Un nouveau Cypress Hill au printemps !

Un nouveau Cypress Hill au printemps !

DJ Muggs a annoncé sur son compte Instagram que le nouveau Cypress Hill était bouclé. La sortie du 9ème album studio est prévu pour le printemps 2018. Il aura fallu attendre huit longues années, pour que Elephants On Acid vienne succéder à Rise Up. Avec le retour aux affaires du légendaire DJ – dont la participation était réduite à portion congrue sur l’album précédent – les fans de la première heure doivent se frotter les mains. Ils devront attendre patiemment encore quelques mois un album qui, on l’espère tous, sonnera comme un vrai retour aux sources. En attendant voici la pochette : Le dernier morceau publié par Cypress Hill était “Reefer Man”, sorti cet été sur la BO du film Grow House, à la gloire de la weed évidemment…...

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Tabatha Crash – Tabatha Crash

Tabatha Crash – Tabatha Crash

Derrière un nom des plus provocateurs, Tabatha Crash (référence à l’ex-actrice X, Tabatha Cash), débarque avec un 1er EP dès à présent disponible en digital et bientôt en cd édition limité, qui s’annonce comme un véritable porno musical. Composé de 3 ex-membres de Sons of Frida (dont le split nous fait encore chialer), ce nouveau projet a pris naissance en 2016, et en guise de collation avant les fêtes, le combo nous livre 5 titres fortement addictifs. En roi de la scène Noise parisienne, qu’ils écument depuis bon nombre d’années au travers de formations comme Velocross pour Geoff, Hélice Island (décidément ils aiment bien jouer avec les mots) pour Benoît ou encore les déjà cités et regrettés Sons of Frida, ils viennent frapper un bon coup et montrent qu’ils en ont encore dans les tripes. À l’écoute de cet EP, on a l’impression permanente d’un groupe compressé dans un étau qui se resserre au fur et à mesure, que tout ce qui sommeille en eux doit être livré dans l’urgence. “Caleche” (Shellac en verlan, si je ne m’abuse…) nous met immédiatement dans l’ambiance, un cocktail explosif qui monte crescendo jusqu’à nous rendre ivre et accro. Puis “Panic Attack” et son rythme infernal vient nous frapper en pleine face. Si “Memories” s’avère au premier abord plus accessible, le déferlement qui s’en suit la remet vite fait dans les rangs ; la présence de cuivres n’est pas sans nous rappeler un des joyaux de Sons of Frida, “Mirinda”. À sa manière “Mary” qui débute avec une somptueuse ligne de basse, débouche sur un défouloir instrumental des plus jouissifs, et on hâte de voir l’effet que pourrait générer ce titre en live et l’hystérie qu’elle pourrait procurer au public. Légèrement plus dans la retenue (quoique), “Alligator” vient clore un EP foutrement bon et encourageant. En bref, Tabatha Crash, ça tabasse cash. JR Cet EP est sorti sur le label à suivre de près Zéro Égal Petit Intérieur, qui compte parmi ses rangs un autre membre des Sons Of Frida (encore une petite larme), qui excelle lui aussi de son côté avec Dernière Transmission et son projet solo Emboe qu’on vous recommande tout autant. LIRE LA CHRONIQUE DE SONS OF FRIDA – TORTUGA LIRE L’INTERVIEW DE SONS OF FRIDA LIRE L’INTERVIEW 5 CHANSONS, 5 DISQUES DE...

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Meyhem Lauren & Dj Muggs – Gems From The Equinox

Meyhem Lauren & Dj Muggs – Gems From The Equinox

Le DJ/producteur Lawrence Muggerud aka Dj Muggs, s’est bâti une solide réputation dans le hip hop depuis le début des années 90 avec son groupe Cypress Hill, puis au travers de ses collaborations multiples avec les plus grands, de House of Pain à Dr Dre, de Ice Cube à The Psycho Realm, en passant par Tricky, GZA, Funkdoobiest, Planet Asia… On s’arrête là, la liste est trop longue. Le voici de retour en cette fin d’année aux côtés du rappeur originaire du Queens, Meyhem Lauren, avec l’album Gems From The Equinox. Un album à l’efficacité redoutable, tant nos deux protagonistes excellent dans leurs domaines respectifs. On replonge 20 ans en arrière, à l’époque où les classiques hip hop fusaient de toutes parts. Vous l’aurez compris, bien que l’on soit en 2017, cet album puise son inspiration dans le meilleur du rap des nineties. Un retour aux sources donc, on retrouve le plaisir du sample, une production aux petits oignons, peaufinée dans les moindres détails que nous sert sur un plateau d’argent l’éternel Dj Muggs. Si le flow de Meyhem n’est pas à couper le souffle, qu’on peinerait même à le distinguer parmi une multitude de MCs, il occupe le terrain et assume son rôle de conteurs de rimes à la perfection, à tel point qu’on en oublierait presque la présence des nombreux invités de cet album. À mesure que les titres se dévoilent, la magie opère. On retiendra par ordre de préférence le très classe “Street Religion” avec Roc Marciano, “Redrum” avec son sample de Yegelle Tezeta du musicien Éthiopien Mulatu Astatke (aimé des rappeurs puisqu’il avait déjà été utilisé par Nas & Damian Marley sur le titre “As We Enter”). Le planant et dépressif “Szechuan Peppercorns” avec ses notes de guitares dégoulinantes où Meyhem officie aux côtés d’Action Bronson. Les plus dark “Aquatic Violence”, “Shea Stadium” et “Murder Rap” ne nous laissent pas de marbre et prouvent encore une fois que nos deux guerriers sont à l’aise en toutes circonstances. “Tension” clôture l’album, on y retrouve de nouveau Action Bronson, puis B-Real qui vient clore le débat en nous souhaitant une bonne nuit avant de lâcher le micro. Ceux qui pensaient que Muggs avait fait son temps peuvent aller se rhabiller, ceux qui ne connaissent pas Meyhem Lauren, on leur en voudra pas, car il n’est pas trop tard, il suffit juste de prendre un peu de temps pour écouter et apprécier ce Gems From The Equinoxe. Un album qui s’impose dès à présent comme l’une des meilleures sorties rap de l’année, et nous permet de patienter en attendant Elephants On Acid de Cypress Hill dont la sortie est prévue pour avril 2018....

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Prophets Of Rage – Prophets Of Rage

Prophets Of Rage – Prophets Of Rage

Il fallait bien passer à l’acte, celui de l’épreuve cruciale et non sans danger de la conception d’un album. Car oui Prophets of Rage a fait ses preuves. Sur scène, la mayonnaise à pris très vite, on sent l’envie et le plaisir communicatif des membres à jouer ensemble, qui plus est pour la bonne cause, toujours le bras tendu. En studio et sur disque c’est une autre histoire. L’EP sorti en 2016 n’a eu pour seul effet que de nous renvoyer 20 ans en arrière, avec l’unique envie de nous replonger dans la discographie de leurs formations d’origines. Les quelques morceaux balancés au compte-goutte avant la sortie officielle de ce premier opus se sont eux avérés prometteurs, mention spéciale à “Unfuck The World”, “Radical Eyes” et “Living On The 110″, particulièrement émérites. Mais rien n’est joué car la véritable épreuve repose sur le fait de tenir la distance sur un album complet et au premier abord, les membres de Prophets s’en sont sur ce coup-là plutôt biens sortis. Mais voilà si l’on creuse un peu, on se rend vite compte que les ex-membres de Rage Against The Machine ne sortent jamais des sentiers battus. Aucune prise de risque, ils martèlent la même formule sans relâche. Les riffs et solos de Morello sonnent souvent comme du déjà entendu, on reste sur notre faim et c’est bien dommage. Fort heureusement, Tim commerford et Brad Wilk redonnent du peps à l’ensemble en déployant une bonne dose de groove comme sur” Take Me Higher”, taillée sur mesure pour Chuck D. Globalement trop propre et poli, on reprochera un manque de hargne et de brutalité, sûrement dans un souci de plaire au plus grand nombre plutôt que dans une difficulté à se renouveler. Musicalement on assiste à une révolution en demi teinte que Chuck D et B-Real peinent à tirer vers le haut. S’ils assurent toujours dans leur rôle de Mc’s, nos messagers n’ont pas la fougue ni l’énergie d’un Zack De La Rocha prêchant la bonne parole. On frôle même la catastrophe pour ne pas dire le ridicule sur “Legalize Me” où la voix trafiquée de B-Real qui ne méritait vraiment pas ça, risque d’en faire pâlir plus d’un. On le sait l’épreuve est délicate, et il est vrai qu’en un an les membres de Prophets n’ont pas chômé… Le meilleur de cet album avait déjà été dévoilé, ce qui est fort dommage, le reste n’offrant pas de réelles surprises. Une bonne marge de progression est à prévoir/espérer pour la suite, pour le moment attendons de voir comment le groupe va défendre cet album en live. Parce que c’est peut-être bien là où il est le plus fort. JR   LIRE LA CHRONIQUE DU PREMIER...

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Isis – Live VII 02.25.10

Isis – Live VII 02.25.10

Ne vous réjouissez pas trop vite, il ne s’agit pas là d’une reformation du groupe Isis, mais d’un live sorti cette année sur le label de Mike Patton, Ipecac Recordings, enregistré lors de leur tournée d’adieu en 2010. Isis n’est plus, mais comme chacun sait les déesses ne meurent jamais. Le groupe a en un peu plus de dix années d’activisme laissé une empreinte indélébile dans l’histoire de la musique et particulièrement dans le post metal. Souvent comparés à leurs ainés Neurosis et Godflesh, Isis a su bâtir sa propre identité, et jouit aujourd’hui d’une réputation sans faille dans un milieu où les nouveaux arrivants peinent à se frayer une place notable. Ce n’est donc pas sans une certaine nostalgie qu’on parle de ce groupe qui a fait le choix d’arrêter d’en découdre. Qu’on se le dise un split n’est jamais plaisant, mais parfois nécessaire, un choix qui aura peut-être permis d’éviter l’album de trop. Ce live n’en est pas moins exaltant, d’une part par sa qualité d’enregistrement et de mixage, de l’autre pour la tracklist qui propose un condensé du meilleur de leur discographie, et pour finir de l’incroyable performance d’Aaron Turner et de ses comparses. L’album Wavering Radiant est mis à l’honneur en toute logique puisqu’il s’agit de leur dernier effort enregistré en studio. 5 de ses 7 titres y sont joués. Du haut de ses 10 Minutes, “Threshold of Transformation” nous propulse dans l’univers complexe de la musique d’Isis, le fracas alterne avec des phases bien plus mélodieuses et apaisantes. Les hurlements/aboiements d’Aaron sous des montagnes de guitares compressent vos méninges, le génie du groupe s’y déploie a 100%, le temps s’arrête sur un final majestueux qui repose enfin nos neurones médusés. Aaron chante bien, très bien même, on regrette même qu’il ne ménage pas ses cordes vocales plus souvent. D’ailleurs au milieu de toute cette frénésie, un court instant vers la fin de “Wills Dissolve”, sa voix m’a curieusement fait penser à celle de Chris Cornell, apparence trompeuse que je vous laisse le soin de découvrir et de juger par vous-même. La pièce maîtresse de ce live VII, est sans conteste, une version à rallonge de “Celestial”, l’occasion pour le groupe de sortir de sa zone de confort et d’offrir au public un rappel hors norme de pas moins d’un quart d’heure. Je propose de laisser le soin à Mike Patton de conclure : “Isis (the band) are back with LIVE VII. A great reminder of one of my favorite all time bands on top of their game. This is a REAL live record. They were one of those bands that really delivered live and expanded what they accomplished in the studio.” J’aurais pas dit mieux....

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