Dans le bac d’occaz #6 : The Gun Club, Teenage Fanclub, Eels

Publié par le 4 septembre 2016 dans Le bac d'occaz | 0 commentaire

Chaque mois BCG plonge pour vous dans le bac d’occaz en écoutant des albums indispensables selon un journaliste musical, un oncle cool ou encore un ami mélomane. 30 ans (de 1977 à 2006), 30 disques. Chaque mois 3 albums de cette liste, écoutés au moins une fois par semaine. Les albums sont regroupés par le dernier nombre de leur année de sortie (1986-1996-2006, 1977-1987-1997, 1978-1988-1998, et ainsi de suite).

Dans le bac d’occaz #6 : les années en 1

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The-Gun-Club-cover1981 : The Gun Club – Fire Of Love
Celui-ci est peut-être le plus malhonnête de mes choix, puisque j’avais déjà écouté et apprécié ce disque, mais restant bloqué sur quelques titres forts, j’avais un peu délaissé le reste. J’ai néanmoins profité de l’occasion pour m’y replonger, et puis il fallait que j’évite d’écouter trop d’albums post punk/new wave en ce début d’années 80. Comme notre rédac’ chef vous l’a bien expliqué, le Gun Club propose une sorte de blues punk sauvage, sexuel, et clairement alcoolisé. Pour une fois, nous sommes d’accord, ce disque est un classique qui mérite largement son statut, il est bon de bout en bout et si ce n’est pas déjà fait vous devez obligatoirement y jeter une oreille.
Le plus gros défaut de Fire Of Love est d’être sorti au début des années 80, cela se ressent sur la production et je suis certain qu’un traitement moins typé de cette époque aurait encore mieux servi les compositions qui se retrouvent un poil post punkisées. Ceci dit, ça reste tout à fait tolérable même pour quelqu’un comme moi, ce qui peut rassurer tous ceux qui partagent mes goûts en la matière et surtout ceux qui acceptent mieux que moi ce genre de sons.
Le seul bémol que je pourrais mettre à cet album du Gun Club, avec tout le bien qu’on peut dire de leurs délires les plus bluesy, c’est que les tubes restent malgré tout les morceaux les plus marquants; rien dans le reste n’est aussi bon que « She’s Like Heroin To Me », « Fire Spirit » ou l’inégalable « Sex Beat ». On pourrait trouver ça dommage, mais comme ces trois morceaux sont exceptionnels et le reste de bonne facture, on ne peut pas vraiment jouer les fines bouches.

bandwagonesque_13243151521991 : Teenage Fanclub – Bandwagonesque
Encore un autre qui a la réputation d’être un des meilleurs albums de rock indé jamais sorti. Et qui, soyons honnête, ne mérite pas cette réputation. Cependant, (je vous laisse insérer ici la petite pique à l’égard de l’album des Stone Roses qui encore une fois ne tient pas la comparaison), Teenage Fanclub réussit à quand même tabler sur son capital sympathie.
En effet, quand on écoute Bandwagonesque, on s’aperçoit très vite qu’on a face à nous ni plus ni moins qu’un album de Big Star, à l’exception d’une petite interlude noisy nommée « Satan » qui vient nous rappeler que nous sommes dans les années 90. A quelques morceaux trop longs près (« The Concept », « Alcoholiday »), entre les mélodies instantanées (« Star Sign », « Pet Rock »), les refrains à reprendre en choeur (« What You Do To Me », « Metal Baby »), les bons riffs parfois à la limite du hard rock (« I Don’t Know »), les différents chanteurs et les harmonies vocales, on s’y croirait carrément. Et comme un album de Big Star, c’est toujours bon à prendre, difficile là encore de faire la fine bouche.
Rien d’exceptionnel, donc, une réputation usurpée, mais au moins (je vous laisse insérer ici une autre petite pique à l’égard de l’album des Stone Roses qui est décidément une grosse arnaque !)…

souljacker2001 : Eels – Souljacker
Sur le principe, Eels, j’aime bien. Le problème, c’est que je n’ai jamais vraiment la motivation pour en écouter, je ne sais pas pourquoi. Alors qu’E est ultra-prolifique, touche-à-tout et talentueux, il faudrait une mauvaise foi plus forte que la mienne pour ne pas le reconnaitre, je me cantonne souvent à mes quelques tubes de Beautiful Freak, Electro-shock Blues et Daisies Of The Galaxies, quand je n’écoute pas carrément autre chose. Souljacker étant réputé pour être leur album le plus rock, il fallait bien que je m’y essaye un jour, mais rien ne m’avait vraiment motivé avant de me lancer dans le bac d’occaz.
J’avoue, ça commence bien. Pour un artiste aussi touche-à-tout et diversifié, ça peut paraitre étrange que ce soit la première chose qui me saute aux oreilles, mais c’est du Eels. Le côté « plus rock » est assuré par une fuzz bien présente sur des titres comme « Souljacker Part 1 » ou « Dog Faced Boy » mais les petites mélodies barrées de « Fresh Feeling », « Friendly Ghost » ou « Souljacker Part 2 » (assez imparable) nous rappellent que c’est indubitablement du Eels. Du coup, Souljacker comme tous ses albums (oui, je parle de Eels au singulier, on est d’accord que c’est le groupe d’un seul homme) me laisse avec cette impression mitigée d’écouter de la musique qui est de qualité, avec certains morceaux accrocheurs, quelque chose de vraiment bien foutu, mais auquel je n’adhère jamais complètement. Peut-être justement, parce que c’est trop touche-à-tout, trop dense, trop riche, ou peut-être simplement pas pour moi. Un bon album quand même, sur le principe, mais je n’aurais certainement jamais vraiment la motivation pour le réécouter.

BCG

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