indie avec un grand I. Aujourd’hui sort leur premier album et ça tombe plutôt bien, le groupe semble arrivé totalement à maturité. Toujours très inventif dans son jeu de guitare, Olivier nous susurre de délicieux motifs mélodiques, qu’il saupoudre régulièrement d’une saturation bienvenue, sûr de sa force et de ses comparses qui assurent une section rythmique béton à l’humeur changeante (on y reviendra). Au chant, toujours cette très agréable impression qu’il passait dans le coin, qu’on lui a tendu un micro et qu’il a tenté le coup. Entre branleur assumé et chanteur appliqué. Et comble de bonheur, pour nous auditeurs gâtés, le trio prend toujours un malin plaisir à faire partir en vrille ses morceaux. C’est aussi pour ça qu’on aime Polarbird. Jamais avares en mélodies accrocheuses, leur goût pour le crade et les fins apocalyptiques a, en outre, le don de porter leurs morceaux vers des sommets insoupçonnés (le pompon pour les formidables « Gone » et « Brothers » au final mémorable, qui font déjà figures d’indie tubes de l’été par chez moi). Du bruit, des dissonances, des mélodies… Que demande le peuple ? Et bien pourquoi pas un un bon petit solo tout ce qu’il y a de plus cool sur « One Of Yr Numbers » (qui s’autorise aussi un pont quasi post rock, on ne se prive de rien). Clairement Polarbird a mis un paquet d’ingrédients de choix dans la marmite et a remué bien comme il faut. Les précédents EP étaient séduisants, ce premier essai long format, bluffant de maitrise, ne fait que confirmer tout le bien qu’on pensait d’eux. Reste à espérer que le premier double album de Wonderflu (prévu pour juin) leur donne l’idée de faire encore plus long la prochaine fois que ces 9 morceaux gobés d’une traite, qui évidemment nous rassasient, mais nous ouvrent aussi grandement l’appétit. JL   Burst by polarbird Burst est disponible en digital ici et en précommande en CD et vinyle sur la boutique d’Influenza Records. Last but not least, Polarbird défendra son nouveau bébé à l’occasion de la release party le 6 mai prochain sur la scène du Supersonic...

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Interview – Slowdive

Publié par le 23 avril 2017 dans Interviews, Non classé, Toutes les interviews | 0 commentaire

Interview – Slowdive

Slowdive respire le bonheur : deux décennies après avoir servi de punching ball à l’odieuse presse britannique, trois ans après s’être reformés à la demande générale, ils sortent le 5 mai prochain un quatrième album éponyme, très fluide et un chouia plus accessible que ses lointains prédécesseurs, et le baromètre semble au beau fixe. Votre serviteur a rencontré le très érudit Neil Halstead, chanteur et guitariste, dans le petit salon rouge (orné de couvertures du magazine Lui) d’un discret hôtel parisien.     NH : ça fait vraiment tôt pour moi ! (NdR : l’interview se passe à 9h30) Oui, pour moi aussi ! Tu as pu écouter le nouvel album ? Oui, il y a deux jours, et j’ai entendu certains des nouveaux morceaux lors du concert au Trabendo. Ils sonnent vraiment bien. Merci !   Certains morceaux sont plus rapides que sur les vieux albums, « Star Roving » notamment. Ah tiens ? Oui, c’est vrai, il y a quelques morceaux plus rapides. Je n’y avais pas vraiment pensé. Effectivement, « Star roving » est un peu plus rapide, mais il y en a des plus lents aussi, comme « Slomo », « Falling ashes », « Go Get It »… Je le perçois comme un disque assez classique de Slowdive. Il ne me semble pas qu’il y ait un gros changement au niveau de l’atmosphère ou de la manière de faire. Il fait référence à ce qu’on faisait à l’époque aussi bien qu’à quelque chose de renouvelé.   Vous avez fait des choses très différentes dans le passé. Pygmalion était différent. Oui, tous les disques ont été différents. Pour moi, celui-ci a des éléments de Pygmalion, des éléments de Souvlaki, et des éléments de quelque chose d’autre. Alors oui, peut-être que certains morceaux sont un peu plus rapides… (rires)   Votre son sur scène est plus agressif, la basse notamment, un peu comme du Mogwai ou Explosions in the Sky. Je ne sais pas, on a toujours été un groupe bruyant, c’est notre truc. Je crois qu’on a toujours sonné comme ça sur scène. J’ai rencontré Mogwai pour la première fois en 2014, et ils nous ont dit qu’ils faisaient partie de ces gamins au premier rang des concerts de Slowdive, qui essayaient de comprendre comment on créait notre son. Ils ont clairement été inspirés par Slowdive.   À partir de quand vous êtes vous rendus compte que des groupes avaient été influencés par Slowdive ? Je pense que c’est quand Morr Music a sorti cette compilation, au début des années 2000 [Blue Skied an’ Clear, un double album de reprises de Slowdive par des artistes de ce label allemand de musique électronique, ndr]. Quand elle est sortie, avec ces artistes qui reprenaient des chansons de Slowdive, ça nous a familiarisés avec l’idée que Slowdive avait pu avoir une influence sur certains des artistes émergents de la scène électronique. Mais en 2014, à ce stade, on n’avait pas vraiment conscience de comment on allait être reçus. On a été surpris qu’autant de gens viennent aux concerts, et de la jeunesse du public.   Est-ce que Mojave 3 a changé votre façon de travailler dans Slowdive ? Pas seulement Mojave 3, j’ai fait beaucoup d’autres choses, beaucoup d’albums solos et aussi ce disque de Black Hearted Brother. On est tous passés par des expériences différentes : Simon Scott, le batteur, a fait pas mal d’enregistrements dans la...

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Edam Edam – Volcano

Publié par le 22 avril 2017 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Edam Edam – Volcano

En novembre 2016, Shyle Zalewski sortait son album définitif d’Edam Edam, dont le nom était un symbole très casse-pied à retranscrire sur un clavier d’ordinateur, et nous annonçait prendre une pause musicale d’une durée indéterminée. Comme l’album était très bon, on avait de quoi se consoler, mais c’était quand même le coeur gros qu’on se demandait combien de temps il faudrait attendre pour voir Shyle reprendre sa guitare et nous balancer ses chansonnettes pop-punk. Avril 2017, un nouveau disque sort. Le tracklisting n’est pas encore définitivement arrêté (oui, chose exceptionnelle, c’est un work in progress qui nous a été envoyé pour chroniquage), mais on approche de la vingtaine de titres. En 5 mois, ce qui devait être au minimum un aurevoir s’est transformé en un dernier petit EP pour le plaisir puis en EP de 14 titres, soit un album, puis en album protéiforme. La vérité, à mon avis, c’est que Shyle est incapable de s’arrêter de composer, d’interpréter, d’enregistrer, de bidouiller. Ce type est non seulement un hyper actif, mais un hyper créatif, et jamais satisfait, avec ça ! L’album va sortir, mais non, un nouveau titre est fini, et finalement il passerait mieux, alors je vire tel autre, mais à bien y réfléchir, tel autre est pas si mal, mais je ne vais pas mettre 40 titres, bon, ben je fais un double album. J’exagère, mais pas tant que ça, à mon avis. Bon, pour parler du disque en lui-même, Volcano reprend dans la lignée de son prédecesseur, avec un « Paper Thin » d’ouverture qui évoque d’emblée Eels. On y retrouve des morceaux pop-punk typiquement Edam Edam, comme « Salem » ou « Witchy-Bitchy », du banjo et du cheap tunes (« Special Flame »), des ballades folk plus calmes (« Twisted Hair », « Castletown »), des inspirations punk ado évidentes (« Volcano »), des petites bizarerries comme le faux jazz de « Wednesday » ou « I’m On Fire With You » qui donne une idée de ce que serait une reprise de « New York Conversation » par les Moldy Peaches et même des instrumentales (« Flyweight Theme », « Pâquerettes »). On est donc en terrain connu sans répéter à l’infini une formule toute faite, ce qui fait qu’on ne s’ennuie jamais même si l’album, copieux, sort dans la foulée d’un autre qui l’était tout autant. Son seul véritable défaut, d’ailleurs, est que sa sortie aussi rapide fait qu’on n’avait même pas eu le temps de se repasser le précédent un million de fois. Quoi qu’il en soit, j’attends impatiemment la sortie physique de ce Volcano qui risque, comme d’habitude, d’être un bel objet. À ce que j’en sais, le fond est là, en tout cas !...

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Sleaford Mods – English Tapas

Publié par le 19 avril 2017 dans Chroniques, Notre Sélection, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Sleaford Mods – English Tapas

La délation c’est pas notre genre. Mais chez Sleaford Mods, sans vouloir balancer, il y en a quand même un qui se déchire pendant que l’autre se gratte les bollocks. Jason Williamson cherche des thèmes sur lesquels cracher, puis éructe dans le micro sans ménager ses efforts, y rajoute même une touche mélodique en chantant sur certains passages. Simon Parfrement, lui, a le bon rôle. Il cherche des instrus, et une fois trouvées les mémorise sur son ordi, pour ne plus avoir qu’à « double cliquer » ensuite pour les lancer. Tranquille Emile. Bien sûr on caricature (encore que..) mais le contraste est tel sur scène qu’on ne peut s’empêcher d’y repenser à l’écoute de cet English Tapas qui, à quelques exceptions près, sonne comme chacun de ses prédécesseurs. Et l’ami Simon n’y est pas totalement étranger. Car, si Williamson trouve encore de bonnes formules qui percutent et les répète à l’envi (« trip to Spar is like a trip to Mars », « Pisshead knocking out half-cut ideas/Pretentious little bastard on social medias »), s’il en fout plein la tronche aux réseaux sociaux (« Just Like We Do ») ou aux patrons voyous (« B.H.S. »), Parfrement ne se démène pas outre mesure pour marquer les esprits, au-delà de son bon vieux post punk minimaliste qui tourne en boucle. Signalons quelques efforts tout de même : « Time Sands », moins énervé, qui joue sur les ruptures de beat et sur une basse plus flemmarde que rentre dedans, « I Feel So Wrong » et ses atours funkisants, « Dull » et son piano (?) qui apporte un brin de changement dans ce paysage outrageusement dominé par la basse et le beat. Mais il faut quand même bien gratter pour trouver un peu de variété à ces tapas anglaises qui ont toutes plus ou moins le même goût. Comme sur Key Markets. La recette est maîtrisée, elle nous plaisait bien et on l’aime toujours mais à l’avenir il va falloir trouver de nouveaux ingrédients sinon, à force, on va préférer se tourner vers d’autres cuistots....

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Interview – Pierrick Destraz

Publié par le 16 avril 2017 dans Interviews, Toutes les interviews | 0 commentaire

Interview – Pierrick Destraz

Des groupes rock cultes, la Suisse en regorge. Si on vous demande d’en citer un, j’imagine que ce sont peut-être les Young Gods ou Ventura qui vous viendront à l’esprit. Pourtant, avec une base de fan dévouée dans toute la francophonie, le groupe le plus culte de Suisse, Romande, en tout cas, c’est peut-être bien Explosion de Caca. Derrière ce nom improbable et ses reprises déjantées de chansons nostalgiques craignos, se cache notamment Pierrick Destraz, qui outre le fait d’être le batteur de cette bande d’allumés est également le fils d’Henri Dès. Après 15 ans de bons et loyaux service, le groupe devenu duo a décidé de mêler ces deux aspects et d’accompagner le célèbre chanteur pour enfants dans une tournée pour adultes où les plus grands tubes de l’un sont passés à la moulinette punk trash des deux autres. N’ayant pas pu le rencontrer lors de leur venue à Paris pour cause de cafouillage téléphonique, Pierrick a accepté de rattraper le coup le temps d’un long échange par whatsapp où il revient sur ces différents projets. Si on vous dit que le fils d’Henri Dès, batteur d’Explosion de Caca, est un artiste talentueux et multi-facettes, ça n’a rien d’un poisson d’avril (même en retard).     Quels sont ton parcours, ta formation musicale, tes influences ? Houla, question vaste ! J’ai commencé à me passionner pour la musique, et les percussions en particulier, vers l’âge de 7 ans. Évidemment, je suis tombé un petit peu dans la marmite vu que mon père est chanteur, depuis tout petit j’assiste à ses concerts, je vais le voir en studio et je côtoie des musiciens, ça m’a très vite parlé. J’ai eu un déclic alors que j’accompagnais mon père en Pologne, il ne faisait pas encore de chansons pour enfants, il faisait une carrière de chanteur de variété assez standard  avec pas mal de succès mais pas le succès qu’il a eu par la suite. Je me suis retrouvé à 7 ans avec lui dans un hôtel en Pologne où un groupe de jazz jouait au bar, et il y avait là un batteur qui m’a totalement fasciné. Il perdait des litres d’eau en jouant, je l’ai regardé pendant tout le concert et après il m’a proposé de monter sur ses genoux, c’est là que je me suis dit que je voulais faire ça. Ça, c’était le premier flash, et puis après je me suis amusé à me fabriquer une batterie en carton, dans ma chambre je tapais sur tout ce qui bougeait, et puis j’ai pris mes premiers cours à l’âge de 9 ans. Après, mes premières influences vraiment rock, le premier vinyle que j’ai reçu en 1980 de la part du filleul de mon père, c’était News Of The World de Queen. À partir de là, je suis parti dans le rock, car évidemment si je devais compter sur mon père pour m’instruire à ce niveau ça aurait été difficile, puisque lui est plutôt branché Brassens et Charles Trenet. J’essaie de résumer. Je continue de prendre des cours tout en jouant sur des disques dans ma chambre, puis vers 15-16 ans je suis rentré dans mes premiers groupes, je me suis laissé pousser les cheveux puis j’ai fait du metal, même si on appelait ça du hard rock à l’époque, et...

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Caspian – The Four Trees

Publié par le 13 avril 2017 dans Chroniques, Incontournables, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Caspian – The Four Trees

Deux ans après la sortie de leur premier EP You Are The Conductor, Caspian sort le 10 avril 2007 son premier album, The Four Trees, qui vient de fêter ses 10 ans. Composé de 11 titres dont « ASA » et « Some Are White Light », des incontournables de la discographie du groupe, The Four Trees est une ode à la lumière. Ses morceaux instrumentaux sont tous portés par cette beauté harmonieuse dont Caspian a le secret. Les premières notes de « Moksha » suffisent à nous mettre du baume au cœur et le sourire aux lèvres. Pas de grosses prises de risques sur ce disque, les mélodies s’enchainent sur des titres plutôt courts (j’entends pour ce genre musical) mais comme toujours on retrouve cette force, ces guitares puissantes qui montent crescendo vers des notes finales épiques (« Crawlspace », « Book IX »). Néanmoins, on découvre aussi pour la première fois un morceau entièrement acoustique, « Our Breath In Winter », qui laisse entrapercevoir une nouvelle palette musicale au sein de leur univers. On retrouve également des notes acoustiques dans la magnifique « Sea Lawn ». Le mélange de ces doux accords accompagnés des loops électriques rappelant le chant des baleines nous laisse imaginer la beauté des paysages qui entourent le groupe sur La baie du Massachusetts. Emotion partagée avec talent. L’enchainement « The Dove »/« ASA » fait partie des plus belles compositions du répertoire du groupe. Éthérée et intense, l’harmonie entre ces deux morceaux nous laisse sans voix. Le quatuor nous prouvait à nouveau tout au long de cet album très cohérent qu’il n’est pas nécessaire d’apposer des paroles pour nous procurer des émotions. The Four Trees posait ainsi une nouvelle pierre à leur édifice après un You Are The Conductor prometteur, et laissait déjà présager les monuments à venir. Tertia (2009) , Waking Season (2011) , le bouleversant Hymn For The Greatest Generation (2013), et le puissant Dust And Disquiet sorti en 2015, un des meilleurs disques de rock instrumental. Aujourd’hui, Caspian continue d’évoluer et d’apporter de la variété à sa discographie en nous présentant en octobre 2016 le mini film Castles High Marble Bright, entièrement composé d’images capturées par Ryan Mackfall lors de leur dernière tournée européenne. Ce titre nous donne un magnifique aperçu de ce qu’il reste à venir. On a hâte de découvrir la suite.   ET...

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Le nouveau King Gizzard & The Lizard Wizard annoncé pour juin. Premier extrait en écoute

Publié par le 13 avril 2017 dans News | 0 commentaire

Le nouveau King Gizzard & The Lizard Wizard annoncé pour juin. Premier extrait en écoute

  Les King Gizzard & The Lizard Wizard avaient promis 5 albums pour 2017 et ce n’était certainement pas des paroles en l’air. Après l’excellent orientalisant Flying Microtonal Banana du début d’année, le numéro deux vient d’être annoncé : Murder Of The New Universe est en effet prévu pour le 23 juin. L’album sera composé de 21 titres divisés en trois parties. Voici la dernière « Han-Tyumi & The Murder Of The New Universe » (ci-dessous). Attention ces australiens sont toujours dingos, et maintenant ils font peur…...

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The Black Angels dévoilent un 3e extrait de leur prochain album

Publié par le 12 avril 2017 dans News | 0 commentaire

The Black Angels dévoilent un 3e extrait de leur prochain album

Les texans de The Black Angels reviennent la semaine prochaine, le 24 avril plus précisément, avec Death Song (histoire qu’il n’y ait plus le moindre doute quand à la référence au titre du Velvet), et ils viennent de dévoiler « Half Believing », très bon morceau au visuel assez barré (cf ci-dessous). Il s’agit du 3e extrait après « Currency » et « I’d Kill For Her » et ça commence à sentir bon cette affaire…...

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The Jesus And Mary Chain – Damage And Joy

Publié par le 10 avril 2017 dans Chroniques, Notre Sélection, Toutes les chroniques | 0 commentaire

The Jesus And Mary Chain – Damage And Joy

Ne jouons pas les vierges effarouchées ou les esprits obtus : les reformations, si elles débouchent sur des albums de qualité et quand il s’agit de groupes mythiques comme The Jesus And Mary Chain, on prend. Les anglais nous avaient laissé orphelins près de 20 ans après le moyennasse Munki et reviennent donc près de 30 ans après le cultissime Psychocandy, nous étions donc aussi impatients que légitimement inquiets. Si cette affreuse pochette n’augurait rien de bon, le groupe a décidé de nous en mettre plein la vue dès le début. En vieux briscards, ils se doutaient bien qu’en mettant les morceaux moyens au début, le public et la critique auraient eu bien du mal à apprécier ce disque. Donc, les morceaux moyens, ils les ont disséminé plus loin dans la tracklist… Psychocandy s’ouvrait avec « Just Like Honey », Darklands s’ouvrait avec.. « Darklands ». Qu’à cela ne tienne, Damage And Joy s’ouvre avec « Amputation », tube incontestable. Et derrière on a droit à la magnifique et cotonneuse « War On Peace », suivie de l’excellente et énergique « All Things Must Pass ». On est heureux de retrouver la voix de Jim Reid, le son caractéristique de Jesus And Mary Chain… Et tout va bien dans le meilleur des mondes. C’est à partir de « Always Sad », sympathique ritournelle pop mais un peu trop innocente, que le bât blesse. Les frères Reid se mettent ensuite à souffler le chaud et le froid avec d’autres franches réussites quand les larsens viennent brouiller les mélodies avec bonheur (« Get On Home », « Facing Up To The Facts » ou « Mood Rider » qui s’envenime méchamment sur le finish), et des morceaux franchement dispensables (« Los Feliz », « Presidici », un « Can’t Stop The Rock » qui, comme son nom pouvait le laisser craindre, flirte dangereusement avec la mièvrerie ou « Simian Split » aux breaks de batterie aussi déconcertants que les paroles : « I killed Kurt Cobain, i put a shotgun through his head. And his wife gave me the job » qui ne manqueront pas de faire jaser, ce qui permettra au moins de faire parler de ce morceau assez quelconque). Jim Reid n’oublie pas un rappel essentiel : « i hate my brother and he hates me« . Ouf, rien n’a vraiment changé ! Mais au final, The Jesus And Mary Chain nous offre un bon album pop, un retour honnête mais certainement pas un grand disque de Jesus And Mary Chain. On peut avancer sans trop se mouiller que dans 10 ans on préfèrera sans doute se réécouter Psychocandy, Darklands ou Automatic, même si on les connait par cœur. Mais au moins on ne tirera pas la tronche quand ils joueront dans deux semaines à l’Elysée Montmartre les meilleurs titres de ce Damage And Joy....

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