Les Breeders rééditent leur discographie en vinyle et reviennent en France

Les Breeders rééditent leur discographie en vinyle et reviennent en France

Les Breeders nous rendent heureux en ce moment. Après un retour tonitruant le mois dernier avec le remarquable All Nerve, le groupe reviendra en France à la fin de l’année avec des dates au Transbordeur de Lyon le 18 novembre et au Trianon (Paris) le 21 novembre. Tout leur discographie (Pod, Last Splash, Title TK, and Mountain Battles) sera par ailleurs rééditée en vinyle le 18 mai. Jonathan Lopez   LIRE LA CHRONIQUE DE...

Lire la suite

A Place To Bury Strangers – Pinned

A Place To Bury Strangers – Pinned

Alors que le prédécesseur Transfixiation a passé l’épreuve du temps avec succès, on avait presque oublié que nos destructeurs de tympas préférés revenaient rendre visite à notre platine en ce mois d’avril. Durant ces 3 longues années de sevrage, A Place To Bury Strangers a connu un changement d’importance : une nouvelle batteuse, du nom de Lia Simone Braswell, a rejoint le groupe. Une batteuse aux attributions larges puisqu’elle vient épauler Paul Ackerman au chant et lui donne parfaitement le change (“There’s Only One Of Us” où les deux voix se répondent et où le refrain “indus/pop” à la Nine Inch Nails fonctionne à pleins tubes). Une nouveauté bienvenue qui fournit ainsi une corde supplémentaire à l’arc du groupe, qui n’en était déjà pas dépourvu. Les voilà donc qui mettent un peu d’eau dans leur noise (l’envoûtant “I Know I’ve Done Bad Things”, le mélancolique “Was It Electric”, “Situations Changes” et sa ligne de basse démoniaque) mais ne se font pas prier pour autant pour pousser leurs instruments dans leurs retranchements et les faire gémir comme il se doit sous la torture (“Attitude” ou la spasmodique “Execution”, les pads mitrailleurs et la basse qui mène la cadence sur “Keep Moving On”). Sans remettre en cause ses fondamentaux,  A Place To Bury Strangers parvient à opérer un léger lifting avec réussite. Et voilà comment, avec 5 albums au compteur, les New-Yorkais peuvent se targuer d’un passé glorieux et tabler sur un avenir radieux. Jonathan...

Lire la suite

Eels – The Deconstruction

Eels – The Deconstruction

On avait quitté Eels, tout penauds, frustrés comme il faut par le très (trop) sinistre The Cautionary Tales Of Mark Oliver Everett. Bonne nouvelle : The Deconstruction, s’il ne chamboule aucunement nos repères Eelsiens, est bien plus souriant et démarre sous de meilleures auspices. Un Eels, requinqué et fringant, se permet même d’improbables “chalala” et “choubidoubidou” dès la deuxième piste (“Bone Dry”). Bien dans ses bottes le bonhomme ? N’exagérons rien. Eels a morflé, ce n’est un secret pour personne (surtout pas pour ceux qui ont lu son autobiographie) et il n’est pas prêt de se départir de ses ballades introspectives. Après tout, un de ses meilleurs albums (Electro-Schock Blues) en était presque rempli. Mais aujourd’hui, il ne parvient plus vraiment à nous toucher droit au cœur. On ne voudrait pas passer pour de gros bâtards insensibles mais il n’y a rien qui ressemble plus à une ballade de Eels qu’une autre ballade de Eels et il apparait clairement que ses plus belles sont derrière lui. J’en veux pour preuve les poussives “Sweet Scorched Earth” et “In Our Cathedral”, l’épouvantable “The Epiphany” ou la quelconque “There I Said It”. Puisqu’il faut bien une exception qui confirme la règle : le morceau-titre qui ouvre l’album est lui une vraie belle réussite avec ses superbes arrangements de violon. On en redemande, et on en aura.. très peu. Heureusement toutefois que l’ami E n’oublie pas que la vie a aussi ses bons côtés et nous offre quelques friandises pop, reçues comme autant de bouffées d’air frais (“Bone Dry” donc, mais aussi la groovy en diable “Today Is The Day” qui contrebalance efficacement la désespérante “The Epiphany”). L’énergique et roublarde “You Are The Shining Light” nous rappelle aussi pourquoi notre attachement à cet artiste est grand. Citons enfin l’un des meilleurs morceaux, “Rusty Pipes”, et ses chœurs à la Morricone qui rajoutent une dimension épique, sans en faire trop. On signe, mais on va devoir se contenter de ça. Pas de quoi faire des triples saltos arrière d’enthousiasme mais il y a au moins matière à sauver les meubles et équilibrer quelque peu un bilan qui demeure bien terne. Jonathan...

Lire la suite

Le Pointu Festival toujours à la pointe

Le Pointu Festival toujours à la pointe

Alors qu’on vient de tomber de très haut avec la programmation de l’édition 2018 de Rock En Seine qui a oublié de faire honneur à son nom, le Pointu Festival confirme tout le bien qu’on pensait de lui. Ce petit festival qui deviendra grand se déroule sur l’ile du Gaou en plein mois de juillet et nous en met plein les oreilles deux jours durant moyennant la modique somme de… 0 euro ! Après une programmation déjà énorme l’an dernier, les pointus convoqueront cette fois les 7 et 8 juillet prochains Godspeed You!Black Emperor, Thee Oh Sees, Sleaford Mods, Fu Manchu, FIDLAR, Suuns, Carpenter Brut, Spring King, Deap Vally et Flashing Death. On se demande bien ce qu’on a fait pour mériter tout ça ! Jonathan...

Lire la suite

5 chansons, 5 disques par J.C. Satàn

5 chansons, 5 disques par J.C. Satàn

Changement de bassiste ou pas, certaines choses sont immuables. J.C. Satàn t’en met toujours plein la tronche sur scène. Et les nouveaux morceaux du fraichement sorti Centaur Desire, font le poids avec les hymnes (le mot est lâché) précédents. Avant cette nouvelle démonstration de force à La Clef (St-Germain) où ils partageaient l’affiche avec Jessica93, on a parlé autour d’une bouteille de Jack de 5 chansons de J.C. Satàn puis de 5 albums de leur choix. Et on a disgressé. Beaucoup. C’est bien parfois de disgresser. 1 – Loin De Moi (Satan EP, 2010) C’est le seul écrit en français. Parce que c’est hyper chaud d’écrire en Français ? Arthur (guitare, chant) : parce qu’elle était italienne et ne parlait pas encore aussi bien le français que maintenant. C’était vachement plus charmant je trouve, son texte est vachement plus touchant dit comme elle le dit que n’importe quel français qui l’aurait écrit comme un français. Paula (chanteuse) : c’est trop gentil. C’est toujours plus compliqué de trouver de la musicalité dans le français. C’est pas un obstacle qui s’est présenté par la suite ? Arthur : j’aime pas comment les français utilisent la langue dans la musique, sauf dans certains styles où ça marche. Je trouve qu’un étranger est beaucoup plus touchant. Paula : c’était vraiment un des premiers morceaux qu’on a faits, peut-être le 2 ou 3e. On savait même pas que c’était un groupe, on faisait juste des choses pour rigoler. Et je parlais encore plus mal le français parce que j’habitais pas encore en France. Vous étiez que tous les deux à la base ? Paula : quand on a fait les tout premiers morceaux, oui. Le but n’était pas de faire un groupe, c’était juste pour s’amuser entre potes. Lui avait déjà de la musique enregistrée, il savait pas quoi faire avec. Il m’a demandé de chanter dessus. (A Arthur) Même pour toi c’était difficile de chanter en français. Arthur : oui, tu te rappelles ! C’était hyper dur. Moi quand je chantais ses textes, j’avais envie de faire les mêmes fautes de français pour se détacher. Le français c’est une langue qui se regarde écrire, parler, qui s’écoute beaucoup parler. Il y a une vraie poétique dans l’écriture du français. Romain (batterie) : en anglais, tu chantes beaucoup plus du nez et en français c’est beaucoup plus dans les basses. Du coup en termes de fréquence, c’est pas du tout facile à mixer. Dorian (claviers) : ça ressort moins. Arthur : le français a souvent été mieux utilisé par les belges. Ça se déclame, y a une écriture dans la métrique, la façon de placer les mots. Il y a des accents en anglais...

Lire la suite