Le Hellfest dégaine une affiche de fou furieux pour ses 15 ans

Le Hellfest dégaine une affiche de fou furieux pour ses 15 ans

Pour ses 15 ans, le Hellfest sort l’artillerie lourde avec des munitions de calibre 90’s : Faith No More, Deftones, System Of A Down, Korn, une doublette Mike Muir avec Suicidal Tendencies et Infectious Grooves, BodyCount (avec Ice T), Electric Wizard, Incubus, Sepultura, The Offspring... Pour compléter le tout, on pourrait regretter l’absence de RATM mais ce serait vraiment faire les pourris gâtés. Les groupes “historiques” (Deep Purple, Judas Priest, Killing Joke…) ne sont pas en reste et même en fouillant bien dans le « bas de l’affiche », on tombe sur de l’incontournable : John Garcia, L7, Lysistrata, Hangman’s Chair, Alcest, Life Of Agony, Mono, Down, Pelican, Frustration… Bref cela promet une belle boom pour les 15 ans d’un festival indépendant devenu incontournable et qui continue de tenir largement tête à la grosse machine Live Nation 🤘🏻 Alain Dutertre Le festival aura lieu du 19 au 21 juin prochains à Clisson (Loire-Atlantique) L’affiche complète (pour le moment…)...

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Iggy Pop – Free

Iggy Pop – Free

(Loma Vista, 6 septembre 2019) Durant toute sa carrière, Iggy Pop a toujours eu la volonté de surprendre et de ses débuts avec les regrettés frères Asheton, David Bowie qui l’a sauvé plus d’une fois de la panade, jusqu’à Josh Homme il y a 3 ans pour le décevant Post Pop Depression,il a toujours su s’entourer de talents. Pour son 18ème album, les heureux élus se nomment cette fois Leron Thomas, trompettiste jazz, et la guitariste et compositrice Sarah Lipstate connue par ailleurs pour Noveller, son projet instrumental de guitare électrique. À 72 ans, l’icône protopunk ose un virage à 180 degrés et nous propose un album au jazz sombre et contemplatif. J’entends déjà les mauvaises langues hurler hâtivement qu’il copie le dernier album de son défunt ami Bowie… S’il est certain, et personne ne pourra le nier, que le génial anglais l’a inspiré durant toute sa carrière et qu’il continue à le faire, affirmer qu’il ne s’agit que d’une pâle imitation de Blackstar serait oublier un peu vite que dès le second Stooges (le cultissime Fun House), Iggy avait infusé de jazz expérimental son rock viscéral. Il avait ensuite récidivé dans le trop sous-estimé Préliminaires, à redécouvrir si vous accrochez à ce nouvel album. Dès le premier titre, il clame « I Wanna Be Free », sa voix se contentant d’accompagner sobrement la trompette de Leron. Et tout au long de l’album, on a l’impression d’avoir Iggy, face à nous, se livrant corps et âme. Bien qu’il n’ait écrit que deux des dix textes de l’album, il s’approprie à merveille ceux des autres auteurs. Il déclarait d’ailleurs à ce sujet : «C’est un album dans lequel d’autres artistes parlent pour moi, mais je prête ma voix. ». Sur le lancinant « Loves Missing » au titre évocateur, l’iguane se met dans la peau d’une femme. Sa voix de baryton nous emporte et ne nous laisse pas indemne. « Loves screaming, so quietly and in pain/Loves absent, it’s failing her once again, again. » Il s’agit sans nul doute du sommet émotionnel de l’album. Le free jazz « Sonali » nous invite, lui, à poser nos pieds sur le sable de la plage illustrant la pochette de l’album. Libre, Iggy semble l’être pour de bon. Serein également. Le single groovy « James Bond » pourrait paraître ringard à la première écoute mais sa ligne de basse reste en tête et vous poussera à vous déhancher devant votre platine avant de laisser place au solo de trompette magistral de Leron Thomas. Sur « Dirty Sanchez », on retrouve un Iggy provoc’ et décalé où après une intro à la Mariachi, il s’offre un petit pamphlet braillé à l’encontre de la société...

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Supergrass : un inédit, un coffret et une date à Paris

Supergrass : un inédit, un coffret et une date à Paris

Alors que les fans d’Oasis espéraient la reformation du groupe mancunien cet été à Glastonbury, c’est un autre groupe culte de la britpop qui vient d’effectuer son retour vendredi dernier en montant sur la scène de la Pilton Party du Glastonbury, j’ai nommé Supergrass. Dans la foulée, la formation pop-rock anglaise la plus talentueuse de sa génération vient d’annoncer une tournée en 2020. Une reformation assez inespérée, chacun de ses membres ayant attaqué une carrière solo. Leur grand retour à Paris se déroulera sur la scène du Casino de Paris le 4 février prochain. Les places seront en vente le vendredi 13 septembre à 9h et devraient s’arracher très vite… Le groupe a par ailleurs annoncé la sortie d’un coffret Best Of Supergrass: The Strange Ones 1994-2008 pour célébrer le 25e anniversaire de la sortie de I Should Coco le 24 janvier 2020 sur BMG. Il contiendra les six albums originaux du groupe sur picture disc LP et CD, des CD bonus de prestations live inédites, des B-sides, des remixes, des raretés studio, des démos, des versions acoustiques, quelques étrangetés, de nouveaux mixes, un livret deluxe, des posters et des badges. Au total, c’est plus de 6 heures d’inédits qui seront regroupés dans ce coffret pour le moins garni. En attendant, on s’écoute le premier titre dévoilé, une reprise de « Next to You », de The...

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The Raconteurs – Help Us Stranger

The Raconteurs – Help Us Stranger

(Third Man/PIAS, 21 Juin 2019) Ça commençait à faire long. 11 ans très exactement depuis le dernier album des Raconteurs, supergroupe formé par Brendan Benson et Jack White aux compositions et guitares, la section rythmique des Greenhornes – Jack Laurence à la basse et l’excellent Patrice Keeler à la batterie -, ainsi que Dean Fertita (Queens Of The Stone Age, Dead Weather). Derrière eux, deux albums de rock 60’s teintés de blues et de folk : Broken Boy Soldier enregistré en 2004 dans leur Detroit natal avant de poser leurs valises à Nahsville, terres du blues par excellence, pour Consolers Of The Lonely en 2008. Depuis une tournée live en 2011, chacun était bien occupé. Brendan Benson a sorti deux albums (What Kind of World en 2012 et You Were Right en 2013), les Greenhornes ont publié un 4 titres avec leur idole Eric Burdon ; Jack Laurence, Dean Fertita et Jack White ont sorti un album peu convaincant des Dead Weathers. Fertita apparait aussi sur les 2 derniers albums des QOTSA (pas sûr que ce soit la meilleure des références en ce qui concerne le dernier…), quant à Jack White, en plus de gérer son label Third Man Records, il a sorti 3 albums solos. On ne se mouille donc pas trop en disant que nos petits gars sont loin de se la couler douce depuis quelques années, mais ils ont fini par trouver le temps de regagner le studio pour se consacrer à ce Help Us Stranger qui nous intéresse ici. Après la sortie des 3 premiers singles (“Sunday Driver”, “Bored And Razed” et la magique “Help Me Stranger”), les Raconteurs ont lancé leur tournée mondiale et eu la bonne idée de s’arrêter à l’Olympia le 26 mai dernier . Tous ceux présents ce soir-là peuvent le confirmer, les Raconteurs ont gardé leur redoutable efficacité et les nouveaux titres se marient à merveille avec les anciens sur scène (live à retrouver sur le podcast du 05 juin dernier de l’excellente émission “Very Good Trip” de Michka Assayas sur France inter). Une fois l’adrénaline de ce concert redescendue, soit quelques semaines après tout de même, il ne reste plus qu’à attendre impatiemment de pouvoir poser le diamant sur le successeur de Consoler Of The Lonely. Le retour de la formation de Nashville était certes attendu de pied ferme par ses aficionados, mais les dernières productions de Jack White, les médiocres Boarding House Reach et Dodge and Burn des Dead Weathers, n’étaient pas de nature à rassurer. Heureusement, les Raconteurs peuvent se targuer d’être un véritable groupe où chacun a sa place ; White sait rester dans l’ombre quand il le faut et Benson prendre le lead sur ses...

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King Gizzard & The Lizard Wizard – Fishing For Fishies

King Gizzard & The Lizard Wizard – Fishing For Fishies

(Flightless/ATO, 26 avril 2019) Après avoir réussi haut la main l’exploit de sortir 5 albums en 2017, suivis d’une tournée interminable dans les contrées lointaines au-delà des océans et divers murs de son Australie natale, le roi Gésier revient, avec son magicien lézard, plus apaisé. Il nous propose un boogie/blues délaissant les multiples pédales d’effets pour s’appuyer principalement sur harmonica, flûtes, piano et autres guitares acoustiques, le tout pour mieux nous ramener à une atmosphère psychédélique dont ils sont actuellement les plus éminents représentants. L’éponyme « Fishing For Fishies » et la bien nommée « Boggieman Sam » donnent le ton avec leur groove boogie en ouverture de ce 14ème album. Le décor est planté, nous sommes au fin fond du bush australien et nous n’en ressortirons pas indemne. Pendant l’intégralité de Fishing For Fishes le “trio” guitares/batteries/harmonica nous entraîne du blues boogie classique vers le psyché sans donner d’impression de répétition, grâce notamment à la superposition de divers instruments (piano, harpe, flûte traversière)… A noter l’énormissime “This Thing” et son intro so groovy qui vire au psychédélisme envoûtant à mesure que le morceau progresse. C’est la pépite de l’album et elle risque de vous rester longtemps en tête. Elle est d’ores et déjà en pôle position pour être la chanson la plus “cool” de l’année après “C” des Oh Sees l’année précédente (NALADNCRC* : oui je sais, je n’ai pas pu m’empêcher de citer la bande de Dwyer mais je jure que ce n’est pas pour atteindre un nombre de lignes minimum. Vu nos tarifs élevés, la question aurait pu légitimement se poser… ou pas). Revenons à l’essentiel et à la conclusion de cet album. Stu Mackenzie y invente avec brio le boogie futuriste avec “Cyboogie”. Belle manière de clôturer les débats avec originalité. Nous trépignons déjà d’impatience à l’idée de retrouver ces morceaux sur scène le 14 Octobre prochain à l’Olympia ! Quelques semaines après la sortie de cet album, Roky Erickson s’est éteint. C’est sans feu ni sang que King Gizzard & The Lizard Wizard prend sa place sur son trône pour régner sur le royaume du psychédélisme. Alain Dutertre *Note à l’attention de notre cher “réd’chef” LIRE LA CHRONIQUE DE QUARTERS! LIRE LA CHRONIQUE DE PAPER MÂCHÉ DREAM BALLOON LIRE LA CHRONIQUE DE FLYING MICROTONAL BANANA LIRE LA CHRONIQUE DE MURDER OF THE UNIVERSE LIRE LA CHRONIQUE DE SKETCHES OF BRUNSWICK EAST LIRE LA CHRONIQUE DE POLYGONDWANALAND LIRE LA CHRONIQUE DE GUMBOOT SOUP LIRE L’INTERVIEW DE KING GIZZARD & THE LIZARD...

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