Interview – Shannon Wright

Interview – Shannon Wright

Nous avons besoin d’artistes comme Shannon Wright. Pour garder foi en l’indie rock, le vrai, pas celui qu’on cherche à nous vendre à tout bout de champ, de manière souvent galvaudée. Une artiste qui ne vit pas de sa musique mais qui ne vit que pour elle, qui se livre sans fard ni calcul, qui surprend de disque en disque. Alors qu’on ne savait trop où la caser entre folk intimiste et rock enragé, elle a créé une nouvelle case pour son précédent disque qui mettait à l’honneur le piano et les bidouillages électroniques. Cette fois-ci, avec Providence, album se reposant uniquement sur son piano et sa voix (quelle voix !), on se demande bien si elle ne serait pas devenue musicienne classique. Mais l’essentiel est ailleurs, l’essentiel c’est que Shannon persiste à creuser un sillon qui lui est propre et que l’inspiration ne faiblisse pas. Pas d’inquiétude, nous avons pu vérifier à la faveur d’un long entretien téléphonique que l’envie est toujours intacte et la passion ardente. “Ce qui compte le plus, ce sont les chansons. Elles priment sur tout, quel que soit le genre ou les instruments auxquels tu joues. Les gens qui se focalisent sur le fait que je joue ou non de la guitare, ce ne sont pas des vrais fans, ils ne comprennent pas ce que je fais.” © Jason Maris Avant d’écrire Division, ton album précédent, tu as eu des moments très difficiles, où tu étais désespérée et pensais arrêter. Dans quel état d’esprit te trouvais-tu avant d’enregistrer ce nouveau disque ? Honnêtement, je suis toujours comme ça. (Rires) Ce n’est pas facile, j’adore ce que je fais mais je ne gagne pas d’argent. C’est purement pour l’amour de la musique. Je me suis dit plusieurs fois que j’allais arrêter. Mais j’ai ça en moi, c’est très difficile à expliquer, c’est comme si une seconde peau poussait. Quand je pense à arrêter, je peux mentalement le décider mais la musique est toujours présente… Durant cette période en particulier, on m’avait demandé de jouer avant un groupe, c’était vraiment leur concert, pas le mien, parce que le promoteur voulait que j’y sois. C’était un groupe de hippies, très sympas mais pas vraiment du même genre que moi. J’étais contente du concert mais à la fin en backstage, j’étais très triste et je me suis dit « ok, c’est fini, je ne peux plus continuer. C’est trop difficile. » Puis, Katia Labèque m’a rejoint en backstage et elle était très enthousiaste, je lui ai dit que j’appréciais ses compliments mais que j’allais arrêter car je ne gagnais pas d’argent, que je le faisais depuis si longtemps et que c’était trop difficile. Elle s’est montrée très...

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Funeral d’Arcade Fire a 15 ans. Chronique

Funeral d’Arcade Fire a 15 ans. Chronique

(Merge, 14 septembre 2004) Il y a quinze ans, on assistait à l’avènement d’un groupe phare des années 2000 : Arcade Fire. Le groupe canadien, originaire de Montréal, réussissait le coup de maitre de sortir un classique intemporel dès son premier album. Et son meilleur disque (?). Très tôt adoubé par David Bowie (y’a pire pour débuter dans le métier) et acclamé par la critique nord-américaine, Funeral a rapidement déferlé sur l’Europe. Déjà très amateur de la scène canadienne et du label Constellation (Godspeed You! Black Emperor, Thee Silver Mount Zion, Do Make Say Think…), je suis forcément tombé sur ce disque en 2005 à sa sortie européenne. Avec un nom pareil, on pouvait craindre un album sombre et les premières écoutes furent assez surprenantes. Malgré de nombreux décès survenus dans l’entourage du groupe à l’époque de la genèse du disque, c’est pourtant une énergie folle et un lyrisme incandescent qui émanent d’une bonne partie des 10 titres. Comme une furieuse envie de (sur)vivre. Malgré le deuil, le groupe va aligner hymnes (pop)-rock épiques et addictifs, alternant avec quelques titres touchants et plus introspectifs (le folk élégant de « Neighborhood#4 (7 Kettles) »). L’album est riche, plein de surprises, foisonnant d’instruments divers, et de cordes élégantes. Et malgré une production qui sonne aujourd’hui un peu « plate », le charme opère toujours. Par la grâce d’un songwriting d’orfèvre. Dès les premières notes de piano de « Neighborhood#1 (Tunnels) », on replonge. Le rythme en crescendo, le motif répétitif piano-guitare, le chant erratique mais habité de Win Butler, les envolées de cordes. Quelle ouverture d’album ! Le groupe a soigné ses effets et la clôture est tout aussi sublime avec ce « In The Backseat » explicite où la voix, tour à tour fragile et déchirante de Régine Chassagne fout le frisson. Sur le titre le plus tragique, évoquant la mort de sa mère. Si l’on peut trouver à redire sur la qualité technique et vocale du duo Butler-Chassagne, la sincérité, la fragilité et l’émotion qui émanent des titres plus intimistes emportent l’adhésion. Et le groupe est par ailleurs capable de semer un beau petit brin de folie dans des titres de facture classique comme « Une année sans lumière » ou « Crown Of Love », au final assez halluciné tout en violons. Ou de s’évader vers d’autres contrées musicales comme sur le tropical « Haiti » qui évoque (en partie en français) le pays d’origine de Régine Chassagne. Mais c’est surtout l’énergie flamboyante du septet qui irradie des titres les plus énervés. Pour un « Neighborhood#2 (Laïka) » un poil faiblard, on a un trio de titres parfaitement disséminés dans l’album pour ranimer le feu qui couve. « Neighborhood#3...

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PLAYLIST – The Cure, l’anti best of

PLAYLIST – The Cure, l’anti best of

Après avoir célébré en grande pompe ses 40 ans de carrière l’année passée à Londres, fêté les 30 ans du chef-d’oeuvre Disintegration en juin dernier à Sydney, fait (enfin !) son entrée au Hall of Fame, The Cure continue de bâtir sa légende en 2019. Robert Smith a même récemment évoqué la sortie prochaine du nouvel album, éternel serpent de mer, 11 ans après 4:13 Dream. A deux jours de l’unique date française du groupe, à Rock en Seine, nous avons souhaité mettre l’accent sur des morceaux méconnus du répertoire des anglais, restés dans l’ombre des singles intemporels, mais qui n’en demeurent pas moins des grands titres. En veillant à piocher dans la quasi totalité de leur immense discographie, qui les a vus passer du post punk sautillant aux morceaux pop plus sucrées (un peu trop, parfois), en passant par la cold wave ténébreuse (never enough). Pensée émue pour Andy Anderson, ancien batteur du groupe, disparu en février dernier. (Vous connaissez SoundsGood ? Non ? On vous explique*) *Vous pouvez choisir le lecteur de votre choix pour écouter les morceaux, donc si vous n’êtes inscrit sur aucun d’entre eux, préférez Youtube ou Sound Cloud. A noter que certains morceaux issus de la compil de raretés Join The Dots (“Babble”, “Fear Of Ghosts”) ne sont pas disponibles sur Spotify, ils sont remplacés par des versions alternatives instrumentales. Toutes nos chroniques et live reports de The Cure La playlist anti best of de...

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Prophets Of Rage @ Olympia (Paris), 08/08/19

Prophets Of Rage @ Olympia (Paris), 08/08/19

A quoi ça sert d’aller voir des ersatz de Rage Against The Machine en 2019, vous demandez-vous peut-être. Je me suis un peu posé la question, même si dans Prophets Of Rage figurent tout de même trois des 4 RATM et deux légendes du hip hop : Chuck D de Public Enemy et B-Real de Cypress Hill. Deux pour le prix d’un Zack. Mais on connait tous le dicton : un seul être vous manque… Dicton qui s’était vérifié par un EP puis un album guère excitants qui ressemblaient fort à des tentatives désespérées et (inabouties) de reproduire les recettes miracles du passé. Bref, entrée à tâtons dans un Olympia qui a finalement fait le plein malgré la période peu propice à rassembler du monde. Les t-shirts à 35€ nous rappellent que les Prophets Of Rage sont des vrais communistes comme on n’en fait plus. On se prend une bière dégueu hors de prix, et nous voilà prêts à faire nos gros aigris. C’est DJ Lord (de Public Enemy là aussi) qui investit la scène le premier, main sur le cœur à l’écoute de l’hymne de sa patrie adorée (vous la sentez l’ironie ?). Et d’enchainer par un Killing Joke que j’ai écouté le jour même (dingue !), puis un classique (« War Pigs » de Sabbath), deux classiques (« Sound Of Da Police » de KRS One, et non pas « Assassin de la police » – soupirs), une pelletée de classiques… jusqu’à ce qu’on commence à se demander s’il y a bien un concert de prévu après. Parce qu’un petit warm-up rapido c’est toujours sympathique mais un DJ set de près de 20 minutes qui nous passe du « Walk This Way », « Smoke On The Water », « Seven Nation Army », « Smells Like Teen Spirit », c’était peut-être pas nécessaire. Après ce cours accéléré (mais pas suffisamment) de metal/rap pour les nuls, les cinq prophètes daignent enfin débarquer à leur tour. On va voir ce qu’on va voir. Et on va bien la boucler. Après une mise en jambes plus qu’honnête sur le bien nommé « Prophets Of Rage » (de Public Enemy), c’est une « Testify » tonitruante qui va nous faire ravaler notre fiel illico. Le quintet virevolte, ces gars-là sont tous des tueurs, on le savait, il fallait simplement qu’ils nous rafraichissent la mémoire. Et le reste sera à l’avenant. En toute logique, les morceaux de Rage mettent le feu et surclassent tous les autres (on va y revenir) mais les interprétations de « Unfuck The World », « Hail To The Chief », « Living On The 110 » ou encore la toute nouvelle « Made With Hate » resteront de très bons moments. Seule l’infâme « Legalize Me » et son effet...

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PLAYLIST – Jason Molina en 20 morceaux

PLAYLIST – Jason Molina en 20 morceaux

Jason Molina était un véritable passionné. Durant son court passage sur terre, il n’a eu de cesse de produire, sous son propre nom ou au sein de Songs:Ohia et Magnolia Electric Co., nous offrant quantité d’œuvres profondes, habitées et intemporelles. Des compositions d’une intensité rare à même de vous toucher au plus profond de votre âme. Ses textes mélancoliques révèlent un être complexe, torturé, dépressif, brûlé par l’amour. Alors que Josephine, son dernier album avec Magnolia Electric Co. vient de fêter ses 10 ans, et quelques mois après la réédition prestigieuse de l’un de ses albums majeurs, The Lioness, nous tenions à lui rendre hommage en compilant 20 morceaux incontournables extraits du précieux héritage légué par cet artiste ô combien attachant. Listen! (Vous connaissez SoundsGood ? Non ? On vous explique*) *Vous pouvez choisir le lecteur de votre choix pour écouter les morceaux, donc si vous n’êtes inscrit sur aucun d’entre eux, préférez Youtube ou Sound Cloud. Certains morceaux ne sont présents que sur Youtube donc si vous optez pour un autre lecteur, il zappera directement au...

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Don’t look back #5 : X Japan – Blue Blood

Don’t look back #5 : X Japan – Blue Blood

On a tous des albums qu’on a rayés à force de trop les écouter, des disques de chevet qui nous ont suivis intensément pendant des années (ou des mois, ou des semaines) et qu’on a fini par laisser de côté, soit par lassitude, soit parce qu’on est passé à autre chose. C’est la vie. Que se passe-t-il quand on ressort ces albums dix ou quinze ans après ? Exercice complémentaire du bac d’occaz, BCG se plonge dans des albums qu’il connait parfois sur le bout des doigts… mais qu’il n’a pas réécoutés depuis une éternité. Au début À la fin des années 90, j’ai eu une grosse période rock japonais et metal. Une obsession étrange et qui est finalement assez vite passée, mais qui fut vraiment intense. Rien d’étonnant, du coup, à ce que X Japan* le groupe japonais qui avait ma préférence à l’époque, peut-être aussi parce que c’était un des plus facile à trouver en France, soit un groupe de metal. De heavy metal, en l’occurrence. Avec un gros délire glam pour les tenues et une voix suraigüe. Toute la panoplie du hard fm craignos. Mais étant jeune et ignorant, je me contentais d’accrocher à l’esthétique romantico-morbide et aux refrains à reprendre en chœur. Et, même s’ils expérimentent et prennent un virage plus rock alternatif par la suite, mon album préféré du groupe, Blue Blood, est le point d’orgue de cette période Heavy. J’ai commencé la guitare à la même époque et je me suis vite découragé en essayant de jouer leurs morceaux beaucoup trop techniques et rapides pour un débutant. Il n’empêche que mon rêve d’alors était de réussir à placer un des solos de hide, leur guitariste, sans faire de fausse note. J’aimais surtout leurs deux premiers albums en major, Blue Blood et Jealousy, j’adorais les morceaux à 100 à l’heure autant que les titres épiques et même les power ballads. Pour moi, rien n’était à jeter et je connaissais tous leurs refrains par cœur en yaourt. Après Comme je le disais, cette période metal a été fugace, et si j’ai gardé du goût pour certains groupes japonais (dont je reparlerai peut-être ici un jour), j’ai forcément pris mes distances avec X Japan. Je n’ai jamais renié ce groupe, je l’ai trop aimé pour ça, mais j’avais bien conscience que sa musique s’éloignait de plus en plus de mes goûts, ou plutôt l’inverse. Du coup, je préférais ne pas me confronter à leurs albums de peur d’être déçu. Bien sûr, je gardais sous la main certains de leurs morceaux dont j’étais sûr qu’ils me plaisaient, comme “Kurenai” dont le refrain est super accrocheur, mais je n’osais pas écouter leurs disques en entier. Je les ai...

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PLAYLIST – Vacances

PLAYLIST – Vacances

Après la playlist On the road de l’an passé, en voici une complémentaire pour chiller, danser, se baigner, faire du surf ou se rappeler les colos d’il y a 20 ans… (Vous connaissez SoundsGood ? Non ? On vous explique*) *Vous pouvez choisir le lecteur de votre choix pour écouter les morceaux, donc si vous n’êtes inscrit sur aucun d’entre eux, préférez Youtube ou Sound Cloud. Certains morceaux ne sont présents que sur Youtube donc si vous optez pour un autre lecteur, il zappera directement au...

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PLAYLIST – Built To Spill en 20 morceaux

PLAYLIST – Built To Spill en 20 morceaux

Il suffit de réécouter Keep It Like A Secret, qui fête ses 20 ans cette année, pour se rendre compte de toute la qualité de composition de Built To Spill, de leur sens mélodique et se remémorer qu’on a quand même eu une flopée d’excellents disques de rock indé pendant les années 90. Mais ce serait néanmoins dommage de s’arrêter à ce disque, malgré la présence de merveilles comme “Broken Chairs”, “Carry The Zero” ou “You Were Right”, car le précédent Perfect From Now On, se défend tout aussi bien. Et tout le long de leur discographie, d’ailleurs, des perles sont disséminées de manière plus ou moins compactes. Du coup, on s’est dit que quitte à rendre hommage à leur très bon disque qui vient juste d’atteindre la vingtaine, autant vous proposer une vingtaine de titres qui sont, à notre sens, tous excellents. Petite séance de rappel pour les heureux détenteurs d’un billet pour leur concert de samedi dernier à La Maroquinerie ou de rattrapage pour ceux qui n’avaient pas cette chance. (Vous connaissez SoundsGood ? Non ? On vous explique*) *Vous pouvez choisir le lecteur de votre choix pour écouter les morceaux, donc si vous n’êtes inscrit sur aucun d’entre eux, préférez Youtube ou Sound Cloud. Certains morceaux (ceux de Perfect From Now On et Keep It Like A Secret) ne sont présents que sur Youtube donc si vous optez pour un autre lecteur, il zappera directement au suivant (ce qui serait ballot, vu la qualité des...

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Interview – Shea Roberts (The Richmond Sluts)

Interview – Shea Roberts (The Richmond Sluts)

On dit que les interviews organisées en dernière minute et non préparées sont les meilleures, voyons ce qu’il en est en cette soirée du 7 février 2019 où j’ai la chance de revoir Shea Roberts, chanteur des Richmond Sluts (pour rappel, même Rock & Folk classe le premier album des Sluts parmi les 500 meilleurs de tous les temps). Nous sommes chez lui, dans le centre de San Francisco, dans le quartier de “Tendernob” (contraction intentée par Shea entre Tenderloin et Nob Hill). Il estime que ce quartier résistera à la gentrification car il y a trop de SDF et de tox autour des centres sociaux du coin. Il vit ici depuis plus de 10 ans. Son chez-lui lui ressemble. Avant l’interview, on écoute des oldies du Pérou, des soundtracks de films soft porn des 70’s, du psychédélique de Turquie… Et on s’y met ! Shea a eu une année assez dense avec une participation croissante dans le groupe Natural Pear de son ami de toujours, Jérémie. Ensuite son album solo dont nous allons reparler en détail. Enfin, plusieurs nouveaux morceaux pour un futur album des Sluts prévu cette année. Pour ce dernier, Chris Beltran et lui ont recommencé à composer ensemble. Idem avec Jessie Nichols et Justin. Le groupe fera quelques shows au printemps afin de tester les morceaux et l’enregistrement se fera dans le nouveau studio de Jessie à Oakland. Comme toujours, me dit Shea, les premières prises sont les meilleures, quand personne du groupe ne connait les morceaux. Shea a écrit l’essentiel du dernier LP des Sluts mais il souhaite revenir à beaucoup plus de contributions de chacun, dans l’esprit Richmond Sluts. Le prochain sera un retour aux sources “garage”, sans aucun doute.  On parle ensuite de son nouvel album solo, disponible sur Bandcamp et dont le pitch mentionne un style Americana. J’avoue que, comme beaucoup d’européens sans doute, je ne vois pas bien ce qu’est l’Americana. Non, ce n’est pas exactement de la country, genre tout à fait respectable s’il date d’avant 1978, me glisse Shea avec cette étrange précision. Non, au départ, c’est la musique des pionniers, les hymnes entonnées par les marins ou les aventuriers au coin du feu. Shea a toujours composé des tracks dans le genre, mais jamais avec l’intention de sortir quoi que ce soit. En fait, son ami Chris Beltran a forcé le destin en annonçant largement cette sortie qui n’en était pas une au départ. Les paroles parlent de son histoire ou racontent des histoires du coin, comme cette prostituée qui raconte à Shea qu’un type venait la payer régulièrement, sans que rien ne se passe, simplement pour la soustraire à la vie de trottoir pour quelques heures....

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Top albums et playlist 2018

Top albums et playlist 2018

Vous n’en pouviez plus d’attendre. Les voici, les 20 albums qui ont recueillis le plus de suffrages auprès de la rédaction cette année. A suivre, les tops détaillés des rédacteurs. Plus bas, 50 morceaux pour boucler 2018 en beauté. 20/ Volage – Sittin’ Sideways (chronique) 19/ Daniel Blumberg – Minus 18/ Atmosphere – Mi Vida Local (chronique) 17/ Cat Power – Wanderer (chronique) 16/ J.C. Satàn – Centaur Desire (chronique) 15/ Spiritualized – And Nothing Hurt 14/ Cypress Hill – Elephants On Acid (chronique) 13/ Hot Snakes – Jericho Sirens (chronique) 12/ Nothing – Dance On The Blacktop 11/ Dr Octagon – Moosebumps: An Exploration Into Modern Day Horripilation (chronique) 10/ Shame – Songs Of Praise (chronique) 9/ Failure – In The Future Your Body Will Be The Furthest Thing From Your Mind (chronique) 8/ Goat Girl – Goat Girl (chronique) 7/ No Age – Snares Like A Haircut (chronique) 6/ It It Anita – Laurent (chronique) 5/ Alice In Chains – Rainier Fog (chronique) 4/ Thalia Zedek Band – Fighting Season (chronique) 3/ Mudhoney – Digital Garbage (chronique) 2/ J Mascis – Elastic Days (chronique) 1/ The Breeders – All Nerve (chronique) Et hop une playlist de 50 morceaux pour résumer cette belle année musicale...

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