Dans le bac d’occaz’ #25 : Iron Maiden, Cypress Hill, The Strokes

Dans le bac d’occaz’ #25 : Iron Maiden, Cypress Hill, The Strokes

Chaque mois BCG plonge pour vous dans le bac d’occaz en écoutant des albums indispensables selon des amis mélomanes et/ou des lecteurs d’Exitmusik. 30 ans (de 1977 à 2006), 30 disques. Chaque mois 3 albums de cette liste, écoutés au moins une fois par semaine. Les albums sont regroupés par le dernier nombre de leur année de sortie (1986-1996-2006, 1977-1987-1997, 1978-1988-1998, et ainsi de suite).* Dans le bac d’occaz #25 : suggestions pour les années en 1 Iron Maiden – Killers (1981) : suggéré par Santiago de Wonderflu Cher Santiago, Je sais que niveau goûts, a priori, nous sommes sur la même longueur d’onde. Déjà, tu fais partie de Wonderflu, que je considère comme le meilleur groupe parisien de rock actuel et d’Influenza Records, qui nous fournit régulièrement en bons disques. En plus, je connais ton aversion pour les synthés et la musique années 80. Bref, tu es un mec bien. Alors pourquoi m’avoir conseillé ce disque ? Un souvenir honteux de jeunesse, une madeleine de Proust nanarde, une vraie considération assumée ? Je t’avoue que j’ai eu des doutes. Puis j’ai réécouté un disque de Metallica qui traînait sur mon étagère depuis longtemps et j’ai un peu revu mon jugement. Car, si j’ai beaucoup plus apprécié ce dernier, je dois reconnaître qu’en écoutant Iron Maiden, la filiation est flagrante. Et on sent une influence punk, ou du moins une volonté de puiser des éléments de ce courant musical, qui rend leur hard rock différent de ce qui pouvait se faire avant. Je comprends complètement qu’ils aient lancé une nouvelle vague dans le genre. Et c’est moins craignos à écouter que leurs albums plus connus, Number of the Beast, Fear of the Dark et compagnie. Cependant, peut-être parce que je ne les ai pas écoutés ado, les morceaux ne me font pas grand-chose et ça tombe déjà trop souvent dans les mauvais côté du heavy metal (chansons trop longues, voix suraiguë, solo branlette…). Bilan, je n’y reviendrai pas mais je comprends ce que le groupe a pu apporter à l’époque. Cypress Hill – Cypress Hill (1991) – Suggéré par PC Cher PC, Merci de continuer à approfondir ma culture hip-hop. Je connaissais évidemment le gros tube de Cypress Hill “Insane In The Brain”, mais pas tellement le reste de leur discographie. J’avais écouté vers l’époque de sa sortie Skull & Bones que j’avais trouvé anecdotique, pour être sympa, et ça ne m’avait pas vraiment donné envie d’aller plus loin. Aujourd’hui que j’ai mûri et je suis prêt à remettre en question mes a priori, je suis très content de pouvoir me rattraper. Je devais être le dernier à ne pas connaître les classiques du groupe, mais au cas où...

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Don’t Look Back #2 : Metallica – Ride The Lightning

Don’t Look Back #2 : Metallica – Ride The Lightning

On a tous des albums qu’on a rayés à force de trop les écouter, des disques de chevet qui nous ont suivis intensément pendant des années (ou des mois, ou des semaines) et qu’on a fini par laisser de côté, soit par lassitude, soit parce qu’on est passé à autre chose. C’est la vie. Que se passe-t-il quand on ressort ces albums dix ou quinze ans après ? Exercice complémentaire du bac d’occaz, BCG se plonge dans des albums qu’il connait parfois sur le bout des doigts… mais qu’il n’a pas réécoutés depuis une éternité. Au début : Vers 17 ans, je commence à me faire une culture musicale. Ce n’est pas que je n’écoutais rien avant, mais n’étant pas issu d’une famille de mélomanes, mes découvertes s’étaient principalement faites par le biais de mon frère aîné et de la radio. Mais là, c’est fini, et je parcours les chemins semés d’embûches de la découverte autodidacte. Même si pour être honnête, certains amis m’aiguillent un peu. À côté d’une dose presque létale de rock japonais, je veux du gros son qui tâche, je me convainc donc que le métal est fait pour moi. Il faut dire que j’ai commencé la guitare et que j’ai des rêves de devenir guitar hero. Parmi les groupes du genre, celui que je préfère et de loin, peut-être parce que c’est un des seuls que j’apprécie vraiment d’ailleurs, c’est Metallica. Et dans leur déjà pléthorique discographie, ma préférence va à Kill ‘Em All et Ride The Lightning. J’abandonne vite l’idée de savoir un jour jouer les solos de Kirk Hammett, flemmard comme je suis, mais je dois reconnaître qu’à l’époque, j’en rêve. Après : J’ai grandi , j’ai mûri, et j’ai définitivement compris que le metal n’était pas mon truc. Il faut dire que je suis retourné à mes amours punks, que j’ai découvert le rock indé et aussi que j’ai perdu ma virginité, 3 bonnes raisons de ne plus écouter ce style de musique. Je ne renie pas ma période Metallica pour autant, mais j’ai du mal à m’enquiller 10 minutes de thrash à la suite ; vu que c’est la longueur moyenne d’un morceau, je n’imagine pas me réécouter un album en entier. Il y a encore quelques titres qui squattent régulièrement mes playlists, mais ça reste très minoritaire. Une tentative d’écouter Master of Puppets en intégralité pour rendre hommage à un pote se solde par un échec. Maintenant : Je mets Ride The Lightning sur la platine pour la première fois depuis peut-être 10 ans, et étonnamment je rentre assez facilement dedans. Même les chansons interminables comme le morceau éponyme ne me sont pas désagréables ; j’irai même jusqu’à dire que...

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Dans le bac d’occaz’ #24 : Cheap Trick, A Tribe Called Quest, At The Drive-In

Dans le bac d’occaz’ #24 : Cheap Trick, A Tribe Called Quest, At The Drive-In

Chaque mois BCG plonge pour vous dans le bac d’occaz en écoutant des albums indispensables selon des amis mélomanes et/ou des lecteurs d’Exitmusik. 30 ans (de 1977 à 2006), 30 disques. Chaque mois 3 albums de cette liste, écoutés au moins une fois par semaine. Les albums sont regroupés par le dernier nombre de leur année de sortie (1986-1996-2006, 1977-1987-1997, 1978-1988-1998, et ainsi de suite).*   Dans le bac d’occaz’ #24 : les années en 0 (suggestions de lecteurs)       Cheap Trick – All Shook Up (1980) : suggéré par Pierre/La Escoba Cher Pierre, Je ne sais pas si tu connais vraiment mes goûts ou si tu m’a proposé ce disque juste par amour de la power pop. Cheap Trick me faisait de l’ œil depuis longtemps et hormis “Surrender” et “Hello there”, deux excellents tubes, je ne connaissais rien d’eux et attendais une occasion comme celle-ci pour me plonger dans un de leurs disques. Je ne peux pas vraiment dire que je suis déçu, mais un peu mitigé quand même. Il y a certes de bons morceaux là-dessus, et l’on ne tombe jamais dans le mauvais goût hard rock années 80 que l’on aurait pu redouter avec cette immonde pochette. De plus, le côté très glam et sophistiqué des compositions m’évoque une sorte de compromis entre Queen (bof) et Alice Cooper (que j’adore, même si là, ça ressemble plutôt à Welcome To My Nightmare ou School’s Out qu’à Love It To Death). Dans l’ensemble, donc, ça me va plutôt bien. Ce qui me chagrine un peu, en revanche, c’est que si les morceaux sont plutôt pas mal, il n’y a pas non plus de tube irrésistible comme les deux que j’ai pu citer. Du coup j’ai un peu l’impression de m’être trompé d’album, surtout qu’il semblerait bien que c’est celui où le groupe se décide à expérimenter. Dommage. Si tu peux m’indiquer le disque vers lequel il faut me tourner pour trouver de la tuerie power pop à gogo, je t’en serai très reconnaissant. Merci d’avance.       A Tribe Called Quest – People’s Instinctive Travels And The Paths Of Rhythm (1990) : suggéré par Thebluegoose Cher TheBlueGoose, Si tu lis ne serait-ce que de loin cette rubrique, tu dois savoir que le hip-hop n’y est pas très représenté. Est-ce pour ça que tu m’as proposé ce disque ? Il est vrai que je ne suis pas expert en la matière, mais du coup c’est intéressant de varier un peu les styles. Mon manque d’expertise, même s’il ne me permet pas une analyse détaillée, m’offre la possibilité d’aborder ce disque de façon assez vierge. Je ne connaissais A Tribe Called Quest que de nom et...

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Don’t Look Back #1 : The Cranberries – No Need To Argue

Don’t Look Back #1 : The Cranberries – No Need To Argue

On a tous des albums qu’on a rayés à force de trop les écouter, des disques de chevet qui nous ont suivis intensément pendant des années (ou des mois, ou des semaines) et qu’on a fini par laisser de côté, soit par lassitude, soit parce qu’on est passé à autre chose. C’est la vie. Que se passe-t-il quand on ressort ces albums dix ou quinze ans après ? Exercice complémentaire du bac d’occaz, BCG se plonge dans des albums qu’il connait parfois sur le bout des doigts… mais qu’il n’a pas réécoutés depuis une éternité. Actualité (de janvier) oblige, on va commencer avec ce disque des Cranberries. Au début : En 1994, je n’écoutais pas vraiment de rock. Ou très peu. Mais j’écoutais la radio. Beaucoup. Du coup, entre 4 ou 5 morceaux d’eurodance, on pouvait tomber sur le fameux “Zombie” des Cranberries, 12 ou 15 fois par jour. Évidemment, ça envoyait du lourd en comparaison de 2Unlimited ou Ice MC. J’adorais, j’avais acheté le cd single et je m’écoutais le morceau en boucle. Quelques semaines ou mois plus tard, mon frère ainé avait ramené à la maison No Need To Argue, l’album avec “Zombie” dessus, et quelques tubes comme “Ode To My Family” ou “I Can’t Be With You” qui squatteraient bientôt la radio à leur tour. Le problème, c’est que sorti de ces chansons, l’album ne m’avait pas vraiment conquis, avait vite déserté la platine et été rendu à son propriétaire ou revendu, je ne sais plus. Après : Quelques années après, j’ai vu ces quelques tubes hanter l’inconscient collectif à grand renfort de jingles publicitaires et de rétrospectives sur les années 90, quand le reste du disque a quitté ma mémoire. J’ai appris à jouer de la guitare, et vite maitrisé les 4 accords de “Zombie” avant de me rendre compte qu’il s’agissait quasiment des mêmes que ceux de “Disarm” des Smashing Pumpkins ; qui me paraissait plus apte à séduire les midinettes, ce qui est, avouons-le, la raison première d’apprendre la guitare. Les Cranberries sont, dans mon esprit, relégués sur l’étagère des souvenirs un peu honteux qui jalonnent une éducation rock. Le genre de passage obligé par les circonstances qu’on aurait évité sans regret si on l’avait pu. Maintenant : À la mort de Dolores O’Riordan, je me suis rendu compte que malgré un ami super fan du groupe, je ne leur avais jamais vraiment laissé de chance au-delà de cet essai quand j’avais une dizaine d’années. Et, si la voix de la chanteuse a tendance à me sortir par les oreilles, je ne pouvais pas vraiment juger objectivement leur musique sur un vague souvenir datant de plus de vingt ans, et 3 tubes rabâchés à...

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Dans le bac d’occaz’ #23 : Frank Zappa, Miracle Legion, Dominique A

Dans le bac d’occaz’ #23 : Frank Zappa, Miracle Legion, Dominique A

Chaque mois BCG plonge pour vous dans le bac d’occaz en écoutant des albums indispensables selon des amis mélomanes et/ou des lecteurs d’Exitmusik. 30 ans (de 1977 à 2006), 30 disques. Chaque mois 3 albums de cette liste, écoutés au moins une fois par semaine. Les albums sont regroupés par le dernier nombre de leur année de sortie (1986-1996-2006, 1977-1987-1997, 1978-1988-1998, et ainsi de suite).*   Dans le bac d’occaz’ #23 : les années en 9   Frank Zappa – Joe’s Garage (1979) : suggéré par Okérampa Mon cher Oké, Ça va faire longtemps qu’on se connait, tous les deux, et je suis donc certain que tu n’étais pas mal intentionné en me proposant ce disque. Je vais même plus loin, ce n’était pas un choix inintéressant. Pour moi, Zappa c’était un peu comme David Lynch ; de l’art prétentieux et chiant pour adepte de la branlette intellectuelle qui se sent bien supérieur en t’expliquant que tu n’as rien compris mais que lui, oui, là où il n’y avait en fait pas grand chose à comprendre. Bref, je n’aurais certainement jamais eu le courage d’écouter un de ses disques et vu que j’ai un peu revu mon jugement, ça aurait été dommage. En fait, Zappa m’a fait le même effet que Faith No More : ça part dans tous les sens, ça mélange pas mal de choses, c’est super maitrisé et ce n’est pas dénué d’un certain humour. Là, c’est pour les points positifs. Les points négatifs sont les mêmes en pire ; les styles abordés ne me touchent absolument pas (disco, funk, reggae, solos de guitare…) et le plus redoutable, l’album est très long. Trop long. Le concept est peut-être super drôle et intéressant, l’histoire d’un type qui a un groupe dans un monde où la musique est illégale, les critiques de la société, de la religion, du corporatisme, sont peut-être pertinentes, mais les morceaux sont trop longs, il y en a beaucoup trop, et l’album devient donc très vite chiant. Même l’intro dure 3 minutes ! Arrivé à la fin du premier disque, je n’en pouvais déjà plus, et voilà que le second remet le couvert avec des morceaux de reggae de 8 minutes. Dur. Avec un peu de recul et de bonne foi, j’admets que Zappa est un musicien impressionnant et complètement perché, je comprends donc qu’on puisse accrocher à son travail même si pour ma part j’y suis plutôt hermétique. De même, connaissant ton goût pour la basse, je vois totalement pourquoi tu aimes particulièrement ce disque où le bassiste est d’une technicité incroyable. Mais ce n’est vraiment pas mon truc. Miracle Legion – Me And Mr Ray (1989) : suggéré par Animal X Cher Animal, Je...

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Tops albums 2017 par Margaret Catcher et Polarbird

Tops albums 2017 par Margaret Catcher et Polarbird

L’année 2017 fut chargée avec notamment l’organisation de la soirée pour nos 5 ans (avec Birth Of Joy, Wonderflu et les Blind Suns) et on s’y est un peu pris au dernier moment pour demander aux groupes qu’on a plébiscités leurs propres tops albums de l’année. Nous voilà donc, un tout petit peu à la bourre et quelques temps après le top album de la rédac’ et celui de chacun des rédacteurs, avec les tops albums de Margaret Catcher et de Polarbird. Parce qu’ils ont tous deux sorti de remarquables disques (Singularity et Burst) et parce qu’ils ont bien bossé… Le top de Margaret Catcher Xavier (chant-basse) : En 2017, je me suis plus laissé toucher par des albums avec des démarches originales que par des groupes et musiciens que j’ai l’habitude de suivre. Mon top ne présente pas des albums sans failles mais plutôt des propositions qui m’ont inspiré dans mon travail de compo et d’arrangement cette année…         1 – Noga Erez – Off The Radar J’aime comment la voix de Noga Erez sonne et est traitée au centre des arrangements ultra synthétiques et pourtant irrésistibles, je suis assez surpris par cet objet qui sonne à la fois “home made” et ultra produit, j’ai un coup de coeur pour “Pity” qui s’accroche à ma tête pour y rester généralement un certain temps !         2 – La Terre Tremble – Fauxbourdon Très intimiste avec des harmonies qui peuvent donner le vertige en un sens. Mélancolique à souhait, il m’a accompagné sur quelques trajets. Fauxbourdon by La Terre Tremble !!!       3 – Bargou 08 – Targ Cette année, j’ai passé plus de temps à dénicher des archives d’Inde et du Moyen-Orient à remixer pour un autre projet qu’à être à l’affut de la nouveauté mais j’ai été très surpris par cet album, mélange de musique traditionnelle tunisienne et de Moog, batterie, etc…! J’écoute régulièrement certains titres qui me mettent directement en transe. Targ by Bargou 08 4 – We Insist! – Wax and Wane (notre chronique) Vraiment bien peaufiné, un album qui surprend d’un titre à l’autre, qui se fait brut, puis orchestral, puis entêtant… C’est l’occasion de dire qu’Etienne Gaillochet, le batteur, a rejoint l’équipe de Margaret pour le live, et une nouvelle création live à quatre avec Pierre et Jocelyn Soler de Verlatour pour avril 2018 !         5 – King Gizzard and the Lizard Wizard – Flying Microtonal Banana (notre chronique) La démarche est vraiment cool : faire du rock avec des quarts de tons sans s’engouffrer dans le Folk Rock orientalisant, c’est assez rare pour le remarquer, et ça sonne vraiment pas mal ! Flying Microtonal Banana by King...

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Dans le bac d’occaz’ #22 : Backyard Babies, Ty Segall, Grant Hart

Dans le bac d’occaz’ #22 : Backyard Babies, Ty Segall, Grant Hart

Une fois n’est pas coutume, pour ce bac d’occaz de fin d’année, BCG n’a pas déterminé ses choix en fonction des années de sorties d’albums (années en 1, 2, 3…) mais s’est appuyé sur les suggestions de camarades aux goûts (plus ou moins). Voici ses impressions.   Dans le bac d’occaz’ #22 : les suggestions de fin d’année 2   Backyard Babies – Total 13 (1998) : suggéré par Happy Friday Chère Happy, Merci d’être tellement assidue à cette rubrique que tu m’as fait deux propositions. Ou alors, c’est que je n’ai pas assez d’amis. Alors, autant la dernière fois tu m’avais trouvé quelque chose d’assez inattendu et très intéressant, autant cette fois tu as plutôt tapé dans ma zone de confort, mais avec un disque dont l’intérêt est limité. En fait, ce disque des Backyard Babies évolue dans un style qui m’est très familier, un rock burné qui porte haut et fort les influences des Ramones et des Stooges période Raw Power, avec un petit quelque chose de californien, comme le faisaient quelques groupes scandinaves à la même époque. Le problème, c’est que parmi ces groupes scandinaves il y a notamment Turbonegro, une de mes références absolues, et que la même année que ce Total 13, Turbonegro sortait Apocalypse Dudes, et c’était quand même beaucoup mieux dans le genre. Du coup, difficile d’accrocher à Total 13, qui en plus lorgne plus vers le rock d’ado vénère, plus californien, parfois limite métal. Ceci dit, j’écoute ce disque 15 ans trop tard, mais je suis sûr que j’aurais pu l’adorer à une époque. Ty Segall Band – Slaughterhouse (2012) : suggéré par JL et les adorateurs de Ty Segall Chers JL et cie, Difficile d’approcher l’écoute d’un artiste avec lequel on m’a autant gavé sans une once de mauvaise foi, je l’avoue. Il n’empêche que je pense avoir fait preuve de remise en question plus d’une fois dans cette rubrique, et certains groupes ont été réhabilités à mes yeux même s’il a fallu de nombreuses années. Ceci étant dit, j’ai écouté Slaughterhouse dont tu m’as dit qu’il était parmi les sommets de Segall et… J’aurais pu me défouler un peu et tirer à boulets rouges sur ce disque, avec un peu de mauvais esprit, mais je vais me contenter de dire ce que j’en ai pensé le plus simplement possible : Segall et son groupe proposent une musique qui mélange des influences punk et pop 60s anglaise avec un son garage crado. C’est un style dans lequel il est loin d’être le seul à officier, et il fait indubitablement partie des figures de proue, mais pour avoir récemment écouté Blood Visions de Jay Reatard qui date de 2006, et qui...

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Tops albums 2017 par les rédacteurs

Tops albums 2017 par les rédacteurs

Après le top albums de la rédaction, fruit de savants calculs bien prises de têtes, voici les tops des rédacteurs, seuls face à leurs coups de cœur, leurs doutes et contradictions. Le tout accompagné (parfois) de petits textes pour justifier l’injustifiable, puisque tout ceci est évidemment purement subjectif…     LE TOP DE JL         25 – Mark Lanegan Band – Gargoyle (chronique) Mark persiste et signe dans ses orientations new wave. Ce n’est certainement pas la facette qu’on apprécie le plus chez lui mais il faut reconnaitre qu’il s’y sent de mieux en mieux.   24 – The Jesus And Mary Chain – Damage And Joy (chronique) Retour très honorable pour les frères Reid avec de vrais bons morceaux pour raviver la nostalgie, et d’autres plus anecdotiques.         23 – John Garcia – The Coyote Who Spoke In Tongues (chronique) On retrouve John Garcia là où on ne l’attendait pas, tout seul avec sa gratte sèche. Il y revisite avec brio certains morceaux légendaires de Kyuss et offre quelques nouveaux titres de bon aloi.         22 – Adam H – Abolition (chronique) Adam aurait pu se contenter de délivrer de belles chansons folk. Il sait faire. Mais sur ce disque il s’est entouré de Jean-Claude Versari qui ajoute une belle dose de bruit et rend son univers encore plus passionnant.         21 – Margaret Catcher – Singularity (chronique) Leur math rock chtarbé pourrait être chiant comme la pluie mais il est passionnant comme tout. Demandez leur comment ils font, nous on n’a toujours pas compris.   20 – Chastity Belt – I Used To Spend So Much Time Alone (chronique) A première vue, ce ne sont que de sympathiques ritournelles indie pop. Et puis, merde elles sont sacrément addictives ces ritournelles indie pop !         19 – Ty Segall – Ty Segall (chronique) OK il a déjà fait mieux. OK il fera sans doute mieux. Mais après le décevant Emotional Mugger, Ty nous remonte le moral. Et puis « Freedom (Warm Hands) », c’est pas un putain de hit, sérieusement ?           18 – Dälek – Endangered Philosophies (chronique) C’est sale, c’est rugueux, c’est malaisant. C’est terriblement bon. C’est Dälek.         17 – The Black Angels – Death Song (chronique) Il est assez inégal ce Black Angels, on aurait aimé qu’ils sortent un peu plus de leur zone de confort. Mais entre gros single efficace (« Currency »), ballade poignante (« Half Believing ») et hommage appuyé à Pink Floyd (« Life Song »), il y a quand même de quoi passer un très bon moment.   16 – We Insist! – Wax And...

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Top albums et playlist 2017

Top albums et playlist 2017

Une fois n’est pas coutume, avant les tops des rédacteurs, place d’abord au top albums 2017 de la rédaction d’Exit Musik. Parce que la démocratie ça n’a pas de prix… Plus bas vous trouverez les 50 morceaux qui nous ont le plus marqués cette année.           30/ Loyle Carner – Yesterday’s Gone           29/ Edam Edam – Volcano (chronique)/ Super Milkshake Melancholia           28/ Mark Lanegan Band – Gargoyle (chronique)           27/ Drab Majesty – The Demonstration           27/ OCS – Memory Of A Cut Off Head   25/ Jason Loewenstein – Spooky Action (chronique)           24/ The Lords Of Altamont – The Wild Sounds Of…           24/ Matias Aguayo & The Desdemonas – Sofarnopolis           24/ Kevin Morby – City Music           21/ The Norvins – Turnin’ Around With…   21/ Body Count – Bloodlust (chronique)           21/ Sweet Apple – Sing The Night In Sorrow           21/ Warhaus – Warhaus           17/ Dälek – Endangered Philosophies (chronique)           16/ The  Schizophonics – Land of the living           15/ Cigarettes After Sex – Cigarettes After Sex   14/ The Afghan Whigs – In Spades (chronique)   13/ Lysistrata – Pale Blue Skin EP (chronique) / The Thread (chronique)           12/ Jessica93 – Guilty Species (chronique)   11/ The New Year – Snow (chronique)           10/ Wonderflu – Wonderflu (chronique)           9/ Kelley Stoltz – Que Aura           8/ Protomartyr – Relatives In Descent (chronique)   7/ The National – Sleep Well Beast (chronique)           6/ Ty Segall – Ty Segall (chronique)           5/ The Black Angels – Death Song (chronique)   4/ Mogwai – Every Country’s Sun (chronique)           3/ King Gizzard & The Lizard Wizard – Flying Microtonal Banana (chronique)           2/ Slowdive – Slowdive (chronique)           1/ Shannon Wright – Division (chronique)   LA PLAYLIST 2017 LIRE LES TOPS ALBUMS 2016 LIRE LES TOPS ALBUMS 2015 LIRE LES TOPS ALBUMS 2014 LIRE LES TOPS ALBUMS...

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Dans le bac d’occaz’ #21 : Deep Purple, The Dexys Midnight Runners, Eric’s Trip

Dans le bac d’occaz’ #21 : Deep Purple, The Dexys Midnight Runners, Eric’s Trip

Une fois n’est pas coutume, pour ce bac d’occaz de fin d’année, BCG n’a pas déterminé ses choix en fonction des années de sorties d’albums (années en 1, 2, 3…) mais s’est appuyé sur les suggestions de camarades aux goûts (plus ou moins) sûrs qui sévissent sur le forum des amis de Xsilence. Voici ses impressions.   Dans le bac d’occaz’ #21 : les suggestions de fin d’année 1     Deep Purple – In Rock (1970) : suggéré par Chaos Cher Chaos, Tu m’as suggéré cet album de Deep Purple en me disant en substance que les clichés sur ce groupe étaient nombreux, et qu’il méritait une écoute plus approfondie et bienveillante. Notamment ce disque. Je dois reconnaitre, comme tu t’en doutais certainement, que je fais partie de ceux qui avaient une opinion préalable plutôt mitigé de Deep Purple. En fait, je n’avais jamais entendu un morceau d’eux qui m’avait plu, et je n’avais pas entendu que “Smoke On The Water”. Après avoir écouté In Rock, j’avoue que je me méprisais sur une chose : je pensais que le hard-rock pur et dur avec débauche de solos, chants poussés au bout de l’improbable et des aïgus, tous claviers dehors, n’existait pas encore au début des années 70, que seuls Led Zeppelin et Black Sabbath en posaient les bases pendant qu’Alice Cooper et des groupes comme Slade s’adonnaient à un proto-hardrock encore trop glam pour être autre chose et que c’est Kiss et AC/DC qui allaient vraiment lancer le genre. Et bien non, 3 à 5 ans avant les autres, Deep Purple sortait un album de hard pur jus et en cela, on peut les considérer, si ce n’est comme des précurseurs, au moins comme des pionniers. Cependant, je trouve qu’ils ont déjà également tous les mauvais côtés du gens, morceaux 8 fois trop longs (insupportable “Child In Time”), lourdeur, les titres qui ne tiennent que sur le gros son, les solos et le déballage technique (insupportable “Child In Time”!!!), mais absolument pas le côté cool, fun, limite dansant, si tant est que secouer la tête d’avant en arrière c’est danser, des groupes que j’ai cités dans le paragraphe précédent, le talent d’écriture d’Alice Cooper ou la noirceur poisseuse et envoûtante de Black Sabbath. Bref, je m’étais mépris sur Deep Purple, mais pas sur le fait que je n’aimais pas ce groupe. Comme quoi, des fois, on peut s’attacher à ses a priori.         The Dexys Midnight Runners – Searching For The Young Soul Rebel (1980) : suggéré par Happy Friday Chère Happy Friday, Quand tu m’as proposé Searching For The Young Soul Rebel en me disant “ce disque a tout pour me déplaire, et pourtant je...

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