Festivals été 2016 : suivez le guide !

Festivals été 2016 : suivez le guide !

A l’approche de l’été, il est grand temps de livrer notre traditionnel guide des festivals. Sans plus attendre voici donc ceux où les bières et les hot dogs auront sans doute meilleur goût qu’ailleurs. On commence à être habitué, le This Is Not A Love Song est cette année encore absolument incontournable avec un programme aux petits oignons qui renforce toujours un peu plus son statut de « Primavera français ». Cette année, on retrouvera donc du côté de Nîmes Dinosaur Jr, Explosions in the Sky, Drive Like Jehu, Lush, Battles, Shellac, Ty Segall & The Muggers, METZ, Protomartyr, Parquet  Courts, Tortoise, Foals, Air, Beach House, Dilly Dally, Car Seat Headrest, Girl Band… Bref on va encore s’en prendre plein la tronche, sous le soleil. Avec un grand sourire aux lèvres. THIS IS NOT A LOVE SONG, du 3 au 5 juin, à Nîmes (30)   Du côté de Paris, le Villette Sonique propose lui aussi un beau programme pouvant autant ravir amateurs de rock indé ou d’électro. Notre préférence va à la soirée d’ouverture avec White Fence, Sleaford Mods et Frustration. Une bien belle brochette qu’il serait idiot de dédaigner. A noter également la présence (rare) des japonais noiseux de Boredoms avec Beak> (side project de Geoff Barrow de Portishead). Ou encore la soirée enthousiasmante au cabaret sauvage avec Protomartyr et Ty Segall & The Muggers. Finissons le name dropping en citant également Tortoise, Suuns ou JC Satan (et JC Satan gratos en plein air, ça se refuse pas !). VILLETTE SONIQUE, du 27 mai au 1er juin, à Paris   Autre rendez-vous incontournable, La Route du Rock à St-Malo qui cache encore sans doute bien son jeu mais a tout de même dévoilé quelques noms qui font envie : Belle and Sebastian, Battles, Sleaford Mods, Lush, Minor Victories (le projet incluant des membres de Mogwai, Slowdive et Editors… seule date en France !), FIDLAR, Kevin Morby, Suuns… LA ROUTE DU ROCK, du 11 au 14 août, à St-Malo   Option moins onéreuse, le petit voyage à La Ferme Electrique où l’ambiance est toujours au top et les découvertes garanties. Pour cette 7ème édition on retrouvera notamment les excellents Electric Electric, Blurt, des groupes Teenage Menopause (Heimat, ), Et Mon Cul c’est du Tofu (Usé, Massicot) ou encore Howlin Banana (The Madcaps, Sapin). Bref un festival 100% DIY qui met la lumière sur des labels indés fourmillant de pépites méconnues. Foncez ! LA FERME ÉLECTRIQUE, le 8 et 9 juillet, à Tournan-en-Brie (77)   Le Paris international Festival of Psychedelic Music se fait bien remarquer cette année avec une affiche assez alléchante. De grosses couches de fuzz et reverbs à prévoir avec Jacco Gardner, Night Beats, Woods, Temples, Pauw, Balladur, Heimat…...

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I just say the prince is dead

I just say the prince is dead

Putain d’année 2016 ! Période de merde absolument incroyable pour la musique. Je perds tous mes repères, mes idoles, ma famille musicale… Après le grand David, c’est au tour du petit Prince. Le sublime nabot pourpre. Pur génie qui s’est evaporé dans une dernière pirouette. Dans les 80 et 90 il est intouchable, tape tous les styles, Funk, Rock, Jazz, Soul, Pop avec le même talent et une classe imparable. Le chaînon manquant entre musiques blanche et noire. Bien au-dessus de Mickael Jackson le roi de la pop auquel les médias ont longtemps essayé de l’opposer et de comparer. Excusez- moi mais il n’y a pas photo ! Pour la variété du son et le foisonnement de son œuvre (39 albums studio au compteur et des milliers de concerts démentiels), il y a quelques classes d’écart avec MJ. Qui n’a jamais vu Prince en concert ne peut réaliser la générosité du mec. Ce qui le branchait c’était le live, donner du plaisir aux gens, et s’éclater. Générosité ! Je me souviens du concert en 87, tournée « Sign Of The Times », Bercy à genoux, exsangue. Juste Hallucinant ! Si vous avez un jour la chance de croiser des habitués du New Morning, demandez leur de vous raconter un des « after » qu’il avait l’habitude de livrer après ses concerts parisiens. En 2010, il rapplique à 2 du mat’ et joue pendant 4 heures. Gratis, Juste pour le Fun ! Sérieux vous en connaissez beaucoup d’artistes qui font ça ? Classe ultime. Immense performer, bien sûr quel chanteur, et quel musicos ! Très jeune, il apprend à jouer de tout, du moment que ça riffe et que ça swing : batterie, piano, basse et bien entendu guitare. Eddie Vedder a lui-même déclaré que Prince était l’un des plus grands guitaristes qu’il ait vu jouer en live. Pourtant il côtoie un certain Mc Cready depuis belle lurette. Je suis d’accord avec toi Eddie, a Fuckin’ Great Guitar Player, qui alliait la technique et le swing. So fuckin’ groovy baby ! Grand admirateur de James Brown et Jimi Hendrix, c’est un peu le mix des deux. Funk en diable, performer incroyable et guitariste aux solos et pulsions fulgurants. Bien sûr, je sais ce qui peut agacer chez beaucoup de gens, c’est le personnage, excessif, provocateur, puant la sexualité, et parano, ce qui pouvait lui donner l’air hautain et distant. Il savait simplement qu’il était génial, et la meute autour de lui pas à la hauteur de ses exigences. Certainement pas sympathique au quotidien. Mais ce qui nous intéresse, c’est la musique, le reste… Je ne vais pas énumérer ici l’intégralité de son œuvre, mais les disques de la période 83-93 sont presque tous indispensables et contiennent de nombreuses perles : « Kiss », « Girls And...

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« Mon David Bowie à moi » par la rédaction

« Mon David Bowie à moi » par la rédaction

Comme il ne meurt pas tous les deux jours des musiciens de la trempe et de l’importance de David Bowie (encore heureux), et comme sa gigantesque carrière a marqué chacun de nous à des degrés divers, et que nous avons chacun des souvenirs liés à ses albums, ses chansons, ses costumes, ses clips, chacun nos préférences dans sa discographie… Nous avons décidé de vous raconter notre Bowie à nous.     *****************   Je me sens si petit pour parler du grand David Bowie. Qui suis-je pour faire couler mon encre en sa mémoire ? Tant de gens l’ont fait et continueront à le faire… Certains l’ont fréquenté de près, d’autres ont découvert la musique grâce a lui… Ce n’est pas mon cas. Je ne suis qu’un modeste mélomane, qui a vibré maintes fois à l’écoute de ses disques et éprouve donc la simple envie de remercier ce grand artiste pour ce qu’il m’a offert. Bowie était grand, oui indubitablement. Bowie a côtoyé les plus illustres musiciens de ce siècle, a touché à tous les genres, a influencé le monde entier. Bowie a traversé les époques, les courants, les générations. Il a tout fait, tout vu, tout vécu. Mais ça vous l’avez lu et relu et donc à force vous vous en cognez pas mal, pas vrai ? Bercé par les albums de Bowie durant toute mon enfance (merci padre), j’ai d’abord écouté d’une oreille distraite, sans doute en jouant aux camions, puis aux jeux vidéos, puis en fumant des spliffs, sans en retenir plus que ça. A part sans doute inconsciemment. Ado, j’étais plutôt groupes des 90s, la scène de Seattle (merci frangin) puis les trucs de métalleux pour kids, la rebelle attitude (plutôt « fuck you i won’t do what you tell me » que « Rebel Rebel »). Et puis au fur et à mesure, le hip hop, l’électro, le reggae, le dub… Des découvertes fondamentales, merveilleuses, quelques merdes aussi qui n’ont pas résisté au poids des années. Mais les 60s, 70s, toutes ces musiques de vieux, je connaissais vaguement, je respectais « pour la forme », conscients de leur importance, mais je n’écoutais pas encore vraiment. Et puis, un jour forcément, comme pour les Doors, Led Zep, Pink Floyd, j’ai voulu creuser le truc. M’attaquer à la bête. J’ai commencé par un best of forcément, je suis humain. J’aurais dû demander conseil au padre pour le coup. Mais vous savez ce que c’est quand on est ado, la communication avec les parents c’est pas toujours notre fort. On se rattrape avec l’âge. A l’écoute du best of, ça ne m’a pas échappé que le monsieur avait quand même écrit pas mal de tubes. Et qu’un certain nombre d’entre eux étaient carrément...

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« Sonic Highways » : l’impeccable leçon d’histoire de Dave Grohl

« Sonic Highways » : l’impeccable leçon d’histoire de Dave Grohl

Comment ne pas adorer Dave Grohl ? C’est vrai quoi, c’est un batteur immense qui a grandement contribué à l’éclosion d’un des groupes les plus importants de l’histoire, il a une bonne bouille, paraît sympathique et c’est indéniablement un véritable passionné de musique… Bon il y a quand même un hic, il est à la tête des Foo Fighters. Personne n’est parfait. Depuis peu, Dave Grohl s’est mué en journaliste. Après le remarquable Sound City, il a décidé d’aller plus loin, se lançant dans une fort ambitieuse rétrospective de l’histoire de la musique américaine. Sonic Highways est donc une série de huit épisodes d’une heure environ, se déroulant dans une ville à l’histoire musicale importante et où Foo Fighters s’est rendu pour enregistrer chacun des titres de son dernier album en date qui s’appelle… Sonic Highways figurez vous. Ne jouons pas les faux crédules, ce doc est aussi un bon moyen de promouvoir son disque mais il pourrait nous rétorquer que Foo Fighters n’en a pas besoin pour remplir les stades. Nous on pourrait lui rétorquer que ce documentaire suffit à nous convaincre que, s’il a déjà eu un quelconque intérêt (il y a débat au sein de la rédaction), son groupe n’en a aujourd’hui plus aucun. Mais on n’est pas là pour se fâcher avec Dave, d’autant qu’on l’a déjà dit, on l’aime beaucoup (et on lui doit un grand respect). Et cette série ne risque pas d’entacher notre amour pour le bonhomme. Il est bien sûr très compliqué (pour ne pas dire impossible) de résumer en une heure l’histoire musicale d’une ville, surtout quand celle-ci est aussi importante que New York et Los Angeles. Dave a donc dû faire des choix, faire aussi forcément en fonction de ses interlocuteurs, et dans l’ensemble même si chacun peut éprouver de la frustration qu’il n’ait pas parlé suffisamment de tel ou tel groupe, on en apprend suffisamment pour ne jamais avoir à se plaindre. Les anecdotes sont nombreuses, parfois drôles, parfois tristes, souvent savoureuses. Les découvertes garanties, à moins d’être une véritable encyclopédie musicale et le lien entre les artistes et leur ville est très bien démontré. Intelligemment Dave Grohl a préféré se focaliser sur des mouvements musicaux représentatifs, des studios emblématiques, des producteurs majeurs, plutôt que sur un groupe au détriment d’un autre. Cela lui permet de ratisser large et de ne pas oublier trop de monde en route. On y parle en vrac de blues, de go go, de hip hop, de punk, de country (un peu trop à Nashville, l’épisode le moins intéressant), de jazz, de grunge, de rock psyché, de funk, j’en passe et des meilleurs. Les villes à l’honneur sont Chicago, Washington, Nashville, Austin, Los Angeles,...

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Pourquoi Cobain : Montage Of Heck est une réussite ?

Pourquoi Cobain : Montage Of Heck est une réussite ?

Il aura donc fallu attendre 20 ans pour que voit le jour le premier documentaire officiel sur l’icône Kurt Cobain. Une éternité à une époque où tout va plus vite que la musique. Déjà que dans les années 90 tout était allé beaucoup trop vite pour Kurt Cobain. Adoubé par Courtney Love et sa fille, Frances Bean Cobain, Montage Of Heck promettait de montrer Kurt tel qu’il était vraiment avec des archives au plus cœur de l’intime. La promesse était donc aussi alléchante qu’inquiétante. Et le résultat est aussi passionnant que dérangeant. Passionnant car c’est vrai on n’a peut être jamais approché d’aussi près un artiste, et s’agissant d’un artiste si génial à la personnalité si complexe il faudrait être fou pour bouder son plaisir. Dérangeant parce qu’on est parfois placé dans la position du voyeuriste quand on a accès à l’intimité du couple Cobain/Love et on se demande un peu ce qu’on fout là et si on a « le droit » de voir ça. Le droit on l’a évidemment puisque Cobain n’est plus de ce monde et que Courtney Love a fourni elle-même les rushes. On est donc confronté à des scènes de la vie de tous les jours du couple junkie le plus célèbre au monde, entre tendresse et maladresse avec leur bébé Frances Bean, entre loufoquerie (on se marre souvent devant les délires Cobainiens) et insouciance totale. Ce qui rend les choses très touchantes compte tenu du degré de célébrité du couple. Mais on se demande parfois si révéler ce genre d’images ne sert pas l'(impossible ?) entreprise de réhabilitation de Courtney Love pour montrer à quel point leur amour était sincère (et il est vrai que la haine ne transpire pas vraiment de ces images, les plus anti-Courtney y verront « au pire » des bons potes de défonce très complices), elle qui est toujours aux yeux de milliers de fans de Nirvana, non pas l’ex femme de Kurt Cobain mais « l’ex pute » ou, pire celle qui est responsable de sa mort. Elle a toujours été la bête et lui le beau et il n’est pas peu dire qu’elle le vivait mal. Et visiblement elle y faisait régulièrement allusion auprès de lui. C’est une des choses qu’on retiendra, ça et le fait qu’elle n’a pas trop de problème à se balader à poil devant la caméra. Il y a évidemment bien d’autres choses à retenir de ce documentaire qu’on peut également concevoir comme un prolongement du journal intime de Kurt Cobain (qui posait déjà question d’un point de vue éthique) dont certaines pages sont d’ailleurs utilisées ici et d’autres révélées pour la première fois. Le parti pris de Brett Morgen est audacieux et la richesse des archives et la fascination...

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« David Bowie Is »… amazing

« David Bowie Is »… amazing

Après Londres où elle avait reçu un accueil triomphal voici deux ans, puis Berlin l’an passé où nous étions déjà, profitant du concert de Pearl Jam, l’exposition itinérante « David Bowie Is » s’arrête à Paris pour trois mois. Lieu de l’exposition : la Philarmonie à La Vilette. Travaux à peine terminés (d’ailleurs l’endroit respire encore le béton brut), ce lieu prestigieux invite ici l’homme qui a influencé (voire créé) la pop music, et par extension la culture pop. Quel autre artiste que Bowie pouvait-on mettre ainsi en scène ? Son œuvre multiple et protéiforme, son goût pour l’image (peinture, cinéma, vidéo), le jeu d’acteur (mime, cinéma), la transformation (costumes, maquillages) et bien sûr la musique, pour laquelle il a fait voler en éclat toutes les barrières, s’est affranchi de tous les styles, créant le sien quelle que soit la voie qu’il choisissait d’explorer ; folk, soul, funk, glam rock, pop… Artiste unique et inclassable, qu’il est impossible à enfermer dans un genre. « David Bowie Is » : super titre, car Bowie est « multiple » et cette exposition le démontre parfaitement. Chacun a un souvenir de Bowie qui lui est propre, qu’on soit plutôt « Let’s Dance », « Fame », « Ashes To Ashes », « Ziggy Stardust » ou « Heroes », on a le choix, vu la quantité de titres intemporels qui ont émaillé ses 50 ans de carrière.   L’exposition met donc en scène Mister Bowie sous tous les angles, utilisant beaucoup d’images et de documents d’archives (nombreux sont titrés de la propre collection de David Bowie). Place aux images et au son. Première salle où sont exposés photos, textes, affiches, et projection des deux vidéos tournées pour le single qui l’a propulsé dans la stratosphère pop pour toujours : « Space Oddity ». Autres projections phare de l’expo : « Starman » of course, l’apparition télévisée qui a révolutionné le quotidien de millions d’adolescents britanniques, choqué leurs parents et bousculé pour toujours les genres. « The Man Who Sold The World » dans une version déjantée avec Klaus Nomi en choriste, autre grand moment ! « Life On Mars » dans lequel apparaît Bowie cintré dans son costume bleu turquoise assorti à son fard à paupières, illuminé dans un décor totalement nihiliste. De nombreux costumes utilisés par Bowie lors de ses tournées sont ici exposés, taille mannequin bien entendu. De grands couturiers ont toujours été ravis d’être sollicités par Bowie l’icône de la mode. En vrac et non exhaustif : Yamamoto (période Ziggy), Alexander McQueen (Union Jack Jacket d’Earthling) , Thierry Mugler, Vivienne Westwood. Pochettes de disques, clips, interviews, articles de presse, photos, costumes, le choix est énorme sur l’exposition pour les fans mais pas que… Les néophytes, nuls en Bowiemania, désireux de découvrir l’un des influences majeures de la pop culture du 20ème siècle seront servis, et risquent même d’être ébahis. L’exposition...

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Festivals été 2015 : suivez le guide !

Festivals été 2015 : suivez le guide !

Une fois n’est pas coutume, on ne va pas vous faire une longue et fastidieuse revue de détail de tous les principaux festivals, on va trier, davantage encore que d’habitude et, parler en premier lieu de ceux qui à nos yeux sont les plus incontournables. Et à ce petit jeu-là il y en a un qui tire son épingle du jeu tout particulièrement et mérite à la fois un grand coup de chapeau et un succès monstre : c’est le This Is Not A Love Song.         Le dernier week-end de mai à Nîmes, le TINALS convoque la crème de la crème du rock indé à moindre coût. 60 € les 3 jours pour une affiche qui a quasiment autant de gueule qu’un truc énorme comme le Primavera de Barcelone, voilà qui force le respect. Jugez plutôt : Thurston Moore, Swans, Thee Oh Sees, Mikal Cronin, Sun Kil Moon, Interpol, Allah-Las, The Divine Comedy, Viet Cong, Sleaford Mods… Vous avez compris non ? Bon allez une petite couche supplémentaire : Gaz Coombes, Drenge, Fucked Up, Ought, Giant Sand, Torche… Bref on ne va pas citer tous les groupes, retrouvez l’ensemble du programme ci-dessous et constatez par vous-mêmes ! Pour couronner le tout, le festival offre des concerts en accès libre (et pas que des daubes : Waxahatchee, Shub…) Existant depuis deux ans seulement le TINALS ne cesse de grandir et tout ce qu’on lui souhaite c’est de poursuivre dans cette voie. Si vous ne faites qu’un festival cet été ce doit être celui-là. Le seul inconvénient c’est qu’il y a trop de bons groupes en 3 jours ce qui ne manquera pas de provoquer de sacrés dilemmes (Thurston Moore ou Swans ? Mikal Cronin ou Ought ? Soft Moon ou Viet Cong ? Sun Kil Moon ou Wand ?). Voilà des problèmes de riches qui ne se posent pas habituellement..   This Is Not A Love Song (Nîmes, du 29 au 31 mai) Le programme : http://thisisnotalovesong.fr/2015/line-2015/     Le Villette Sonique est toujours un grand rendez-vous également. Et pour ses 10 ans le festival qui s’étalent sur 5 jours (!) nous a encore concocté de belles choses, bien qu’on aurait pu espérer plus mémorable. A noter les venues des Thee Oh Sees, de Clark et Battles (le même soir, ouch !), des Black Angels ou encore Sun Kil Moon. En accès gratuit en plein air, on devrait pouvoir assister à quelques prestations mémorables (Headwar, King Khan, Ought…). Si le beau temps est de la partie, la fête sera belle…   Villette Sonique (Paris, du 22 au 27 mai) Le programme : http://www.villettesonique.com/programme/     Le pendant hip hop, Villette Street, n’est pas en reste avec...

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Festivals été 2014 : suivez le guide !

Festivals été 2014 : suivez le guide !

                L’été approche à grands pas et les principaux festivals ont déjà commencé à dégainer leurs programmations. Et vous, vous êtes là au milieu de cette jungle de noms, complètement hagards et paumés. Détendez-vous on a fait un point complet pour vous aider à y voir plus clair.   Comme d’habitude, Rock en Seine déploie sa force de frappe assez impressionnante avec une première salve de noms qui fait saliver. Le festival s’appuie sur des valeurs sûres notamment Queens Of The Stone Age qui font figure d’habitués, les incendiaires Prodigy et le retour très attendu de Portishead. On suivra de près aussi la prestation d’Arctic Monkeys, des filles de Warpaint auteures d’un excellent dernier album, l’ancien Sonic Youth Thurston Moore ou encore les californiens énervés de Thee Oh Sees. Enfin, on est curieux de voir ce que vaut Blondie sur scène mené par une Debbie Harry qui frôle les 70 ans, Lana Del Rey tâchera de faire mentir les critiques sur ses prestations souvent jugées catastrophiques et Kavinsky fera raisonner son hymne « Nightcall ». Rock en Seine (St-Cloud, 92), du 23 au 25 août Le programme : http://www.rockenseine.com/artistes/programme/   Autre mastodonte mais version metal, l’indéboulonnable Hellfest balance du lourd avec les éternels Iron Maiden, Aerosmith et autres Deep Purple qui sont à l’affiche tous les ans depuis 20 ans environ. A ces grands classiques s’ajoutent les légendes métal Black Sabbath, auteurs d’un retour triomphal au Zénith l’an dernier, les légendes grunge Soundgarden pour une date unique en France, les légendes du trash Megadeth et Slayer. Bref une affiche légendaire à laquelle il faut ajouter en vrac Burning Heads, Soulfly, Paradise Lost… Et pour ceux qui trouvent que le Hellfest c’est que pour les bourrins on peut pas vous donner complètement tort mais il y aura aussi du bon gros stoner avec Clutch, du super post-rock avec Caspian, du classic rock teinté de blues avec Walking Papers, deux groupes toujours impressionnants sur scène et qui en plus sont bien sympas (la preuve on les avaient interviewés et ils étaient bien sympas : ITW Caspian et ITW Walking Papers). Hellfest (Clisson, 44), du 20 au 22 juin Le programme : http://www.hellfest.fr/   Villette Sonique proposera encore des rendez-vous incontournables cette saison. On recommande chaudement d’être présents le 6 juin à la grande halle de la villette pour une bien belle soirée indie rock avec Man Or Astro-Man et Ty Segall qui envoie toujours du pâté partout où il passe. La veille, l’electro sera fort joliment représenté avec les sets attendus de Jon Hopkins et Four Tet. Mais l’évènement principal reste sans conteste la présence de Slowdive (accompagné de Loop) le 7 juin à la Halle...

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Adieu Rock&Roll Animal

Adieu Rock&Roll Animal

  Lou Reed, artiste rock majeur, fondateur et leader du groupe légendaire The Velvet Underground est décédé ce soir à l’âge de 71 ans. Il avait subi une opération très lourde (greffe du foie) il y a quelques mois, qui avait provoqué l’annulation de sa tournée au printemps dernier. Lou Reed était l’ami de longue date de David Bowie et d’Iggy Pop. Bowie l’avait relancé après la fin de l’aventure du Velvet en produisant notamment son album le plus célèbre Transformer, et j’avoue que cet artiste a profondément bouleversé ma vie et est un de ceux qui m’ont ouvert à la musique. Parcours rock quasi sans faute au long d’une carrière de 50 ans pour Lou Reed qui n’était pas homme de concessions. Le bonhomme a pondu quelques classiques qui ont marqué profondément les années 70. En plus de Transformer son plus grand succès, je citerai bien sûr le crépusculaire Berlin, le sublime Coney Island Baby, ou le bruitiste Metal Machine Music. Comme d’autres artistes majeurs des années 60-70, après une traversée du désert dans les années 80, durant lesquelles il a publié une poignée d’albums indignes de sa classe, il signe son grand retour avec le revanchard New-York, très grand disque rock hommage à la Grosse Pomme dont Lou était l’un des plus célèbres enfants. Dernier très grand disque de Lou Reed, le dépouillé et apaisé Ecstasy paru en 2000. Ce soir, j’ai envie de mettre à fond « Walk On The Wild Side », « Perfect Day«  (bande-son de Trainspotting), « Satellite Of Love », « Waiting For The Man », « Sweet Jane », « Heroin » ou « Dirty Boulevard » pour lui rendre l’hommage qu’il mérite. On sait que l’œuvre des artistes leur survit et continue de les faire vivre très longtemps après leur disparition. Il n’est donc jamais trop tard pour découvrir la musique des artistes disparus. Alors faites-moi plaisir, cherchez des titres de Lou sur le Net et pénétrez l’univers de ce musicien unique. À méditer, cette petite phrase de Brian Eno : « le premier album du Velvet ne s’est peut-être vendu qu’à 1000 exemplaires, mais chaque personne qui a acheté le disque a voulu créer son propre groupe« . Rien à ajouter, Lou Reed a influencé de nombreux musiciens, et laissé une marque indélébile sur la musique rock. Today is not a perfect day but maybe a walk on the wild side.   El Padre...

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