Sonic Youth – Discographie (1ère partie : 1981 – 1988)

Sonic Youth – Discographie (1ère partie : 1981 – 1988)

Confinement oblige, on sort les vieux projets des cartons. Et avant de me lancer dans l’écriture d’un triple album psyché-stoner-garage-lo-fi-hip hop à textes sur l’impact de la crise sanitaire (qui ne devrait pas voir le jour, pour le bien de l’humanité restante), je me décide à déterrer la chronique (modeste et entamée il y a longtemps) de la carrière d’un groupe majeur de la scène américaine des 4 dernières décennies : SONIC YOUTH! 1ère partie : Les années indie, de l’underground au succès critique. Découvert par le biais de Nirvana, qui les citait régulièrement comme influence et parrain (il signe chez Geffen, qui publiera Nevermind, sur leur recommandation), Sonic Youth est un des groupes majeurs de ma vie de mélomane. Le groupe dont la discographie essentielle a changé ma vision du rock, ma façon d’envisager la musique en général. Grâce à eux, j’ai plongé dans le rock underground américain toutes décennies confondues.  Velvet Underground, Television, Dinosaur Jr, Pavement… et tant d’autres. J’ai vu sous un autre angle la manière même de jouer de la guitare. J’ai découvert Andy Warhol et le pop art, la littérature américaine de Jack Kerouac et la beat generation à la SF de Philip K. Dick. Ils ont constitué une passerelle culturelle vers d’autres univers qui m’étaient inconnus. Quoi de plus logique pour un groupe new-yorkais né dans le bouillonnement créatif de la Grosse Pomme au tout début des années 1980. Leur riche carrière discographique s’étend sur 4 décennies et épouse les dernières explosions créatives de la scène américaine (la no wave et le punk US fin des 70’s, l’indie rock des 80’s et 90’s voire le revival rock du début des années 2000). Avant d’entamer un tour d’horizon de leur carrière discographique (à travers les albums studios essentiellement, sinon on bascule dans le travail quasi archéologique), revenons dans un premier temps sur la genèse du nom. Fusion de Big Youth (chanteur reggae des années 70) et du Sonic Rendez vous Band de Fred « Sonic » Smith, leader des MC5, tout un programme déjà. Pour une musique que Thurston Moore théorise dans le 1er communiqué de presse du groupe en 1981 de la manière suivante : « Des rythmes denses intensifiés en les accidentant et en les broyant, juxtaposés avec des morceaux d’ambiance façon bande-son. Évoquant une atmosphère que l’on ne pourrait décrire que comme un modernisme expressif et brouillon. Et ainsi de suite ». Une autre formule résume bien l’ambition du groupe et en même temps son sens de l’humour rarement souligné (que l’on peut mieux entrevoir dans le mythique documentaire 1991 : The Year Punk Broke). Sonic Youth c’est « un truc expérimental, mais en même temps, c’était un peu du style...

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“King For A Day” de Faith No More a 25 ans. Chronique

“King For A Day” de Faith No More a 25 ans. Chronique

(Slash/Reprise, 28 mars 1995) Il est de bon ton de considérer King For A Day comme l’album ultime de Faith No More. Sa référence indépassable. Loin de moi l’idée de démonter un fait établi (a-t-on suffisamment d’amis pour commencer à se faire des ennemis ?) mais, en toute honnêteté, tenter de départager ce disque de ses deux monumentaux prédécesseurs, Angel Dust (1992) et The Real Thing (1989), me semble bien périlleux. Et inutile. Tout juste suis-je résolu à admettre que Mike Patton y est plus à l’aise que jamais, après un The Real Thing où il fallait se familiariser avec son chant nasillard, que d’aucuns (les cons sensibles) pouvaient juger irritant. Et pourquoi pas, puisqu’on est généreux, évoquer une production plus moderne, moins marquée par les années que les deux pré-cités, reproche revenant régulièrement de la part de snobinards lourdingues spécialistes ès production sonore. Mais ON S’EN FOUT. Les morceaux étaient là depuis le début et on a d’abord envie de rétorquer à tous ces jeunes gens avides de hiérarchisation (comment ça, on s’y livre plus souvent qu’à notre tour ?) qu’un groupe comme Faith No More – ou plutôt CE groupe qu’est Faith No More – échappe à toute nécessité de classement. Ce groupe au sommet de son art, ce qu’il est indéniablement entre 1989 et 1995 (si ce n’est entre 1985 et 2015, pour les fans les plus aveuglés aguerris), ne peut qu’apporter entière satisfaction et susciter perpétuelle prosternation. On l’a déjà dit, écrit, rabâché, mais une fois de plus ne fera pas de mal : ce mélange des genres unique que Faith No More a su enfanter dès sa formation et façonner au fil du temps est sa grande force et, probablement, la raison du désamour de certains. Pour ceux adhérant au « concept », il semble impossible de ne pas succomber à King For A Day, tant la folie inhérente au groupe et son leader et l’efficacité d’ensemble, sont criantes d’un bout à l’autre. L’attaque frontale de « Get Out », expédiée en 2’20, rappelle un fait essentiel : si ces gars-là sont à ranger du côté des metalleux, ils ne s’embarrassent jamais de fioritures inutiles, préférant la vitesse d’exécution et l’efficacité au bavardage lourdaud. Se faire chier en écoutant Faith No More ? Improbable. Même la mauvaise foi la plus abjecte n’oserait brandir ce genre de critique. L’intro de « Ricochet » se veut bien plus apaisée mais c’est pour mieux nous scotcher au mur le temps d’un refrain qui passe soudainement la surmultipliée. L’album est clairement plus direct et frontal qu’Angel Dust qui y allait franco sur les claviers. Ici, les grattes ont repris le pouvoir, Trey Spruance (de Mr Bungle) suppléant Jim Martin dans le rôle de tortionnaire de...

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PLAYLISTS – Stay home and listen to music

PLAYLISTS – Stay home and listen to music

Ce n’est pas d’une originalité folle mais on s’est dit que vous proposer un peu de musique ne ferait pas de mal en ce moment. Voici donc trois playlists dont les titres de morceaux font écho à la situation actuelle et qui reflètent forcément nos goûts personnels. En espérant vous divertir ! Sonicdragao : À l’heure du confinement total, et parce que seule la musique est un soulagement, une petite playlist… Parce que parfois les mots sont vains… On s’inquiète pour nos proches à chaque signe physique suspect. On guette les SMS de nouvelles de nos amis obligés de travailler au cœur de l’effort national. On rage de voir et d’entendre la légèreté des inconscients qui ne pressentent pas le désastre. On aimerait dire toute notre admiration aux sacrifiés de cette crise sanitaire. Alors parce qu’on a pas forcément le talent pour le dire avec des mots et parce qu’on n’a pas envie de se regarder le nombril quand on doit être solidaire avec tout le monde… On emprunte ces chansons et on les partage. Parce que si elles ont pu nous faire du bien, on espère qu’à vous aussi. STAY HOME, TAKE CARE! Blackcondorguy : Voilà une petite playlist qui résume à peu près mon confinement (surtout avec ses titres, parfois celui de l’album, parfois les paroles). Et oui, il y a bien un morceau très 80s post-punk perdu au milieu de tout ça, ça vous montre à quel point le confinement et le manque de sommeil jouent sur ma santé mentale… Stay safe, stay home, stay free! Jonathan Lopez : Pas grand-chose à ajouter que mes camarades n’ont pas dit. Prenez soin de vous, lisez, binge watchez des séries, profitez de votre famille, écoutez beaucoup de musique, lisez nos articles… Et continuez à acheter des disques pour soutenir les artistes, labels, disquaires qui en ont bien besoin actuellement. Toutes nos...

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Interview – La Rumeur

Interview – La Rumeur

La Rumeur, groupe qui milite depuis le début (aux antipodes de ces groupes de merde qui ont déçu… on vous laisse finir*), s’est fait assez discret musicalement ces dernières années, pour mieux se diversifier et se consacrer à de nouvelles activités qui lui tiennent à cœur, en premier lieu desquelles le cinéma. Mais le groupe n’a rien perdu de sa hargne et porte toujours un regard attentif et éclairé sur notre société. Peu de temps avant d’enflammer un New Morning blindé et acquis à sa cause, nous avons discuté avec Philippe – aka Le Bavar – qui a toujours des choses à dire et les déclame posément avec la sagesse d’un ancien. Et avec un sens du teasing certain, il s’est laissé aller à quelques confidences… “Le rap, ça reste des textes à écrire. Même les mecs qui font les gangsters dans leurs textes, t’inquiète pas qu’ils se sont pris la tête derrière une feuille et un stylo, à écrire. Ça, c’est pas une image de gangster ! (Rires)” Tout Brûle Déjà est sorti il y a huit ans. Depuis, les membres de La Rumeur ont sorti trois films (Les derniers parisiens, L’enkas et K contraire), un livre (Il y a toujours un lendemain, coécrit par Ekoué et Hamé), ça signifie que la musique est passée un peu au second plan pour vous ?Non, car depuis on a sorti Les inédits 2 en 2013, Les inédits 3 en 2015, ce qui nous a permis de ne pas mettre la musique totalement de côté. Effectivement, les activités qu’on a à côté sont chronophages et sortir ces disques ça nous permettait aussi de nous tester musicalement hors album. C’est notre façon de faire nos mixtapes. C’est moins conceptualisé et promotionné mais on s’est retrouvé à faire des morceaux assez instinctivement qu’on kiffe et qui se retrouvent même sur scène. Au-delà de ça, même s’il y a eu peu de nouveautés dans notre discographie, nos concerts sont toujours pleins. La musique reste le cœur de notre activité, le noyau dur de La Rumeur, c’est le son. Le rap, le hip hop, c’est comme ça qu’on est rentrés dans le milieu et c’est autour de ça qu’on continuera à évoluer. J’imagine que vous avez continué à écrire en parallèle. Vous n’avez pas brutalement arrêté.Ouais, on écrit quand on peut, quand on a le temps. On a des vies de famille, c’est compliqué aussi. On n’est plus des teenagers comme quand on a commencé le rap et qu’on n’avait que ça à faire (rires). Oui, on écrit, un peu moins intensément et Ekoué et Hamé ont diversifié le champ de l’écriture à travers les scénarios de films ou les livres. Quand vous avez lancé...

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“To Bring You My Love” de PJ Harvey a 25 ans. Chronique

“To Bring You My Love” de PJ Harvey a 25 ans. Chronique

(Island, 27 février 1995) Il y a quelque chose de fascinant à retracer au gré des anniversaires de ses disques phares la carrière d’une artiste de l’ampleur de PJ Harvey qui semble avoir connu plusieurs vies, toutes plus fascinantes les unes que les autres (les grincheux du fond sont priés de ne pas la ramener). Des choses à redécouvrir, un contexte à restituer, une évolution qui semble limpide avec le recul.  1995. PJ Harvey s’est fait un nom et une réputation d’écorchée vive qui lui vaudront même de flatteuses comparaisons avec un certain Kurt Cobain. Mais elle tient à s’affirmer davantage, à faire savoir que son répertoire ne se limite pas à ça. Après la rage brute, l’énergie féroce, vitale, crachée à pleins poumons, la lionne indomptée/table se fait soudainement séductrice. Malgré les griffes rentrées, l’appât n’en demeure pas moins redoutable.  Qui d’autre que ce colossal “To Bring You My Love” pouvait donner son nom à l’album ? PJ souhaite nous donner de l’amour, nous sommes prêts à en recevoir plus que de raison. Pour l’heure, son affection prend la forme d’une tension difficilement soutenable, d’une rage à peine rentrée qui ne demande qu’à dégueuler… 5’31 avant de nous laisser enfin reprendre notre souffle et guetter la suite, non sans appréhension mais avec une grande excitation. La suite nous invite à “Meet Ze Monsta”, un monstre revêtant l’apparence de 4 petites cordes et se révélant pourtant si massif et impressionnant. La guitare, elle, nous renvoie au “Sister Ray” du Velvet, et la rugosité de l’ensemble est du même acabit. Puisqu’on parle du Lou, difficile de ne pas établir de relation entre “Working For The Man” et un fameux titre du génie New-Yorkais (on est sûrs que vous trouverez par vous-mêmes). Le morceau emprunte davantage à l’univers du trip hop, qui sied comme un gant à l’anglaise, elle ne se gênera d’ailleurs pas pour renouveler ce type d’expérience à plusieurs reprises (voir Is This Desire? notamment).  Sur “Long Snake Moan”, les guitares hurlent à qui veut bien les entendre (en même temps, qui peut bien les ignorer ?) que la PJ rock a encore bien des choses à dire. On se tait, on déguste, on adore se faire refaire le portrait par la dame et se transformer en victime expiatoire. Mais on l’a dit, Polly Jean a changé. Délestée de ses deux acolytes (Rob Ellis aux fûts et Steve Vaughan à la basse) co-responsables des incandescents Dry et Rid Of Me, elle se lance comme une grande et dote son arc de nouvelles cordes, ses flèches demeurant, elles, toujours aussi affûtées. Exit Steve Albini et son mix (mix, vraiment ?) primitif, place à Flood et John Parish, à l’ambition et...

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Emily Jane White @ La Laiterie (Strasbourg), 06/02/20

Emily Jane White @ La Laiterie (Strasbourg), 06/02/20

Premier concert de 2020 pour ma part ce jeudi 6 février à La Laiterie avec la venue de la californienne Emily Jane White qui venait présenter son dernier album. L’excellent Immanent Fire, sorti en novembre dernier, m’avait permis de découvrir l’œuvre de cette chanteuse dans la grande tradition folk. Grand album de 2019, grand album tout court d’où une grande attente à l’heure de découvrir ces chansons sur la petite scène du club de La Laiterie. En première partie, et pour ne pas rompre avec l’ambiance plutôt intimiste de la soirée, Hicks and Figuri, projet solo porté par Spide (inconnu pour ma part), qui proposa un folk fragile porté par une belle voix grave. Tellement en sourdine que l’on entendait le barman ranger les pièces dans sa caisse ou les portes des toilettes s’ouvrir (!). Au moins, le public a joué le jeu sans dialoguer pendant les morceaux. Mais voici que s’avance alors Emily Jane White, seulement accompagnée d’un batteur et d’un musicien qui alternera basse et guitare au fil des morceaux. Et c’est peu dire que le charme a opéré. I put a spell on you. La californienne, humble et souriante à chaque fin de morceau pour remercier le public, a « magnétisé » l’assistance. Grâce à son art délicat du songwriting folk soit l’épure au service de chansons subtiles et de sa voix de sirène inquiète mais néanmoins bienveillante. Son dernier album avec en toile de fond l’urgence climatique sera joué en intégralité. Ça tombe bien vu que son caractère anxiogène mais musicalement majestueux apportera un contraste intéressant avec le reste des titres folk plus dans la veine d’une Alela Diane. Entamé par l’impeccable mais sombre « Washed Away », Emily Jane White dégaine ensuite le puissant « Infernal » où une guitare sourde et frondeuse annonce une fin de monde dans les flammes. Titre impressionnant. Où elle peut regarder dans les yeux une PJ Harvey. A l’image de « Metamorphosis », « Drowned » ou « The Gates at the End », on se prendrait même à rêver ces titres accompagnés d’un orchestre symphonique. La californienne parviendra aussi à instaurer une intimité fragile avec le public. Comme lorsqu’elle s’installe au clavier pour le sublime « Dew », où l’on n’est pas loin de verser sa larme devant tant de beauté. Parfois seule sur scène, à la guitare, dans le crépuscule d’un spot mourant, on touche alors à la quintessence de la folk-song. Et on mesure le délicat talent de son interprète. Sublime ! Loin de connaître toute sa discographie (elle a pioché beaucoup dans son déjà ancien premier album), on pouvait noter toutefois l’ampleur des titres du dernier album, aux arrangements élégants et aux instrumentations riches....

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LE COIN BD // Doctor Mirage (Roberto de la Torre & Jen Van Meter)

LE COIN BD // Doctor Mirage (Roberto de la Torre & Jen Van Meter)

(Bliss Editions, 2019) Croisée notamment dans les pages de son comparse Shadowman, le Doctor Mirage avait clairement le potentiel pour avoir sa propre série depuis le relaunch de Valiant Comics en 2012. C’est chose faite avec les deux mini-séries contenues dans cet album (The Death Defying Doctor Mirage et Doctor Mirage: Second Lives), publiées entre 2013 et 2016. La même équipe artistique, Jen Van Meter au scénario et Roberto de la Torre aux dessins, est aux commandes ce qui confère une vraie unité à ces quelques neuf épisodes. Le pitch est simple et efficace. Selon l’éditeur Bliss Editions, « le Docteur Mirage peut parler aux morts. Mais un esprit reste introuvable malgré les talents de Shan Fong : celui de son défunt mari, Hwen. Lorsqu’un occultiste au passé classé secret défense fait appel à ses services, Shan trouve une piste qui pourrait bien lui permettre de résoudre la plus grande énigme de sa carrière : retrouver Hwen ! ». © Roberto de la Torre/Jen Van Meter, Bliss Editions Le récit permet donc de retrouver l’un des pans les plus intéressants de l’univers Valiant, Le Monde des Morts. Celui-ci se développe au gré des publications (Shadowman, Ninjak, Rapture, etc.) et présente un gros potentiel auquel chaque auteur peut apporter sa petite touche. Malheureusement, et c’est le principal reproche à faire à la série, l’auteure ne profite pas assez de ce gros bac à sable pour tisser son récit. Le Monde des Morts occupe certes une large part de la première partie mais il est peu exploité, sinon au travers de quelques nouveaux personnages et zones, que l’on ne reverra d’ailleurs peut-être plus dans d’autres publications. Le tout n’est pas assez immersif et Le Monde des Morts apparaît comme assez lambda. C’est vraiment dommage car c’était l’une des promesses de la série. Ce point négatif mis de côté, la série se laisse agréablement suivre. Mirage est un personnage attachant et l’auteure arrive à lui donner juste ce qu’il faut de nonchalance pour ne pas tomber dans la caricature. Il en va de même pour l’histoire d’amour entre les deux principaux protagonistes, plutôt bien écrite et sans mièvrerie. L’ensemble manque néanmoins de souffle et de moments marquants. Tous les éléments sont présents mais la mayonnaise n’arrive pas vraiment à prendre. Si la première histoire est la plus importante, elle est trop confuse malgré de très bonnes intentions. Elle a néanmoins le mérite de présenter quelques bribes d’origin story pour son couple de héros. Le second récit est plus anecdotique et aurait juste pu être un petit arc narratif dans un run plus long. Il est néanmoins mieux mené, l’équipe créative donnant la sensation de mieux maîtriser son sujet. Aux dessins, Roberto de la Torre fait...

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PLAYLIST – le Canada en 20 morceaux !

PLAYLIST – le Canada en 20 morceaux !

(Attention, attention, présence de clichés dans ce communiqué fortement probable) Harry et Meghan déménagent au Canada ? A cause de la Reine ? Des paparazzi ? De Kate et William ? Hé non, mes petits cariboux ! Décision purement musicale ! Et volonté farouche de fricoter avec la riche scène locale. D’où la playlist de bienvenue pour cette arrivée princière au Canada ! On aurait pu aussi vous mettre du Céline Dion ou du Garou, Tabernacle ! Ben… NON ! Plutôt une sélection de quelques cousins canadiens talentueux. Du rustique old school estampillé 60’s-70’s, du millésimé culte de chez Constellation, et quelques pépites plus ou moins obscures. Keep cool, faites chauffer les pancakes, arrosez de sirop d’érable et enjoy… Kanada ! (Ce message n’a pas été approuvé par l’office du tourisme canadien et la monarchie...

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Exit Musik for a night #2 : The Guru Guru + Zarboth + Coude le 29/02 à l’Espace B

Exit Musik for a night #2 : The Guru Guru + Zarboth + Coude le 29/02 à l’Espace B

© Half Bob Voilà, ça fait un peu plus de 7 ans maintenant qu’on œuvre dans le showbizness du rock indépendant et tout un tas d’autres genres extrêmement médiatisés et rentables. L’an prochain, on organisera notre troisième soirée (oui, elle s’appelle #2 parce que la première, elle s’appelait juste “5 ans d’Exit Musik“, faut suivre). En tête d’affiche, on est hyper heureux d’avoir The Guru Guru pour sa release party un petit mois après la sortie de Point Fingers. Comme on a un sens aigu du marketing, on vous l’annonce le jour de la sortie du troisième single qui tabasse autant que les premiers (on vous en met un autre plus bas, on n’a rien à cacher). Pour le reste, ça se passe juste en dessous… ExitMusik présente Exit Musik for a night #2 THE GURU GURU + ZARBOTH + COUDE SAMEDI 29 FÉVRIER 2020 (oui, la date existe) à l’ESPACE B The Guru Guru (BE – Indie/noisy/crazy) RELEASE PARTY Leur second album, Point Fingers, sort un mois plus tôt et prévoit d’esquinter les tympans les plus sensibles. Les compos sont instables, la basse massive, les déflagrations soudaines. Ça suinte l’urgence et dégouline l’hystérie. The Guru Guru copine avec It It Anita, squatte le label de Lysistrata, et à l’image de ces douces brutasses, leurs prestations scéniques laissent des traces autant physiques que mentales. FIRE, PEPPER, TURMOIIIL! Zarboth (FR – Crazy/experimental/noisy) Emmené par Étienne Gaillochet (chanteur/batteur de We Insist!) et Phil Reptil (guitare), puis rejoint par Macdara Smith (performeur, peintre, trompettiste, rappeur), Zarboth est du genre à emmerder les colleurs d’étiquettes compulsifs. Pour nous aider à les définir, ils nous proposent cela : proto-noise, crypto-rap, mainstream expérimental. Ne les remerciez pas, vous le ferez après le concert, quand vous aurez très chaud et un large sourire aux lèvres. Prévoyez l’imprévisible, attendez-vous à tout sauf à la déception. Il paraîtrait même qu’ils ont des nouveaux morceaux dans la besace… Coude (FR – Noisy/indie/grungy) Ils auront du mal à nous faire croire qu’ils n’ont pas bouffé du Sonic Youth toute leur jeunesse. Et on pourra difficilement les blâmer pour ça. Hébergés par les excellents Influenza Records (Pile, Wonderflu, Polarbird…), Coude aime les mélodies, les dissonances, les chants masculins et féminins, les rythmiques qui tabassent, les breaks qui font mal aux articulations, les distos démesurées. Et souvent, ils mettent tout ça dans une seule chanson. Le fabuleux artwork de l’évènement est signé Half Bob L’event Facebook (qui ne vous servira qu’à cliquer sur “participe” parce qu’on a écrit la même chose comme des grosses feignasses) Si vous voulez pleurer avec nous en revoyant les images de la Exit Musik for a night #1 avec It It Anita, Equipe de Foot et Emboe...

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Interview – Lysistrata

Interview – Lysistrata

En préambule, instant émotion. Le Noumatrouff. Mon premier concert. Les Thugs. 12 Décembre 1997. Le Noumatrouff. Ma première interview. Lysistrata. 10 Octobre 2019. Voilà ! Forcément, un peu de nervosité au début. Rencontrer des musiciens, c’est cool. Après un concert, au merch, en discutant, en prenant un vinyle. Les rencontrer dans le cadre d’une interview, la première fois, c’est l’inconnu. Armé de mon T-shirt LANE (forcément !) et d’une dizaine de questions dont certaines (gentiment) suggérées par mon rédac’ chef (merci !), j’ai attrapé les 3 Lysistrata au détour d’une interview radio qu’ils venaient de finir et avant qu’ils dînent. Une petite demie heure pleine de surprises, d’éclats de rires, et surtout la belle satisfaction de voir des musiciens sûrs d’eux, pros, déterminés, passionnés et en même temps complètement détendus, (hyper) cool, attachants et sincères. Il fut question de Gérald de Palmas, de Diam’s, de Tropical Fuck Storm, de Pavement, de dEUS, de loutres, de moist (in english please), de la mort de Sting (fake news) et avant tout de la passion d’un des meilleurs trio français de la scène rock française. “Y’a de plus en plus de groupes de rock en France qui sortent, qui sont dans la même veine, plus ou moins énergiques sur scène, qui font pas mal de concerts. C’est vraiment chouette que des trucs à guitares reviennent. ” © Max Chill Comment se passe le début de la tournée, notamment la réception des nouveaux titres que le public découvre (l’album n’était pas encore sorti au moment de l’interview, ndr) ? Ben (batteur) : Ça se passe super bien. Ça fait un moment en fait qu’on a commencé à jouer les nouveaux morceaux en live. Quasiment sur toutes les dates de 2019. Des gens nous ont dit des trucs super gentils (rires). Max (bassiste) : On est content de jouer autre chose aussi. On avait déjà fait une tournée avant où les morceaux n’avaient pas de paroles, pour les rôder avant le studio. Depuis, on les joue pour être prêts pour la grosse tournée lorsque l’album sera sorti. Ce deuxième album est assez différent de The Thread. Les morceaux sont plus courts, plus directs, est-ce venu naturellement lors du processus d’enregistrement ou était-ce une volonté de votre part ? Max : C’est venu naturellement. On a vu au bout qu’il y avait des morceaux plus courts. Sur le 1er album, il y avait moins de morceaux aussi, parce que certains étaient plus longs. On s’est pas dit « on va faire des morceaux plus courts ». On fonctionne jamais comme ça. On voit ce qui sort et puis voilà ! Au feeling ? Max : Tout est au feeling chez nous, la plupart du temps. Il y a...

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