RIP Prodigy (Mobb Deep)

RIP Prodigy (Mobb Deep)

  Le Hip Hop new-yorkais perd l’une de ses légendes, Prodigy de Mobb Deep est décédé aujourd’hui à l’âge de 42 ans. Aux côtés d’Havoc, tous deux originaires de Queensbridge, ils fondent Mobb Deep au début des années 90. Ils marqueront l’histoire du rap avec les indispensables The Infamous et Hell on Earth, qui contiennent une flopée de titres devenus classiques comme « Shook Ones Pt.II » et « Survival of the Fittest ». Il signe également H.N.I.C, son 1er solo, en 2000. Plus intime, il y parle notamment de la drépanocytose, une maladie dont il est atteint et contre laquelle il lutte depuis son plus jeune âge. Il se pourrait bien que cette maladie soit la cause de ce décès tragique mais il est encore trop tôt pour le dire… Il avait été hospitalisé quelques jours plus tôt à Las Vegas à la suite d’un concert. RIP...

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Ride – Weather Diaries

Ride – Weather Diaries

Voilà qui est embarrassant. On a tellement adoré Ride qu’on aurait bien aimé ne pas avoir à sortir la sulfateuse pour parler de leur nouveau disque. Mais là, ils ne nous ont pas laissé trop le choix. Comment voulez-vous qu’on passe sous silence un refrain aussi lourdaud que celui de « Charm Assault » (qu’ils ont même osé envoyer au front, en single. Courageux.) ? Comment tolérer une intro aussi hideuse que celle de « All I Want » (tentative électro calamiteuse, qui nous suit, comble de l’horreur, tout le morceau…) ? Comment ne pas capituler face à ce « Rocket Silver Symphony » qui sonne comme du mauvais Air ? De l’air, il nous en faut un peu et, heureusement, ce disque offre quelques bouffées d’oxygène salvatrices, nous rappelant que Ride a écrit de très grandes chansons et qu’il est encore capables d’en composer quelques bonnes. Comme ce « Lannoy Point » accrocheur en ouverture, même s’il reste plus gentiment confiné dans la catégorie dream pop que shoegaze. « Cali », en sus du rire nerveux généré par son titre, nous offre une mélodie enthousiasmante. Poursuivons la distribution des (rares) bons points avec la rêveuse « Home Is A Feeling » ou « Weather Diaries » qui ose enfin sortir des rails pour partir explorer le royaume du bruit (qui leur était si familier auparavant). Ouf le marasme n’est donc pas total. Mais, alors qu’on pensait pouvoir éviter le jugement fatidique de justesse, le dernier morceau, « White Sands », lénifiant à souhait (s’étalant laborieusement durant 6 longues minutes) nous en dissuade. Non vraiment on ne sait pas trop quoi faire de ce disque, mais on sait au moins quoi en penser : il vaut mieux l’oublier....

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Personal and the Pizzas – Personal and the Pizzas

Personal and the Pizzas – Personal and the Pizzas

L’intro/speech du chanteur marquera l’histoire du punk à la sauce Little Italy. Ambiance « J’les mets sur la table et j’vais t’apprendre la vie, ya lil’ square!« . Et ça continue sur tout l’album. Genre, quand le mec fait son solo de gratte, il peut pas s’empêcher : « So, wha dya think ’bout that, uh?!« . Ça sent un mélange d’origan et de bibine bon marché, de mozza et de sniffin’ glue. Mes préférées font penser aux Zeros avec ce côté lo-fi et répétitif, je pense à « Rock and Roll » et « Joey Quit the Pouch ». Ça serait réducteur (et bateau) de citer le MC5 (« Brain Damage ») et Joey Ramone (« Bored Outta my Brains »). « Concentration Camp » est dans la lignée des Forgotten Rebels avec leur « Nazis », de très bons tracks avec du vrai mauvais goût dedans. Puis, ce moment de grande tendresse, « Joanie » à la fin de laquelle une Peroni traverse le studio et va s’éclater contre le mur… « The greatest freakin band in the world« ! Ils le disent eux-mêmes. En attendant, le « world » les attend de pied ferme, mais pas dans une belle salle aux normes et avec de beaux verres en plastique, non… plutot dans un sous-sol mis à dispo par le cousin du voisin de la belle-soeur du patron qui a un petit arrangement avec les flics locaux. Finissons par leurs propres paroles de sagesse, « you ready to learn something? So listen up, you little brat. All you gotta do is start smokin, start drinkin, start fightin and keep on eatin pizzas, lotsa pizzas. And one day, ya’ll be just like us, Personal and the Pizzas!!! » Manu...

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This Is Not A Love Song (Nîmes), du 09 au 11/06/17

This Is Not A Love Song (Nîmes), du 09 au 11/06/17

5e édition. 5 scènes. 52 groupes. 47 heures de live.   Cette édition 2017 du This Is Not A Love Song (Tinals pour les intimes) commence de la meilleure des façons : pas de grèves de la SNCF. Il y a un an, c’était la première fois que j’y allais, ce fut le coup de foudre. Tinals ressemble à une famille. Nous y trouvons des bars, des concerts, des gens cool et du soleil. On est donc prêt pour trois jours de bonheur à l’état pur.     Vendredi 9 juin   Après avoir pris le train à 8h du mat’, je réalise que j’ai pas fait mes 7h de sommeil… fuck it. On commence avec The Coathangers (interview à lire prochainement). Le trio d’Atlanta assure grave en live. Elles commencent par jouer mon morceau préféré (« Squeeki Tiki »), ce qui n’est jamais mauvais signe. Fureur et mélodie, le son est violent, dynamique et efficace. Grand final sur scène… une guitare sera donnée à un fille du public. Et ce n’est pas n’importe quelle gratte… mais celle volée aux Growlers ! Et ouais… YOU DON’T FUCK WITH THE COATHANGERS… Trop cool ces trois filles ! Live 9/10   Je file voir The GROWLERS. Quatuor de rock pop psyché californien, les Growlers sont aussi trés connus pour leur festival annuel Beach Goth – super festoche que je recommande au passage. Sur leur 5eme Album, City Club (Cult Records), moins surf que les précédents et avec un penchant plus prononcé pour les synthés, on retrouve  de façon notable la touche de Julian Casablancas (The Strokes), dans le plus pur style New Yorkais made in Cult Rds. Et, dans la douceur d’un coucher de soleil et forts d’une nouvelle gratte, commence leur show… qui se révèlera excellent. Le morceau « City Club » me tue en live. Je reste bloqué dessus. J’ai hâte de les voir à nouveau sur scène. Live 8/10   A 22h30 déboule Flying Lotus. De l’art. De la musique. Un concept. La dernière fois que j’ai vu FlyLo remonte à 2009 ou 2010 à Los Angeles, juste après la sortie de son album bien nommé Los Angeles (Warp RDS- 2008). Le concert était complètement dingue et ce fut le cas à nouveau à TINALS. Tout est dans le personnage et son style, assez uniques, tout autant que les visuels qui l’accompagnent sur scène. Voilà quelqu’un qui s’efforce de faire preuve d’originalité et de contenance, ne se contentant pas seulement de produire des beats cool. Un artiste à part entière, tout simplement. Le concert de FlyLo fait tripper tout le monde, avec ou sans drogue. Live 8/10   Avec tout ça j’ai loupé Shame. Il parait que c’est bien… Mais il reste deux gros morceaux, respectivement électro et punk (ou deathpunk pour les spécialistes) : Moderat et Turbonegro. Malheureusement programmés en même temps. Le set des premiers est impeccable. Son parfaitement berlinois et avec la pleine lune, ça le fait....

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Mudhoney dévoile « Hey Neanderfuck »

Mudhoney dévoile « Hey Neanderfuck »

  Le 11 juin dernier, Mudhoney, qui travaille actuellement sur un nouvel album, dévoilait en concert trois nouveaux morceaux « Hey Neanderfuck », « Nerve Attack » et « Paranoid Core ». Le premier d’entre eux qui répond donc au doux nom de « Hey Neanderfuck » sortira prochainement sur la compilation Bash 17 chez Amphetamine Records, aux côtés notamment des Melvins et de Lydia Lunch Retrovirus. Voilà ce que ça donne (du pur Mudhoney dans le texte, classique et efficace)...

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