Black Rebel Motorcycle Club – Specter At The Feast (Universal)

Publié par le 18 mars 2013 dans Chroniques | 0 commentaire

specter_at_the_feast_cover_600x600Si vous aviez choisi la musique de Kavinsky pour vous accompagner sur les routes, il y a fort à parier que  votre voyage va vite passer du rêve au cauchemar et que l’idée de foncer droit dans le mur vous traversera l’esprit. Avant de commettre un tel acte, vous pouvez opter pour la récente sortie d’autres rebelles de la route. Specter at the Feast, nouvel opus des Black Rebel Motorcycle club, abrégé BRMC, est en effet disponible dans les bacs depuis le 18 mars 2013.

Le single « Let the Day Begin », à l’écoute sur le net depuis janvier, avait déjà attiré l’attention des fans, devenus impatients, la dernière sortie des BRMC Beat the Devil’s Tattoo, remontant à 2010. Un titre sympa, dans l’univers si spécial et sombre des BRMC, mais pas de quoi sauter au plafond, le trio nous a habitué à mieux.

Il faudra attendre le cinquième titre de ce Specter at The Feast pour prendre une vraie claque avec « Hate The Taste », au refrain qui fera sans nul doute danser les foules sur les prochaines prestations scéniques du groupe. Si ce nouvel effort a mis un peu de temps pour nous chauffer, il monte indéniablement en puissance, avec le titre qui suit « Rival ». La voix abrasive de Peter Hayes, les sons crasseux qui se croisent, donnent un aspect brouillon, du meilleur effet. L’énergie est bel et bien là, le voyage commence à prendre de l’allure.

Il est déjà temps de faire une pause, et pourquoi pas de s’allonger au risque de s’assoupir avec le planant et psychédélique « Some Kind Of Ghost », et puis dans un sommeil profond vous marcherez sur les nuages avec « Sometime’s The Light », qui n’est pas sans me rappeler « Asleep From Day » des Chemical Brothers. Vous savez ce titre dans la pub d’Air France ?

Quand vient l’heure de rallumer le contact, « Sell It » couvrira le son du moteur, vos enceintes vibrent au rythme de la basse de Robert Levon Been. Les BRMC, en 15 ans de carrière, se sont démarqués par ce son si sombre flirtant entre Garage Rock, Metal, et parfois même au virage Pop Rock, en témoigne « Lullaby », et sa douce mélodie acoustique ou encore « Returning ».

On arrive tranquillement à destination avec « Lose Yourself », qui clôture à merveille cet opus, avec ces 8 minutes 40 de rock progressif où le timbre de voix de Peter Hayes, qui lui permet facilement de faire ressortir des émotions fortes, laisse ressentir un trop plein de mélancolie sur une composition qui elle est plus soignée qu’à l’accoutumée.

Après trois ans d’absence, les BRMC reviennent avec un album qui ne fera sûrement pas l’unanimité, mais qui à le mérite d’offrir quelques pépites qui viendront s’ajouter aux setlists des prochains concerts, « Hate the Taste », « Rival » et « Lose Yourself » en première ligne. Ce septième album forme un ensemble cohérent et varié, laissant peu de répit à l’auditeur, et dispose de suffisamment de classe pour se positionner sans rougir dans la discographie du groupe.

 

JR

 

Écoutez « Hate The Taste »

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