Évènements à venir

Concours – Festival BD6Né : White Heat + Fugu Dal Bronx + Wonderflu

Publié par le 10 juin 2017 dans Concours | 0 commentaire

Concours – Festival BD6Né : White Heat + Fugu Dal Bronx + Wonderflu

  Le 22 juin prochain se déroulera au Petit Bain la soirée d’ouverture de la 5e édition du festival BD6Né qui, comme son nom ne l’indique pas, aime bien la musique aussi. Preuve en est avec cette programmation fort alléchante qui convie la musique instrumentale et cinématographique de Fugu Dal Bronx qui devrait plonger l’audience dans une douce rêverie irréelle. Porté par un violon enchanteur, vous n’avez pas fini de planer autant vous le dire mais gare aux soubresauts noisy qui déboulent parfois sans coup férir. A leurs côtés, le quatuor rageur de White Heat (avec des anciens membres de I Love UFO et Lab°) fera tanguer la péniche du Petit Bain avec son rock brut, violent et viscéral. Pour couronner le tout, Wonderflu, qui vient tout juste de livrer un brillant premier (double) album et d’enflammer La Mécanique Ondulatoire avec Pile et A Shape, complète l’affiche en invité surprise ! Partenaire de l’évènement organisé Broken Production, Exitmusik a 2×2 places à vous faire gagner pour cette soirée. Pour cela, rien de plus simple, envoyez-nous vos nom et prénom à l’adresse suivante : contact.exitmusik@gmail.com Vous avez jusqu’au 18 juin pour participer. Après tirage au sort, les gagnants seront avertis par mail. Bonne chance ! JL   L’évènement Facebook...

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Les Oh Sees virent le Thee et annoncent un disque

Publié par le 8 juin 2017 dans News | 0 commentaire

Les Oh Sees virent le Thee et annoncent un disque

  John Dwyer est un hyperactif on le sait, et un brin instable de surcroit. Il a ainsi décidé que son prochain album ne serait plus estampillé Thee Oh Sees mais simplement Oh Sees. Révolution ! Le nouvel album en question, le 19e déjà, sera intitulé Orc, et est prévu pour le 25 août, moins d’un an après l’excellent A Weird Exits, et quelques mois seulement après le plus dispensable An Odd Entrances. Pour patienter, un premier extrait typiquement Thee Oh Sees…...

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Deux nouveaux EP à venir pour Nine Inch Nails

Publié par le 8 juin 2017 dans News | 0 commentaire

Deux nouveaux EP à venir pour Nine Inch Nails

Après la sortie surprise de l’EP (guère transcendant) Not The Actual Events en fin d’année dernière, nous venons d’apprendre de la plume de Trent Reznor himself (via un email à ses fans) que deux autres EP de Nine Inch Nails devraient voir le jour prochainement, formant ainsi une trilogie. D’après ses dires, ces trois disques sortiront avec 6 à 8 mois d’intervalle et le prochain précédera la tournée de NIN qui débute le 23 juillet. Gageons que l’ami Trent a gardé le meilleur pour les deux volumes qui arrivent… JL On se réécoute un extrait de Not The Actual...

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Wonderflu – Wonderflu

Publié par le 5 juin 2017 dans Chroniques | 0 commentaire

Wonderflu – Wonderflu

Depuis ses débuts, il y a 10 ans, Wonderflu fait ses trucs dans son coin, comme ça lui chante. Généralement un groupe met toutes ses forces pour sortir le plus tôt possible un premier album et capitaliser dessus, les parisiens, eux, ont préféré sortir… 6 EP avant (dont un double qui aurait très bien pu faire office d’album mais non, il ne fallait surtout pas le considérer comme tel). Et quand le grand jour arrive, plutôt que de sortir un bête album, ils nous sortent un gros double de bourrin. Un menu double best of gavé à ras bord de 30 titres. 1h15 dans nos petites quenottes. Avouons-le, au départ on s’est dit « bon ils sont gentils ils ont foutu dedans 12 démos rafistolées qui trainaient au fond d’un tiroir (les fameux Bastard Tracks), rajouté 4, 5 nouvelles compos (destinées initialement à l’EP annuel), une belle pochette signée Halfbob et roulez nénesse : opération marketing bien ficelée ». Sauf que non, ça ne tient pas. Déjà Wonderflu et le marketing ça fait 12. Tu veux leur acheter un cd, tu repars avec 5 et des autocollants à distribuer à toute ta famille. Pour le même prix. Et puis, si vous savez un peu compter vous noterez que 12+4 ou 5, on est encore loin des 30 morceaux. Non ces 30 morceaux, ils se sont enfermés pendant de longues semaines pour les pondre. Ça devait sentir le phoque, il devait y avoir de la Kro renversée aux quatre coins du studio, ils ont dû partager quelques fous rires et engueulades mais au final ils les ont chié leurs 30 morceaux. Certains d’entre eux retiennent immédiatement l’attention, d’autres s’imposent au fil des écoutes, en tout cas nulle trace de remplissage. Le seul défaut qu’on pourrait trouver à ce disque est d’être un foutoir sans nom. Ça, c’est indéniable. Mais c’est aussi ce qui fait son charme. Au rayon des réjouissances, un « Yodel » so Nirvano-Pixien, les ultra efficaces « Turbulence », « Goods » ou « Accelerate » qu’on te met au défi de ne pas chanter à tue tête au bout d’une demi écoute, des mignardises folk lo-fi (« Is It Real? », « Matter Of Choice », « Driving No More »), des rasades punky/grungy (« Recently Seen », « Tease You »), des sifflotements et du banjo à rendre jaloux les Minutemen (« Barbecue »), une chanson pour saloon (« Are You Right? »)… La tourmentée « Second Floor », bardée d’effets et flanquée d’un motif de gratte qui vous colle aux basques. Sans oublier une « Radio Edit » qui démarre comme un bon vieux tube habituellement torché en 2’30 chrono et qui finalement fait un peu ce qu’elle veut, et après bien des soubresauts s’offre un break basse-batterie qui nous renvoie à l’âge béni où Kim Deal avait encore les faveurs de Frank Black. Et cette petite affaire culmine à… 9 minutes. « Radio Edit » donc. Ils sont taquins. Même « Find A Way » qui démarre comme un vulgaire Offspring finit par convaincre l’auditoire. Car ces gars-là savent écrire des chansons, y a rien à faire. Qu’elles soient terriblement courtes ou incroyablement longues, leurs chansons ont du coeur, du riff, des idées, de la beauté, de la fougue, de la saleté, de la sagesse. Non, quand même pas de la sagesse. Ah oui tiens, en parlant de sagesse, y a aussi Troy Von Balthazar sur ce disque. Et il signe un des meilleurs morceaux de l’album. Ça fait beaucoup, vous...

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Thurston Moore – Rock’n Roll Consciousness

Publié par le 1 juin 2017 dans Chroniques, Notre Sélection | 0 commentaire

Thurston Moore – Rock’n Roll Consciousness

La dernière fois que j’ai vu tonton Thurston, j’ai été clairement déçu. Faire le déplacement pour écouter du sous-Sonic Youth sans grande saveur à la guitare acoustique 12 cordes, ça ne m’avait pas franchement ravi. Surtout qu’avec le temps, je m’étais quand même rendu compte que son Best Day de 2014, qui m’avait pourtant plu à sa sortie, ne se contentait en fait que de faire vibrer une corde nostalgique profonde à base d’artifices quasiment dénués de substance. Pour faire court, tonton Thurston s’était contenté de nous filer quelques memberberries à manger, en suivant la très pertinente métaphore de South Park. Du coup, on ne peut pas dire que j’attendais ce Rock’n Roll Consciousness, ou alors vraiment au tournant pour lui mettre un petit croche-patte mesquin au passage histoire de passer ma frustration de critique amateur aigri. Donc je l’ai écouté d’une oreille, à moitié désintéressé, à moitié mal-intentionné et putain, je ne m’attendais pas à ça. Alors certes, vous vous doutez bien qu’on n’a pas droit à un virage complètement inattendu et improbable du genre « tonton Thurston se met au synthpunk pour faire comme tout le monde« , et je me sens d’autant plus con de ne pas l’avoir vu venir en suivant plusieurs dates de la tournée tonton Thurston et sa 12 cordes, mais déjà, on sent la guitare acoustique. Ça donne une saveur à certaines compos, « Exalted » ou « Smoke Of Dreams », qui bien que déjà vu dans sa carrière solo, nous détache d’emblée du précédent disque.  Surtout, tonton Thurston ne fait pas du sous-Sonic Youth ! Et ça, mine de rien, ça faisait un moment qu’on n’y croyait plus, car depuis la séparation de son groupe, qu’il le fasse mal (avec Chelsea Light Moving) ou plutôt bien (avec The Best Day), il semblait avoir beaucoup de mal à s’en détacher. Alors certes, les morceaux sont encore beaucoup trop longs à mon goût, et ne m’accrochent pas forcément, mais on a vraiment l’impression que tonton s’aventure hors de sa zone de confort, voire tente des choses presque inédites avec le très shoegaze « Cusp », et le fait malgré tout avec sa marque de fabrique. Bref, on pourrait dire que tonton Thurston trace son bonhomme de chemin en emmerdant au passage tous ceux qui pourraient y trouver quelque chose à redire, moi le premier. Beau joueur, je ne peux que reconnaitre qu’il le fait plutôt très bien cette fois-ci, et je lui tire mon chapeau. Bien joué, tonton Thurston, tu sais nous rappeler pourquoi on t’aime !...

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Pornography de The Cure a 35 ans. Chronique

Publié par le 30 mai 2017 dans Chroniques, Incontournables, Non classé, Toutes les chroniques | 1 commentaire

Pornography de The Cure a 35 ans. Chronique

La batterie étouffée de Tolhurst, le riff lancinant de Smith qui tournoie comme un piège qui se referme. Vous voilà pris. « It doesn’t matter if we all die » (« ce n’est pas grave si on meurt tous »), nous annonce Robert Smith. Au moins c’est clair. « One Hundred Years » ne dure malheureusement « que » 6’30 mais il plante idéalement le décor. On va bien se marrer. Après le post punk brumeux mais fougueux des débuts, The Cure s’est aventuré dans les ténèbres depuis Seventeen Seconds et Faith. Et il n’a jamais eu les pieds engoncés si profondément dans ce lugubre marécage. Sur Pornography, l’aller est sans retour. Une fois la galette posée sur la platine, le mal est fait. « A Short Term Effect » semble ralentir au fur et à mesure que le morceau avance. Pour s’éteindre doucement. Comme une petite mort. Smith y occupe d’ailleurs une place quasi fantomatique, renforcée par des échos omniprésents. « The Hanging Garden », sans se dépêtrer de cette menace qui plane au-dessus de sa tête, mène une toute autre cadence. Direction le purgatoire, au petit trot. Puis vient la splendide mélancolie de « Siamese Twins ». C’est beau comme une journée sous des trombes d’eau. Les suites de notes délicates que Smith égrène sont autant de caresses réconfortantes. « Is it always like this? » semble-t-il se lamenter. Always as beautiful and sad, you mean Robert ? Sur ce disque, il semblerait bien que oui. On est en plein dans l’imagerie romantique chère à Smith… A des années lumières d’une quelconque pornographie, excepté cette absence totale de pudeur, de filtre quand il s’agit de livrer les émotions les plus glauques. La basse de Gallup auparavant si prompte à dicter la cadence, suit une batterie sentencieuse qui se fait passer pour une boite à rythmes. De temps à autre quand l’atmosphère se fait trop étouffante, une guitare aérienne fait office de lueur, vient nous rappeler qu’il ne faut pas s’en faire, que ce n’est que de la musique. Que cette musique est belle ! C’est derrière les sentiments enfouis les plus sombres, que la lueur est la plus éclatante (la colossale « A Strange Day », « The Figurehead »). Ce type de sons, vous le connaissez bien, il a été copié 4372 fois depuis. Mais qui peut égaler le son des Cure à leur sommet ? « Cold » et ses synthés mortuaires recouvre l’auditeur sous un linceul, et le laisse ruminer indéfiniment ses peurs, ses doutes et espoirs déchus. Mais ce merveilleux supplice ne prendra fin qu’avec le morceau éponyme, glaçant, où se mêlent dissonances bruitistes quasi indus, et autres cris habités. Plongée encore plus extrême dans le malsain pour mieux ponctuer un disque fondamental. Un des plus noirs qui soient. Après avoir touché les abimes (et la grâce), The Cure ne s’aventurera plus aussi loin dans le radicalisme ténébreux, préférant la légèreté pop teintée de mélancolie avec plus (le merveilleux Disintegration) ou moins (Wild Mood Swings, pour ne citer que lui) de succès. JL...

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Lysistrata – Pale Blue Sky EP

Publié par le 25 mai 2017 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Lysistrata – Pale Blue Sky EP

Ça tient parfois à peu de choses la découverte d’un (très bon) groupe. A un verre de plus ou de moins avant de se rendre à un concert des Sonics par exemple. J’ai la fâcheuse tendance à louper quasi systématiquement les premières parties. Pas ce jour-là. Grand bien m’en a pris. Ce jour-là donc, je vais voir des légendes garage 60s et une bande de gamins m’administre une fessée sans que je ne vois rien venir et sans trop que je comprenne ce qu’ils jouent. Assurément pas du garage 60s en tout cas. Plutôt un de ces genres avec les mots « post » ou « math » dedans. Ce qui peut en faire fuir quelques-uns mais un groupe comme Lysistrata ressemble à un antidote tout trouvé à leur fermeture d’esprit. Car si la musique de Lysistrata dégage quelque chose d’évidemment beaucoup plus cérébral que celle des Sonics, elle n’en demeure pas moins viscérale pour autant. Ces trois jeunes gens dégagent déjà une assurance et une maitrise assez bluffante pour résoudre des équations guitare-basse-batterie en apparence fort complexes, mais ils n’oublient pas la bonne dose de fun nécessaire, ni de nous imprégner des mélodies imparables dans le cerveau (le math rock taquin et fougueux de « Pierre Feuille Ciseaux » ou l’exaltante « Pantalon Pantacourt »). En seulement 4 titres et un peu moins de 20 minutes, ils en disent bien plus que certains en une heure de temps. Lysistrata aime nous prendre par la main, nous faire traverser des itinéraires sinueux avant de nous emmener dans un recoin sombre pour nous coller un bon coup de latte dans les gencives quand on s’y attend le moins. Preuve en est avec la démente « Sugar & Anxiety » qui, du haut de ses 7 minutes épiques, conclut magistralement l’aventure. Des sommets d’intensité sont atteints en convoquant dans la même pièce Fugazi, Explosions In The Sky et Shellac. Et il fait rudement chaud quand on sort de là. Nous voilà moites et tout chamboulés. Ce qui ne nous empêche pas de réclamer une portion supplémentaire. Et vite, s’il vous plait, soyez pas vaches ! JL Lysistrata sera en concert le 31 mai au Nouveau Casino (Paris) pour la release party de Pale Blue Sky....

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The Afghan Whigs – In Spades

Publié par le 22 mai 2017 dans Chroniques, Notre Sélection, Toutes les chroniques | 0 commentaire

The Afghan Whigs – In Spades

Vous êtes tout excité aujourd’hui, vous allez revoir tonton Greg ! Vous l’adorez Tonton Greg, vous le surnommez même affectueusement Dudul (va savoir pourquoi). Dudul c’était toute votre jeunesse, quelqu’un qui comptait pour vous, avec qui vous aviez fait les 400 coups. Et puis, suite à des conflits familiaux, vous l’aviez perdu de vue pendant 16 ans. C’est long, 16 ans. Alors, à vos retrouvailles, il y a trois ans de cela, l’émotion était grande et la joie profonde. Et s’il avait un peu changé, assagi avec l’âge, forcément, Dudul était resté le même au fond. Et donc aujourd’hui vous allez le revoir et vous trépignez en sonnant à la porte. Mais quand il vous ouvre, stupeur ! Tonton Greg a changé. Il arbore un look jeunot, se donne des airs de chanteur RnB (« Birdland »), et vous détestez le RnB. Il le sait pourtant ! Mais finalement, passé la surprise, en passant du temps avec lui, vous réalisez qu’il est toujours aussi attachant. Et puis, Dudul a toujours des goûts musicaux très raffinés. Pour vous le prouver, il vous joue quelques morceaux. Comme à la belle époque. Il n’empoigne plus sa guitare avec la même férocité qu’auparavant, préférant s’installer tranquillement au piano mais il est toujours capable de vous émouvoir quand il se montre entier et touchant (« Demon In Profile »). S’il vous prend parfois un peu pour une bille en usant d’artifices grossiers (« Light As A Feather »), Dudul a le mérite de se montrer tout à fait cohérent, s’éparpillant un peu moins que lors de vos précédentes retrouvailles, et vous offre quelques moments privilégiés, empreints de classe (« The Spell », « Arabian Heights »). Sans être tout à fait mémorable, cette nouvelle visite vous conforte dans l’idée que, même en prenant de l’âge, Dudul est toujours digne de confiance et d’intérêt. Et, vous avez déjà hâte de le revoir !...

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Chris Cornell, just like suicide…

Publié par le 20 mai 2017 dans Articles, Notre Sélection | 4 commentaires

Chris Cornell, just like suicide…

  Il y a deux ans, j’écrivais un long papier sur la discographie de Soundgarden, groupe ô combien essentiel à mes yeux. Je ne vais donc pas reparler ici de morceaux incroyables comme « Jesus Christ Pose », de titres déchirants comme « Fell On Black Days » ou de duo légendaire comme « Hunger Strike », j’ai simplement l’envie et le besoin de rendre hommage à Chris Cornell pour tout ce qu’il représente à mes yeux.    Donc voilà ça semble vrai. Tout ce qu’il y a de plus vrai. Chris Cornell est mort. On l’écrit pour en prendre un peu plus conscience. Pour nommer l’indicible. Chris Cornell est mort. Il se serait même suicidé. Lui, le Chris Cornell qui a vécu comme un traumatisme la mort par overdose d’Andy Wood (Mother Love Bone), son colocataire, avant de lui rendre un hommage majestueux sur Temple of the Dog, lui qui s’est forcément pris de plein fouet le suicide de Kurt Cobain et la déchéance de Layne Staley, à huit ans d’intervalle. Lui qui, aux côtés d’Eddie Vedder, incarnait brillamment les voix du « big four » du grunge. Celles qui restaient. Il est parti. Sans qu’on ne voit rien venir. Et ça fait mal. Bien sûr c’est toujours con de pleurer quelqu’un qu’on n’a pas connu. C’était peut-être « juste » un immense chanteur. Une voix incroyable. Juste l’un de ceux qui m’a transmis un amour profond pour le rock. Le rock à guitares, le rock qui fait du bruit. Le rock de Seattle. Le « grunge », comme ils disent. C’est déjà beaucoup. Soundgarden aura donc été un de mes premiers émois musicaux, avec Nirvana, Pearl Jam, Alice In Chains. J’étais trop jeune pour les vivre « en direct ». Mais j’avais un grand frère, qui m’a transmis le tout en léger différé. Je me souviens de parties de backgammon dans sa chambre en écoutant « le big 4 », je me souviens de la compil Soundgarden que je m’étais faite sur K7 et je me souviens d’ailleurs très bien qu’au moment de passer un à un tous les titres de Superunknown, je me disais que ça devenait compliqué de choisir, et que ça faisait quand même bien chier de pas mettre « Spoonman » dessus. Je me souviens que mon frère enregistrait les clips de M6 qui passait à des heures indues, à l’époque où il y avait encore de la bonne musique à la télé (à des heures indues, certes) et qu’on trippait sur le clip de « Black Hole Sun » avec cette glace qui fond au ralenti. Je me souviens très bien de la sortie du dernier album Down On The Upside, je n’avais que 11 ans, mais j’avais déjà bien chopé le virus. Un disque en-dessous des deux monuments précédents mais excellent tout de même. Et à l’annonce de la séparation du groupe, on avait bien les glandes mais on se disait qu’au fond Soundgarden resterait comme un groupe qui n’a pas fait l’album de trop. Et puis, il y a eu la « deuxième » carrière de Chris. Plus compliquée, dirons nous poliment. Audioslave ressemblait à un rêve éveillé pour le jeune ado que j’étais, et qui avait bien morflé des séparations de Soundgarden et RATM. Bon, avec le recul ce n’est certainement pas ce qu’ils ont fait de mieux. Mais Cornell a aussi fait bien pire en solo, à l’exception de l’honorable...

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The Norvins @ Angora Bar (Paris), 06/05/17

Publié par le 16 mai 2017 dans Live reports | 1 commentaire

The Norvins @ Angora Bar (Paris), 06/05/17

Je suis toujours surpris par la modestie des Norvins. Je n’ai rien à redire sur le lieu du concert de ce soir, l’Angora Bar, je ne connaissais pas, c’est à 100 mètres de la place de la Bastille et les gens de l’Angora sont au top‎ mais tout de même. Tout de même. Nous avons là un des groupes-clés de Soundflat avec leur garage 60’s ultra-efficace. Un groupe qui enchaîne les LP tout en jouant très peu en live (en tout cas, à Paris, me dit le batteur avec qui j’échange deux mots). Je les suis depuis longtemps, les Norvins font partie de ceux qui considèrent que les mélodies et les « hey » bien placés font tout ou presque. J’ai tendance à être du même avis. Alors ce soir, ça enchaîne les morceaux rapides, mid-tempo, rapides mal-à-la-nuque, groovy, etc. Mention spéciale aux tracks du tout nouvel LP passés à la moulinette, notamment « Love Healer » (en 4ème position, c’est lui qui a lancé le concert) et  » Sleepin on the Highway » (on sent le vécu). Petite frustration déjà oubliée, « Carpet Seller Blues » pas jouée mais vraiment, je chipote. Public de potes. Qui leur passent leur manque de « meublage » entre les morceaux. Bon enfant. Pas mal de passants s’arrêtent devant la vitrine embuée de l’Angora Bar, touristes ou autres, qui se disent que le rock’n roll n’est peut-etre pas juste un truc encyclopédique mais un truc qui vous fera toujours bouger sans vous soucier du lendemain (2e tour, aarrrgh). Longue vie aux Norvins. Longue vie au Farfisa et consorts. Longue vie à la simplicité....

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