Mark Lanegan frappe à la porte cet automne

Mark Lanegan frappe à la porte cet automne

© Travis Keller Après un Gargoyle mi-figue mi-raisin en 2017 et une nouvelle collaboration (plutôt réussie) avec Duke Garwood l’an passé, Mark Lanegan reviendra le 18 octobre avec Somebody’s Knocking chez Heavenly Recordings. Un disque qu’il annonce plus politique “la haine, le racisme, toute cette peur omniprésente… Ceux qui continuent de perpétuer l’ignorance dans le seul but d’arriver à leurs fins devraient aller en prison plutôt que les “délinquants” toxicomanes. Je ne peux pas dire clairement à quel point cela influence mon écriture mais ce qui est très présent dans mon esprit finit toujours par se retrouver dans une chanson.” Des chansons dans lesquelles on devrait retrouver également ses récentes influences électro et 80s (évoquées lors de notre interview il y a deux ans) “depuis tout petit, je me suis intéressé à la musique électronique mais ces éléments ont été de plus en plus présents dans ma musique ces derniers temps car mes goûts évoluent. J’écoute principalement ce genre de musique aujourd’hui, j’ai toujours été un grand fan de New Order et Depeche Mode et je souhaitais faire une chanson dans ce genre depuis longtemps. Un morceau accrocheur, un peu dance old school.” Une description qui colle assez bien à “Stitch It Up”, le premier clip dévoilé, long de 7 minutes (le morceau commence à 2 minutes), où Mark Lanegan embarque aux côtés de Jimmy The Cab Driver de MTV. La tracklist : 1/ Disbelief Suspension 2/ Letter Never Sent 3/ Night Flight To Kabul 4/ Dark Disco Jag 5/ Gazing From The Shore 6/ Stitch It Up 7/ Playing Nero 8/ Penthouse High 9/ Paper Hat 10/ Name and Number 11/ War Horse 12/ Radio Silence 13/ She Loved You 14/ Two Bells Ringing At Once La pochette : Le Mark Lanegan Band se produira à l’Aeronef de Lille le 6 novembre prochain et au Trianon de Paris le 8 décembre. LIRE LA CHRONIQUE DE BUBBLEGUM LIRE LA CHRONIQUE DE BLUES FUNERAL LIRE LA CHRONIQUE DE PHANTOM RADIO LIRE LA CHRONIQUE DE GARGOYLE LIRE L’INTERVIEW DE MARK...

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Ride de retour en août avec un nouvel album

Ride de retour en août avec un nouvel album

Le nouvel album de Ride, This Is Not A Safe Place, sortira le 16 août prochain chez Wichita Recordings. Ce sera leur second disque post-reformation après (le guère fameux) Weather Diaries sorti en 2017. Il est de nouveau produit par Erol Alkan et mixé par Alan Moulder.Si l’artwork (voir ci-dessous) renvoie inévitablement au mythique Nowhere, le premier single “Future Love”, très léger et harmonieux, est assez éloigné de leurs standards shoegaze. Encore quelques mois pour savoir si le reste de l’album sera dans le même esprit… Jonathan Lopez LIRE LA CHRONIQUE DE NOWHERE LIRE LA CHRONIQUE DE WEATHER...

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Festivals été 2019 : suivez le guide

Festivals été 2019 : suivez le guide

Summer is coming! On ressort les lunettes de soleil qui avaient pris la poussière, on se fait une boisson anisée en terrasse et… on coche les festivals estivaux à ne pas manquer. Pour vous faciliter la tâche, on vous a préparé une petite sélection : Vous n’avez pas besoin de nous pour le savoir, s’il y a bien un incontournable, c’est le This Is Not A Love Song. Cette année encore, le rock indé sera à l’honneur avec Shellac, Built To Spill, Low, Stephen Malkmus & The Jicks, Kurt Vile & The Violators, Courtney Barnett, Fat White Family, It It Anita, The Messthetics (avec Brendan Canty et Joe Lally, anciens batteur et bassiste de Fugazi), Shame, Fontaines DC, Big Thief, Poutre… C’est déjà beaucoup, mais ce n’est même pas tout (voir la prog complète ci-dessous). Nîmes, capitale indie rock. Du 30 mai au 1er juin, à Nîmes (34). Toute la prog Du côté de Paris, le Villette Sonique fait toujours dans le pointu et qualitatif, avec de quoi satisfaire les amateurs de rock (Stereolab, Jonathan Bree, Julia Holter, Cate Le Bon…), d’électro (Tim Hecker, Mondkopf, David August…) ou de rap (Danny Brown, Channel Tres…). Et toujours de bons concerts gratuits en plein air pour flâner une bière à la main (Fontaines D.C., Black Midi, Crack Cloud, The Messthetics). Du 6 au 9 juin, à Paris. Toute la prog Nouveau venu creusois, le Check-In Party frappe très fort avec (on retient son souffle) Patti Smith, Foals, Etienne de Crécy, Oh Sees, Deerhunter, It It Anita, The Psychotic Monks, Slaves, La Colonie de Vacances, Bodega…. On espère un énorme carton pour qu’ils continuent dans cette voie… Et il n’y a aucune raison pour que ce ne soit pas le cas. Du 22 au 24 juin, à Augères (23). Toute la prog Au Pointu Festival, on a l’habitude de proposer du très lourd gratuitement. Et cette cinquième édition frise l’indécence. Jugez plutôt : Mogwai, Melvins, Converge, METZ, Slaves, Hot Chip, Steve Gunn, J.C. Satàn. Du 5 au 7 juillet, à l’ile du Gaou (83). Toute la prog On a déjà fait preuve d’un plus grand enthousiasme face à une prog de La route du rock mais ça reste solide. Les bretons font dans la valeur sûre avec de la grosse tête d’affiche plus (Stereolab, Deerhunter) ou moins (Tame Impala, Metronomy) respectable, du psyché cool (Pond, The Growlers, White Fence), de l’excité (Idles, Fontaines D.C.) et de quoi remuer le popotin (Jon Hopkins, Hot Chip). A St-Malo, du 14 au 17 août. Toute la prog La ferme électrique occupe toujours une place à part, à des années lumières des grosses machines (à fric). Encore du beau monde pour cette 10e édition et des...

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Camilla Sparksss – Brutal

Camilla Sparksss – Brutal

(On The Camper, 5 avril 2019) Peter Kernel n’est pas ce qu’on pourrait appeler un groupe prévisible. Vraiment pas. Malgré des comparaisons insistantes (et encombrantes) avec Sonic Youth (surtout au début de leur carrière), le groupe excelle dans la remise en question et l’effet de surprise permanent grâce aux personnalités bien marquées de ses deux têtes pensantes : Barbara Lehnoff et Aris Bassetti. Beaucoup se contenteraient donc de cela mais visiblement cela ne suffit pas à Barbara. Barbara se doit de satisfaire sa créativité bouillonnante. Pour cela, elle enfile parfois son costume de Camilla Sparksss et s’éclate. Brutal est le deuxième album de Camilla/Barbara (même si Aris y a grandement contribué). Brutal il l’est, indéniablement. Mais sans oublier d’être subtil, heureusement. L’intro (“Forget”) est contemplative et intrigante, perturbée par d’étranges sons électro venus brouiller les pistes. Les interrogations affluent, on est encore au round d’observation. Et puis, nous voilà largués en plein Orient, et sacrément désorientés (“Are You OK?”). L’Orient ou l’Afrique d’ailleurs ? Les darboukas sèment le trouble. Peu importe, nous voilà au milieu d’une foule en liesse, dansant et oubliant le reste. C’est aussi ça qui lui plait à Camilla, nous laisser errer le regard perdu, ne sachant bien si ce sont nos neurones qui sont sollicités (la rêveuse “Messing With You”, l’étrange “She’s A Dream” qui évoque parfois une BO de film noir) ou nos jambes qui doivent s’agiter (aucun doute sur la très dancefloor “So What”, sa basse intenable et sa punchline “I died once, i can die twice“). Dès lors qu’on cesse de se poser des questions, qu’on se laisse aller sans calcul à cette musique finalement bien plus primitive qu’elle peut en avoir l’air, l’écoute devient jubilatoire et addictive (le single “Womanized”, sacrément captivant). Si on se sent un peu moins concernés par la deuxième partie du disque, à mesure que l’aspect noisy de Camilla Sparksss reprend le dessus sur les mélodies (la rude “Walt Deathney” qui ne nous ménage guère), cet amoncellement de morceaux bigarrés parvient à faire étonnamment sens. Le charisme vocal de Barbara s’occupe du reste et nos tripes sont bien remuées sur la puissante “Sorry”, conclusion de l’album où les derniers mots sont scandés avec une intensité qui va crescendo… Rideau. Une fin brutale. Et un peu triste aussi car vite arrivée alors qu’on s’amusait bien. Camilla, Barbara, Aris, Peter… Revenez quand vous voulez ! Jonathan Lopez LIRE LA CHRONIQUE DE PETER KERNEL – THRILL...

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Atmosphere vient nous conter sa “Vida Local” mercredi à La Bellevilloise (Paris)

Atmosphere vient nous conter sa “Vida Local” mercredi à La Bellevilloise (Paris)

© Dan Monick Mercredi soir, le duo d’Atmosphere viendra défendre son remarquable dernier effort, Mi Vida Local, du côté de La Bellevilloise à Paris. Plus de 20 ans après leurs débuts, les fondateurs de l’indispensable label Rhymesayers (Aesop Rock, Brother Ali, Dilated Peoples, MF Doom…) ont prouvé à tous avec ce disque ou encore Southsiders (2014) qu’ils demeuraient des références incontournables dans leur genre. Rendez-vous mercredi prochain à La Bellevilloise (date unique en France) pour nous y serrer la pince et savourer les instrus de haute volée concoctée par Ant pour son éternel comparse Slug, au flow toujours aussi cool. Pour ne rien gâcher les excellents Dem Atlas, The Lioness et Dj Keezy ouvriront cette soirée qui revêt déjà des airs de grand messe du hip hop underground américain. Jonathan Lopez L’event...

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