CAKE (discographie)

Publié par le 11 août 2014 dans Chroniques, Discographies, Incontournables | 0 commentaire

cakedisco

La vie a parfois une façon surprenante de faire ses affaires. Ainsi, quand on vous présente Monsieur G., fan absolu de Dinosaur Jr, qui compte parmi ses 10 meilleurs albums de tous les temps au moins 5 albums de punk ou assimilé, qui joue dans un groupe garage punk et qui pense que « Sonic Reducer » (Dead Boys) et « New Rose » (The Damned) sont parmi les plus beaux morceaux jamais écrits, on pourrait être étonné d’apprendre que celui-ci a une affection doublée d’une estime sans mesure pour CAKE. Cet article n’a pas vocation à prendre le contrepied de mes positions habituelles ou à me mettre en lumière sous un jour plus sensible, tel un comique de bas-étage qui viendrait déballer les affres de sa vie personnelle dans une émission de télé-psycho sur le registre « moi aussi, j’ai un cœur« . Non, en fait, je n’en ai rien à battre de passer pour un bourrin ou un ayatollah de la musique. Mais mon histoire personnelle avec ce groupe m’a poussé à l’aimer, et j’aime CAKE, un point c’est tout.

Alors, à l’occasion de la sortie d’un super coffret vinyle qui regroupe l’ensemble de leur discographie, je vous propose de vous replonger avec moi dans l’œuvre de ce groupe indé injustement méconnu. En plus, cette fois, même les oreilles sensibles n’auront pas besoin de boules quiès !

Motorcade of Generosity

cake motorcade1994, alors que le rock alternatif est en déclin et que le monde s’apprête à apprendre le décès de Kurt Cobain, qui portera un coup fatal à la mouvance issue de Seattle, un petit groupe de Sacramento sort par ses propres moyens son premier album. Véritable OMNI (Objet Musical Non Identifié), cet album marque une rupture symbolique avec le rock du début des années 90. Non pas qu’il soit particulièrement influent ou précurseur, mais Motorcade of Generosity rejoint ces disques, comme Roman Candle d’Elliott Smith ou les premiers Built to Spill, qui démontrent que le rock indé n’a pas eu besoin du renouveau de la brit-pop pour aller de l’avant après que Nevermind lui a permis d’éclater à la face du monde.

CAKE donne le ton sur ce premier album, et impose son style inimitable. Porté par le chant particulier de John McCrea, oscillant entre country, folk et hip hop, le groupe se distingue également en renforçant ses mélodies de guitare par une trompette folle, le tout appuyé par une basse groovy. Et pour ne pas que la recette se répète à l’écœurement, les compositions ont des accents variés : country (« Pentagram », « Jesus Wrote A Blank Check »), tango (« Up So Close »), rock limite hard (« Rock’n Roll Lifestyle »), les ambiances sont tantôt enjouées (« Comanche » ou « Ain’t No Good »), tantôt mélancoliques (« Haze of Love ») voire énervées (« Is This Love ? ») avec des mélodies souvent bien trouvées. Les paroles sont à la fois engagées, drôles et intelligentes, ce qui ne gâche rien.

Certaines compos sont encore aujourd’hui des classiques du groupe, mais le sommet est sans nul doute « Jolene », véritable chef-d’œuvre. Ce titre suffit à illustrer tout le talent du groupe. Et il justifie l’achat de l’album à lui seul. Le reste n’est pas mal non plus.

Malheureusement, une distribution discrète, malgré de bonnes critiques, ne permet pas au disque de traverser les frontières. Je rappelle aux plus jeunes qu’internet n’était pas répandu à l’époque, et qu’il fallait attendre la magnanimité d’une maison de distribution pour que les disques traversent l’Atlantique. Ou passer par les réseaux d’import, soit souvent sacrifier un organe ou deux pour pouvoir obtenir l’argent nécessaire.

Fashion Nugget

Fashion NuggetHeureusement, en 1996, CAKE revient à la charge avec un deuxième album qui connaitra cette fois un franc succès. Jusqu’à être diffusé en France. À la radio et à la télé. Et même pas sur des chaînes spécialisées, non, sur M6 et Fun Radio entre autres.

Le succès de leur nouvel album est dû à plusieurs choses. Déjà, ils ont signé chez un label indépendant, Capricorn Records, relayé par des grosses boites de distribution. Surtout, il y a sur Fashion Nugget ce qui manquait à son prédecesseur : des tubes. Notamment la reprise d' »I Will Survive » qui restera à jamais comme le morceau de CAKE de référence dans la tête des gens; ceux qui se souviennent de CAKE, bien entendu. Leur version est reniée par Gloria Gaynor parce que John McCrea dit « fuckin » dedans, mais il faudrait vraiment avoir des étrons de chat à la place des tympans pour trouver l’originale meilleure (un peu comme la version de « Just Like Heaven » par Dinosaur Jr. NDRC : comparaison totalement inappropriée. Tu files un mauvais coton BCG).

Avec cette reprise, CAKE se fait un nom sur la scène rock, notamment en France. Cette renommée est confortée par leur premier single bien à eux, « The Distance », qui rencontre également un franc succès.

Fort de ses tubes, l’album se vend bien, mais on aurait tort de croire que ce sont ses seuls points fort. Sur Fashion Nugget, le line-up qui s’était fraichement formé avec Motorcade of Generosity (changement de batteur et de bassiste en cours d’enregistrement et autres péripéties) trouve sa dynamique, son rythme de croisière et étoffe un son et un style qui étaient encore un peu embryonnaires. Là encore, la variété est grande avec deux autres reprises, les sonorités latinos de « Perhaps, Perhaps, Perhaps » et la valse folkeuse de Willie Nelson, « Sad Song And Waltzes », mais aussi avec la mélancolique « Frank Sinatra », la ballade « Friend Is A Four Letter Word », « Daria » qui n’a rien à voir avec la série sortie 1 an plus tard mais colle pourtant parfaitement à l’ambiance, la country de « Stickshifts And Safety Belts », le hip-hopesque « The Nugget » ou « Italian Leather Sofa ». En fait, il n’y a vraiment pas grand chose à jeter dans ces pépites à la mode.

Malheureusement, si CAKE se place en tant que référence rock avec ce disque, le genre lui-même est en déclin, et ce succès relatif sur une scène qui n’intéresse plus grand monde va conférer au groupe un aspect one-hit-wonder qui nuira certainement à sa reconnaissance publique. Avec le même succès 6 ans plus tard, CAKE aurait sûrement côtoyé les Death Cab For Cutie ou autres Modest Mouse. On ne refera pas l’histoire. Néanmoins, Fashion Nugget est purement et simplement un monument du rock indé post-seattle, et c’est assez rageant de voir qu’on l’oublie si souvent.

Prolonging The Magic

Prolonging The MagicSentant le vent tourner, le guitariste Greg Brown et le bassiste Victor Damiani quittent le navire. L’avenir du groupe est incertain, ils préfèrent donc fonder leur propre groupe, Deathray. Brown étant le membre le plus actif après lui en terme de composition, c’est un coup dur pour le leader McCrea, qui envisage même de mettre un terme à CAKE. À la place, il convainc leur ancien bassiste, Gabe Nelson, de reprendre du service, et fait appel à une demi-douzaine de guitaristes en rotation pour la guitare électrique. L’un d’entre eux, Xan McCurdy finira par rejoindre le groupe et le line-up ne changera presque plus.

Prolonging The Magic, qui sort en 1998, a donc deux défis de taille à relever : permettre au groupe de retrouver une dynamique, et succéder dignement à Fashion Nugget.

Malheureusement, c’est certainement sur cet aspect que le bât blesse. Malgré le succès du single « Never There » et la diffusion d’extraits dans divers films et séries télés de l’époque, le groupe ne réussit pas à cristalliser son succès et l’album passe globalement inaperçu. La faute à pas de bol, à un contexte défavorable au rock, à pas assez de tubes ? Difficile à dire, peut-être un peu de tout ça.

Malgré tout, et si c’est vrai qu’il n’offre rien de bien nouveau, Prolonging The Magic fait exactement ça (prolonger la magie, pour les anglophobes). Il se situe dans la veine de Fashion Nugget, en proposant autant de variété et toujours un  style parfaitement reconnaissable. Dès les premières notes du morceau, on reconnait tout de suite que c’est du CAKE. Pour autant, on n’a pas l’impression d’écouter une pâle copie, quoi qu’en disent les mauvaises langues, et les bons morceaux sont nombreux (« Guitar », « Hem Of Your Garment », « Where Would I Be? ») ce qui est d’ailleurs étonnant de la part d’un groupe qui se cherche et qui en plus se paie le luxe d’élargir sa palette d’instruments déjà variée ; claviers, moog, mandoline ou scie musicale rejoignent le piano, la pedal steel, la trompette, le vibraslap, les percussions en tout genre, et bien sûr les instruments rock de base.

Au final, tout ça donne un album étonnemment consistant, qui pourrait sembler sans prise de risque. Pour ma part, j’en déduis surtout que la formule de CAKE et le songwriting de John McCrea sont déjà si bien rôdés à l’époque qu’y ajouter des instruments ou varier les guitaristes ne change finalement pas grand chose. Lui-même, seul producteur de l’album, a dit à l’époque qu’il se sentait libre d’expérimenter et de sortir de cette logique selon laquelle la guitare est le centre de l’univers.

Au passage, malgré le succès limité de Prolonging The Magic, le groupe cartonne en live (souvenir ému d’un concert de 1999 à l’Élysée Montmartre) et se forge une solide base de fan, ce qui permet enfin à Motorcade Of Generosity d’être publié en France 5 ans après sa sortie.

Comfort Eagle

comfort eagleAprès ces péripéties, et après avoir quitté Capricorn Records pour Columbia, CAKE s’attelle à son prochain album. Changement de label, mais pas de méthode : une fois de plus, le groupe se produit lui-même et accouche en 2001 de Comfort Eagle. Ce dernier, notamment par ses arrangements, tranche avec les deux précédents disques, ce qui est assez déconcertant à la première écoute. D’autant plus déconcertant que « Short Skirt/Long Jacket », le premier single, est vraiment très classique.

Non pas que ça ne sonne plus comme du CAKE, mais les sonorités utilisées et même le chant de John McCrea, autant que ce soit possible, se détachent un peu de Fashion Nugget et Prolonging The Magic. J’avoue avoir été déçu à l’époque, intégriste comme je suis, m’attendant à quelque chose de strictement dans la même lignée.

Qu’à cela ne tienne, quelques écoutes suffisent pour se rendre compte que, d’une part, l’essence est bel et bien la même, que CAKE sonnera toujours comme CAKE, qu’ils utilisent du saxo, des beats de Casio pourris ou une bonne vieille gratte, et que d’autre part, il y a là de très bons morceaux.

« Commissioning A Symphony In C » et son clavier entêtant, l’instrumentale envoûtante « Arco Arena », « Comfort Eagle » avec son riff imparable, la dansante « Shadow Stabbing » ou le très bon single « Love You Madly » ; autant de bons morceaux qui viennent s’ajouter au répertoire du groupe.

Les soucis ne viennent pas cette fois des critiques, excellentes, mais des circonstances. D’abord, Todd Ropper, le batteur, décide de quitter CAKE pour se consacrer à sa vie de famille. Ensuite, et surtout, le 11 septembre, des avions s’écrasent sur les tours jumelles à New York, plongeant par ricochet les États-Unis dans une vague de patriotisme et de parano. Ainsi, les artistes qui ont des textes critiques ou provocateurs se retrouvent mis à la marge, voire se mettent à la marge eux-mêmes. C’est le cas de CAKE qui décide de ne pas sortir le single éponyme qui critique la société de consommation, surtout les maisons de disque, et parle régulièrement d’avions. Ils annulent également leur tournée européenne. Avec cette promo un peu bancale, Comfort Eagle n’est pas très soutenu et malgré un certain enthousiasme, ne décolle pas vraiment. Surtout que le rock revient timidement sur le devant de la scène à grands coups de nu metal et de punk californien, et que l’indé est un genre qui n’intéresse toujours pas grand monde.

Pressure Chief

Cake_Pressure_ChiefEn 2004, enfin, CAKE est en phase avec son temps puisque le rock indé est revenu à l’honneur. Mais pas avec sa maison de disque, qui ne promeut pas vraiment le nouveau disque avec acharnement. Ce sera d’ailleurs leur dernier chez Columbia.

Je n’ai malheureusement pas grand chose à dire sur Pressure Chief. Le premier single, « No Phone », a un thème intéressant et un air catchy mais devient vite lassant avec son usage trop intensif des synthés. « Carbon Monoxyde », sur la pollution, est bien entrainant. « Wheels » est certainement l’un des meilleurs morceaux que Cake ait écrit. À part ça, le disque est plat et tourne en rond. Il semblerait que la dynamique s’essouffle, et que pour la première fois le groupe se répète sans n’avoir rien à dire.

Auparavant, le style si distinctif de CAKE pouvait donner l’impression que chaque album se ressemblait, mais pour la première fois la qualité des morceaux ne suffit pas à dépasser ça.

Heureusement, ils récupèrent un nouveau batteur et les concerts toujours excellents permettent de satisfaire la base de fans fidèles. Le souci, c’est que la faiblesse de Pressure Chief ne permet ni de rassasier la maison de disque, ni d’attirer de nouveaux auditeurs.

B-Sides And Rarities

B-sides And RaritiesSans doute perturbés par ces circonstances, CAKE forme sa propre maison de disque et construit même son propre studio d’enregistrement, qui tourne à l’énergie solaire, poussant plus loin un engagement écologique qu’ils trainent depuis le début. Pour info, John Mc Crea avait composé le morceau « Rancho Seco » à la fin des années 80 pour critiquer la centrale nucléaire locale. Putain de hippie.

Occupés par tout le travail que représentent les à-côtés de la création musicale (production, distribution, tournées), CAKE se contente de sortir en 2007 sur son label Upbeat Records un album de faces b et d’inédits, intitulé sobrement B-Sides And Rarities. En fait, ce sont surtout des reprises, où Black Sabbath cotoie Frank Sinatra, Buck Owens, les Muppets ou Barry White, agrémentés de deux chansons pas si jouées que ça en live « Short Skirt/Long Jacket », étonnamment pour un single, et « It’s Coming Down ». Avec ça, le disque a une chouette couverture scratch’n sniff (un peu comme les images autocollantes des Crados, mais avec des odeurs agréables), en 5 couleurs différentes. Bref, rien de bien folichon, mais ça fait toujours ça à se mettre sous la dent.

Showroom Of Compassion

Showroom Of CompassionEn 2011, après 7 ans, Cake enregistre enfin un nouvel album. Dans leur idée d’opposition à l’industrie du disque, l’album sort sur Upbeat records et a été enregistré avec le temps qu’il faut. Pendant la promotion, le groupe explique son opposition à la logique actuelle de la musique. Pas les différentes mouvances mais le principe de collection (comprenez par là les gens qui amassent des quantité de mp3 sans jamais les écouter) et de consommation. C’est donc tout à fait logiquement que Showroom Of Compassion sort en vinyle, même si une version CD existe, et a été conçu pour être écouté en entier, en prenant le temps de s’imprégner des compos ; de fait, un travail important a été fait sur les textures sonores.

Alors, certes, on n’attendait plus grand chose après tout ce temps, et on ne peut pas dire qu’une révolution a eu lieu. On se retrouve dès les premières notes de « Federal Funding » dans un univers musical parfaitement familier, mais les morceaux sont vraiment de qualité.

Que dire ? Il n’y a pourtant pas une grande différence de fond avec Pressure Chief, et on a toujours l’impression que Cake a fait de la musique pour le plaisir, de toutes façons, et jamais par obligation contractuelle. Peut-être est-ce simplement que leur formule si personnelle nous avait manqué après tout ce temps. Mais cette fois, ça marche. « Sick Of You » redonne bien le ton, en étant le parfait morceau classique de Cake, de même que « Bound Away » avec ses accents country, ou le riff de « Mustache Man (Wasted) », mais il y a aussi des choses plus étonnantes, comme l’instrumentale « Teenage Pregnancy » ou « The Winter », que n’auraient pas renié les Beatles.

Peut-être que le groupe autant que les fans savent très bien qu’il n’y aura plus rien d’aussi surprenant et frais que Fashion Nugget, mais après tout peu importe. Tant que leur musique continue d’être bonne !

Live From The Crystal Palace

CAKE_Live_From_The_Crystal_Palace_LP_Front_CoverJ’ai évoqué plus haut la qualité des concerts de CAKE. En 2005, ils donnent deux dates au Crystal Palace de Buck Owens, salle de country légendaire, et décide de s’enregistrer pour sortir un album live. Mais peu satisfaits du mix, puis concentrés sur d’autres projets, cet album live ne voit pas le jour et reste dans les cartons.

En 2008, le trompettiste Vince DiFiore dit même en interview que le groupe n’a pas franchement l’intention de le sortir, estimant qu’un disque ne pourra jamais capturer la puissance d’un concert en direct, et que sortir un album live marque souvent la fin de la carrière d’un groupe.

Pris par les sirènes du Record Store Day, voulant faire plaisir aux fans ou simplement parjure, le groupe annonce en 2013 la sortie d’un coffret exclusif regroupant, en vinyle (sachant que certains albums n’étaient sortis qu’en CD), l’ensemble de ses sorties. Le bonus tout trouvé à ce coffret, c’est évidemment ce live qui traine dans les fonds de tiroir. C’est finalement pour le Record Store Day 2014 que le coffret sort enfin, et le disque supplémentaire sort aussi indépendamment histoire de ne pas avoir à dépenser un bras pour pouvoir l’écouter.

J’avoue avoir attendu avec impatience que Cake publie enfin ce concert, sachant combien leurs prestations me faisaient toujours de l’effet. Et, comme toute chose que l’on attend avec trop de ferveur, j’ai été un peu déçu. Le mix est un peu faible, mais pas franchement mauvais. On a là un excellent bootleg, et je serais de toutes façons mal placé pour critiquer ce genre de choses sachant que je peux m’enquiller sans sourciller certains lives pirates de groupes autrement plus bruitistes. Ce n’est pas non plus le choix des morceaux qui est mauvais, ceux-ci couvrent tant bien que mal l’ensemble de la discographie de l’époque, avec au minimum un titre par album, plus la reprise obligatoire de Buck Owens. Non, c’est la démarche même qui entraine forcément la déception ; comme le disait Vince DiFiore, on ne parvient pas à retrouver toute la force d’un concert de CAKE sur un disque. Leurs concerts sont toujours bondés de fans, et très participatifs, ce qui leur donne une ambiance qu’on peut difficilement capturer. Et puis, aussi bon soient-ils, 10 malheureux morceaux, c’est tellement peu, même si les versions de « Wheels » ou « Is This Love ? » sont encore meilleures qu’en studio.

Quand je pense que OuïFM avait enregistré leur concert de la Saint Valentin 2005, j’ai limite envie de prendre la radio d’assaut et de leur voler les bandes. Crystal Palace ne vaudra évidemment jamais mes propres souvenirs de live. Voilà. Le coffret complet sorti le 19 avril 2014 (épuisé en 10 minutes) et disponible à nouveau en pré-commande pour un envoi en septembre est un objet magnifique, où chaque vinyle est marbré et coloré dans une teinte différente et, à l’exception de Pressure Chief, propose des morceaux auxquels j’aurais souvent envie de revenir. Je ne vous ai certainement pas convaincu d’investir la centaine d’euros nécessaire pour vous le procurer, mais j’espère sincèrement que tout ce texte vous aura donné envie de découvrir un peu plus ce magnifique groupe qu’est CAKE. La preuve que je suis quelqu’un de sensible. Et si ça ne vous plait pas, vous savez où vous pouvez vous carrer ma sensibilité !

BCG

Je dédicace ce texte à PC, sans qui mon amour pour CAKE ne serait sans doute pas ce qu’il est aujourd’hui.

CAKE en 15 morceaux

Vous pouvez aussi écouter leur single « The Distance » et leurs reprises de « I Will Survive » et « War Pigs », histoire de vous faire une idée si vraiment le mot Cake n’évoque en vous que des images de nourriture.

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