Don’t look back #5 : X Japan – Blue Blood

Don’t look back #5 : X Japan – Blue Blood

On a tous des albums qu’on a rayés à force de trop les écouter, des disques de chevet qui nous ont suivis intensément pendant des années (ou des mois, ou des semaines) et qu’on a fini par laisser de côté, soit par lassitude, soit parce qu’on est passé à autre chose. C’est la vie. Que se passe-t-il quand on ressort ces albums dix ou quinze ans après ? Exercice complémentaire du bac d’occaz, BCG se plonge dans des albums qu’il connait parfois sur le bout des doigts… mais qu’il n’a pas réécoutés depuis une éternité. Au début À la fin des années 90, j’ai eu une grosse période rock japonais et metal. Une obsession étrange et qui est finalement assez vite passée, mais qui fut vraiment intense. Rien d’étonnant, du coup, à ce que X Japan* le groupe japonais qui avait ma préférence à l’époque, peut-être aussi parce que c’était un des plus facile à trouver en France, soit un groupe de metal. De heavy metal, en l’occurrence. Avec un gros délire glam pour les tenues et une voix suraigüe. Toute la panoplie du hard fm craignos. Mais étant jeune et ignorant, je me contentais d’accrocher à l’esthétique romantico-morbide et aux refrains à reprendre en chœur. Et, même s’ils expérimentent et prennent un virage plus rock alternatif par la suite, mon album préféré du groupe, Blue Blood, est le point d’orgue de cette période Heavy. J’ai commencé la guitare à la même époque et je me suis vite découragé en essayant de jouer leurs morceaux beaucoup trop techniques et rapides pour un débutant. Il n’empêche que mon rêve d’alors était de réussir à placer un des solos de hide, leur guitariste, sans faire de fausse note. J’aimais surtout leurs deux premiers albums en major, Blue Blood et Jealousy, j’adorais les morceaux à 100 à l’heure autant que les titres épiques et même les power ballads. Pour moi, rien n’était à jeter et je connaissais tous leurs refrains par cœur en yaourt. Après Comme je le disais, cette période metal a été fugace, et si j’ai gardé du goût pour certains groupes japonais (dont je reparlerai peut-être ici un jour), j’ai forcément pris mes distances avec X Japan. Je n’ai jamais renié ce groupe, je l’ai trop aimé pour ça, mais j’avais bien conscience que sa musique s’éloignait de plus en plus de mes goûts, ou plutôt l’inverse. Du coup, je préférais ne pas me confronter à leurs albums de peur d’être déçu. Bien sûr, je gardais sous la main certains de leurs morceaux dont j’étais sûr qu’ils me plaisaient, comme “Kurenai” dont le refrain est super accrocheur, mais je n’osais pas écouter leurs disques en entier. Je les ai...

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Don’t Look Back #4 : Foo Fighters – In Your Honor

Don’t Look Back #4 : Foo Fighters – In Your Honor

On a tous des albums qu’on a rayés à force de trop les écouter, des disques de chevet qui nous ont suivis intensément pendant des années (ou des mois, ou des semaines) et qu’on a fini par laisser de côté, soit par lassitude, soit parce qu’on est passé à autre chose. C’est la vie. Que se passe-t-il quand on ressort ces albums dix ou quinze ans après ? Exercice complémentaire du bac d’occaz, BCG se plonge dans des albums qu’il connait parfois sur le bout des doigts… mais qu’il n’a pas réécoutés depuis une éternité. © Shyle Zalewski Au début En 2005, j’étais dans une énorme période Nirvana, après m’en être détaché quelque temps, et j’ai forcément redonné leur chance aux Foo Fighters, dont j’adorais les deux premiers albums (surtout The Colour And The Shape) et dont j’avais snobé, à raison, les deux suivants. La sortie de In Your Honor était donc une occasion parfaite de me remettre au goût du jour et j’ai quasiment acheté l’album dès sa sortie. Dès  la première écoute, la description du double album comme un disque « loud » et un « not-so-loud » me paraissait mensongère, puisque j’avais quand même conscience que les compositions les plus énervées restaient du gros rock FM bien loin des racines punk du groupe. Cependant, j’avais globalement accroché à l’ensemble, gardant même certains morceaux de chacun des disques sur des compilations diverses. Je trouvais également, déjà, que « Resolve » était un single moisi dont je ne m’expliquais pas qu’il ait pu être retenu sur le disque alors que certains morceaux étaient quand même bien au-dessus. Je me souviens que j’aimais vraiment bien le disque acoustique hormis le morceau avec Norah Jones. J’avais vu les Foo Fighters en live sur cette tournée, et j’avais vraiment adoré, même si je regrettais l’absence lourde de morceaux du premier album (déjà conscient qu’un « Exhausted », un « I’ll Stick Around » ou un « Wattershed » valent mille « Times Like These », « Learn To Fly » ou « Breakout »). Après Je me suis acharné à garder une oreille sur ce que sortaient les Foos jusqu’à Wasting Light, vraiment trop mauvais malgré leur tentative de renouer avec le bon vieux temps. Ma culture indé, partant de Nirvana, s’est étoffée jusqu’à (re)découvrir des dizaines de groupes bien plus intéressants et motivants. Je n’ai donc conservé du groupe de Dave Grohl que ses deux premiers albums, par attachement sentimental mais aussi parce que je trouve qu’ils contiennent toujours beaucoup de bons morceaux (et j’assume). J’ai à peu près cloué tous les autres au pilori, excepté quelques titres, et je ne les ai pas réécoutés pendant une bonne dizaine d’années. Le dernier concert du...

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Dans le Bac d’occaz #32 : Death, Fu Manchu, Black Rebel Motorcycle Club

Dans le Bac d’occaz #32 : Death, Fu Manchu, Black Rebel Motorcycle Club

Chaque mois Blackcondorguy plonge pour vous dans le bac d’occaz en écoutant des albums indispensables selon des amis mélomanes et/ou des lecteurs d’Exitmusik. 30 ans (de 1977 à 2006), 30 disques. Chaque mois 3 albums de cette liste, écoutés au moins une fois par semaine. Les albums sont regroupés par le dernier nombre de leur année de sortie (1986-1996-2006, 1977-1987-1997, 1978-1988-1998, et ainsi de suite).* Le bac d’occaz vit toutefois ses dernières heures, BCG a encore quelques écoutes pré-sélectionnées à écouter (et donc quelques articles à publier à doses homéopathiques), et c’en sera fini de la meilleure rubrique de l’histoire. Dans le Bac d’occaz #32 – Les années en 7 (2e partie) Death – Scream Bloody Gore (1987) : suggéré par Cyprien Cher Cyprien, Je ne voudrais pas dire du mal de tes goûts musicaux, alors commençons par là : Death est un groupe historiquement intéressant car le premier à faire du Death Metal (jusque-là, c’est cohérent), techniquement très bon et avec un style qui serait, mais là je me contente de répéter ce que disent les experts, personnel et bien identifiable. Scream Bloody Gore est leur premier album et si j’en crois Wikipédia le premier véritable album de Death Metal, même si je trouve que ça ressemble encore beaucoup à du thrash avec une voix plus bourrine. Malheureusement, le but de cet exercice est de donner mon avis personnel sur les disques qu’on me fait écouter, alors je vais bien être obligé d’en dire un peu de mal. Je ne suis pas du tout amateur de metal extrême, et j’ai même tendance à penser qu’il s’agit de la face d’une médaille de rébellion adolescente de l’autre côté de laquelle se trouve le sk8 punk. D’un côté des ados cools qui assument d’être débilos et graveleux, de l’autre les asociaux mal dans leur peau qui cherchent à faire peur en répétant à qui veut l’entendre que la vie c’est trop de la merde. Du coup, je respecte le rôle historique de Death et leur album, mais je ne peux m’empêcher d’avoir l’impression d’entendre le même morceau pendant les 37 minutes et quelques du disque, de m’ennuyer face à la démarche musicale (vite, fort et technique, ça va 5 minutes), et de pouffer devant l’imagerie ultra-clichée des titres et de la pochette (“Baptized In Blood”, “Regurgitated Guts”, “Zombie Ritual”, “Infernal Death” ou le simple et efficace “Evil Dead”). Il y a peut-être une période de ma vie où j’aurais trouver ça classe, autant de provocation morbide, encore que j’ai toujours aimé les structures simples et les bonnes mélodies, mais là j’ai la désagréable impression d’avoir passé l’âge. Je vous mets n’importe quel morceau en écoute, c’est toujours la même chose....

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Tops albums 2018 par Délage, Duke Garwood, It It Anita, Peter Kernel, Slift et Zëro

Tops albums 2018 par Délage, Duke Garwood, It It Anita, Peter Kernel, Slift et Zëro

Comme chaque année, on donne la parole à des artistes dont nous avons plébiscité les albums et qui veulent bien se prêter au jeu pour nous donner leurs albums préférés de l’année écoulée. Pour 2018, place aux tops de Délage, très belle découverte synth pop, Duke Garwood, auteur du subtil et envoûtant With Animals avec Mark Lanegan, It It Anita responsable de l’uppercut Laurent, Peter Kernel, qui a signé le surprenant et sophistiqué The Size Of The Night, Slift, éminent représentant du garage kraut à la française via La Planète Inexplorée et Zëro qui nous a passionné avec Ain’t That Mayhem?. Avec commentaires à la clé, s’il vous plait. Délage 1 – Crack Cloud – Crack Cloud Probablement mon album de l’année. Une grosse énergie et un travail sur les textes très abouti. Si vous aimez Talking Heads, ce sera peut-être votre nouveau groupe préféré. 2 – Various Artists – Dean Blunt/Muggy vol. 1 Un peu morbide, un peu triste. Un disque hanté et beau. 3 – Die Nerven – Fake Le nouvel album attendu d’un des meilleurs groupes allemands. Du post punk groovy. 4 – Karies – Alice Du post punk allemand. Morceau préféré : “Reden über Was”. 5. Earl Sweatshirt – Some Rap Songs Un très bon travail de sampling. J’étais heureux de ne pas perdre de putain de “triplet flow” (style de rap très à la mode qui consiste à glisser trois syllabes dans chaque temps). Duke Garwood Joe Cardamone – Holy War Soundtrack Un film et un disque puissants, sans compromis, intelligents. Une âme rock de superstar. Emma Trica – St Peter C’est beau. Aussi exotique qu’un oiseau du paradis. Liela Moss – My Name is Safe in Your Mouth Radical, agitateur, cinématique. Une avancée audacieuse dans un univers sonique. Sa voix est forte, magnifique et captivante. Alexander Tucker – Don’t Look Away Un classique de la part d’un maître du collage sonique et de la composition. Beaucoup de délicieuses mélodies et d’inventions harmoniques. Woven Entity – Two Suite logique de One. Les stars de la percussion vont plus loin dans le free jazz, tout en gardant un groove électrifiant, funky et irrésistible. It It Anita (Michael Goffard, Guitare – chant) Parquet Courts – Wide Awake! Brillant, super production, des morceaux quasi pop mais pas tout à fait. Stephen Malkmus & the Jicks – Sparkle Hard J’ai cru ré-entendre Pavement. Idles – Joy As An Act Of Resistance La grosse gifle de l’année. Peter Kernel Aris Bassetti (guitare – chant) : Sudan Archives – Sink J’adore son chant et son talent pour les mélodies. Oneohtrix Point Never – Age Of Il est si créatif. Je suis jaloux. Barbara Lehnoff (Basse – chant) Young Fathers –...

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Tops albums 2018 par les rédacteurs

Tops albums 2018 par les rédacteurs

Après le top albums de la rédaction, voici les tops détaillés des rédacteurs parmi les plus réguliers du site qui ont accepté de se livrer à ce petit jeu tant divertissant que prise de tête. Avec des morceaux à écouter, parfois du texte, parfois de la BD et parfois rien du tout. Jonathan Lopez : 25/ The Doppelgangaz – AAAAGGGHH Un titre d’album débile mais toujours du gros hip hop bien dark à écouter fort dans sa bagnole en se prenant pour une caille-ra. 24/ Kurt Vile – Bottle It In (chronique) Pas énervé, le Kurt poursuit sa belle aventure solo avec un disque riche en forme de bilan. Pas énervant non plus donc, au contraire. 23/ Cypress Hill – Elephants On Acid (chronique) Muggs est peut-être le pire interviewé de l’histoire du site, c’est aussi l’un des meilleurs beatmakers de l’histoire du hip hop. Cypress le sait et quand il revient à la maison, ce n’est plus la même histoire… 22/ Hot Snakes – Jericho Sirens (chronique) Ça joue vite, ça joue fort, ça cloue tout le monde mélodiquement. On se donne encore 5 ans pour se remettre de « Six-Wave Hold Down »… 21/ Cat Power – Wanderer (chronique) Chan Marshall dans ses plus beaux atours c’est à dire (le plus souvent) dans le dépouillement le plus total. Un disque empli de sincérité et par moments bouleversant. 20/ Délage – Loverboy Beatface (chronique) De la pop synthétique. Sur le papier, ça ne me faisait pas rêver. Sur disque, ça m’a grandement enthousiasmé. 19/ Atmosphere – Mi Vida Local (chronique) Des putains d’instrus pour un putain de rappeur. On savait déjà qu’Atmosphere était un putain de groupe et c’est une putain de confirmation. 18/ Mark Lanegan & Duke Garwood – With Animals (chronique) C’est loin d’être le meilleur Lanegan, ce n’est même pas la meilleure collaboration entre les deux hommes. C’est malgré tout (encore et toujours) très recommandable. 17/ J.C. Satàn – Centaur Desire (chronique) Un Centaur plus difficile à dompter que son prédécesseur mais une fois pris par les cornes, le bestiau est finalement très attachant. 16/ Thalia Zedek Band – Fighting Season (chronique) Thalia ne fait jamais le déplacement en studio pour rien. Soit elle nous en colle une belle, soit elle nous fait chialer. Là, c’était l’option chialade. 15/ Nine Inch Nails – Bad Witch EP (chronique) On adorait Bowie quand il se prenait pour Reznor, on aime aussi beaucoup quand Reznor se prend pour Bowie. Et on a de nouvelles bonnes raisons d’adorer Nine Inch Nails. 13/ A Place To Bury Strangers – Pinned (chronique) Un APTBS un poil plus sage, une nouvelle batteuse qui se la joue chanteuse. Pas de révolution de palais en vue...

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Top albums et playlist 2018

Top albums et playlist 2018

Vous n’en pouviez plus d’attendre. Les voici, les 20 albums qui ont recueillis le plus de suffrages auprès de la rédaction cette année. A suivre, les tops détaillés des rédacteurs. Plus bas, 50 morceaux pour boucler 2018 en beauté. 20/ Volage – Sittin’ Sideways (chronique) 19/ Daniel Blumberg – Minus 18/ Atmosphere – Mi Vida Local (chronique) 17/ Cat Power – Wanderer (chronique) 16/ J.C. Satàn – Centaur Desire (chronique) 15/ Spiritualized – And Nothing Hurt 14/ Cypress Hill – Elephants On Acid (chronique) 13/ Hot Snakes – Jericho Sirens (chronique) 12/ Nothing – Dance On The Blacktop 11/ Dr Octagon – Moosebumps: An Exploration Into Modern Day Horripilation (chronique) 10/ Shame – Songs Of Praise (chronique) 9/ Failure – In The Future Your Body Will Be The Furthest Thing From Your Mind (chronique) 8/ Goat Girl – Goat Girl (chronique) 7/ No Age – Snares Like A Haircut (chronique) 6/ It It Anita – Laurent (chronique) 5/ Alice In Chains – Rainier Fog (chronique) 4/ Thalia Zedek Band – Fighting Season (chronique) 3/ Mudhoney – Digital Garbage (chronique) 2/ J Mascis – Elastic Days (chronique) 1/ The Breeders – All Nerve (chronique) Et hop une playlist de 50 morceaux pour résumer cette belle année musicale...

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Dans le bac d’occaz #31 : Guns N’ Roses, Passi, Modest Mouse

Dans le bac d’occaz #31 : Guns N’ Roses, Passi, Modest Mouse

Cher Lecteur*, J’ai pris la décision d’arrêter le bac d’occaz. Ce n’est pas juste pour le plaisir sadique de te priver d’une chouette rubrique, il reste plein de chroniques sur Exitmusik et d’autres continueront certainement à sortir si Jonathan Lopez n’est pas trop alpagué par ses missions de pigiste chez New Noise. Cependant, je dois me rendre à l’évidence : cette rubrique ne pouvait durer qu’un temps. Il faut avoir une liste sans cesse renouvelable d’albums à explorer, la motivation et le temps à y consacrer pour que celle-ci reste intéressante (on l’espère). Malheureusement, je n’ai plus tout ça. Voilà le moment émotion où je vais vous dire combien j’ai apprécié d’écrire cette rubrique mois après mois et si toutes les écoutes n’ont pas été des plaisirs, loin de là, je suis très content des découvertes et surtout de cette expérience qui m’aura bien occupé le temps qu’elle a duré. Je recommande à tout le monde d’en faire de même et de se réserver occasionnellement un temps d’écoute pour des albums que vous avez toujours délaissé, c’est enrichissant. Ne serait-ce que pour pouvoir confirmer tout le mal qu’on pense de certains artistes. Mais ne pleure pas (ou ne te réjouis pas) trop vite. J’arrête le bac d’occaz, c’est certain, mais pas avant d’avoir fait un sort aux dernières recommandations des lecteurs du webzine. Et pour pouvoir boucler toutes celles qui me semblaient pertinentes, je vais faire 2 éditions pour les années qui me restent (les années en 7 et en 8) et caser toutes les propositions qui restent sur l’année prochaine. Dans l’absolu, on peut dire que la rubrique a quelques mois de sursis avant de s’arrêter complètement. Voici donc la première partie des années en 7. Merci à tous ceux qui ont lu cette rubrique pendant les 3 années de son existence, régulièrement ou non. C’était sympa. *je pars du principe que je n’ai qu’un lecteur, je ne dois pas être si éloigné de la vérité.   Dans le bac d’occaz #31 : suggestions pour les années en 7     Guns N’ Roses – Appetite For Destruction (1987) : suggéré par Rémi Rapaic Cher Rémi, Je voudrais te raconter une histoire. C’est l’histoire d’un punk qui s’appelle Duff et qui rêve de vivre de sa musique. Pas de bol pour lui, Duff habite à Seattle, autant dire le trou du cul du monde musical. Du coup, Duff déménage à Los Angeles et s’acoquine avec des rockers du coin, dont un qui s’appelle Axl parce qu’il est dyslexique. Comme le punk, ça ne fait pas vendre, ils décident de faire du hard-fm 80s ; ça tombe bien, c’est les années 80, ils ont un guitariste qui branle son manche...

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Dans le bac d’occaz #30 : The Smiths, The Hellacopters, Liars

Dans le bac d’occaz #30 : The Smiths, The Hellacopters, Liars

Chaque mois BCG plonge pour vous dans le bac d’occaz en écoutant des albums indispensables selon des amis mélomanes et/ou des lecteurs d’Exitmusik. 30 ans (de 1977 à 2006), 30 disques. Chaque mois 3 albums de cette liste, écoutés au moins une fois par semaine. Les albums sont regroupés par le dernier nombre de leur année de sortie (1986-1996-2006, 1977-1987-1997, 1978-1988-1998, et ainsi de suite).* Dans le bac d’occaz #30 :les années en 6   C’est les vacances, mais j’ai quand même envoyé mes cartes postales pour le bac d’occaz !   The Smiths – The Queen Is Dead (1986) : suggéré par mon cerveau malade Cher moi-même, Je sais ce que c’est dur d’être seul à la maison et de travailler pendant que tout le monde est en vacances, on se met à divaguer complètement. Je sais aussi que ça partait d’une bonne intention, du genre “tu auras peut-être une illumination, ça t’aidera à être ouvert d’esprit“, mais un disque des Smiths, c’est vraiment trop me demander. Si, ça m’a permis de me rendre compte que ce qui coince par-dessus la production 80s et un gros lot de morceaux assez quelconques mélodiquement, c’est la voix de Morrissey. L’horreur absolue qui plombe les quelques titres qui pourtant pourraient être pas mal (“Bigmouth Strikes Again” et “The Boy With The Thorn In His Side” avec son espèce de yodel dégueulasse, par exemple). Tiens, d’ailleurs, J Mascis a fait une reprise de ce dernier morceau excellente, je vais me l’écouter en mangeant une petite entrecôte, histoire de bien faire chier l’autre avec sa voix de chèvre grabataire autant que ça me fait chier de l’écouter chanter.   The Hellacopters – Supershitty To The Max (1996) : suggéré par Happy Friday Chère Happy Friday, Bonne idée de m’envoyer vers des terres scandinaves dans les années 90, on y fait bien la fête et la bière est vraiment pas mal. En revanche, je suis un habitué de Turbonegro, je trouve l’endroit plus joli et l’ambiance meilleure. Sans parler de la musique. Je te conseille plutôt d’aller à Apocalypse Dudes, quand on y est allé c’est difficile de ne pas comparer et de ne pas trouver ça mieux que tout ce qui rentre de près ou de loin dans la catégorie. Mais merci quand même pour le bon plan, la bise et bonne rentrée ! Liars – Drum’s Not Dead (2006) : suggéré par JL Cher JL, Ton camp de vacances pour rockers arty, on y est allé, l’ambiance était insupportable, on s’y faisait chier et il y avait des mecs qui jouaient du djembé toute la nuit sur la plage. La prochaine fois, tes bons plans de vacances, tu te les gardes !...

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Dans le bac d’occaz #29 : The Replacements, The Boo Radleys, Stupeflip

Dans le bac d’occaz #29 : The Replacements, The Boo Radleys, Stupeflip

Chaque mois BlackCondorGuy plonge pour vous dans le bac d’occaz en écoutant des albums indispensables selon des amis mélomanes et/ou des lecteurs d’Exitmusik. 30 ans (de 1977 à 2006), 30 disques. Chaque mois 3 albums de cette liste, écoutés au moins une fois par semaine. Les albums sont regroupés par le dernier nombre de leur année de sortie (1986-1996-2006, 1977-1987-1997, 1978-1988-1998, et ainsi de suite).* Dans le bac d’occaz’ #28 : suggestions pour les années en 4 C’est les vacances, mais j’ai quand même envoyé mes cartes postales pour le bac d’occaz ! The Replacements – Tim (1985) : suggéré par Pierre/La Escoba Cher Pierre, Merci pour ta proposition de passer les vacances au pays des Replacements. Je connaissais déjà un peu le coin, j’étais même déjà passé quelque fois à Tim sans trop m’arrêter, et j’avais trouvé ça très chouette. Sans surprise, je m’éclate bien ici, une chouette ville étudiante américaine où les bars sont ouverts tard la nuit. Ils ont pris l’architecture de Let It Be et ont poussé le concept encore plus loin, ce n’est pas pour me déplaire. Et j’ai vraiment adoré visiter “Here Comes A Regular”, c’est presque aussi beau que “Answering Machine”! Encore Merci, la bise et bonnes vacances ! The Boo Radleys – Wake Up! (1995) : suggéré par Gaylord Cher Gaylord, Je t’avoue qu’avant de partir je craignais de me faire une virée dans une contrée 80s connaissant un peu tes goûts, mais j’ai été très agréablement surpris par ce que j’ai trouvé ici. Si ce n’était que les chouettes petites plages qui évoquent une version noisy des Zombies, j’aurais déjà été conquis, mais en explorant les petits coins, je me suis rendu compte que Boo Radleys avait des espaces surprenants à offrir. Chouette découverte, j’y retournerai sans aucun doute, surtout que Giant Steps a l’air encore meilleur ! Merci, la bise et bonnes vacances! Stupeflip – Stup Religion (2005) : suggéré par Greg de Wonderflu Cher Greg, Tout va bien. Je n’étais pas trop sûr de moi quand tu m’as filé ton plan camping sauvage avec des allumés, surtout que pour moi Stupeflip c’était simplement des gars qui avaient surfé sur la vague fumeurs de joints au début des années 2000. Ben pas du tout, on a passé un séjour très sympa avec des gens, certes allumés, mais inventifs et pleins d’humour. Alors oui, c’est un peu parti dans tous les sens et je ne reviendrais pas tous les ans, mais c’était plutôt bon enfant et ça valait le coup rien que pour l’expérience, ne serait-ce que pour avoir l’impression d’écouter de la musique faite par l’équipe du Monde de Monsieur Fred. Merci, la bise et bonnes vacances ! Blackcondorguy *Rendons à...

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Dans le bac d’occaz’ #28 : Prince, Guided By Voices, Arcade Fire

Dans le bac d’occaz’ #28 : Prince, Guided By Voices, Arcade Fire

Chaque mois BCG plonge pour vous dans le bac d’occaz en écoutant des albums indispensables selon des amis mélomanes et/ou des lecteurs d’Exitmusik. 30 ans (de 1977 à 2006), 30 disques. Chaque mois 3 albums de cette liste, écoutés au moins une fois par semaine. Les albums sont regroupés par le dernier nombre de leur année de sortie (1986-1996-2006, 1977-1987-1997, 1978-1988-1998, et ainsi de suite).* Dans le bac d’occaz’ #28 : suggestions pour les années en 4   Prince And The Revolution – Purple Rain (1984) : suggéré par PC Cher PC, Comment dire… je suis un peu partagé. Déjà, je connais évidemment Prince depuis un moment et j’en ai entendu pas mal de titres qui m’ont tous déplu. Ensuite, tu connais mon aversion pour les années 80 et leurs sons synthétiques qui ont très, très mal vieilli. Du coup, je me suis demandé si cette proposition n’était pas un acte sadique de ta part. Ou alors, c’est que ce qu’il y a sur le disque dépasse les frontières du mauvais goût pour arriver à faire quelque chose de génial avec plein de choses que je n’aime pas. Difficile de savoir à quoi m’attendre. Au final, donc, je suis un peu partagé. En fait, il y a un peu des deux, dessus. On y trouve à foison de synthés dégueux et de plan archi clichés de l’époque et ce dès l’ouverture du disque. Mais en même temps, les morceaux sont globalement plutôt bien foutus et on y trouve souvent au minimum une mélodie accrocheuse ou un plan intéressant. Il y a même des morceaux que j’apprécie, et pour du Prince, c’est assez exceptionnel. D’une part, donc, c’est la première fois que j’écoute un truc de Prince et que je ne trouve pas ça éprouvant auditivement. D’autre part, il y a quand même les aspects 80s qui viennent plomber mon délire, et la face B du disque me laisse assez froid (les trois compos avant “Purple Rain” se mélangent un peu dans ma tête, et cette dernière est quand même un summum de mièvrerie power ballad). Je pourrais presque dire que c’est une belle surprise, mais disons que c’est déjà une surprise pas trop moche.   Guided By Voices – Bee Thousand (1994) : suggéré par Santiago de Wonderflu Cher Santiago, Comme toujours, sauf la fois où tu m’as conseillé du Iron Maiden, tu sais trouver des choses qui me plaisent. Pourquoi n’avais-je jamais écouté Guided By Voices avec attention avant alors qu’ils ont été repris par les Breeders et que le backing band de Robert Pollard compose Cobra Verde et donc la moitié de Sweet Apple, trois groupes pour qui j’ai beaucoup d’affection ? Je crois que ce qui...

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