Exitmusik vous invite au festival BD6Né (An Albatross + We Insist!…) !

Exitmusik vous invite au festival BD6Né (An Albatross + We Insist!…) !

  Amateurs de bande dessinée, ciné… et musique, voici une soirée à ne pas manquer ! Dimanche 3 juin se tiendra à Petit Bain (Paris) la journée de clôture de la 6e édition du festival BD6Né répondant au doux nom de “la nuit des crayons hurlants”. Et comme l’an dernier, l’affiche est belle et la fête promet de l’être tout autant. Dès 16h, un village BD accueillera plusieurs auteurs (ComicVerse, Distorsion, Kronik, Toan Jones, Zéro Le Tigre, Ça ne fera rire que nous) et une exposition inédite en partenariat avec Distorsion sur le cinéma français sur le quai de Petit Bain. A partir de 19h30, la soirée prendra une tournure rock mais sans perdre le lien avec la BD avec les concerts dessinés de F/LOR et Céline Wagner puis les inclassables We Insist! viendront défendre leur excellent dernier album (et Dieu sait qu’on les aime bien puisqu’on les a interviewés deux fois). Pour couronner le tout, les fous furieux An Albatross et leur psyché noise hardcore feront leur grand retour en France, 10 ans après leur dernier passage en Europe. Partenaire du festival, Exitmusik a 2×2 places à vous faire gagner. Pour cela, envoyez nous un petit mail à l’adresse contact.exitmusik@gmail.com avec pour objet “concours BD6Né” en nous laissant vos nom et prénom et en répondant à la question suivante simplissime : COMMENT S’APPELLE LE DERNIER ALBUM DE WE INSIST! ? Bonne chance ! Le programme complet du festival L’évènement Facebook La bande-annonce du festival : Jonathan...

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Interview – Zenzile

Interview – Zenzile

Plus de 20 ans de carrière pour Zenzile et pas un faux pas à déplorer. Étendard de la scène dub française pendant les années 90, le groupe a très vite creusé son propre sillon, suivi ses envies, quitte à s’éloigner de ses racines et s’aventurer en territoires krautrock ou post punk. Sans jamais perdre la passion ni l’authenticité. En 2018, Zenzile souhaite renouer avec son passé avec une tournée logiquement intitulée “Dub Unlimited”. Ça commençait fin mars à Paris dans une Maroquinerie comble et en fusion. Quelques heures avant la tempête, rencontre avec le plus punk des groupes dub français.   Ce live « Dub Unlimited », c’est une sorte de retour aux sources ? Vous n’allez jouer que des vieux morceaux ? Alex Raux (guitare): Pas que, non. Pas mal de nouveaux morceaux aussi qu’on va sortir dans un 5+1. Trois ou quatre. Et aussi des vieux morceaux qu’on a un peu réadaptés. En revanche, vous avez posté une setlist sur vos réseaux sociaux qui devrait ressembler pas mal à celle de ce soir, il n’y a pas de morceaux de Berlin et Elements ? Matthieu Bablée (basse) : Il y aura un morceau d’Elements qu’on a rajouté. Ça signifie aussi que ces albums-là collent moins avec le Zenzile d’avant que vous cherchez à retrouver ce soir. Matthieu : Ce qui est clair c’est qu’avec Elements, on a poussé le truc à son paroxysme. Pour nous c’est toujours la musique du groupe et, personnellement je trouve que les connexions sont toujours évidentes avec le corpus d’influences du groupe et la musique qu’on veut jouer. Mais c’est clair qu’on a poussé l’expérimentation, on est allé de plus en plus loin du dub. Après il y a des passerelles, ça reste contemplatif. Ça a plus à voir avec ce qu’on faisait sur Berlin même si je pense que le vrai retour aux sources avant ça, c’était de se retrouver à 5. Pour la première fois depuis le début du groupe. Alex : Et il n’y avait pas de chant. Matthieu : Et c’est même au-delà puisqu’au début du groupe on a toujours répété instrumentalement mais lorsqu’on a enregistré des disques on a toujours eu des featurings. Même sur Sachem In Salem et sur le premier maxi, Dub Promozione, on avait des samples de voix. Et paradoxalement c’est sur Berlin que vous avez le plus exploré les territoires rock, avec du krautrock, rock progressif… Matthieu : Complètement. Alex : C’était aussi vachement lié au film, parce qu’il nous inspirait ça. Matthieu : Je pense qu’il n’y aurait pas eu Elements sans Berlin mais on n’a jamais eu de plans pré-établis. Les morceaux déboulent à la suite parce qu’on baigne dans une certaine ambiance,...

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“Souvlaki” de Slowdive a 25 ans. Chronique

“Souvlaki” de Slowdive a 25 ans. Chronique

I had a dream. Je n’ai pas rêvé qu’il n’y avait plus de guerre dans le monde, que chaque habitant mangeait à sa faim ou que l’OM remportait une seconde coupe d’Europe. Non, trop convenu. J’ai rêvé que j’écoutais en boucle Souvlaki de Slowdive. Sans jamais bien savoir dans quel état je me trouvais, errant entre semi conscience, éveil indécis et sommeil profond. Ce rêve était une bénédiction, la douceur incarnée. A peine les paupières alourdies que « Allison » nous envoie d’emblée vers les plus hauts cieux. Le morceau se déploie sur coussins d’air. Tout flotte au ralenti, tout autour, à l’image du chant vaporeux de Neil Halstead, devenu véritable tête pensante du groupe, après un Just For A Day, réalisé de façon plus collective. Il laisse tout de même le soin à Rachel Goswell d’illuminer certains morceaux de sa voix irréelle (« Machine Gun », « Sing » notamment) et nous voilà propulsé pour un aller sans retour au septième ciel. Ce type de shoegaze-là, aisément assimilable à de la dream pop, ne fait pas dans la lacération de tympans sans vergogne façon My Bloody Valentine ou Jesus And Mary Chain. Les voix éthérées, les guitares lumineuses, les delays et reverbs à bloc, bâtissent un univers nuageux où il fait bon s’égarer totalement, oublier qui on est, où on se trouve, ou même de quoi notre minable petite vie est faite (il suffit d’écouter s’égrener les premières notes et chuchotements de Neil sur « Here She Comes » pour s’imaginer que dans l’instant présent le monde entier nous envie). Dire que certains font fortune avec des livres à la con pour gagner en confiance en soi, alors qu’il suffirait de prescrire ce disque à haute dose pour que le patient se sente pousser des ailes… M’enfin, je ne suis pas psy ni expert en développement personnel, juste mélomane. Après avoir permis à notre esprit de vagabonder en des lieux merveilleux et tout à fait indescriptibles, Slowdive nous réserve tout de même quelques sursauts de véhémence, sans jamais renier le sublime qui lui colle à la peau (« Souvlaki Space Station » dont la basse fait vrombir le sol malmène davantage nos esgourdes, « 40 Days » non dénuée d’électricité, et l’immaculée « When The Sun Hits » qui sur ses divines envolées vient toiser fièrement le mur du son). Vous l’aurez compris, dans ce Souvlaki-là comme dans les meilleures tavernes grecques, tout est de premier choix (n’oublions pas « Mellow Yellow » drapé dans son épais brouillard ou ce « Dagger » acoustique qui prouve que Halstead n’a pas nécessairement besoin de barder sa musique d’effets pour rendre ses mélodies inoubliables). Accueilli assez froidement à sa sortie par des journalistes obnubilés par la britpop, ce disque a été maintes fois réhabilité depuis et est toujours...

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Dans le bac d’occaz’ #25 : Iron Maiden, Cypress Hill, The Strokes

Dans le bac d’occaz’ #25 : Iron Maiden, Cypress Hill, The Strokes

Chaque mois BCG plonge pour vous dans le bac d’occaz en écoutant des albums indispensables selon des amis mélomanes et/ou des lecteurs d’Exitmusik. 30 ans (de 1977 à 2006), 30 disques. Chaque mois 3 albums de cette liste, écoutés au moins une fois par semaine. Les albums sont regroupés par le dernier nombre de leur année de sortie (1986-1996-2006, 1977-1987-1997, 1978-1988-1998, et ainsi de suite).* Dans le bac d’occaz #25 : suggestions pour les années en 1 Iron Maiden – Killers (1981) : suggéré par Santiago de Wonderflu Cher Santiago, Je sais que niveau goûts, a priori, nous sommes sur la même longueur d’onde. Déjà, tu fais partie de Wonderflu, que je considère comme le meilleur groupe parisien de rock actuel et d’Influenza Records, qui nous fournit régulièrement en bons disques. En plus, je connais ton aversion pour les synthés et la musique années 80. Bref, tu es un mec bien. Alors pourquoi m’avoir conseillé ce disque ? Un souvenir honteux de jeunesse, une madeleine de Proust nanarde, une vraie considération assumée ? Je t’avoue que j’ai eu des doutes. Puis j’ai réécouté un disque de Metallica qui traînait sur mon étagère depuis longtemps et j’ai un peu revu mon jugement. Car, si j’ai beaucoup plus apprécié ce dernier, je dois reconnaître qu’en écoutant Iron Maiden, la filiation est flagrante. Et on sent une influence punk, ou du moins une volonté de puiser des éléments de ce courant musical, qui rend leur hard rock différent de ce qui pouvait se faire avant. Je comprends complètement qu’ils aient lancé une nouvelle vague dans le genre. Et c’est moins craignos à écouter que leurs albums plus connus, Number of the Beast, Fear of the Dark et compagnie. Cependant, peut-être parce que je ne les ai pas écoutés ado, les morceaux ne me font pas grand-chose et ça tombe déjà trop souvent dans les mauvais côté du heavy metal (chansons trop longues, voix suraiguë, solo branlette…). Bilan, je n’y reviendrai pas mais je comprends ce que le groupe a pu apporter à l’époque. Cypress Hill – Cypress Hill (1991) – Suggéré par PC Cher PC, Merci de continuer à approfondir ma culture hip-hop. Je connaissais évidemment le gros tube de Cypress Hill “Insane In The Brain”, mais pas tellement le reste de leur discographie. J’avais écouté vers l’époque de sa sortie Skull & Bones que j’avais trouvé anecdotique, pour être sympa, et ça ne m’avait pas vraiment donné envie d’aller plus loin. Aujourd’hui que j’ai mûri et je suis prêt à remettre en question mes a priori, je suis très content de pouvoir me rattraper. Je devais être le dernier à ne pas connaître les classiques du groupe, mais au cas où...

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5 chansons, 5 disques par J.C. Satàn

5 chansons, 5 disques par J.C. Satàn

Changement de bassiste ou pas, certaines choses sont immuables. J.C. Satàn t’en met toujours plein la tronche sur scène. Et les nouveaux morceaux du fraichement sorti Centaur Desire, font le poids avec les hymnes (le mot est lâché) précédents. Avant cette nouvelle démonstration de force à La Clef (St-Germain) où ils partageaient l’affiche avec Jessica93, on a parlé autour d’une bouteille de Jack de 5 chansons de J.C. Satàn puis de 5 albums de leur choix. Et on a disgressé. Beaucoup. C’est bien parfois de disgresser. 1 – Loin De Moi (Satan EP, 2010) C’est le seul écrit en français. Parce que c’est hyper chaud d’écrire en Français ? Arthur (guitare, chant) : parce qu’elle était italienne et ne parlait pas encore aussi bien le français que maintenant. C’était vachement plus charmant je trouve, son texte est vachement plus touchant dit comme elle le dit que n’importe quel français qui l’aurait écrit comme un français. Paula (chanteuse) : c’est trop gentil. C’est toujours plus compliqué de trouver de la musicalité dans le français. C’est pas un obstacle qui s’est présenté par la suite ? Arthur : j’aime pas comment les français utilisent la langue dans la musique, sauf dans certains styles où ça marche. Je trouve qu’un étranger est beaucoup plus touchant. Paula : c’était vraiment un des premiers morceaux qu’on a faits, peut-être le 2 ou 3e. On savait même pas que c’était un groupe, on faisait juste des choses pour rigoler. Et je parlais encore plus mal le français parce que j’habitais pas encore en France. Vous étiez que tous les deux à la base ? Paula : quand on a fait les tout premiers morceaux, oui. Le but n’était pas de faire un groupe, c’était juste pour s’amuser entre potes. Lui avait déjà de la musique enregistrée, il savait pas quoi faire avec. Il m’a demandé de chanter dessus. (A Arthur) Même pour toi c’était difficile de chanter en français. Arthur : oui, tu te rappelles ! C’était hyper dur. Moi quand je chantais ses textes, j’avais envie de faire les mêmes fautes de français pour se détacher. Le français c’est une langue qui se regarde écrire, parler, qui s’écoute beaucoup parler. Il y a une vraie poétique dans l’écriture du français. Romain (batterie) : en anglais, tu chantes beaucoup plus du nez et en français c’est beaucoup plus dans les basses. Du coup en termes de fréquence, c’est pas du tout facile à mixer. Dorian (claviers) : ça ressort moins. Arthur : le français a souvent été mieux utilisé par les belges. Ça se déclame, y a une écriture dans la métrique, la façon de placer les mots. Il y a des accents en anglais...

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NTM @ AccorHotels Arena (Paris), 09/03/18

NTM @ AccorHotels Arena (Paris), 09/03/18

Je ne faisais pas tout à fait le fanfaron quelques heures avant de me rendre au feu POPB (devenu l’Accor machin chouette) pour assister au concert de reformation de NTM. Déjà, les gars ne sont plus de première fraîcheur (même si les exemples de groupes en âges plus avancés qui assurent toujours sont légions). Ensuite ils n’ont rien sorti depuis belle lurette (à part 32 best of, remixes et autres futilités seulement prompts à remplir les caisses). Enfin, les échos que j’avais eus de leur précédent retour sur scène ne m’enthousiasmaient qu’à moitié. Du genre “content de les avoir vus mais pas non plus inoubliable“. Je restais donc mesuré espérant qu’ils me mettent la fièvre du vendredi soir, mais craignant quelques sueurs froides face à des choix douteux. Et bien, mettons fin au suspense d’emblée, à part “La Fièvre” (le morceau), j’ai eu un peu de tout ça. Il est environ 21h quand Kool Shen et Joey/Jaguar Starr/Gorgone déboulent (pour nous mettre l’enfer). Aux deux extrémités de la scène, sous les DJ, un grand 9 et 3 en jaune éclatant. 9-3 connexion, time time for some action. Sans grande surprise, le public est majoritairement composé de trentenaires et quarantenaires (que voulez-vous les jeunes préfèrent PNL). Sans grande surprise, le son est globalement à chier (voix très en avant, instrus parfois à la limite de l’inaudible). Bercy a une réputation à tenir à ce niveau-là et quand on ne s’appelle pas Radiohead ou Neil Young, bah on a un son de merde dans cette salle. On ne va pas se mentir, les gros classiques font très plaisir. Et démarrer un concert par “On Est Encore Là” et “Qu’est-ce Qu’on Attend ?” permet d’emblée de se mettre le public dans la poche. La nostalgie fonctionne évidemment à pleins tubes et gomme le léger manque d’explosivité (et surtout de vraie complicité) du duo. Finalement la plus grosse plaie de ce concert aura été les (trop nombreux) guests. Non, parce qu’autant réciter mot pour mot “Paris Sous Les Bombes”, “Pass Pass Le Oinj” ou “Pose Ton Gun” (fidèlement interprétés) comme quand il y a 15 ans c’est le pied, autant revoir des gars comme Big Red ou Busta Flex qu’on avait (plus ou moins volontairement) oubliés c’était pas vraiment nécessaire. Parce qu’avec la maturité (lol) on constate que “Laisse Pas Traîner Ton Fils” sonne toujours très juste mais que “Aiguisé Comme Une Lame” (de Raggasonic) sonne bien gentillet. Je passe sur les intermèdes reggaeton et autres distractions bon enfant, je pourrais devenir grossier… Tous ces moments, hormis le fait de nous laisser le temps d’allers retours express pour chercher des bières, auront eu le malheur de casser le rythme. Et de nous faire...

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Damon & Naomi + Thalia Zedek + Rach Three @ Olympic Café (Paris), 21/02/18

Damon & Naomi + Thalia Zedek + Rach Three @ Olympic Café (Paris), 21/02/18

Le charme discret de la mélancolie Il est des jours comme ça où les astres s’alignent et où Orphée semble bien disposé. Celui au cours duquel Thalia Zedek et Damon & Naomi ont décidé de tourner ensemble est de ceux-là, tant chacun incarne à sa manière un bout de l’histoire du rock indépendant américain. Les adeptes de saturations mélancoliques et de belles mélodies se sont agglutinés le 21 février dernier, rue Léon à Paris, à l’Olympic Café, pour assister fébrilement à cette communion rock inespérée ! En guise de mise en bouche, GTOK? GTKO!, dealeurs de concerts pour le plus grand bien de nos oreilles, ont programmé Rach Three qui, seul en scène accompagné de sa guitare, nous offre un set intimiste, dépouillé et à fleur de peau. L’ambiant folk du français joue sur la corde sensible. Il convoque une certaine idée de la chanson française, poétique et minimaliste et fait preuve d’une appétence pour la noirceur et le mysticisme du néo folk anglo-saxon. L’exercice est racé, élégant, troublé malgré tout par quelques hésitations, mais qui ne demande qu’à se déployer avec plus d’ampleur. Bottines noires qui foulent la scène, style vestimentaire décontracté, guitare Hagstrom avec autocollant FCK NZS apparent, la reine de la saturation Thalia Zedek fait son entrée, et avec elle tout un pan du rock nineties se retrouve convié à la fête. Uzi, Live Skull, Come, Thalia traîne ses guêtres dans le rock depuis presque 40 ans et n’a jamais cessé d’apporter sa pierre à l’édifice, en témoignent ses récentes sorties discographiques, ainsi que le projet de supergroupe A Band Called E, monté avec des membres de Neptune et Karate. Avec l’habileté d’une équilibriste, Thalia alterne ce soir entre douce mélancolie et distorsion maîtrisée. Elle joue en solo plusieurs morceaux issus de son dernier album en date, Eve, dont les beaux “You Will Wake” et “By The Hand”, et le plus épique “Afloat” qui clôt le set. Une constante demeure, sa voix est unique, à la fois puissante, profonde et éraillée. Son chant traîne un spleen et une rage contenue, il sollicite à lui tout seul un vaste champ émotionnel. La guitare est tour à tour rêche et délicate, baignée par un son bluesy aux accents noise acérés. Rengaines dépressives, complaintes rock brutales, Thalia Zedek démontre une fois de plus – s’il fallait en douter – toute l’étendue de son talent. En prime, plusieurs nouveaux morceaux sont au programme, dont deux petites merveilles : “War Not Won” et “Fighting Season”.   Damon Krukowski et Naomi Yang, un duo discret qui n’a pas usurpé le culte qui l’entoure depuis la parution de More Sad Hits, en 1992. Anciens de Galaxie 500, icône de la dream pop au...

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Dans le bac d’occaz’ #24 : Cheap Trick, A Tribe Called Quest, At The Drive-In

Dans le bac d’occaz’ #24 : Cheap Trick, A Tribe Called Quest, At The Drive-In

Chaque mois BCG plonge pour vous dans le bac d’occaz en écoutant des albums indispensables selon des amis mélomanes et/ou des lecteurs d’Exitmusik. 30 ans (de 1977 à 2006), 30 disques. Chaque mois 3 albums de cette liste, écoutés au moins une fois par semaine. Les albums sont regroupés par le dernier nombre de leur année de sortie (1986-1996-2006, 1977-1987-1997, 1978-1988-1998, et ainsi de suite).*   Dans le bac d’occaz’ #24 : les années en 0 (suggestions de lecteurs)       Cheap Trick – All Shook Up (1980) : suggéré par Pierre/La Escoba Cher Pierre, Je ne sais pas si tu connais vraiment mes goûts ou si tu m’a proposé ce disque juste par amour de la power pop. Cheap Trick me faisait de l’ œil depuis longtemps et hormis “Surrender” et “Hello there”, deux excellents tubes, je ne connaissais rien d’eux et attendais une occasion comme celle-ci pour me plonger dans un de leurs disques. Je ne peux pas vraiment dire que je suis déçu, mais un peu mitigé quand même. Il y a certes de bons morceaux là-dessus, et l’on ne tombe jamais dans le mauvais goût hard rock années 80 que l’on aurait pu redouter avec cette immonde pochette. De plus, le côté très glam et sophistiqué des compositions m’évoque une sorte de compromis entre Queen (bof) et Alice Cooper (que j’adore, même si là, ça ressemble plutôt à Welcome To My Nightmare ou School’s Out qu’à Love It To Death). Dans l’ensemble, donc, ça me va plutôt bien. Ce qui me chagrine un peu, en revanche, c’est que si les morceaux sont plutôt pas mal, il n’y a pas non plus de tube irrésistible comme les deux que j’ai pu citer. Du coup j’ai un peu l’impression de m’être trompé d’album, surtout qu’il semblerait bien que c’est celui où le groupe se décide à expérimenter. Dommage. Si tu peux m’indiquer le disque vers lequel il faut me tourner pour trouver de la tuerie power pop à gogo, je t’en serai très reconnaissant. Merci d’avance.       A Tribe Called Quest – People’s Instinctive Travels And The Paths Of Rhythm (1990) : suggéré par Thebluegoose Cher TheBlueGoose, Si tu lis ne serait-ce que de loin cette rubrique, tu dois savoir que le hip-hop n’y est pas très représenté. Est-ce pour ça que tu m’as proposé ce disque ? Il est vrai que je ne suis pas expert en la matière, mais du coup c’est intéressant de varier un peu les styles. Mon manque d’expertise, même s’il ne me permet pas une analyse détaillée, m’offre la possibilité d’aborder ce disque de façon assez vierge. Je ne connaissais A Tribe Called Quest que de nom et...

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Tops albums 2017 par Margaret Catcher et Polarbird

Tops albums 2017 par Margaret Catcher et Polarbird

L’année 2017 fut chargée avec notamment l’organisation de la soirée pour nos 5 ans (avec Birth Of Joy, Wonderflu et les Blind Suns) et on s’y est un peu pris au dernier moment pour demander aux groupes qu’on a plébiscités leurs propres tops albums de l’année. Nous voilà donc, un tout petit peu à la bourre et quelques temps après le top album de la rédac’ et celui de chacun des rédacteurs, avec les tops albums de Margaret Catcher et de Polarbird. Parce qu’ils ont tous deux sorti de remarquables disques (Singularity et Burst) et parce qu’ils ont bien bossé… Le top de Margaret Catcher Xavier (chant-basse) : En 2017, je me suis plus laissé toucher par des albums avec des démarches originales que par des groupes et musiciens que j’ai l’habitude de suivre. Mon top ne présente pas des albums sans failles mais plutôt des propositions qui m’ont inspiré dans mon travail de compo et d’arrangement cette année…         1 – Noga Erez – Off The Radar J’aime comment la voix de Noga Erez sonne et est traitée au centre des arrangements ultra synthétiques et pourtant irrésistibles, je suis assez surpris par cet objet qui sonne à la fois “home made” et ultra produit, j’ai un coup de coeur pour “Pity” qui s’accroche à ma tête pour y rester généralement un certain temps !         2 – La Terre Tremble – Fauxbourdon Très intimiste avec des harmonies qui peuvent donner le vertige en un sens. Mélancolique à souhait, il m’a accompagné sur quelques trajets. Fauxbourdon by La Terre Tremble !!!       3 – Bargou 08 – Targ Cette année, j’ai passé plus de temps à dénicher des archives d’Inde et du Moyen-Orient à remixer pour un autre projet qu’à être à l’affut de la nouveauté mais j’ai été très surpris par cet album, mélange de musique traditionnelle tunisienne et de Moog, batterie, etc…! J’écoute régulièrement certains titres qui me mettent directement en transe. Targ by Bargou 08 4 – We Insist! – Wax and Wane (notre chronique) Vraiment bien peaufiné, un album qui surprend d’un titre à l’autre, qui se fait brut, puis orchestral, puis entêtant… C’est l’occasion de dire qu’Etienne Gaillochet, le batteur, a rejoint l’équipe de Margaret pour le live, et une nouvelle création live à quatre avec Pierre et Jocelyn Soler de Verlatour pour avril 2018 !         5 – King Gizzard and the Lizard Wizard – Flying Microtonal Banana (notre chronique) La démarche est vraiment cool : faire du rock avec des quarts de tons sans s’engouffrer dans le Folk Rock orientalisant, c’est assez rare pour le remarquer, et ça sonne vraiment pas mal ! Flying Microtonal Banana by King...

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Interview – Shame

Interview – Shame

Shame, nouveau phénomène post punk venu d’outre Manche, vient de sortir Songs Of Praise, un premier album qui confirme tous les espoirs placés en lui. Fin novembre, la veille de leur premier concert en tête d’affiche à Paris (au Point Ephémère), nous avons eu la chance de pouvoir les interviewer. Les deux Charlie et Josh sirotent un verre de vin, il est environ 6h de l’après-midi. On se joint à eux pour un verre. Interview avec un des jeunes gens qui savent où ils vont et ne perdent pas de temps pour s’y rendre.   “L’album est très différent et contradictoire de ce que notre nom laisse supposer. On pourrait croire qu’on fait de l’emo-heavy metal, on essaie de créer un peu de détachement et d’humour.”   Salut les gars, c’est cool de vous rencontrer et merci pour le vin ! Charlie Steen (voix) / Josh (basse) / Charlie Forbes (batterie) : à la tienne !   Ça fait trois ans que vous avez commencé à jouer et tout semble s’être débloqué en 2017. Une année incroyable pour vous ! Charlie Steen : oui on n’a pas arrêté cette année. On a fait 47 festivals cet été mais on a aussi trouvé notre producteur et on a pu sortir des singles (“Concrete”, “Visa Vulture” et “One Rizla”, ndr). On n’a pas arrêté de bosser, avec la sortie de notre album qui arrive. On espère que ça va se poursuivre avec l’album l’année prochaine et revenir dans certaines salles où on a jouées. Josh : on a eu une progression graduelle. On a commencé il y a trois ans et on n’a rien sorti avant l’an dernier… Donc oui cette année 2017 a été un peu folle.   Cet été, j’ai dû vous voir au moins 4 fois et je me disais “ces 5 gamins ont tant de passion et d’excitation sur scène, ce n’est pas si courant de nos jours.” J’imagine que vous n’êtes pas seulement un groupe mais aussi une famille, je me trompe ? Charlie Steen : on se connait depuis qu’on est gosses, on était tous à l’école ensemble… Josh : des racines profondes. Charlie Steen : oui, beaucoup trop profondes ! Le groupe s’est formé de façon très naturelle et n’a jamais été quelque chose de programmé. On se connaissait depuis longtemps et au bout d’un moment on a décidé de commencer un groupe. Kiko (leur manager de tournée/ ami proche, donc également membre de la “famille Shame”) : désolé d’intervenir… Ce ne sont pas 5 mecs de Londres qui se disent “formons un groupe !“… Ils ont grandi ensemble, c’est ça le plus important. Josh : je pense que le fait de se connaitre...

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