Moaning de retour en mars. Extrait en écoute

Moaning de retour en mars. Extrait en écoute

Moaning, une des révélations post punk 2018, revient le 20 mars avec Uneasy Laughter chez Sub Pop. En voici un premier extrait “Ego” moins frontal que ce qu’on pouvait entendre sur leur premier album et aux synthés bien plus proéminents. Wait & see… La tracklist : 1/ Ego2/ Make It Stop3/ ///4/ Stranger5/ Running6/ Connect the Dots7/ Fall in Love8/ Coincidence or Fate9/ What Separates Us10/ ////////// 11/ Keep Out 12/ Saving Face 13/ Say Something Jonathan...

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TEASER VIDEO Exitmusik for a night #2 : The Guru Guru, Zarboth, Coude à l’Espace B

TEASER VIDEO Exitmusik for a night #2 : The Guru Guru, Zarboth, Coude à l’Espace B

La deuxième Exitmusik for a night (la troisième soirée qu’on organise) aura lieu dans un peu plus d’un mois et demi. Et comme de la bonne musique vaut mieux que de longs discours, voici un teaser de toute beauté brillamment monté par Alain Dutertre : The Guru Guru, Zarboth, Coude à l’Espace B le 29 février. Save the date! L’event Facebook Les préventes Nos articles sur Zarboth Nos articles sur...

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Le nouvel album de Pearl Jam sortira fin mars

Le nouvel album de Pearl Jam sortira fin mars

Plus de six ans après Lightning Bolt, son dernier album, on connait enfin la date de sortie de son successeur. Après avoir publié des visuels sur ses réseaux sociaux sans plus d’explications, le groupe a mis en place une étonnante campagne de communication avec un jeu grandeur nature, sorte de Pokemon Go version Pearl Jam, avec des images à retrouver dans certains lieux précis. L’album aura pour nom Gigaton, titre figurant sur les affiches postées par des fans qui se sont rendus sur les lieux de cette drôle de chasse au trésor. Le visuel représentant quant à lui fort logiquement la pochette du disque. Le groupe a par la suite confirmé officiellement l’annonce, précisant que l’album sortira le 27 mars prochain. Rappelons que Pearl Jam sera en tournée en Europe cet été avec notamment un passage au Lollapalooza Paris le 19 juillet prochain. Jonathan Lopez Tous nos articles sur Pearl Jam (chroniques, live reports) “Can’t Deny Me”, dernier morceau dévoilé par le groupe, figurera-t-il sur l’album...

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Gang Starr – One Of The Best Yet

Gang Starr – One Of The Best Yet

(Gang Starr Enterprises, 1 novembre 2019) Il est temps d’enfiler de nouveau le bleu de chauffe. Hors de question que le dernier Gang Starr, déjà tristement (injustement ?) absent de mon top, ne figure pas non plus à la case chroniques d’Exit.  D’autant qu’il revient d’assez loin celui-là. Certains éléments laissaient craindre le pire. Un Gang Starr nouveau neuf ans après la mort de SA voix Guru et 16 ans après leur dernier bijou, The Ownerz, ça sentait mauvais le raclage de fonds de tiroir. Le nom de l’album (reprenant le fameux sample de “Full Clip”) ainsi que l’intro medley de leurs meilleurs morceaux n’étaient pas non plus de nature à rassurer.  Mais il faut surtout voir là un hommage de DJ Premier à son pote et comparse de quinze ans de carrière avant que l’eau ne coule sous les ponts et que la faucheuse ne les sépare définitivement. Et il faut croire que les tiroirs de Preemo (en réalité, ceux de Solar pour qui Guru avait initialement réalisé les enregistrements entendus ici) recèlent de merveilles inexploitées. Certaines viennent ainsi rejoindre d’emblée leur glorieuse descendance. C’est le cas de “Lights Out” et son instru totalement obsédante avec un M.O.P remonté comme une pendule, ou “Family And Loyalty” et sa petite boucle de piano mélancolique on ne peut plus appropriée au message délivré (on y reviendra).  De Famille et Loyauté, il est question puisque de nombreux MCs de renom (voire de légende) viennent prêter main forte à l’hologramme vocal de Guru. Q-Tip plante un refrain de grande classe qui donne une tout autre dimension à un “Hit Man” assez classique, “From A Distance”, renforcé par un Jeru The Damaja en forme olympique, s’impose en classique immédiat. Et il est tout à fait jouissif d’arpenter une dernière fois le ghetto new-yorkais aux côtés de Guru accompagné par un Talib Kweli qui s’y connait un peu sur la question “Business Or Art”. Quant à l’instru tendue de “Take Flight (Militia, pt 4)”, elle colle impeccablement à l’équipe de teigneux résolument offensifs recrutés pour l’occasion (Big Shug et Freddie Foxxx).  Regrettons tout de même un “Get Together” qui aurait pu être de très bonne tenue s’il n’était plombé par un refrain RnB bien vilain et inapproprié (on n’applaudit pas Ne-Yo pour sa contribution alors que la rappeuse Nitty Scott fait, en revanche, preuve d’un aplomb et talent certains). Globalement cela demeure donc du haut, du très haut niveau. Et quel bonheur d’entendre à nouveau retentir le flow de master Guru sur les instrus de son compère historique (on n’a rien contre Solar mais clairement la vraie team de tueurs c’est bien celle-ci et il était presque incongru de voir Guru collaborer avec un...

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DJ Shadow – Our Pathetic Age

DJ Shadow – Our Pathetic Age

(Mass Appeal, 15 novembre 2019) Serions-nous totalement masochistes au point de continuer à nous infliger les dernières sorties de DJ Shadow, lequel se complait dans l’indigence depuis belle lurette ? Ou simplement de doux rêveurs qui considèrent que si le génie a déjà frappé une fois (voire deux, tant The Private Press avait peu à envier au cultissime Endtroducing), fût-ce il y a bien longtemps, il est tout à fait capable de ressurgir de sa lampe à tout moment ? Sans doute un peu des deux. DJ Shadow, lui, aimerait simplement que l’on se souvienne de quoi il est capable et il s’est dit qu’en nous proposant un double album, affublé d’un message sociétal d’actualité (d’une originalité folle « les réseaux sociaux, c’est mal »), on allait voir ce qu’on allait voir. Ce fut vite vu. On sent la volonté de marquer le coup dès l’entame avec une intro en forme de blockbuster (« Nature Always Wins » distordue à l’excès) suivie d’un beat et de synthés qui en imposent. La petite instru abstract hip hop qui déboule ensuite fait son petit effet, on aurait pu plus mal tomber (« Slingblade »). De là à s’exciter ? N’exagérons rien. L’enthousiasme ne monte jamais bien haut sur ce premier disque qui, à l’exception de quelques morceaux honnêtes (le très SF « Intersectionality », un « Firestorm » intense en forme de BO épique ou « We Are Always Alone » tout en sobriété) suscite davantage de soupirs que de cris d’exaltation (l’improbable gloubi-boulga ragga/electro « Rosie », l’agaçante « Beauty, Power, Motion, Work, Chaos, Law » qui parait aussi longue que son titre alors qu’elle ne dure que 2’07 ou ce « Juggernaut » totalement vain qui fait beaucoup de bruit pour si peu). Puisqu’il a bien du mal à se distinguer seul mais possède toujours un carnet d’adresses enviable (jusqu’à quand ?), Shadow a convoqué un casting 5 étoiles pour le sortir du marasme. Sur le second disque, il se contente du rôle de beatmaker et s’acquitte plutôt bien de la tâche quand il s’agit de dérouler le tapis rouge à des grand noms comme Nas, un tiers du Wu-Tang ou De La Soul (« Rocket Fuel », très entrainante). On atteint rarement des sommets mais tout va pour le mieux lorsque l’on reste dans le plus pur style hip hop (« C.O.N.F.O.R.M. », « Taxin’ », « Urgent, Important, Please Read ») mais Shadow est audacieux et s’aventure aussi fort maladroitement en terrain glissant (« Dark Side of the Heart » et son refrain RnB dégueulasse, le morceau-titre crispant à souhait naviguant en eaux troubles funk/soul/disco). Bref, Josh Davis s’est probablement persuadé que pour cesser de n’être que...

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