God Is An Astronaut – Epitaph

God Is An Astronaut – Epitaph

Difficile de rester insensible à la musique de God Is An Astronaut. Improbable même, à moins d’être sourd. L’atmosphère déployée par leur musique est un régal. On pourrait chercher à comparer Epitaph à ses prédécesseurs et pinailler un peu pour y trouver des défauts, ce serait céder un peu trop facilement à un jugement hâtif et injuste. L’histoire de cet album est douloureuse. Sa genèse a été jalonnée de coups durs et Epitaph fait figure d’hommage à des proches du groupe et a été conçu comme une échappatoire à la douleur. Un souhait de libérer cette peine par des mélodies profondes, des envolées atmosphériques, des montées en puissance glaçantes parfaitement ajustées. En témoigne la sublime “Seance Room” qui illustre à elle seule toute l’intensité et la beauté de leurs compositions ou encore l’hypnotique “Mortal Coil”. Un équilibre parfait où tristesse, colère, espoir et autres émotions s’entremêlent, s’entrechoquent. La lumière au bout du tunnel n’est pas loin. Les irlandais nous reviennent avec un album saisissant, empreint de mélancolie, qui saura sans nul doute capter très vite votre attention et vous séduire. Julien...

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Shame – Songs Of Praise

Shame – Songs Of Praise

En ce début d’année, musicalement ça se passe outre manche. Au sud de Londres, dans le quartier de Brixton pour être exact, avec Shame. Si les 5 garçons attirent les regards depuis plusieurs années grâce à des prestations scéniques énormes (au point d’être adulés par Warpaint depuis leur passage au Pitchfork Festival) il en est autrement sur disque car jusque-là Shame n’avait rien sorti hormis quelques titres balancés au compte gouttes. Il faudra attendre ce début d’année pour que leur premier album, Songs Of Praise, voit enfin le jour. Étiquetée Post Punk, la musique de Shame pourrait bien en épater plus d’un car elle puise sa force dans un étalage bien plus vaste, celui du rock Britannique dans son ensemble. En digne héritier des Clash, Gang Of Four, ou encore The Fall, le quintet exécute en toute maîtrise des compositions aussi prenantes que fascinantes (au rayon tubes immédiats, signalons “Concrete”, “Dust On Trial” ou la quelque peu dérangée “Donk”… mais il y a l’embarras du choix). Shame casse la baraque comme leurs confrères de Sleaford Mods et de Idles avant eux. Ils ont cette niaque communicative, mais savent aussi calmer le jeu, preuve en est avec “Angie” qui clôture avec brio ce disque. Shame offre un nouveau souffle au Rock made in UK. Seulement 10 pistes, concis mais efficace, et que son leader Charlie Steen garanti sans “bullshit”… On ne peut que confirmer. Voilà donc une belle manière de commencer l’année et de débuter une discographie. Brexit ou pas, Shame est bien décidé à franchir les fontières de la Grande-Bretagne. Ils seront d’ailleurs de passage en France au printemps à Paris, Lille et Bordeaux, autant dire qu’il serait dommage de les louper....

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Deftones – Around The Fur

Deftones – Around The Fur

Voilà comment une bande d’ados de Sacramento s’est offert un destin incroyable. Accros à la fumette et à la planche à roulette, leur passion commune pour la musique leur donne l’idée de fonder un groupe en 1988, alors qu’ils sont encore étudiants. Deftones est né, enchaîne les concerts dans les bars et petites salles, enregistre une démo en 1993. Ils parviennent à signer un contrat chez Maverick l’année suivante. Sous le regard bienveillant du producteur Terry Date, véritable visionnaire et dénicheur de talents, ils livrent leur premier album Adrenaline. Une fois encore Date a misé sur le bon cheval. Les critiques sont bonnes, le succès est au rendez-vous. Il est temps de passer à la vitesse supérieure et de profiter de la mouvance qui se trame autour de la scène nu metal, pour viser plus haut et voir plus loin. Around The Fur sort en octobre 1997, 10 titres ou plutôt 11 si l’on compte “Damone”, chanson cachée. “My Own Summer (Shove it)” qui ouvre l’album est choisi comme single. En rotation lourde sur MTV et les radios universitaires, tout comme “Bored” deux ans plus tôt, elle permet au groupe une exposition qui ne se limitera pas à l’Amérique du Nord cette fois-ci mais à l’international. Le second single “Be Quiet and Drive (Far Away)” marque un tournant important dans la musique de Deftones, évoluant vers des sphères planantes où les mélodies se heurtent à des passages plus agressifs. Deftones est devenu en quelques mois un groupe en vogue, et leur nom vient s’inscrire en haut des affiches de festival. Ils séduisent avant tout un public d’adolescents en quête d’identité, qui se retrouvent aussi bien dans la musique que dans l’image véhiculée de son leader Chino Moreno et de sa bande. Le groupe est également dans cette recherche constante de se démarquer, et de se détacher des étiquettes qu’on leur colle, afin de bâtir sa propre identité musicale et d’être reconnu pour ça. En cela, l’arrivée de Franck Delgado derrière les platines aidera à faire évoluer leur son. Bien sûr on retrouve sur Around The Fur, toute l’énergie de son prédécesseur, la force de frappe d’Abe Cunningham, les riffs ravageurs de Stephen Carpenter, accompagnés par le regretté Chi Cheng, alors bassiste du groupe. La preuve sur “Headup” moment fort de cet album où Max Cavalera s’invite tout juste après son départ de Sepultura. On assiste à un choc frontal de hurlements, une collaboration hors norme dont le refrain donnera peu de temps après son nom au futur groupe de Max, Soulfly. Mais derrière les morceaux les plus virulents que sont “Lotion”, “Rickets” ou encore “Lhabia”, difficile de ne pas constater que Deftones a gagné en maturité si l’on compare à Adrenaline qui se veut plus incisif. Chino est pour beaucoup dans ce...

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Un nouveau Cypress Hill au printemps !

Un nouveau Cypress Hill au printemps !

DJ Muggs a annoncé sur son compte Instagram que le nouveau Cypress Hill était bouclé. La sortie du 9ème album studio est prévu pour le printemps 2018. Il aura fallu attendre huit longues années, pour que Elephants On Acid vienne succéder à Rise Up. Avec le retour aux affaires du légendaire DJ – dont la participation était réduite à portion congrue sur l’album précédent – les fans de la première heure doivent se frotter les mains. Ils devront attendre patiemment encore quelques mois un album qui, on l’espère tous, sonnera comme un vrai retour aux sources. En attendant voici la pochette : Le dernier morceau publié par Cypress Hill était “Reefer Man”, sorti cet été sur la BO du film Grow House, à la gloire de la weed évidemment…...

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Tabatha Crash – Tabatha Crash

Tabatha Crash – Tabatha Crash

Derrière un nom des plus provocateurs, Tabatha Crash (référence à l’ex-actrice X, Tabatha Cash), débarque avec un 1er EP dès à présent disponible en digital et bientôt en cd édition limité, qui s’annonce comme un véritable porno musical. Composé de 3 ex-membres de Sons of Frida (dont le split nous fait encore chialer), ce nouveau projet a pris naissance en 2016, et en guise de collation avant les fêtes, le combo nous livre 5 titres fortement addictifs. En roi de la scène Noise parisienne, qu’ils écument depuis bon nombre d’années au travers de formations comme Velocross pour Géof, Hélice Island (décidément ils aiment bien jouer avec les mots) pour Benoît ou encore les déjà cités et regrettés Sons of Frida, ils viennent frapper un bon coup pour montrer qu’ils en ont encore dans les tripes. À l’écoute de cet EP, on a l’impression constante que le groupe est compressé dans un étau qui se ressert au fur et à mesure, que tout ce qui sommeille en eux doit être livré dans l’urgence. “Caleche” nous met immédiatement dans l’ambiance, un cocktail explosif qui monte crescendo jusqu’à nous rendre ivre et accro. Puis “Panic Attack” et son rythme infernal vient nous frapper en pleine face. Si “Memories” s’avère au premier abord plus accessible, le déferlement qui s’en suit la remet vite fait dans les rangs ; la présence de cuivres n’est pas sans nous rappeler un des joyaux de Sons of Frida “Mirinda”. À sa manière “Mary” qui débute avec une somptueuse ligne de basse, débouche sur un défouloir instrumental des plus jouissifs, et on hâte de voir l’effet que pourrait générer ce titre en live et l’hystérie qu’elle pourrait procurer au public. Légèrement plus dans la retenue (quoique), “Alligator” vient clore un EP foutrement bon et encourageant. En bref, Tabatha Crash, ça tabasse cash. JR Cet EP est sorti sur le label à suivre de près Zéro Égal Petit Intérieur, qui compte parmi ses rangs un autre membre des Sons Of Frida (encore une petite larme), qui excelle lui aussi de son côté avec Dernière Transmission et son projet solo Emboe qu’on vous recommande tout autant.   LIRE LA CHRONIQUE DE SONS OF FRIDA – TORTUGA LIRE L’INTERVIEW DE SONS OF FRIDA LIRE L’INTERVIEW 5 CHANSONS, 5 DISQUES DE...

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