The Cure va sortir un nouvel album… et ce n’est pas une blague !

The Cure va sortir un nouvel album… et ce n’est pas une blague !

Un peu comme le nouveau Tool, attendu depuis des lustres et constamment repoussé, le prochain album de Cure est un éternel serpent de mer qui prend un malin plaisir à revenir régulièrement dans les conversations mais qui nous échappe depuis plus de 10 ans. Alors que le groupe de Robert Smith qui fête ses 40 ans de carrière, effectuera une tournée des grands festivals européens l’an prochain, incluant un passage à Rock En Seine fin août, et qu’il vient tout juste d’intégrer le Rock And Roll Hall Of Fame, en compagnie de Radiohead et Janet Jackson (ça sert à rien mais on imagine que ça doit faire plaisir), son légendaire chanteur-guitariste a indiqué que 4:13 Dream aurait bien un successeur l’an prochain “En voyant tous ces nouveaux groupes, j’en ai écouté quelques uns et rencontré beaucoup, ce qui m’a, en quelque sorte, inspiré pour faire quelque chose de nouveau. Donc oui, nous allons finir ce qui sera notre premier album en plus d’une décennie dans environ six semaines. Nous en sommes tous très excités.“ Nous aussi. Jonathan Lopez LIRE LA CHRONIQUE DE DISINTEGRATIONLIRE LA CHRONIQUE DE PORNOGRAPHYLIRE LE REPORT DU CONCERT À LONDRES EN...

Lire la suite

Iggy Pop va produire une série sur le punk

Iggy Pop va produire une série sur le punk

Ce n’est rien de moins qu’Iggy Pop, l’un de ceux à l’origine du punk avec ses Stooges à la fin des années 60, qui est à la tête d’une série de 4 épisodes sur le genre. Sobrement intitulé Punk, la série, co-produite par John Varvatos, verra intervenir quelques figures emblématiques du mouvement en Angleterre et aux Etats-Unis (mais visiblement, uniquement les plus connus). Jugez plutôt : John Lydon (ex-Johnny Rotten des Sex Pistols pour les incultes, avant de changer de nom et de style avec PiL), Marky Ramone (vous trouverez tout seul dans quel groupe il jouait), Wayne Kramer du MC5, Debbie Harry et Chris Stein (madame Blondie et son guitariste), Jello Biafra des Dead Kennedys ou encore Danny Fields, patron d’Elektra Records qui a vu passer quelques allumés punk en son sein. Plus incongrues, notons les présences de Dave Grohl (vous voyez qui c’est, hein ?), Flea (bassiste-slapper des Red Hot) et Duff McKagan (qui a joué dans plusieurs groupes obscurs mais bons de Seattle avant de devenir riche avec ces pitres de Guns N’ Roses… et de retourner dans les obscurs mais bons Walking Papers). Dans ce panorama complet sur “la musique, la mode, l’art et l’attitude DIY qui ont fait cette culture underground de marginaux et d’inadaptés auto-proclamés“, on nous promet des “photos rares et inédites, de vieilles archives vidéo poussiéreuses, ainsi qu’une bande originale bruyante faite de réussites et d’échecs du punk“. La série sera sur les écrans américains à partir du 11 mars, aucune date de diffusion n’a pour l’heure été annoncée pour la France. Jonathan Lopez Allez, à défaut d’une bande-annonce, on se remate un live de 1969 de l’iguane (l’image est pourrie, mais l’essentiel est ailleurs) LIRE LA CHRONIQUE DE SON DERNIER ALBUM (GUÈRE TRANSCENDANT) POST POP DEPRESSIONLIRE LA CHRONIQUE DE READY TO...

Lire la suite

Pixies – Come On Pilgrim… It’s Surfer Rosa

Pixies – Come On Pilgrim… It’s Surfer Rosa

(4AD, 28 septembre 2018) Comme le disait Jacques Séguéla, éminent spécialiste du rock indépendant « si tu n’as pas tous les premiers albums des Pixies en CD, vinyle et MP3, t’as raté ta vie ». C’était un peu radical certes, mais on est au moins d’accord pour dire que t’as raté ta discothèque. Fort heureusement, Frank Black et 4AD n’étant pas les derniers à courir après les biftons, la discographie des Pixies (à laquelle nous avions consacré un colossal article il y a quelques temps) fait l’objet de rééditions tous les 5 ans environ. Cette fois, il s’agit des deux premiers faits d’armes des bostoniens qui sont à l’honneur : le premier EP, Come On Pilgrim, et le premier album Surfer Rosa, sorti il y a 30 ans. Pourquoi faudrait-il donc se ruer sur ces disques, s’interrogent les incultes ? On vous explique. Viens donc Pilgrim, tu sais qu’on t’aime et on va raconter un peu ce que t’as dans le bide. Des mélodies délicieuses (“Ed Is Dead”) mêlées à une furieuse énergie punk (les hispaniques hystériques “Vamos”, “Isla de Encanta”), des refrains éternels (“Caribouuuuuuuuuuuu”)… Come On Pilgrim c’est décousu, c’est foutraque, c’est énervé, ça se chantonne autant sous sa douche que ça se pogote dans son salon (“you are the son of a motherfuckeeeer“). “Levitate Me” boucle ces 20 premières minutes géniales avec ce grain de folie qui ne quittera plus le groupe (enfin si, il le quittera en même temps que Kim Deal). 8 titres, 20 minutes et un bon paquet de promesses. Pas grand chose à demander de plus et pourtant quelques mois plus tard, Pixies enfonçait le clou au marteau piqueur avec Surfer Rosa. A l’époque, tout le monde se cognait de “Where Is My Mind?” qui n’est qu’un (grand) morceau parmi d’autres. Il y a tout sur Surfer Rosa, une intro de disque merveilleuse avec déjà une pure ligne de basse de Kim Deal, une doublette Black/Deal au chant qui fait merveille, des cris de demeurés du gros aux envolées éthérées de la petite. Des riffs incontrôlés, une hystérie permanente (“Something Against You”, “Broken Face”), une maitrise confondante (“River Euphrates”), un “Cactus” bien piquant qui mettra tout le monde à genoux, Bowie compris (qui le reprendra respectueusement). Des lignes de basse que tu peux apprendre en trois minutes mais que t’aurais jamais pensé à composer. Plus c’est con, plus c’est bon. Fabuleux disque pop expédié façon punk. Des morceaux bourré d’idées géniales, saugrenues, ou les deux, qui en disent bien plus en deux minutes que beaucoup le font en cinq. Surfer Rosa c’est aussi l’une des plus grandes chansons jamais écrites par Kim Deal : “Gigantic”. La formule loudQUIETloud à son paroxysme. On prend tous notre...

Lire la suite

Au revoir et merci Pete Shelley (Buzzcocks)

Au revoir et merci Pete Shelley (Buzzcocks)

Il était un des grands noms du punk anglais et il vient de nous quitter à l’âge de 63 ans. Pete Shelley, chanteur-guitariste des Buzzcocks, aurait succombé à une crise cardiaque jeudi 6 décembre. En 1976, il formait avec Howard Devoto les Buzzcocks à Manchester et participait ainsi à la vague punk anglaise, aux côtés des Sex Pistols et Clash, qui allait mettre un bon coup de latte dans la fourmilière rock et rebattre les cartes. Les Buzzcocks c’était l’urgence punk mêlée à l’efficacité pop de mélodies imparables, les Buzzcocks c’était des tubes à gogo, regroupés dans la formidable compil Singles Goin’ Steady revenant sur la période phare du groupe entre 77 et 79, où ils ont sorti 4 albums essentiels qui inspireront des générations entières. Après une séparation en 1981, le groupe s’était reformé 8 ans plus tard. Les Buzzcocks ont sorti leur dernier album, The Way, en 2014 et avaient célébré leurs 40 ans de carrière il y a deux ans au cours d’une grande tournée. RIP Pete Shelley Quelques classiques des...

Lire la suite

Interview – Cypress Hill

Interview – Cypress Hill

Pour être tout à fait honnêtes, on n’y croyait plus vraiment. On ne croyait plus Cypress Hill capable de nous offrir un album aussi consistant alors que Rise Up sorti il y a huit ans déjà, partait dans toutes les directions et rarement dans la bonne. Pour faire du bon Cypress, il fallait forcément que DJ Muggs soit de retour aux affaires, lui qui a façonné le son du groupe latino-américain et nous a gratifiés au fil des années d’instrus intemporelles. Quatorze ans plus tard, le voilà qui reprend enfin SA place, il nous tardait donc d’échanger avec lui à propos de ses retrouvailles avec Sen Dog et B-Real. Mais pour être tout à fait honnête là encore, on a bien cru que cette interview n’allait jamais se faire tant elle fut compliqué à mettre en place. Finalement, après des semaines de relance et d’échanges de mails infructueux pour caler un rendez-vous, Muggs a décroché le téléphone depuis sa demeure californienne. Et ce ne fut pas qu’une partie de plaisir avec un Muggs très peu coopératif rendant l’échange très tendu par moments. Entre deux réponses laconiques et remises en place, il a tout de même livré quelques réponses non dénuées d’intérêt. En toute honnêteté, c’était assez inespéré… “Le rock était bon jusqu’à Led Zeppelin, après ça tout est pourri. J’ai fait « (Rock) Superstar » pour me foutre de la gueule de tous ceux qui essayaient de rapper sur du rock, qui sont mauvais, pour leur montrer que c’est facile. Genre « qu’est ce que vous foutez, à part lécher des culs ? ».”   Vous avez tous été très occupés par vos différents projets ces dernières années, ça a dû te manquer de bosser avec B-Real et Sen Dog ! Oui c’est clair, j’étais vraiment très content de les retrouver pour de nouveau faire du Cypress Hill ! Comment ça s’est passé en studio ? Vous avez rapidement retrouvé vos marques ? C’était bien, c’était très bien. Vous êtes parvenus à vous montrer immédiatement productifs ? Je t’ai dit que c’était très bien. Bon… Il parait que le concept de l’album Elephants On Acid provient d’un de tes rêves. Tu peux nous en dire plus à ce sujet ? Je n’en serais pas capable… Mais si tu écoutes l’album, tu comprendras tout à propos de ce rêve. Mais tu te souviens toujours de tes rêves et il t’arrive souvent de t’en inspirer pour faire de la musique ? Oui je me souviens de tous mes rêves et parfois je m’en sers pour composer, parfois non. Ça dépend. Il y a beaucoup d’inspirations orientales sur ce disque. Comment as-tu développé cet intérêt pour ce type de musique ? Premièrement, ce sont des inspirations...

Lire la suite