Dans le bac d’occaz #29 : The Replacements, The Boo Radleys, Stupeflip

Dans le bac d’occaz #29 : The Replacements, The Boo Radleys, Stupeflip

Chaque mois BlackCondorGuy plonge pour vous dans le bac d’occaz en écoutant des albums indispensables selon des amis mélomanes et/ou des lecteurs d’Exitmusik. 30 ans (de 1977 à 2006), 30 disques. Chaque mois 3 albums de cette liste, écoutés au moins une fois par semaine. Les albums sont regroupés par le dernier nombre de leur année de sortie (1986-1996-2006, 1977-1987-1997, 1978-1988-1998, et ainsi de suite).*   Dans le bac d’occaz’ #28 : suggestions pour les années en 4       C’est les vacances, mais j’ai quand même envoyé mes cartes postales pour le bac d’occaz ! The Replacements – Tim (1985) : suggéré par Pierre/La Escoba Cher Pierre, Merci pour ta proposition de passer les vacances au pays des Replacements. Je connaissais déjà un peu le coin, j’étais même déjà passé quelque fois à Tim sans trop m’arrêter, et j’avais trouvé ça très chouette. Sans surprise, je m’éclate bien ici, une chouette ville étudiante américaine où les bars sont ouverts tard la nuit. Ils ont pris l’architecture de Let It Be et ont poussé le concept encore plus loin, ce n’est pas pour me déplaire. Et j’ai vraiment adoré visiter “Here Comes A Regular”, c’est presque aussi beau que “Answering Machine”! Encore Merci, la bise et bonnes vacances !   The Boo Radleys – Wake Up! (1995) : suggéré par Gaylord Cher Gaylord, Je t’avoue qu’avant de partir je craignais de me faire une virée dans une contrée 80s connaissant un peu tes goûts, mais j’ai été très agréablement surpris par ce que j’ai trouvé ici. Si ce n’était que les chouettes petites plages qui évoquent une version noisy des Zombies, j’aurais déjà été conquis, mais en explorant les petits coins, je me suis rendu compte que Boo Radleys avait des espaces surprenants à offrir. Chouette découverte, j’y retournerai sans aucun doute, surtout que Giant Steps a l’air encore meilleur ! Merci, la bise et bonnes vacances! Stupeflip – Stup Religion (2005) : suggéré par Greg de Wonderflu Cher Greg, Tout va bien. Je n’étais pas trop sûr de moi quand tu m’as filé ton plan camping sauvage avec des allumés, surtout que pour moi Stupeflip c’était simplement des gars qui avaient surfé sur la vague fumeurs de joints au début des années 2000. Ben pas du tout, on a passé un séjour très sympa avec des gens, certes allumés, mais inventifs et pleins d’humour. Alors oui, c’est un peu parti dans tous les sens et je ne reviendrais pas tous les ans, mais c’était plutôt bon enfant et ça valait le coup rien que pour l’expérience, ne serait-ce que pour avoir l’impression d’écouter de la musique faite par l’équipe du Monde de Monsieur Fred. Merci, la bise et bonnes...

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Dans le bac d’occaz’ #28 : Prince, Guided By Voices, Arcade Fire

Dans le bac d’occaz’ #28 : Prince, Guided By Voices, Arcade Fire

Chaque mois BCG plonge pour vous dans le bac d’occaz en écoutant des albums indispensables selon des amis mélomanes et/ou des lecteurs d’Exitmusik. 30 ans (de 1977 à 2006), 30 disques. Chaque mois 3 albums de cette liste, écoutés au moins une fois par semaine. Les albums sont regroupés par le dernier nombre de leur année de sortie (1986-1996-2006, 1977-1987-1997, 1978-1988-1998, et ainsi de suite).* Dans le bac d’occaz’ #28 : suggestions pour les années en 4   Prince And The Revolution – Purple Rain (1984) : suggéré par PC Cher PC, Comment dire… je suis un peu partagé. Déjà, je connais évidemment Prince depuis un moment et j’en ai entendu pas mal de titres qui m’ont tous déplu. Ensuite, tu connais mon aversion pour les années 80 et leurs sons synthétiques qui ont très, très mal vieilli. Du coup, je me suis demandé si cette proposition n’était pas un acte sadique de ta part. Ou alors, c’est que ce qu’il y a sur le disque dépasse les frontières du mauvais goût pour arriver à faire quelque chose de génial avec plein de choses que je n’aime pas. Difficile de savoir à quoi m’attendre. Au final, donc, je suis un peu partagé. En fait, il y a un peu des deux, dessus. On y trouve à foison de synthés dégueux et de plan archi clichés de l’époque et ce dès l’ouverture du disque. Mais en même temps, les morceaux sont globalement plutôt bien foutus et on y trouve souvent au minimum une mélodie accrocheuse ou un plan intéressant. Il y a même des morceaux que j’apprécie, et pour du Prince, c’est assez exceptionnel. D’une part, donc, c’est la première fois que j’écoute un truc de Prince et que je ne trouve pas ça éprouvant auditivement. D’autre part, il y a quand même les aspects 80s qui viennent plomber mon délire, et la face B du disque me laisse assez froid (les trois compos avant “Purple Rain” se mélangent un peu dans ma tête, et cette dernière est quand même un summum de mièvrerie power ballad). Je pourrais presque dire que c’est une belle surprise, mais disons que c’est déjà une surprise pas trop moche.   Guided By Voices – Bee Thousand (1994) : suggéré par Santiago de Wonderflu Cher Santiago, Comme toujours, sauf la fois où tu m’as conseillé du Iron Maiden, tu sais trouver des choses qui me plaisent. Pourquoi n’avais-je jamais écouté Guided By Voices avec attention avant alors qu’ils ont été repris par les Breeders et que le backing band de Robert Pollard compose Cobra Verde et donc la moitié de Sweet Apple, trois groupes pour qui j’ai beaucoup d’affection ? Je crois que ce qui...

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Hommage à Corbier

Hommage à Corbier

C’est ce week-end que j’ai appris la sale nouvelle : François Corbier nous a quittés. Lui qui nous demandait de lui souhaiter de vivre 150 ans en bonne santé, il semblerait que ce soit râpé. Il nous avait fait état en off de problèmes médicaux lorsque nous l’avons interviewé pour notre rubrique 5 chansons/5 disques, ce n’est donc pas une surprise totale, mais quand même, ça nous fait quelque chose. Comme beaucoup, j’ai connu Corbier par sa carrière télévisuelle et ses chansons pour enfants. Je ne sais pas quelle mouche m’a piqué, peut-être celle de la nostalgie pour être honnête, pour me pousser à m’intéresser à sa carrière musicale au début des années 2000. Peut-être aussi ses accointances avec Léandri de Fluide Glacial, qui laissaient présager de qualités humoristiques et d’écriture. Quoi qu’il en soit, j’ai découvert quelques chansons de son disque Carnet Mondain, de mémoire “Les  Épinards” et la version rap de “R.I.K.”, et décidé dans la foulée d’aller le voir en concert. La première chanson ce soir-là parlait de son envie de niquer une éléphante, autant dire que la rupture avec la télévision et les années AB Productions était définitivement consommée. Bluffé par ce que j’avais vu, séduit par des qualités humoristiques et d’écriture confirmées, ainsi que par un sens mélodique insoupçonné, je m’empressais d’acheter l’album. Carnet Mondain est sans doute plus un exercice de style qu’un véritable album, l’idée étant à mon avis de montrer ce que François Corbier pouvait faire dans un registre différent de la chanson pour enfants. Il est foutraque, avec des chansons classiques par-ci, des chansons flash par-là, des conneries, une chanson bonus rappée, et part un peu dans tous les sens musicalement (on y trouve du tango avec la chanson d’amour SM “Reviens Reviens” ou de la folk inspirée de Bob Dylan, par exemple) et au niveau de l’orchestration, mais il y a indéniablement de bonnes choses dessus. Ma seule déception, c’est que le concert m’avait laissé voir que le point fort de l’artiste, c’est le guitare-voix, et il y en a peu ici. Ce défaut a été corrigé en 2003 sur le disque Toi, Ma Guitare et Moi, grâce à un faux live. François Corbier s’est donc enregistré avec sa guitare et quelques personnes en studio pour recréer exactement l’ambiance de la scène, pour quelques chansons déjà connues (dont celles de l’époque télé qu’il rejouera pour la dernière fois et une compilation de chansons flash) et une majorité d’inédites. C’est une réussite en tout point, d’autant que les nouvelles chansons ne sont pas en reste (“La Tempête”, “La Galère Capitaine” qui revient sur les années Club Do, “J’arrive Chez Elle”…). Le seul défaut de cet album est d’avoir été épuisé quasiment...

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Don’t Look Back #3 : Oasis – Definitely Maybe

Don’t Look Back #3 : Oasis – Definitely Maybe

On a tous des albums qu’on a rayés à force de trop les écouter, des disques de chevet qui nous ont suivis intensément pendant des années (ou des mois, ou des semaines) et qu’on a fini par laisser de côté, soit par lassitude, soit parce qu’on est passé à autre chose. C’est la vie. Que se passe-t-il quand on ressort ces albums dix ou quinze ans après ? Exercice complémentaire du bac d’occaz, BCG se plonge dans des albums qu’il connait parfois sur le bout des doigts… mais qu’il n’a pas réécoutés depuis une éternité. Au début : Je découvre Oasis avec leur album suivant, (What’s The Story) Morning Glory?, avant même que “Wonderwall” ne se mette à squatter toutes les radios et toutes les soirées par l’intermédiaire du mec qui cherche à serrer avec les 4 accords de guitare qu’il connait, et c’est immédiatement la grosse claque. Le rock’n roll classique saupoudré de l’énergie punk avec un peu de désabusion et une production plus typique des années 90, ça change de l’eurodance et du rap français, et ça a de quoi chambouler un gamin d’une dizaine d’années. Résultat, Oasis devient mon groupe préféré en quelques jours et le restera quelques trimestres. Je prends même une décision qui aura un certain impact : ma musique, maintenant, c’est le rock ! J’arrête donc tout le reste plus ou moins d’un coup, j’arrête la radio (qui n’en passe quasiment plus), et je vais tourner avec les quelques CDs et cassettes sur lesquelles je peux mettre la main. Du coup, je découvre vite le premier album d’Oasis, Definitely Maybe, qui me plait autant que le suivant. Après : Si les frères têtes à claques ont réussi à me mettre pour de bon sur le chemin de la musique à guitare, celui-ci est resté semé d’embûches jusqu’à atteindre au final une zone de goûts qui parait enfin me correspondre, et ils ont été plus ou moins abandonnés sur la route. Je ne dis pas que je ne réécoute pas deux ou trois morceaux à l’occasion avec un réel plaisir, mais l’excitation à entendre la voix de Liam ou les chansons de Noel a elle bel et bien disparu. Il faut dire qu’au passage, j’ai découvert toutes leurs illustres influences qui m’échappaient à l’époque (hormis l’intro d'”Imagine” que j’avais quand même reconnue au début de “Don’t Look Back In Anger”), et que celles-ci sont tout de même un cran au-dessus à tous les niveaux. Du coup, j’ai rangé leurs disques et les quelques écoutes que j’ai pu en faire à l’occasion ne m’ont pas vraiment motivé à les ressortir. Maintenant : J’écoute donc Definitely Maybe pour la première fois depuis très longtemps, sans appréhension...

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L7 @ La Cigale (Paris), 13/06/18

L7 @ La Cigale (Paris), 13/06/18

C’est dur de vieillir. Quand on se rend compte qu’on loupe les premières parties non pas parce qu’on est resté avec ses potes boire des bières, comme certains sont coutumiers du fait, mais pour de sombres histoires de boulot ou de bain à donner, on doit se rendre à l’évidence. Quand on doit se faire violence pour sortir le mercredi soir, alors que c’est L7 qu’on va voir, aussi. Je ne peux donc malheureusement pas vous parler de Black Moth qui ouvrait ce soir, arrivé juste après leur prestation, mais je peux vous expliquer pourquoi je ne regrette absolument pas d’avoir fait le déplacement malgré le poids des années. Car même si le temps d’installation aura été un peu long, même si le concert aura commencé avec une musique hip-hop dancefloor assez improbable dans le contexte, quand les L7 commencent à jouer, il y a de quoi mettre tout le monde d’accord. Déjà, elles commencent très fort : “Andres”, “Fast And Frightening” et “Everglade”, sans vraiment laisser le temps de souffler. À peine trois morceaux et que du matériel à rappel ! Alors que Suzy Gardner entame son tour de chant, Donita Sparks et Jennifer Finch mettent déjà l’ambiance en bougeant partout avec leurs instruments. Dee Plakas, elle, est devenue blonde et barbue, mais tape toujours avec entrain sur ses fûts. Trois bonnes claques d’entrée de jeu, où chacune chante tour à tour, et déjà le public qui s’est amassé à la Cigale est conquis : ça danse, ça chante, ça saute partout. Après nous avoir mis dans le bain, Donita nous fait un petit topo. 12 heures avant leur départ pour l’Europe, Dee Plakas s’est cassée le bras. Elle est donc remplacée par un certain Joey, ce qui explique son changement d’apparence manifeste. Pour couronner le tout, elles ont perdu leur bannière et on dû faire avec les moyens du bord, en l’occurrence du scotch vert fluo pour décorer la scène d’un gigantesque L7. “On déchire ou pas ?” nous demande-t-elle avant que Jennifer ne réponde “on a tellement de clito qu’on n’a pas besoin de couilles” en référence à un vers de “Fast And Frightening”. Puis elles enchaînent les vieux titres, les blagues, les moments forts. Oui, elles déchirent, c’est sûr ! Si la formule du groupe selon Donita elle-même, c’est le mélange d’hymnes de colère et d’humour, on a été bien servis ce soir. Niveau humour, on a eu par exemple cet échange après une bière, où elle nous explique que Suzy est plutôt à l’eau, qu’elle a besoin de bière et que Jennifer tourne à l’héroïne. “Oui, donnez-moi de l’héroïne. Quoique, vu la mode, je devrais plutôt me mettre aux meths“. Et Suzy de renchérir...

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