Atmosphere @ La Bellevilloise (Paris), 24/04/19

Atmosphere @ La Bellevilloise (Paris), 24/04/19

© Julien Robin C’est plus fort que nous, on ne peut réfréner une certaine appréhension avant un concert hip hop. Si les bons souvenirs demeurent largement majoritaires, certaines désillusions ont été si fortes qu’elles restent gravées (oui, Onyx on pense à vous) et font ressurgir des échanges de regards incrédules qui signifiaient “euh, c’est vraiment fini là ?“. Avant Atmosphere toutefois, plusieurs éléments étaient de nature à rassurer : le duo a sorti l’an passé un album en tout point remarquable et Slug et Ant sont réputés pour leur professionnalisme et… bon nombre de comparses guillerets sont à mes côtés pour un avant concert des plus animés. La mousse coule à flot, les vannes pourries fusent, les rires sont tonitruants et, cherry on the cake, Slug nous salue (!) lorsqu’il passe devant notre joyeuse troupe au coin de la rue qui abrite deux des meilleures salles parisiennes : la Maroquinerie et la Bellevilloise, où nous nous rendrons.. quelques verres plus tard. Trois premières parties signées Rhymesayers (Dj Keezy, Dem Atlas et The Lioness) ne seront pas de trop puisque sans elle on aurait (encore) été capables de manquer le début. A notre arrivée, les discussions enflammés se poursuivent mais doivent soudain s’interrompre lorsque Slug est accueilli chaudement au sous-sol. Le bonhomme affiche un air décontracté. Une vingtaine d’années à enchainer les concerts, ça rode. Son acolyte Ant est posté derrière ses platines. Un autre DJ dont nous tairons le nom (puisque nous ne le connaissons pas) l’épaule. Le concert débute par “Jerome”, morceau d’ouverture du dernier album, Mi Vida Local, et single redoutable. Le son n’est pas sursaturé par les basses, les instrus aisément reconnaissables et le chant parfaitement intelligible. Bref, certains des écueils récurrents de concerts de rap sont évités. Ça commence bien. D’autant que ce cher “Jerome” n’a pas son pareil pour motiver les troupes. “I’m cool” scande Slug entre deux beats qui claquent. Il l’est, indéniablement. La très offensive “Stopwatch” poursuit sous les meilleurs ensuite auspices ce début de concert copie conforme à celui de l’album. La setlist va survoler la quasi totalité de leur discographie, sans lésiner sur les classiques “Lovelife”, “Fuck You Lucy” et “God Loves Ugly” issu de l’album masterpiece du même nom. Avant “Virgo” et sa boucle de de guitare acoustique immédiatement reconnaissable (très Everlast), Slug déroule un très bon freestyle avec la classe qu’on lui connait, ce qui a le don d’exciter quelque peu un public, il faut bien le dire, un peu trop sage jusque-là. Et quoi de mieux que du tube pour secouer tout ce petit monde ? “Always Coming Back Home To You” et sa somptueuse instru vient alors ouvrir un rappel de folie.  Une fois rejoint par...

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PLAYLIST – Money!

PLAYLIST – Money!

Le moment est venu de faire sa déclaration de revenus. Un bonheur… Pour vous aider à faire passer la douloureuse avec le sourire, on vous a concocté une playlist qui parle d’argent, de thunes, de flouze. Vous allez voir, on encaisse...

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Night Beats – Myth Of A man

Night Beats – Myth Of A man

(Heavenly, 18 janvier 2019) Depuis l’excellent Who Sold My Generation sorti il y a 3 ans déjà, le quatrième album des Nights Beats était attendu de pied ferme. Le voilà enfin entre nos mains fébriles et dès la première écoute, le constat est clair : l’énergie et le psychédélisme d’antan ont été supplantés par un son plus assagi et bluesy. Pour cela, Danny Lee Blackwell, le leader du groupe, a quitté son Texas natal, pour poser santiags et valises à Nashville en confiant la production à Dan Auerbach, l’une des moitiés des Black Keys. Il s’est également entouré de musiciens de session qui ont travaillé avec des légendes comme Aretha Franklin et Elvis. A l’écoute de Myth Of A Man, difficile de ne pas faire le parallèle avec le dernier Arctic Monkeys, son côté rétro, son chant très en avant, parfois proche du crooner (« Too Young To Pray »). La première écoute de l’album est déroutante et laisse un peu perplexe. Myth Of A Man nous semble d’abord quelconque mais finit, au gré des écoutes, par dévoiler ses qualités et devenir plaisant, pour peu qu’on accepte le changement de cap opéré par le groupe. Un sentiment de spleen plane sur ce disque marqué par la période destructrice que le groupe a traversé durant le processus de composition. A travers ses différents personnages, Blackwell nous dessine le mythe d’un homme, probablement son double, en quête de rédemption. La démarche est louable et donne lieu à un album non dénué de charme, à défaut d’être incontournable. Reste à voir ce qu’il donnera sur scène le 14 février prochain à Petit Bain (Paris). Alain Dutertre LIRE LA CHRONIQUE DE WHO SOLD MY GENERATION LIRE L’INTERVIEW DE NIGHT...

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Chokebore va avoir droit à son livre

Chokebore va avoir droit à son livre

L’excellente maison d’édition Camion Blanc qui se définit comme “l’éditeur qui véhicule le rock” et vient de sortir en version française l’indispensable Our band could be your life de Michael Azerrad (enfin !), va publier en février un livre consacré à Chokebore. Chokebore : Days Of Nothing, écrit par Thierry Jourdain (du zine Equilibre fragile) reviendra sur la carrière du groupe 90s mythique de Troy Von Balthazar (dont on attend le nouvel album solo d’ici peu) séparé en 2005. Jonathan...

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High Tone revient faire trembler vos murs

High Tone revient faire trembler vos murs

Alors que leurs potes de Brain Damage fêtent leurs 20 ans de carrière et ont rejoint Zenzile pour une énorme affiche à l’Elysée Montmartre le 16 mars prochain, les lyonnais de High Tone, autres pionniers de la scène dub française, reviendront le 1er mars avec leur huitième album, Time Has Come, chez leur label historique Jarring Effects. Pas encore d’extrait à se mettre sous la dent mais une chouette pochette que voici : Jonathan...

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