Dans le bac d’occaz #18 : Bruce Springsteen, Low, The Von Bondies

Publié par le 6 septembre 2017 dans Le bac d'occaz | 0 commentaire

Chaque mois BCG plonge pour vous dans le bac d’occaz en écoutant des albums indispensables selon un journaliste musical, un oncle cool ou encore un ami mélomane. 30 ans (de 1977 à 2006), 30 disques. Chaque mois 3 albums de cette liste, écoutés au moins une fois par semaine. Les albums sont regroupés par le dernier nombre de leur année de sortie (1986-1996-2006, 1977-1987-1997, 1978-1988-1998, et ainsi de suite).*

Dans le bac d’occaz #18 : les années en 4

 

1984 : Bruce Springsteen – Born In The USA

Après m’être farci pas mal d’artistes « élitistes » des années 80, défenseurs présumés de la diversité, de l’originalité et de la qualité (elle aussi présumée) de la période, et dont souvent la qualité réelle, sans parler du plaisir d’écoute, m’apparaissait comme quelque peu en deça de leur réputation, j’ai franchi un pas ce mois-ci en piochant carrément dans le populaire, le classique, le multi-diffusé sur RTL2. Et, étonnamment, ça m’a procuré à peu près le même effet.
Non pas que Born In The USA soit difficile d’accès, ce serait un peu tiré par les cheveux de le prétendre, mais la musique, des compositions pop-rock assez classiques tirant légèrement sur la variété, alourdie par les clichés typiques de son époque (thèmes au clavier, batterie qui résonne, guitares faiblardes, solos de saxo…) et la longueur des titres devient vite indigeste.
En fait, je suis emmerdé, parce que j’ai plutôt de la sympathie pour Springsteen, qui m’apparait comme un pilier du rock à papa, mais assez sincère, engagé et populaire au sens propre du terme. Je l’imagine faire des merveilles, ou au moins être tout à fait honorable, dans un registre petites chansons acoustiques sur la misère ouvrière, mais tout ce que j’ai entendu de lui, et ce disque en particulier, c’est du gros rock FM qui tâche, ni subtil, ni agréable. Du coup, j’ai renoncé à jeter un oeil aux paroles pour ne pas être déçu et pouvoir me dire que celles-ci, et le chant d’écorché qui les accompagne, sont peut-être les seuls signes d’une critique sociale qui serait la seule chose à sauver.
Je ne sais pas où ce situe cet album parmi les oeuvres de Springsteen en termes de qualité, je sais simplement qu’il est globalement assez apprécié, mais j’espère sincèrement qu’il est l’un des plus mauvais, sinon j’aurais dû mal à redonner sa chance au Boss.

 

1994 : Low – I Could Live In Hope

Je ne savais pas trop quoi attendre de Low hormis quelque chose de lent et, vu l’étiquette de slowcore qu’on leur colle, un peu énervé. Oui, je suis un peu con, mais quand je vois « core » dans un nom de genre musical, je pense à hardcore, donc un minimum violent. En fait non, ce n’est ni violent ni énervé, c’est super doux, lent, simple et même joli. Les deux voix s’accordent bien, et si on s’y laisse prendre on passe un très beau moment.
D’un autre côté, si on n’est pas d’humeur, les morceaux sont quand même longs et monotones, ce qui est le revers de la médaille. Je ne sais pas non plus si j’aurais envie d’écouter une dizaine de disques dans ce genre, j’espère que le groupe s’est renouvelé au fil de sa carrière. Dans tous les cas, je ne suis pas assez séduit par le style pour aller vérifier

 

2004 : The Von Bondies – Pawn Shoppe Heart

Un des rares groupes du revival rock des années 2000 qui trouvait grâce à mes yeux, je voulais réécouter les Von Bondies avec le recul, la maturité, la tolérance accrue par l’écoute des Hives et White Stripes. Au final, ça passe toujours bien, et je pense que c’est parce que je trouve chez eux, peut-être de façon purement subjective, un petit quelque chose d’indie rock.
Peut-être est-ce l’alternance de voix masculines/féminines, peut-être est-ce la prod. Le groupe était proche des White Stripes à leurs débuts, mais là je ne vois de ressemblance que sur le morceau final et la reprise d’Otis Redding (« Pawn Shoppe Heart/Try A Little Tenderness »).
Sinon, rien à redire, un album très sympa. « C’mon C’mon » est toujours un sacré tube !

BCG

 

*Rendons à César ce qui lui appartient, cette rubrique a été fortement inspirée – ou littéralement pompée, c’est selon – par l’initiative d’un certain Machete83 sur le passionnant forum de l’indispensable site/bible du rock indé xsilence.

 

LIRE LA CHRONIQUE DE LOW – I COULD LIVE IN HOPE

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