Goat Girl – Goat Girl

Goat Girl – Goat Girl

Il y a deux mois sortait dans une relative indifférence un disque qui mérite la plus grande des attentions. Elles sont 4, viennent du sud de Londres et nous proposent un rock débraillé, jamais trop éloigné du punk, à la fois idéal à écouter d’une oreille distraite en sirotant une binouze qu’à décortiquer note par note une fois le charme opéré. Après une courte intro presque ténébreuse, débute un joyeux périple dans l’univers tout en décontraction de Goat Girl. Une distribution de morceaux qui semblent empreints de la plus grande innocence et qui se transforment très vite en tubes en puissance (les parfaitement évidentes et évidemment parfaites “The Man”, “Viper Fish”, “I Don’t Care Pt.2”, auxquelles s’ajoutent rapidement “Burn The Stake” et son envolée sur le refrain digne des Pixies, “Creep” et ses cordes qui brouillent les pistes, “Throw Me A Bone” dont la nonchalance planque une mélancolie sous-jacente ou “Cracker Drool” qui se balade malicieusement entre country, surf music voire dub). La voix grave charismatique de Lottie Cream séduit instantanément et porte des compos qui auraient très bien pu se débrouiller toutes seules et qui gagnent encore en efficacité mélodique. Douées les Goat ? Ça saute aux oreilles. Cool les Girls ? Ça ne fait aucun doute. Pour un premier album, le groupe fait preuve d’une grande aisance, une évidente complicité et semble sans forcer nous pondre du jouissif sur demande. Plus fort encore, la variété de l’offre. 19 morceaux sur la galette (un seul excède les 3 minutes !) et aucune envie irrépressible de presser la touche “next” (alors que la touche “repeat”, elle, n’en peut plus d’être sollicitée). Qu’on se le dise, tout est bon dans cette chèvre-là. Jonathan Lopez Comme on ne comprend pas toujours très bien le lien avec les “articles similaires” proposés ci-dessous, on vous recommande plutôt de lire : THE BREEDERS – POD THE BREEDERS – ALL NERVE PIXIES – DISCOGRAPHIE COURTNEY BARNETT – SOMETIMES I SIT AND THINK, AND SOMETIMES I JUST SIT COURTNEY BARNETT – TELL ME HOW YOU REALLY...

Lire la suite

Parquet Courts – Wide Awake

Parquet Courts – Wide Awake

Commençons par dire une ou deux saloperies. Ça fait toujours du bien. Parquet Courts fait partie de ces groupes sympas, qui sortent des albums honnêtes, un brin surcotés. S’ils n’existaient pas, ça ne changerait rien à notre vie mais on ne leur souhaite que du bien, car ce sont des passionnés, parfois inspirés et indéniablement talentueux. Modérées les saloperies, notez bien. Vous dire que ce nouvel album était attendu fébrilement de ma part serait évidemment un mensonge éhonté. Toutefois, une bonne surprise est toujours à espérer et on pouvait a minima tabler sur de nouveaux singles bien troussés comme ils en ont déjà offerts par le passé. Bingo Roberto ! “Total Football” la met d’emblée en lucarne et nous ferait presque croire qu’on manie le ballon comme personne à New York. D’autres friandises sont offertes et ne nous enlèvent pas le petit sourire satisfait qui s’est dessiné à l’écoute de ce début d’album. Tout aussi remuant (mais plus électronique) “Violence” fait le job efficacement, quand “Before The Water Gets Too High” possède la dose adéquate de coolitude avec le chant tout en détachement de ce bon branleur qu’est Andrew Savage. Entame de match réussie, donc. La suite sera plus riche en temps morts. Au niveau des gestes techniques marquants, retenons “Almost Had To Start A Fight”, entre tension et déhanchés subtils. Joga bonito. L’adversaire est au sol, le public entame une ola. Mais l’excitation retombe assez vite malgré les efforts de créativité déployés (“Normalization”, “Back To Earth”, la funky samba “Wide Awake” rigolote mais guère plus). Un débordement sur l’aile gauche avec la post punk “NYC Observation” et des grigris du feu follet “Extinction” redonnent un peu de mordant à l’affiche. Puis un petit groupe d’ultras entonnent ce qu’ils semblent considérer comme un hymne mais qu’ils sont les seuls à connaitre (“Death Will Bring Change”). Divertissant mais pas sûr que ça concurrence “You’ll Never Walk Alone” un jour. Coup de sifflet final. Pas de révolution en vue. Me voilà conforté dans mon opinion avec ce nouvel album honnête offert par ce groupe décidément tout ce qu’il y a de plus sympa mais tout de même un brin surcoté. Jonathan Lopez LIRE LA CHRONIQUE DE HUMAN PERFORMANCE LIRE LA CHRONIQUE DE SUNBATHING...

Lire la suite

Dans le bac d’occaz #27 : Suicidal Tendencies, Wu-Tang Clan, The Fiery Furnaces

Dans le bac d’occaz #27 : Suicidal Tendencies, Wu-Tang Clan, The Fiery Furnaces

Chaque mois BCG plonge pour vous dans le bac d’occaz en écoutant des albums indispensables selon des amis mélomanes et/ou des lecteurs d’Exitmusik. 30 ans (de 1977 à 2006), 30 disques. Chaque mois 3 albums de cette liste, écoutés au moins une fois par semaine. Les albums sont regroupés par le dernier nombre de leur année de sortie (1986-1996-2006, 1977-1987-1997, 1978-1988-1998, et ainsi de suite).* Dans le bac d’occaz’ #27 :suggestions pour les années en 3 Suicidal Tendencies – Suicidal Tendencies (1983) : suggéré par Okérampa Cher Oké, Cela fait un moment que je connais Suicidal Tendencies, depuis ma période Metallica, en fait, et il est même fort probable que ce soit toi qui me les avais recommandés. En revanche, de ce premier album, je ne connaissais que “Institutionalized”, donc c’était une bonne occasion d’aller voir ce qu’il y a derrière. Ce qu’il y a derrière : beaucoup de punk hardcore assez bourrin, mais, comme sur le morceau en question, pas mal de tentatives. Spoken word, donc, mais aussi, cassures de rythme, ralentissements, solos de guitare limite thrash (le solo de “I Shot The Devil” qui rappelle celui de “One” de Metallica, mais 6 ans avant, donc peut-être que Metallica s’en est inspiré), inclusion vers le metal et, plus surprenant, vers ce qu’on pourrait presque qualifier de rock alternatif/grunge (“I Want More”)… Un disque intéressant, c’est certain. Mon seul reproche, c’est que le hardcore bourrin en est non seulement le cœur, mais englobe aussi tout le reste. Je préfère personnellement quand il est là dans le fond, mais limité au strict minimum dans la forme. À part ça, rien à redire, ce disque est à découvrir ne serait-ce que pour l’histoire du punk.   Wu-Tang Clan – Enter the Wu-Tang (36 Chambers) (1993) : suggéré par JL Cher JL, Je dois t’avouer que, n’écoutant pas de rap dans les années 90, toute mon éducation est à refaire. En même temps, c’était peut-être du conditionnement social, mais en tant que petit babtou de classe moyenne, je ne me sentais pas du tout légitime à écouter du hip hop, et ceux qui le faisaient autour de moi, arborant tout l’arsenal ghetto street life, me paraissaient absolument ridicules. Ado on écoute surtout de la musique pour l’image, soyons honnêtes. Alors des niggaz de quartier qui revendiquaient une imagerie asiatique, en assimilant de surcroit les deux écoles d’arts martiaux les plus célèbres pour leur rivalité, ça me faisait pisser de rire. Impossible pour moi de prendre ce groupe au sérieux ! Les années ont passé et je me suis ouvert à d’autres horizons musicaux, j’ai pris conscience des carcans sociaux, et j’ai arrêté d’écouter de la musique pour l’image ou pour l’imagerie. Du...

Lire la suite

Low : nouvel album et concert à La Gaîté Lyrique !

Low : nouvel album et concert à La Gaîté Lyrique !

Alors qu’on garde encore un souvenir ému de leur dernier passage à Paris, Low sera de retour le 13 octobre prochain sur la scène de La Gaîté Lyrique et on à déjà hâte d’y être. Avant cela, le groupe sortira le 24 septembre prochain Double Negative, son 12e album, successeur du (comme toujours) très beau Ones And Sixes. Un disque présenté par le communiqué de presse comme “le plus audacieux et le plus abrasif (et paradoxalement le plus stimulant)“, des qualificatifs que tend à vérifier la première vidéo extraite de l’album. Présentée sous forme de triptyque, elle nous révèle les 3 premiers morceaux du disque, et visiblement le groupe a poussé assez loin son désir d’expérimenter. Vivement la rentrée ! Jonathan Lopez LIRE LA CHRONIQUE DE ONES AND SIXES LIRE LA CHRONIQUE DE I COULD LIVE IN HOPE LIRE LE REPORT DU CONCERT AU DIVAN DU MONDE EN...

Lire la suite

Concours : 2 places à gagner pour E à l’espace B (Paris)

Concours : 2 places à gagner pour E à l’espace B (Paris)

Il y a peu, on vous parlait du concert captivant livré par Thalia Zedek à l’Olympic Café. Et bien, figurez-vous que la dame (ex-chanteuse des merveilleux Come, Uzi et Live Skull) est de retour dès la semaine prochaine dans la capitale. L’heureux évènement, encore organisé par les décidément très inspirés GTOK GTKO, se déroulera à l’Espace B cette fois, le 18 juin prochain. Aux côtés de la prêtresse blues/noisy, deux autres pontes de la musique bruyante, Jason Sanford (Neptune) et Gavin McCarthy (Karate) qui forment avec elle le trio E dont le rock puissant et mélodique devrait hérisser sans peine les poils des spectateurs. Pour vous en convaincre, jetez donc une oreille à “Pennies” (tout en bas), l’un des titres issu de leur remarquable Negative Space qui vient de débouler dans les bacs (on vous en reparle vite). Et pour vérifier l’efficacité du trio sur scène, vous pouvez prendre vos places ici ou tenter de la gagner en nous envoyant votre nom et prénom par mail à l’adresse contact.exitmusik@gmail.com avec pour objet “concours E”. Bonne chance ! L’évènement Facebook...

Lire la suite