Allah-Las @ Trabendo (Paris), 22/02/15

Publié par le 28 février 2015 dans Live reports | 0 commentaire

Dimanche 22 février à Paris. Froid et grisaille au programme. Quoi de plus normal en cette période ?

Dans un élan de générosité, le Trabendo nous offre du réconfort le temps d’une soirée en convoquant les californiens d’Allah-Las venus nous apporter rayons de soleil et bonne humeur.

Avant eux c’est le groupe Eerie Wanda qui se présente à nous. Des bons zicos et, à n’en pas douter, de braves gens pleins de bonnes intentions dans la vie comme sur scène. Bon là on ne peut juger que sur scène. Et on pourrait les qualifier de minis Allah-Las. Non nous n’avons pas affaire à une bande de gnomes, ils sont tous normalement constitués. Mais « minis » car ils n’ont pas (encore ?) atteint la maitrise et l’aisance mélodique de ceux pour qui ils ouvrent. Leur set n’est toutefois pas déplaisant et constitue une mise en bouche appréciable avant « le clou du spectacle ».

Pour Allah-Las on sait parfaitement à quoi s’attendre et on ne tolérera aucune déception. D’autant que parallèlement se tient au Trianon une affiche hip hop très haut de gamme avec deux maîtres DJ : Shadow et Cut Chemist revisitant les vinyls d’Afrika Bambataa.

N’ayant malheureusement pas le don d’ubiquité, nous avons choisi Allah-Las parce que ces jeunes gens sont incroyablement cool et leurs albums ont beaucoup plus tourné chez nous ces derniers temps que ceux d’Afrika Bambataa, on ne va pas se le cacher.

Ce soir on attend donc du tube à foison (de toute façon ils n’ont que ça en rayon), de la bonne humeur et du secouage de miches.

Brisons d’entrée ce suspense insoutenable : on en a eu pour notre argent et plutôt deux fois qu’une. Les Allah-Las dégagent sur scène une belle aura, un plaisir de jouer hautement communicatif et une certaine malice à entendre le public se réjouir à chaque début de morceau (comme l’intro caressée de la superbe « Sandy »).

 

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Ambiance festive dans ce Trabendo qui se croit en 1968. Des effluves d’une plante illicite très à la mode à cette époque viennent d’ailleurs nous chatouiller les narines…

Ce concert fut un peu un émerveillement constant, pas devant une quelconque virtuosité instrumentale, mais face à des choses si simples, si bien exécutées et si agréables à entendre. Mis à part une légère redondance dans l’enchaînement des morceaux, le tout fut d’une grande fluidité. Et rien n’est venu entraver la belle mécanique (pas même le capricieux pied de micro du chanteur qui dès le milieu du second morceau l’a contraint à s’agenouiller ou presque pour continuer à chanter).

IMG_6139Le son est nickel, comme une semaine avant pour Afghan Whigs. Si les perles de Worship The Sun (« Had It All », « Ferus Gallery », « Follow You Down ») l’emportent à l’applaudimètre, les titres du premier album sont loin de faire pale figure. Les membres se succèdent au micro sans jamais qu’on y perde au change et pour qu’il n’y ait vraiment pas de jaloux, chacun se prête au jeu des chœurs (aah le « papapa… » de « Buffalo Nickel »).

Les virées instrumentales sont bien souvent l’occasion de s’imaginer en plein trip californien sur des routes désertes. A défaut d’oublier complètement où on se trouve, des morceaux comme « Sacred Sands » ou « De Vida Voz » et ses congas débridés dessinent sur chacun des visages des mines réjouies. Bonheur, bière et maracas.

« Catamaran » viendra clore avec entrain ce set remarquable. Et on se demande alors ce qu’il reste à jouer au groupe qui, rappelons-le, n’a que deux albums au compteur. Et bien, ils en ont encore trouvé deux, trois notamment la trop courte « Long Journey » et « Every Girl » en guise de conclusion. Le concert s’achève donc comme le dernier album. Et longtemps après la fin du concert nous continuerons de chanter « yeah yeah yeah yeaaaah ».

Comme un symbole, c’est sous des trombes d’eau que nous ferons le chemin du retour. Brutal retour sur terre. La fête est finie, demain c’est lundi, retour au turbin. Heureusement qu’ils nous restent les disques d’Allah-Las.

 

JL

 

Setlist (dont on ne certifie pas l’exactitude mais ça ressemblait beaucoup à ça) : No Werewolf – Busman’s Holiday – Follow You Down – Buffalo Nickel – No Voodoo – Sandy – De Vida Voz – Sacred Sands – Had It All – Catalina – Tell Me (What’s On Your Mind) – Standing – Ferus Gallery – 501-415 – Calm Me Down (The Human Expression) – Better Than Mine – Autumn Dawn – Artifact – Catamaran.

Rappel : Long Journey – xxxx – xxxx – Every Girl.

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