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Oh Sees – Smote Reverser

Publié par le 24 août 2018 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Oh Sees – Smote Reverser

Il suffit de s’attarder quelques secondes sur le magnifique artwork de Smote Reverser pour comprendre que ça va remuer, et pour s’imaginer qu’on va se faire canarder non stop. Vos oreilles sont prévenues : l’heure est à l’extermination, façon blockbuster hollywoodien. TUTUTUT on ne s’emballe pas, ce n’est pas aussi simple. Cette repoussante bestiole nous dégueule bien quelques riffs maousses dans le plus pur style Oh Sees quand il est décidé à nous coller une dérouillée (la furax “Overthrown” et, dans une moindre mesure, “Abysmal Urn”). Mais le père Dwyer, revenu de sa paisible parenthèse OCS, se complait, comme depuis quelques temps maintenant, dans un rock progressif cosmico-motoriko-barjot des plus aventureux. Peut-être même le plus aventureux à ce jour. Dwyer et ses potes ont le goût des sons répétitifs et entêtants, des basses qui tournoient pendant des plombes (“Flies Bump Against The Glass”, miam), et parviennent ici à nous retourner le cerveau en 11 leçons. Dès l’entame (“Sentient Oona”), ça groove à mort. Les délires opiacés sont de la partie (la réjouissante “C” et ses wou wou wou), tout comme les longues divagations bluesy psychédéliques (les langoureuses “Last Peace” et “Moon Bog” aux longs solos étirés). Thomas Dolas – acolyte synthétique de Dwyer au sein d’OCS – est ici convié et ses synthés occupent une place de choix, qu’ils soient Doors-ien sur l’énergisante “Enrique El Cobrador”, jazzy sur “Nail House Needle Boys”, ou complètement distordus sur l’étrange et mélancolique “Beat Quest”. Puisqu’il faut bien pinailler un peu, on regrettera quelques égarements au sein d’un album globalement trop long (1 heure au compteur, la palme pour “Anthemic Aggressor” et ses 12 minutes de jazz fusion qu’on aurait bien réduite de moitié). Mais on aura du mal à en vouloir à un artiste aussi généreux qui en est à son 21e album sous les entités OCS/Thee Oh Sees/Oh Sees et semble avoir encore de l’inspiration à revendre. Nous on achète. Jonathan Lopez  LIRE LA CHRONIQUE DE ORC LIRE LA CHRONIQUE DE OCS – MEMORY OF A CUT OFF...

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J Mascis annonce Elastic Days et partage un premier single

Publié par le 21 août 2018 dans News | 0 commentaire

J Mascis annonce Elastic Days et partage un premier single

J Mascis vient d’annoncer la sortie prochaine de son nouvel album solo, Elastic Days, pour le 9 novembre, 4 ans après l’excellent Tied To A Star et deux ans après le dernier Dinosaur Jr, Give A Glimpse Of What Yer Not. Et voici “See You At The Movies”, un premier single tout à fait dans la veine de Tied To A Star et du précédent Several Shades Of Why. A noter que J Mascis enchainera dans la foulée avec une grande tournée nord-américaine jusqu’à mi décembre. A voir s’il nous fera le plaisir d’une petite visite en 2019… Jonathan Lopez   LIRE LA CHRONIQUE DE GIVE A GLIMPSE OF WHAT YER NOT LIRE LA CHRONIQUE DE I BET ON SKY LIRE LA DISCOGRAPHIE (PARTIE 1) DE DINOSAUR JR LIRE LA DISCOGRAPHIE (PARTIE 2) DE DINOSAUR...

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Mark Lanegan & Duke Garwood – With Animals

Publié par le 17 août 2018 dans Chroniques, Notre Sélection, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Mark Lanegan & Duke Garwood – With Animals

Ces deux-là sont unis. Unis par une amitié profonde et sincère, que l’on devine indéfectible. Unis par un amour commun pour la musique intimiste. Il y a 5 ans, cette union avait donné naissance au très beau Black Pudding, pour lequel on n’osait plus espérer une suite. La voici. Et elle est telle qu’on pouvait l’imaginer. Mark Lanegan et Duke Garwood ne s’étaient pas perdus de vue et sur With Animals on a le sentiment qu’ils ne se sont jamais quittés. L’entente est évidente. Dans le plus grand des calmes, on déguste un disque aussi fin que minimaliste. Un disque qui ne s’embarrasse d’aucune fioriture mais qui ne délaisse pas les arrangements (nombreux et raffinés) pour autant. Un disque qui s’écoute au crépuscule ou à la nuit tombée. Comme ce « Save Me » hanté qui semble filtrer à travers une brume épaisse. Un album d’ores et déjà hors du temps sorti en plein cœur d’un été à dominance caniculaire alors qu’on s’imagine plutôt l’écouter au coin du feu, simplement accompagné du bruit des braises qui crépitent. Quelques cordes caressées et distordues par Duke, quelques vers murmurés par Mark, il en faut peu pour nous toucher en plein cœur (« Feast To Famine »). Après plusieurs escapades électroniques sur ses derniers albums, il est bon de retrouver la voix de Lanegan dans un univers blues/folk classique qui lui sied parfaitement et qui commençait à nous manquer (les superbes « My Shadow Life » et « One Way Glass »). Dans le plus grand dépouillement, la magie opère (« Desert Song » et sa guitare à nu, les notes prolongées indéfiniment sur « Lonesome Infidel » qu’on pourrait croire issus d’un Boards Of Canada, et les sifflements du grand Mark). Hormis une légère monotonie qui peut s’installer vu la grande homogénéité du disque qui ne cesse de nous caresser dans le sens du poil (à l’exception de “Spaceman” où Duke taquine sa six-cordes comme un vieux bluesman et Lanegan retrouve un entrain mis de côté jusqu’alors au profit de la méditation), pas grand chose à reprocher à ces deux-là qui nous offrent le privilège de pénétrer au cœur de leur univers si particulier. La mélancolie n’est jamais loin, la beauté est toujours là. Jonathan Lopez   LIRE L’INTERVIEW DE MARK LANEGAN LIRE L’INTERVIEW DE DUKE GARWOOD LIRE LA CHRONIQUE DE HEAVY LOVE DE DUKE GARWOOD LIRE LA CHRONIQUE DE BUBBLEGUM DE MARK LANEGAN LIRE LA CHRONIQUE DE BLUES FUNERAL DE MARK LANEGAN LIRE LA CHRONIQUE DE PHANTOM RADIO DE MARK LANEGAN LIRE LA CHRONIQUE DE GARGOYLE DE MARK LANEGAN LIRE LE REPORT DE MARK LANEGAN AU TRABENDO EN...

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PLAYLIST – On The Road

Publié par le 17 août 2018 dans Non classé | 0 commentaire

PLAYLIST – On The Road

Comme vous êtes nombreux à prendre (ou reprendre) la route des vacances et qu’on a la main sur le cœur, on vous a concocté une playlist pour votre trajet. 40 morceaux qui parlent de route, de conduite, de vacances ou qui sonnent juste idéalement en cette période estivale. Du classique, du connu, du moins connu et du pas connu du tout. Pas de jaloux. Une première playlist pour la route qui en appelle d’autres parce que c’est sympa à faire et c’est cool à écouter (normalement). Elle dure plus de 2h30, de quoi vous faire un Paris-Caen ou un Marseille-Béziers tranquillou. Bonne route ! (Et n’hésitez pas à nous insulter dans les commentaires ici ou sur les réseaux sociaux pour avoir oublié tel ou tel titre ou pour en avoir mis un qui vous scandalise. On adore ça.)...

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It It Anita – Laurent

Publié par le 15 août 2018 dans Chroniques, Incontournables, Notre Sélection, Toutes les chroniques | 0 commentaire

It It Anita – Laurent

It It Anita aime brouiller les cartes. De la tension, il en instaure dès les premiers accords de « Denial », puis de délicats arpèges viennent adoucir le propos. Le mot pop nous vient à la bouche, mais avec ce qu’il faut de vicié. N’allez pas croire qu’on vous emmène en ballade non plus, vous pourriez avoir de drôles de surprises. On pense ensuite se retrouver en territoires post punk sur « User Guide » (on dit coucou à Disappears en passant) avant que l’affaire ne s’emballe en un stoner musclé. Du post stoner, il fallait l’inventer. Quoiqu’il en soit, le résultat est aussi surprenant que décapant. 11 titres, c’est peu et beaucoup à la fois. En 11 titres, on entend du punk furax (« Another Canceled Mission », « GOD »), on croit qu’on va voir débouler Josh Homme pour entonner « nicotine, valium, vicadin, marijuana, ecstasy and alcohol » (« 11 ») et on se retrouve finalement face aux cousins belges de J.C. Satàn. En 11 titres, on a aussi le temps de dire un grand oui à « Say No », véritable manifeste grunge d’une efficacité absolue. On évite les obus qui tombent d’un peu partout (« Tanker 2 pt 1 ») et alors que tout semble s’être apaisé, on croise la journaliste Myriam Leroy en plein dialogue conjugal sulfureux. 11 titres, c’est énorme, donc. On a le temps d’en prendre plein la gueule. De toutes les manières, et d’en redemander. L’énergie est tantôt débridée sans que rien ni personne (surtout pas nous) ne semble vouloir l’arrêter, tantôt totalement maitrisée, comme sur ce « We Are Nothing » final aux couplets très Sonic Youth-esques assagis pour une montée gargantuesque sur le refrain façon post rock (un refrain en post rock ? Et oui, pourquoi pas). Voilà on a cité 42 styles différents pour tenter de définir ce qu’on aurait pu faire en quelques mots simples : Laurent est un putain d’album ROCK. Du rock intense et puissant, du rock inspiré et généreux, du rock dans toute sa sauvagerie, aux clins d’œil fréquents à quelques influences par ci par-là mais réussissant l’exploit de garder une véritable homogénéité malgré ses vagabondages dans tout ce que le genre peut connaitre de bruyant. It It Anita prend un malin plaisir à triturer ses guitares pour les faire gémir, à façonner un bon gros magma sonore dans lequel on aime se noyer, sans oublier d’y inclure de bonnes doses de groove et de cool. On ne sait jamais vraiment sur quel pied danser, parfois c’est sur les mains qu’on se retrouve, mais on ne cesse de s’agiter, de headbanger, de gueuler avec Michaël, Damien, Bryan et Elliot (et Laurent). Parce que c’est foutrement bon. Jonathan...

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Cloud Nothings : album en octobre, “The Echo Of The World” en écoute

Publié par le 13 août 2018 dans News | 0 commentaire

Cloud Nothings : album en octobre, “The Echo Of The World” en écoute

  Même si leur dernier album en date (Life Without Sound) ne fait pas vraiment l’unanimité au sein de la rédaction, on continue à suivre avec attention la carrière de Cloud Nothings. Le groupe de Cleveland vient d’annoncer la sortie prochaine de son 5e album, Last Building Burning, pour le 19 octobre chez Carpark Records. Un album que l’on peut espérer plus agressif que son prédécesseur, à en juger par le premier single “The Echo Of The World” (ci-dessous) et par les propos de Dylan Baldi “je suis obsédé par l’idée d’énergie en ce moment. C’est ainsi que j’ai envisagé cet album : sept morceaux courts, un plus long, remplis d’intensité et de chaos contrôlé“. On ne demande qu’à vérifier ses dires. Jonathan Lopez   LIRE LA CHRONIQUE DE HERE AND NOWHERE ELSE LIRE LE REPORT DU CONCERT AU POINT...

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Dans le bac d’occaz #29 : The Replacements, The Boo Radleys, Stupeflip

Publié par le 11 août 2018 dans Le bac d'occaz | 0 commentaire

Dans le bac d’occaz #29 : The Replacements, The Boo Radleys, Stupeflip

Chaque mois BlackCondorGuy plonge pour vous dans le bac d’occaz en écoutant des albums indispensables selon des amis mélomanes et/ou des lecteurs d’Exitmusik. 30 ans (de 1977 à 2006), 30 disques. Chaque mois 3 albums de cette liste, écoutés au moins une fois par semaine. Les albums sont regroupés par le dernier nombre de leur année de sortie (1986-1996-2006, 1977-1987-1997, 1978-1988-1998, et ainsi de suite).*   Dans le bac d’occaz’ #28 : suggestions pour les années en 4       C’est les vacances, mais j’ai quand même envoyé mes cartes postales pour le bac d’occaz ! The Replacements – Tim (1985) : suggéré par Pierre/La Escoba Cher Pierre, Merci pour ta proposition de passer les vacances au pays des Replacements. Je connaissais déjà un peu le coin, j’étais même déjà passé quelque fois à Tim sans trop m’arrêter, et j’avais trouvé ça très chouette. Sans surprise, je m’éclate bien ici, une chouette ville étudiante américaine où les bars sont ouverts tard la nuit. Ils ont pris l’architecture de Let It Be et ont poussé le concept encore plus loin, ce n’est pas pour me déplaire. Et j’ai vraiment adoré visiter “Here Comes A Regular”, c’est presque aussi beau que “Answering Machine”! Encore Merci, la bise et bonnes vacances !   The Boo Radleys – Wake Up! (1995) : suggéré par Gaylord Cher Gaylord, Je t’avoue qu’avant de partir je craignais de me faire une virée dans une contrée 80s connaissant un peu tes goûts, mais j’ai été très agréablement surpris par ce que j’ai trouvé ici. Si ce n’était que les chouettes petites plages qui évoquent une version noisy des Zombies, j’aurais déjà été conquis, mais en explorant les petits coins, je me suis rendu compte que Boo Radleys avait des espaces surprenants à offrir. Chouette découverte, j’y retournerai sans aucun doute, surtout que Giant Steps a l’air encore meilleur ! Merci, la bise et bonnes vacances! Stupeflip – Stup Religion (2005) : suggéré par Greg de Wonderflu Cher Greg, Tout va bien. Je n’étais pas trop sûr de moi quand tu m’as filé ton plan camping sauvage avec des allumés, surtout que pour moi Stupeflip c’était simplement des gars qui avaient surfé sur la vague fumeurs de joints au début des années 2000. Ben pas du tout, on a passé un séjour très sympa avec des gens, certes allumés, mais inventifs et pleins d’humour. Alors oui, c’est un peu parti dans tous les sens et je ne reviendrais pas tous les ans, mais c’était plutôt bon enfant et ça valait le coup rien que pour l’expérience, ne serait-ce que pour avoir l’impression d’écouter de la musique faite par l’équipe du Monde de Monsieur Fred. Merci, la bise et bonnes vacances !     Blackcondorguy *Rendons à César ce qui lui appartient, cette rubrique a été fortement inspirée – ou littéralement pompée, c’est selon – par l’initiative d’un certain Machete83 sur le passionnant forum de l’indispensable site/bible du rock indé xsilence.   LIRE LA CHRONIQUE DE THE REPLACEMENTS – LET IT...

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Beastie Boys – Hello Nasty

Publié par le 2 août 2018 dans Chroniques, Incontournables, Non classé, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Beastie Boys – Hello Nasty

Ne vous laissez pas berner. J’ai beau jouer l’érudit avec mes chroniques de quelques grands disques des Beastie Boys (Licensed To Ill, Ill Communication), comme si je les avais connus à leurs débuts punks par l’intermédiaire de Rick Rubin… En fait, je découvre les Beastie Boys en 1998 à la sortie de Hello Nasty. Ma culture rap se limite alors à IAM et NTM. C’est la révélation. Lorsque Hello Nasty parait, les Beastie Boys sont déjà un groupe accompli avec près de 20 ans de carrière derrière eux, 4 albums monstrueux, des tubes à la pelle et restent sur le succès colossal de Ill Communication (double platine). Entre temps, ils sortent la (géniale) compil instrumentale The In Sound From Way Out!, énième preuve éclatante de la large palette musicale et la grande ouverture d’esprit des New-Yorkais. Une compil annonciatrice de l’album qui va suivre. Oui, celui-là même dont on parle ici. Car Hello Nasty regorge d’idées, de fulgurances, de trouvailles. En 22 titres et plus d’une heure de musique, les Beastie nous en font voir de toutes les couleurs. En attaquant tambour battant avec « Super Disco Breakin’ » d’abord, puis en déroulant son hip hop infusé d’électro, de rock, de bossa nova, de dub, de ballades étranges, de sonorités barrées, de bizarreries débiles. Certains morceaux condensent ainsi toutes les envies d’explorations du groupe. A l’image de « The Move » de facture assez classique au début qui finalement se laisse tenter par toutes les bifurcations possibles et imaginables (un break de piano « médiéval », un final électro old school avant une chute sur une chansonnette espagnole ringarde sur un gros beat hip hop). Qu’est-ce qui peut bien leur passer par la tête ? Impossible à dire mais comme toujours c’est drôle, déjanté, pétaradant… Complètement Beastie finalement ! Pour les auditeurs un peu plus frileux (sachez déjà que vous vous êtes trompés de groupe), il y a là de quoi remuer les miches jusqu’au petit matin en suivant comme vous pouvez les flows survoltés de Mike D, Ad Rock et MCA sur les explosives « Super Disco Breakin’ », « Remote Control », « Body Movin’ » ou le tube ultime « Intergalactic » et son instru SF qui file le frisson dès les premières secondes. Les Three MC’s s’appuient sur leur fabuleux nouveau DJ, Mix Master Mike, recruté juste avant l’album qui apporte une créativité folle et une maitrise des platines sans égale, ou presque. Au-delà de son apport considérable sur ces tubes qui viennent s’ajouter à la riche carrière du groupe, le nouveau DJ démontre qu’il excelle dans les instrus hip hop classiques (« The Negotiation Limerick File », « Just A Test », « Puttin Shame In Your Game »). Et les trois MCs de s’en donner à cœur joie avec leur nouvel acolyte, comme s’ils avaient toujours bossé ensemble. Il faut le dire tout de même, Hello Nasty souffre d’une baisse de régime assez nette dans sa deuxième moitié. Mais continuer sur les mêmes bases durant plus d’une heure aurait eu quelque chose d’inhumain. Une telle créativité force le respect et nous autorise à fermer les yeux (ou à se boucher les oreilles) sur les quelques tentatives un peu plus hasardeuses (l’anecdotique « Flowin Prose », ou « And Me » aussi bizarre qu’inutile). Alors, après avoir distribué les tubes de façon insensée, les Beastie s’amusent avec quelques bons gros délires et expérimentations sous la houlette de maitre...

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Protomartyr – Consolation EP

Publié par le 31 juillet 2018 dans Chroniques, Notre Sélection, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Protomartyr – Consolation EP

Avions-nous vraiment besoin de Consolation, neuf mois à peine après le remarquable Relatives In Descent qui comblait toutes nos attentes ? Pas vraiment. 14 minutes de Protomartyr supplémentaires qui ne bouleverseront guère l’ordre établi tant les deux premiers morceaux se révèlent assez anecdotiques (ou pas complètement finis, on ne saurait dire). Le principal intérêt de cet EP réside dans la présence surprenante mais fort à propos de Kelley Deal (décidément en forme cette année). Sur « Wheel Of Fortune » d’abord (meilleur morceau de l’EP) où après une intro tonitruante, elle vient apporter une touche pop bienvenue aux chœurs avant un pont aérien qui pue la classe. Moins indispensable, « You Always Win » n’est pas pour autant dénué de bonnes idées comme lors de cet étonnant passage basse-batterie-violoncelle (!) où le duo vocal Casey/Deal se montre assez complémentaire et touchant. Deux titres auraient donc suffi et pour se consoler, on se contentera de réécouter Relatives In Descent. En attendant son digne successeur. Jonathan Lopez LIRE LA CHRONIQUE DE RELATIVES IN DESCENT LIRE LA CHRONIQUE DE THE AGENT INTELLECT LIRE L’INTERVIEW DE...

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Moaning – Moaning

Publié par le 30 juillet 2018 dans Chroniques, Toutes les chroniques | 0 commentaire

Moaning – Moaning

L’intérêt des vacances, hormis le fait de ne rien branler, c’est de pouvoir rattraper le temps perdu. Un bouquin jamais fini, une série à « binge watcher », ou un disque qu’on s’était promis d’écouter finalement happé par le flot des sorties… Je viens donc de m’offrir une séance de rattrapage avec Moaning, premier album de Moaning, sorti en mars dernier. Les mauvaises langues diront qu’il aurait pu sortir en 1982, et on ne pourra pas leur donner complètement tort sur ce point. Doit-on blâmer le revival pour ne pas faire avancer le shmilblick musical, ou doit-on le saluer quand il est bien fait, que les influences sont suffisamment digérées et que le produit est de qualité ? Pour Moaning, comme pour bien d’autres avant eux, on serait tenté de pencher pour la deuxième option. Donc oui, Moaning a dû bouffer jusqu’à l’indigestion du post punk, Joy Division en tête. Et pour remonter moins loin, c’est à Interpol ou Viet Cong qu’on pense souvent, avant que ces derniers ne perdent une partie de leur inspiration en même temps que leur nom d’origine. Même s’il gagnerait à s’émanciper davantage de ses glorieux ainés et des talentueux héritiers, Moaning fait montre ici d’une palette finalement assez large entre shoegaze rêveur avec une présence synthétique prépondérante mais pas irritante (« Tired », « For Now ») et post punk abrasif quand il dégaine l’artillerie lourde (les imparables « Artificial » et « Don’t Go » qui y vont bille en tête avec une basse en éclaireur qui fait le ménage). La voix grave charismatique de Sean Solomon, la mélancolie couplée à une envie d’en découdre sont autant de repères très identifiés années 80 (la ligne de basse de  « The Same » semble même empruntée à Simon Gallup durant la période cold wave de Cure). Mais la présence du groupe dans les rangs de Sub Pop n’a rien d’incongrue non plus tant la guitare a elle aussi son mot à dire, et préfère le crier que le murmurer (le riff gras sur le refrain de « Somewhere In There », le pont noisy jouissif de « Don’t Go », ou « Does This Work For You » et son mur de guitare que n’aurait pas renié My Bloody Valentine). Alors, au moment de conclure, constatant qu’on s’est prêté plus que de raison au jeu souvent tentant du name-dropping, nous reviennent comme un boomerang nos éternels questionnements sur le revival. La qualité indéniable de Moaning prime avant tout et l’emporte sur les éventuels reproches mais, puisque la force mélodique, l’énergie, l’osmose entre les membres sont d’ores et déjà présents, ne nous reste plus qu’à souhaiter que sur son prochain album le groupe développe davantage sa propre personnalité et ne cesse d’avoir l’œil rivé sur le rétroviseur. Jonathan...

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