Dans le bac d’occaz’ #16 : The Fall, Red House Painters, The Libertines

Publié par le 3 juillet 2017 dans Le bac d'occaz | 0 commentaire

Chaque mois BCG plonge pour vous dans le bac d’occaz en écoutant des albums indispensables selon un journaliste musical, un oncle cool ou encore un ami mélomane. 30 ans (de 1977 à 2006), 30 disques. Chaque mois 3 albums de cette liste, écoutés au moins une fois par semaine. Les albums sont regroupés par le dernier nombre de leur année de sortie (1986-1996-2006, 1977-1987-1997, 1978-1988-1998, et ainsi de suite).*

 

 

Je dois avouer que j’ai été mauvais élève ce mois-ci, et je n’ai donc pas pu écouter avec l’assiduité requise les disques qui m’étaient assignés. Comme j’ai quand même pu me faire un avis tranché avec moins d’écoutes, mauvais foi oblige, et que je ne veux pas trop trainer à rendre cet article avant de partir en vacances, je vais vous envoyer mes commentaires lapidaires et expéditifs.

 

1982 : The Fall – Hex Enduction Hour

Pour moi, pas loin de l’horreur absolue. Encore un disque de musique inclassable mais bien marqué post-punk quand même, ultra long, des sonorités que je déteste, une volonté finalement assez arty de faire des morceaux décalés et peu accessibles, pour un groupe souvent cité comme l’influence principale de Pavement, qui se voudrait donc assez je m’en foutiste.

Si la filiation est crédible, j’ai un peu l’impression d’entendre tous les côtés pénibles de Pavement, mais sans les bons, à savoir leur fibre pop. Il parait que leurs nombreux albums sont très différents et qu’on ne peut pas juger The Fall sur un seul disque, il n’en demeure pas moins que celui-ci m’est insupportable et représente bien beaucoup de choses que je déteste en musique. Non merci à JL qui me l’a conseillé et qui me rappelle, après la trêve du mois dernier, que j’ai parfois de bonnes raisons de lui en vouloir.

Mention spéciale pour « Fortress » qui réussit à être pire que le film du même nom avec Christophe Lambert et « Who Makes The Nazis? », peut-être les sommets de l’insupportable. Y a pas de raison que je sois le seul à subir ça ! (Et encore, vous avez de la chance, je ne vous en mets qu’un)

 

1992 : Red House Painters – Down Colorful Hill

Bon, en voilà juste qui n’ont pas compris que les années 80 étaient finies. De la pop 80s onirique comme on en entendait beaucoup 3 ou 4 ans avant la sortie de ce disque, sans rien de notable hormis la longueur des morceaux. Il parait que Mark Kozelek est un génie, ce n’est pas flagrant du tout sur ce disque. Là, on dirait vraiment un truc sans saveur encensé par la presse fin 80s pour ses qualités d’écriture absolument indétectables pour moi, dans le genre de House Of Love (le groupe, pas le single d’East 17). Mais vous savez quoi ? Après un disque de The Fall, ça passe vraiment tout seul. Comme quoi…

 

 

2002 : The Libertines – Up The Bracket

Voilà un groupe que j’ai pas mal conchié à l’époque et dont je constate rétrospectivement que l’album n’est pas inintéressant. Les Libertines affichent leurs influences haut et fort et proposent en guise d’album un patchwork de tout ce que leur pays a proposé en pop rock depuis les années 60, de la pop sophistiquée de groupes comme les Kinks au pop rock réac de la britpop des années 90, en passant par le plus pop du punk (des trucs comme les Clash). Au final, une sorte de rétrospective qu’on pourrait comparer dans la démarche à ce que proposait Oasis quelques années auparavant. Le problème, c’est que tout comme leurs ainés, le résultat reste assez limité en termes de plaisir. Car si on peut reconnaitre un éclectisme et une maitrise des codes de leurs prédécesseurs, on n’a finalement pas tellement envie de se taper un best of de la pop anglaise où Oasis côtoie les Kinks et les Clash : autant se contenter des vrais Kinks.

Ceci dit, c’est clairement le disque qui m’a le plus plu ce mois-ci, c’est dire comme le mois a été difficile.

BCG

*Rendons à César ce qui lui appartient, cette rubrique a été fortement inspirée – ou littéralement pompée, c’est selon – par l’initiative d’un certain Machete83 sur le passionnant forum de l’indispensable site/bible du rock indé xsilence.net.

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